[#Interview] Gabon : Les défis de l'interdiction des importations de poulet de chair
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00:00Bonjour Dr Bertoni Autoro, vous êtes le président de l'Ordre des médecins vétérinaires du Gabon.
00:06Merci déjà de nous avoir accordé cet entretien exclusif sur Gabon Media Time.
00:12Merci à vous.
00:14Donc nous allons rentrer dans le vif du sujet, Dr Bertoni Autoro.
00:18Le gouvernement gabinet doit revoir son calendrier, sa stratégie d'interdiction totale des importations de poulet de chers
00:25suite au recours des Etats-Unis à l'Organisation anglaise du commerce.
00:30Quelle est la réaction de l'Ordre des vétérinaires face à ce tournant géopolitique commerciale ?
00:36Merci pour l'occasion que vous nous offrez pour réagir à cette actualité.
00:40Il faut d'abord préciser pour le plus grand nombre, pour comprendre l'intérêt de l'Ordre par rapport à
00:46cette actualité.
00:47C'est parce que ce que tout le monde ignore, c'est que les questions sanitaires et phytosanitaires aux frontières
00:52sont exclusivement gérées par les services vétérinaires.
00:55Et généralement dans notre pays, de façon constante, on ne connaît pas vraiment le rôle des services vétérinaires dans ces
01:02aspects-là.
01:04C'est pourquoi l'Ordre a tenu à donner son point de vue face à cette actualité.
01:07Pour l'Ordre, il faut dire que ce n'est pas une surprise parce que, conforme aux règles du commerce
01:12international,
01:13lorsqu'une telle décision d'interdiction stricte est prise, les partenaires commerciaux se vont forcément réagir.
01:19Et les plus impliqués, aujourd'hui, c'est les États-Unis qui ont réagi, ça aurait pu être au Brésil
01:23ou l'Union européenne
01:24qui nous fournissent au plein déchets en quantité.
01:26Donc l'Ordre salue l'initiative du gouvernement qui a pris acte de l'interpellation des États-Unis
01:32et qui a mis en place une mesure basée sur les exceptions prévues par ces accords.
01:36Il faut préciser qu'il y a plusieurs accords qui traînent des mêmes cas à l'OMC.
01:40Et donc il va falloir voir dans chaque accord qu'est-ce qui est autorisé et qu'est-ce qui
01:44n'est pas autorisé.
01:45Alors, face aux exigences de l'OMC, le gamin envisage de basculer d'une interdiction stricte
01:53vers une régulation par des exigences sanitaires renforcées.
01:58À ce stade, peut-on dire que la norme sanitaire vétérinaire devient désormais le principal levier de protection
02:05pour la filière locale ?
02:08Il faut nuancer cet aspect.
02:10Si, effectivement, le gouvernement opte pour la relévation des niveaux sanitaires aux frontières,
02:16il va falloir nuancer parce que cet aspect, c'est un couteau à double tranchant
02:20parce que l'accord de l'OMC, principalement l'accord sur l'agriculture,
02:25dispose que si on relève des niveaux sanitaires aux frontières, il faut également les reléver au niveau national.
02:30C'est ce qu'on appelle le principe d'équité.
02:31Donc, si le gouvernement opte pour cet aspect, effectivement, dans ce sens, les services vétérinaires rentrent en jeu,
02:37deviennent l'outil indispensable.
02:39Pour ceux qui suivent l'actualité, vous avez remarqué que récemment, l'Union européenne a relévé ses normes sanitaires
02:44concernant la viande importée des pays d'Amérique du Sud.
02:49Mais ça s'est fait sur la base, justement, des normes sanitaires, résidus des médicaments vétérinaires, etc.
02:54Donc, si c'est cet aspect qui est privilégié par le gouvernement,
02:58il va falloir également que le gouvernement songe à revoir le niveau de nos services vétérinaires
03:03parce qu'aujourd'hui, le principe d'équité voudra que les États-Unis vont dire que nos services vétérinaires
03:07ne sont certainement pas aux normes comparé à aux leurs.
03:10Et donc, on espère que si cette mesure est retenue, que le gouvernement fera l'essentiel
03:17et surtout que les conditions de mise en œuvre sont soumises à qui le droit,
03:24surtout parce qu'aujourd'hui, ce qu'on remarque, l'ordre, si on sort un peu,
03:27c'est parce que tout ce qui est question vétérinaire est souvent confié à d'autres ministères
03:31en ignorant que les vétérinaires sont gérés par le ministère de l'Agriculture.
03:35Donc, dans cet aspect, on ne comprend pas souvent.
03:37Et surtout, lorsqu'il y a le retour qui est là, manifestement,
03:40on nous consulte souvent de manière tardive lorsque les coûts sont déjà jetés au cours ou prix.
03:47Donc, c'est cette interpellation que l'ordre souhaite faire au niveau du gouvernement.
03:51Les questions sanitaires et phytosanitaires aux frontières relèvent de la compétence des services vétérinaires.
03:56Et si on veut les utiliser, il faut mettre nos services vétérinaires à niveau.
03:59Alors, comment le Gabon peut-il utiliser les barrières sanitaires et phytosanitaires
04:04en forme aux règles internationales sans basculer dans ce que nos partenaires qualifient
04:10de protectionnisme abusif ?
04:13Utiliser les barrières sanitaires, comme je le disais tantôt,
04:16il faut d'abord mener une étude préalable lorsqu'on veut utiliser les barrières sanitaires.
04:20Donc, nous supposons que d'ici là, le gouvernement n'étant pas dans la confidence des lieux,
04:24en tant que président de l'ordre, le gouvernement agit en toute légalité.
04:29Donc, nous estimons que le gouvernement a commencé ses études
04:32qui doivent accompagner le dossier, qui doit être posable à l'interpellation des États-Unis.
04:37Et surtout, il faut savoir qu'au stade actuel, nous ne sommes pas encore au stade de contentieux à l
04:42'OMC.
04:42Nous sommes juste au stade d'une interpellation.
04:45Donc, les États-Unis veulent savoir sur quelle base nous avons pris notre décision.
04:49Et donc, le gouvernement réagira certainement en connaissance de cause.
04:53Et voilà.
04:53Parlement des risques sanitaires de l'intensification en l'école,
04:58lors du récent webinaire, les professionnels du secteur ont qualifié la résistance antimicrobienne de menaces majeures
05:05et rappelé qu'un animal mal soigné menace directement la santé humaine.
05:10Si la production nationale s'accélère brusquement pour combler les déficits,
05:15quels sont les risques sanitaires et médias ?
05:18Comme toute pratique d'élevage, le principal risque, c'est déjà les résidus des médicaments vétérinaires.
05:25Comme je vous disais tantôt, aujourd'hui, nos élevages ne sont pas suivis par les services vétérinaires
05:29parce que le niveau des services vétérinaires ne leur permet pas d'être au quotidien déployés.
05:34Donc, généralement, vous remarquez que dans nos élevages, les éleveurs eux-mêmes utilisent des médicaments.
05:40La notion de résistance aux antimicrobiennes, ils ne connaissent pas.
05:43Et évidemment, il y a le risque que tout le monde connaît, celui de la grippe aviaire.
05:46Lorsqu'on intensifie la production avicole, le principal facteur qu'on redoute tous, c'est le virus de la grippe
05:53aviaire.
05:54Pour que ce virus soit maîtrisé, il faut monter en gamme au niveau de la biosécurité.
05:59Aujourd'hui, nos élevages sont encore, on va dire, des élevages un peu traditionnels,
06:03ce ne sont pas encore des élevages industriels.
06:04Donc, nous expliquons dans le cadre du programme du gouvernement, la sélection des élevages qui ont été faites,
06:09c'est pour des élevages qui ont un certain niveau de biosécurité pour éviter cette grippe aviaire.
06:16Ensuite, on a également la résistance aux antimicrobiennes.
06:20Comme vous avez dit, aujourd'hui, la résistance aux antimicrobiennes est déclarée comme une pandémie par l'Organisation mondiale de
06:26la santé.
06:27Donc, aujourd'hui, il faut comprendre que les médicaments qu'on utilise chez les éleveurs,
06:31ce sont les médicaments qu'on utilise pour les humains.
06:33La résistance aux antimicrobiennes veut que si on a sous-dosé un produit chez une poule,
06:38lorsque vous mangez cette poule-là, vous êtes sensibilisés à cette molécule.
06:41Et lorsque vous allez à l'hôpital, lorsqu'on utilise cette molécule sur vous,
06:44il y a le risque que la bactérie soit déjà adaptée.
06:46Donc, il va falloir que... ce sont des risques qui sont là.
06:48Et si le service d'encadrement autour, principalement les services vétérinaires,
06:52ne sont pas à niveau, que je le répète une fois de plus,
06:54nous allons tout droit vers certainement un crash sanitaire.
06:59Justement, en parlant de grippe aviaire, on le sait tous d'ailleurs,
07:02l'Afrique de l'Ouest à l'Azur ont été frappés par la grippe aviaire ces dernières années.
07:08Nos éleveurs et nos structures vétérinaires actuelles sont-ils prêts à faire face
07:11au risque d'épisodis liés à la concentration d'échecs?
07:16On va dire oui et non.
07:18Oui, parce que sur le plan technique, de ce qu'il faut faire, etc., nous savons le faire.
07:22Récemment, nous avons, je crois il y a deux ou trois mois,
07:25nous avons adopté avec le gouvernement, lors d'étés invités,
07:27l'Organisation mondiale de la santé animale, le plan de contingence de la grippe aviaire.
07:31Donc, qu'est-ce que c'est un plan de contingence?
07:32C'est ce qu'il faut faire en cas de survenue d'une épisodcie de grippe aviaire.
07:35Donc, ce plan, il existe.
07:37Les services vétérinaires savent comment il faut agir.
07:39On a déjà eu des épisodcies de grippe aviaire par le passé.
07:42On sait comment les maîtriser.
07:43Maintenant, non, c'est parce que c'est au niveau matériel, moyens humains et financiers.
07:49Aujourd'hui, les services vétérinaires sont concentrés principalement au niveau des libres-villes,
07:52à l'intérieur du pays et aux frontières.
07:54Il n'y a pas de vétérinaire à l'heure actuelle.
07:56Il n'y a pas un seul vétérinaire à une frontière du Gabon.
07:59Donc, vous voyez un peu ce que ça donne comme risque sanitaire évident.
08:04Donc, c'est pourquoi, une fois de plus, nous remercions Gabon Mediatel pour cette invitation.
08:08Parce qu'il faut dire au gouvernement, les services vétérinaires, aujourd'hui plus qu'ailleurs,
08:12si les gens ne savaient pas à quoi ça sert,
08:15c'est pas seulement pour le chien ou le chat,
08:17les services vétérinaires, aujourd'hui, c'est le CFK sanitaire vétérinaire
08:20qui règle le commerce international des denrées alimentaires.
08:23Et si vous n'avez pas de vétérinaire aux frontières,
08:25vous ne pouvez pas imposer des mesures restrictives aux autres.
08:27Ils vont vous dire, mais qui contrôle ça ? Sur la base de quoi ?
08:29Qu'est-ce qui justifie justement qu'au niveau des frontières,
08:32il n'y ait pas de vétérinaire ?
08:34C'est une question, on va dire, tout simplement,
08:36c'est lié au contexte politique,
08:38puisque la médecine vétérinaire au Gabon, on va dire, elle a 40 ans,
08:40mais de façon générale, comme je le disais tantôt,
08:43tout le monde se dit, le vétérinaire,
08:44c'est dit toujours que le vétérinaire, c'est le chien ou le chat.
08:47Donc, la santé publique vétérinaire, qui est un plan,
08:50qui est celui de la protection,
08:51tout ce qui est géré, la sécurité sanitaire,
08:53les aliments d'origine animale,
08:55lorsqu'on sait que la majorité des aliments qu'on mange sont d'origine animale,
08:57que ce soit les oeufs, le lait, etc., le poulet, tout ce que vous voulez,
09:01c'est sous la gestion des services vétérinaires.
09:04Mais l'habitude, et surtout le conflit des compétences sur le terrain,
09:07et surtout les vétérins n'étant pas nombreux,
09:09à faire que ces compétences ont été déléguées à d'autres personnes,
09:12et qu'aujourd'hui, lorsqu'on doit attaquer des problèmes de front
09:15qui concernent spécifiquement les services vétérinaires,
09:17il y a des couacs, il y a des faits qui montrent que,
09:20bon, nous ne sommes pas prêts,
09:21parce que généralement, les gens ne les maîtrisent pas,
09:22ils ne comprennent pas.
09:24Et c'est le plaidoyer politique que nous portons depuis,
09:27et il faut savoir que l'Ordre existe juste depuis un an,
09:31alors que le Gabon a, je ne sais pas, 66 ans ou 67 ans,
09:34donc vous voyez un peu,
09:35et c'est ce plaidoyer que nous nous efforçons de faire,
09:38et nous, on vous remercie encore pour l'occasion qui nous est offerte aujourd'hui.
09:41Alors, nous allons parler des moyens scientifiques et l'entraînement technique.
09:44L'Ordre préconise donc la mise en place d'un réseau national de pharmaco-vigilance vétérinaire
09:50et le renforcement du Laboratoire national de santé animale
09:53pour sortir de la loto-sanitaire.
09:56Où en est-on au Gabon dans la concrétisation de ces outils diagnostiques ?
10:01À l'heure actuelle, ce qu'on va dire,
10:02c'est que le laboratoire vétérinaire, il existe depuis des années,
10:05mais il n'a été fonctionnel de façon optimale.
10:10Ce qui se passe à l'heure actuelle,
10:12c'est qu'il y a plusieurs projets qui sont en cours
10:14dans l'optique de mettre en œuvre
10:18de façon efficiente le fonctionnement de ce laboratoire,
10:21en outre du laboratoire de santé animale,
10:23parce que même si on a une santé publique nationale
10:26qui a été inaugurée récemment,
10:28parce que si le laboratoire de santé animale ne peut pas faire des analyses,
10:32si le laboratoire humain peut le faire,
10:33dans le cas d'une seule santé, il n'y a pas de souci.
10:36Donc, aujourd'hui, nous sommes encore en phase d'intention administrative,
10:41nous attendons des concrétisations formelles de ces projets qui sont en cours,
10:46pour lesquels il y a celui porté par la CEMA,
10:49que c'est la CEMEVIRA,
10:49qui est la Commission du Bétail d'Afrique centrale,
10:51pour laquelle j'ai l'honneur d'être consultant national.
10:54Nous espérons que d'ici cinq mois,
10:55nous aurons des outils au niveau de la santé animale
10:58capables de faire ces analyses-là.
11:00Alors, vous avez parlé du fait qu'il y a un déficit,
11:03justement, au niveau des vétérinaires.
11:05Disposez-vous aujourd'hui d'un effectif suffisant de vétérinaires,
11:08de techniciens sur le terrain,
11:09donc pour contrôler l'ensemble de la chaîne agricole
11:12à travers le territoire national ?
11:14De façon sincère, on va dire non.
11:18Si on s'est fie aux paramètres habituels,
11:20aux quotients, on va dire aux quotients généralement utilisés
11:23pour dire le nombre de vétérinaires par habitant, c'est non.
11:26Mais aujourd'hui, on a la chance qu'il y a le digital qui est là,
11:29le nombre de techniciens, il est suffisant,
11:31parce qu'on a des ingénieurs à gros nombres qui sont là,
11:33les autres techniciens, ce sont, dans le jargon,
11:35on les appelle les paraprofessionnels vétérinaires,
11:37qui sont en nombre suffisant,
11:38qui sont sur tout le territoire national,
11:40c'est les vétérinaires spécifiquement qui ne sont pas en nombre suffisant.
11:42Le gouvernement a pris la mesure de créer une école vétérinaire
11:45il y a deux ans, donc d'ici cinq ans,
11:47on aura suffisamment de vétérinaires.
11:48Mais en attendant, nous avons l'outil digital qui est là,
11:50qui nous permet de digitaliser les procédures.
11:54Dans ce cas, nous avons créé une application digitale
11:56spécialisée pour la filière avicole,
11:58qui permet à tout technicien de faire un audit agricole
12:02de manière standardisée, même s'il n'est pas vétérinaire,
12:05juste après avoir fait une petite formation,
12:07et toutes les données sont remontées au niveau central
12:09pour que le vétérinaire, par exemple, provincial ou régional,
12:12prenne la décision finale.
12:14Donc, il y a ces perspectives-là que nous avons essayé d'aborder,
12:19et nous espérons que le gouvernement va adopter l'outil.
12:22Nous nous proposons, nous faisons notre rôle,
12:24et on espère que les pouvoirs publics suivront.
12:26Au niveau des autorités, l'Ordre dira tout simplement que la souveraineté alimentaire est non négociable.
12:44Mais en l'état actuel d'un autre statut à l'OMC,
12:48le Gabon est un pays importateur net de produits alimentaires à l'OMC,
12:53ce statut nous confère une double exigence,
12:56c'est-à-dire au niveau des importations,
12:58les mêmes dispositions qui nous protègent pour que les autres soient obligés de nous vendre à manger,
13:03sont les mêmes dispositions qui nous contraignent,
13:05lorsqu'on veut prendre des mesures d'interdiction totale,
13:07de faire très attention.
13:09Donc, la souveraineté alimentaire du Gabon est non négociable.
13:12Le gouvernement a pris une décision,
13:14donc mettons-la en œuvre de façon technique, sur la base des exceptions prévues,
13:18et surtout, on dit le diable dans les détails,
13:22et on tourne-nous des garanties légales nécessaires pour imposer cette décision.
13:26Quant aux consommateurs,
13:29et au gouvernement, nous allons ajouter qu'aujourd'hui,
13:32on ne peut plus faire sans les services vétérinaires.
13:34La décision, elle est là.
13:36Et si on veut aller vers la souveraineté que nous souhaitons,
13:38rien que dans le cadre du poulet de chair,
13:40c'est un produit d'origine animale,
13:41il faut mettre les services vétérinaires à niveau.
13:43Et pour le consommateur,
13:45nous disons tout simplement qu'aujourd'hui,
13:47le système d'inspection au Gabon est tel qu'il est,
13:50nous tous nous le voyons, nous le connaissons,
13:53et s'il est tel qu'il est,
13:54c'est parce que généralement,
13:55la notion de vétérinaire n'a jamais été bien comprise.
13:59Aujourd'hui, l'autre s'attelle à promouvoir cette notion,
14:02à expliquer,
14:03et que tout ce qui rentre au Gabon,
14:06de façon générale,
14:08aujourd'hui,
14:08et ce que nous allons produire,
14:10devra répondre à les normes.
14:11Il n'y a pas de question que c'est la norme que nous exigeons
14:14pour ce qui vient d'ailleurs,
14:16et ce que nous produisons nous-mêmes,
14:17nous baissons les qualités sous prétexte que c'est produit au Gabon.
14:20Non, c'est dans cette optique que les consommateurs
14:22peuvent rassurer que l'ordre va veiller à ce que,
14:24aujourd'hui, la faille principale que nous avons,
14:26c'est que nous n'avons pas une loi sur la sécurité sanitaire des aliments.
14:30Le gouvernement le sait, c'est sur sa table,
14:33l'ordre à pouvoir déposer le projet de loi, il existe,
14:36parce que si on veut prendre une décision de restriction,
14:38il faut d'abord qu'elles soient prévues,
14:40les restrictions que nous allons mettre en eux soient prévues
14:42dans notre corpus législatif.
14:44Et aujourd'hui, tous les pays du monde ont une loi sur la sécurité sanitaire des aliments,
14:47et il est temps que le gouvernement adopte cette loi
14:48pour pouvoir mettre les exceptions que nous voulons d'abord pour nous,
14:52avant de les appliquer aux autres.
14:54Alors, le message est très clair,
14:57le service vétérinaire est essentiel pour parler de la souveraineté alimentaire.
15:04Docteur Bertoni-Otoro, merci pour ces éclairages,
15:08et nous vous disons à très bientôt.
15:10Merci à vous, et je vous remercie.
15:11Sous-titrage Société Radio-Canada
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