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En l'absence de Tadej Pogacar, Paul Sexias rêvait d'accrocher à minima un podium pour ses premiers championnats du monde de cyclisme. Mais victime de crampes, il a dû se contenter de la 15e place. Une contre-performance qui s'explique aussi par "la faillite de ses équipiers" estime Jérôme Pineau dans le Moscato Show. Isolé à 60 km de l'arrivée, la pépite française s'est fait lâcher dans le dernier tour.
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00:00Quand on revient sur ces champions du monde de cyclisme, grande course ailleurs,
00:03pleine de rebondissements avec un vainqueur surprise, l'américain Brandon McNulty.
00:07Paul Sexas a craqué physiquement dans le final, 15ème sur la ligne d'arrivée,
00:12extrêmement déçu, il est très sévère avec lui-même.
00:15Alors est-ce qu'il n'est pas trop justement, on se pose la question,
00:17Paul Sexas doit-il s'en vouloir ?
00:19Vincent Moscato règle le problème et nous allons donc l'écouter avec Maria Azé
00:23qui est toujours à Montréal, salut Maria.
00:25Salut tout le monde.
00:26Donc on a suivi cette course, on était un peu déçus de la fin de course de Paul
00:30mais après tout il n'y avait rien de grave et on a été surpris de ses déclarations d'après
00:35-course.
00:36Oui oui, il était plus que déçu, il était complètement abattu à l'arrivée.
00:40Paul Sexas, extrêmement déçu d'avoir manqué la chance d'être champion du monde, on l'écoute.
00:46C'était une course de costaud, mes équipiers ont fait un énorme boulot,
00:49un travail que je n'ai jamais eu.
00:51Honnêtement pour moi c'était parfait et voilà c'est juste une énorme déception forcément.
00:55C'est un échec aujourd'hui.
00:56J'avais des jambes incroyables, je n'ai pas envie d'en parler.
00:59Le tour de l'arrivée, j'ai commencé à avoir des crampes.
01:00Là j'ai su que ça allait être compliqué mais à ce moment-là j'ai pensé à tous mes
01:04équipiers,
01:04ce qu'ils avaient fait et je me suis accroché jusqu'à la mort.
01:07C'est extrêmement dommage de se battre pour ça, c'est de ma faute et je suis extrêmement déçu de
01:11ce que j'ai fait.
01:13Alors Paul Sexas s'en veut, vous avez compris, mais finalement on n'a pas trop compris pourquoi à 20
01:17ans le coureur a été acteur de la course avec Isaac Del Toro
01:21et ils n'ont pas arrêté de faire les efforts pour revenir sur Mathieu Van Der Poel qui s'était
01:24échappé.
01:25Finalement ce qu'on a moins compris c'est pourquoi l'équipe de France a roulé si tôt dans la
01:28course avec Bruno Armiraille qui a épuisé tous ses équipiers
01:32si bien qu'à plus de 60 km de l'arrivée Paul Sexas n'avait plus aucun coéquipier pour l
01:36'aider à rouler sur les échappés
01:38mais ça peut expliquer ses crampes en fin de course mais Thomas Vauclair, le sélectionneur de l'équipe de France,
01:43ne regrette rien.
01:44Paul est très déçu, ses coéquipiers sont déçus, on a fait ce qu'on avait à faire avec Bruno, c
01:49'était pas un excès de zèle.
01:50C'est vrai que ça nous a un peu échappé parce que la course était d'une intensité folle quoi
01:55et puis Paul a subi des crampes, chose qui ne lui arrive jamais, cette course lui servira.
01:59N'oublions pas la médaille du contre-la-montre de Paul, il y a des motifs de satisfaction
02:03et puis il y a la grosse déception de Paul Sexas parce qu'à juste titre on en faisait un
02:08favori.
02:09Paul Sexas va désormais devoir digérer parce que de gros objectifs l'attendent,
02:13notamment le tour de Lombardier où il pourrait remporter son premier monument sur un parcours qui lui convient bien mieux,
02:19ce sera dans 15 jours.
02:20Merci Maria. Vincent, est-ce que tu comprends qu'il soit si dur avec lui-même ? Est-ce qu
02:25'il doit s'en vouloir ?
02:26Comment tu veux qu'il ne soit pas si dur avec lui-même, Pierrot ?
02:29Il dit c'est une honte, je ne suis pas sûr qu'on puisse qu'elle aurait fait cette course
02:32d'honte.
02:33Mais elle est à la hauteur de la dureté de la compétition, tu comprends ?
02:37Il est déçu à la hauteur de la dureté de la compétition, c'est-à-dire qu'il s'en
02:41veut, il a des boules,
02:43parce qu'il fait autant d'efforts pour être pas très bien payé à la sortie et puis la déception
02:47de la défaite.
02:48Quand t'es comme lui, que t'as des jambes et tout, et que t'es frappé par des crampes
02:52à la fin,
02:53tu t'en veux, que ce soit juste du titre ou pas, de t'en vouloir, c'est pas forcément
02:57logique.
02:58T'as pas toujours une raison de t'en vouloir.
03:00La seule raison qu'il a de s'en vouloir, tu l'expliques pas, c'est d'avoir perdu.
03:04C'est d'avoir perdu, d'avoir été tout le temps dans le coup, d'avoir bataillé comme une bête,
03:09et d'arriver à la fin, d'avoir des mecs un peu plus forts que toi,
03:12qui te mènent la vie dure, qui te tordent, qui te torturent jusqu'à la fin, jusqu'au dernier kilomètre,
03:18et qui te mettent une branlée, qui te font péter à 5 cibornes de l'arrivée.
03:24Voilà, il est dur avec lui-même.
03:26Après Vincent, il a précisé, dans d'autres déclarations,
03:29il a précisé, Vincent, qu'il a honte aussi parce qu'il a raté son hydratation.
03:32Il s'est très mal hydraté, c'est pour ça, selon lui, qu'il a eu des crampes.
03:35Quand il dit c'est honteux, c'est comment il a géré son hydratation
03:38et son alimentation pour crampé.
03:41Lui, il dit j'ai raté ça, il dit je crois que j'ai raté ça.
03:44Parce que t'es KO, mon poulet, t'imagines les forts qu'ils font, les mecs.
03:48Il a dit, j'ai pas pris la mesure de la façon dont j'ai sué, transpiré.
03:51Il dit ça.
03:52Tu t'imagines même pas ce type, du coup, Jérôme, tu vas nous en parler.
03:57Alors on va donner la parole à Jérôme après, parce qu'il va nous donner la vérité.
04:01D'abord, on traduit.
04:04D'abord, les pauvres.
04:05Je ne l'ai pas.
04:07Moi, Adrien, quand il s'en veut, c'est parce que je ne sais pas, la base du coureur cycliste,
04:12quand il court 200, 250 kilomètres, ça fait partie du boulot sur une course,
04:16de savoir s'alimenter, de savoir s'hydrater comme il faut pour éviter ces crampes-là.
04:19Donc lui, je pense qu'il s'en veut là-dessus parce qu'il a peut-être mal géré tout
04:21ça.
04:22Ensuite, il s'en veut parce que Paul Sexas, nous, on a dit qu'il était prétendant
04:27au titre du champion du monde.
04:27Mais on l'a dit parce que Paul Sexas l'a dit au effort,
04:30parce que Thomas Vauclair l'a dit au effort qu'eux, s'ils allaient sur cette course sans Pogacar,
04:35Paul Sexas, il voulait être champion du monde.
04:36Il y allait pour être champion du monde.
04:38Donc il est triste de voir que finalement, il est 15e, qu'il a pété.
04:41Il est triste aussi de voir que ses coéquipés en équipe de France n'ont pas su l'accompagner jusqu
04:45'au bout.
04:45Il est triste de voir aussi que la stratégie mise en place, elle n'a pas fonctionné
04:48parce qu'en fait, c'est une course qui est devenue complètement folle.
04:51Il est triste aussi peut-être de se dire qu'il a sous-estimé la non-difficulté.
04:55Quand je dis non-difficulté, forcément, quand tu fais 280 kilomètres, c'est dur.
04:58Mais peut-être qu'il a sous-estimé le fait que beaucoup de monde allait être capable d'aller au
05:03bout du parcours.
05:03Sur ce circuit-là.
05:04Sur ce circuit-là, il y a des coureurs qu'on n'attendait pas forcément au bout,
05:07comme Matthews ou quand même McNulty, le vainqueur.
05:09Il pensait que ces mecs-là n'allaient pas pouvoir tenir.
05:11Et donc, il est déçu de tout, en fait.
05:14Et le fait qu'il ait des crampes.
05:15Mec, normalement, quand tu as des crampes et que tu fais partie des meilleurs coureurs du monde,
05:18alors Jérôme va me dire, tu dis n'importe quoi, Steph, mais j'ai rarement vu des mecs
05:21qui sont prétendants au titre mondial crampés.
05:23C'est la première fois qu'il les a.
05:25C'est la première fois qu'il crampe.
05:25Tu dis vraiment n'importe quoi, Steph.
05:28Non, mais c'est la première fois qu'il crampe.
05:29L'explication de cramper, c'est justement...
05:31C'est la première fois qu'il va dans cet état de fatigue.
05:33Mais voilà, donc il est allé trop loin.
05:34Il a dépassé les limites, Sifan.
05:37Il a découvert le Tour de France pour la première fois sur trois semaines.
05:40On s'est dit, qu'est-ce qu'il a donné sur trois semaines ?
05:41On a vu qu'il a tenu sur trois semaines.
05:43Là, 280 kilomètres, première fois de sa vie, ça ne s'est pas bien passé.
05:46Non, mais les excuses de l'hydratation, de l'alimentation, peut-être, mais ça ne suffit pas.
05:51Il y a aussi le contre-la-monte.
05:53Il a fait le contre-la-monte aussi.
05:54Peut-être qu'il avait le contre-la-monte dans les jambes, on n'en sait rien.
05:57Mais en tout cas, ce qui est sûr, c'est que...
05:58Moi, la seule explication, je pense, c'est qu'il s'est vu gagner à quelques kilomètres de l'arrivée.
06:03Non !
06:03Avant qu'il ait les crampes !
06:05Avant qu'il ait les crampes !
06:06Et quand il dit c'est une honte, je pense qu'il a dû le voir porter le maillot arc
06:10-en-ciel
06:10et que tout d'un coup, tout s'est délité et que sa forme, tout d'un coup, il a
06:14crampé.
06:14Tu crois qu'à un moment dans la course, il se dit, je vais gagner ?
06:16Mais bien sûr !
06:17À un tour de l'arrivée dans Camilio de Hoot, quand il revient à 15 secondes,
06:20et qu'il commence à cramper, je pense qu'il se dit, quand je vais la mettre, je vais pouvoir
06:23sortir.
06:24Mais il y avait des taureaux, attention !
06:25Moi, c'est la simplification que je vois, je pense qu'il est plein de badin, je pense qu'il
06:30y va !
06:31Devant l'écran, je me suis dit, c'est bon, il va gagner !
06:34J'ai rempli, c'est comme ça, évidemment !
06:36Alors moi, j'ai beaucoup échangé avec Pierrot, par message, tout au long de la course,
06:41parce que cette course, elle a été juste incroyable,
06:44et je pense que Pierrot, si tu regardes la conversion qu'on a eue,
06:47j'ai dit tout et son contraire en une heure, parce que ça a duré 3h30 de suspense !
06:51Par contre, les emojis, ça n'avait rien à voir avec le vélo !
06:57Et les photos, ce n'était pas obligé, parce que ce n'est pas des tenues vraiment !
07:01Réglementaire des coureurs !
07:03Ce qui s'est passé hier, c'est que je pense que Paul Sexas a payé la faillite, on va
07:10dire,
07:10de certains équipés de l'équipe de France.
07:12Il ne faut pas se cacher derrière la stratégie, la stratégie a été bonne,
07:16a été bonne qu'à partir du moment où les coureurs tiennent la marée, ils sont en forme,
07:20et hier, on a manqué de force de collectif du côté de la France,
07:23on a monté de force collective du côté de la France,
07:26et on a payé la faillite aussi de l'équipe belge, qui n'a pas été à la hauteur,
07:30il devait y avoir un grand, grand favori, qui était Evenepoel, qui a été dans l'ombre,
07:33et l'équipe de France s'est retrouvée, après le magnifique travail de Bruno Armira,
07:38elle a explosé, elle a pété comme des pop-corns,
07:40il n'y avait plus personne autour de Paul à 70 bandes de l'arrivée.
07:45Et 70 bandes de l'arrivée se retrouvaient, puisqu'il avait déclaré que rien d'autre que le titre,
07:50ce serait une déception,
07:51et bien il a pris la course à son compte avec Del Toro et les deux à mettre des attaques
07:56à chaque montée,
07:57à essayer de boucher les trous et de se faire pister par les autres,
08:01parce qu'on l'a vu, Pitcock a attaqué beaucoup,
08:04Van Der Poel a attaqué beaucoup,
08:06et Del Toro et Sextas ont trop attaqué.
08:09Et ces quatre-là, au final, ils n'ont pas le résultat escompté.
08:11Pourquoi ? Parce que c'était une course d'attente,
08:13et surtout avec l'absence de Pogacar et la défaillance un peu de la Belgique,
08:17même beaucoup,
08:18et bien c'est le surnombre qu'a payé.
08:21Et les gars qui étaient avec le meilleur niveau hier,
08:23parce que les trois Américains étaient à un niveau incroyable,
08:26et en plus en surnombre dans le final,
08:28et bien ils ont gagné.
08:28Ils ont gagné parce que sans Pogacar, la course elle est différente,
08:32et qu'on a vu hier que finalement, ils ne savent pas comment faire.
08:35Del Toro a attaqué n'importe comment aussi,
08:37et pour moi, Paul a fait des crampes,
08:39parce que Paul a 70 bandes de l'arrivée,
08:41c'est lui qui doit s'occuper de monter ses bidons,
08:43c'est lui qui doit s'occuper de boucher les trous,
08:45c'est lui qui roule sur le plat,
08:46et à un moment donné, t'as beau avoir 20 ans,
08:49et être la plus grande star,
08:50ben ça fait trop.
08:51Tu puises dans tes réserves en fait, non ?
08:52Évidemment, et il y a plein de moments où un Sivakov,
08:55ou un preud'homme,
08:57aurait dû être là pour lui dire,
08:59écoute, bois un coup, je te prends un bidon.
09:00Ils n'y étaient plus.
09:01À deux heures de l'arrivée,
09:03Paul Sexas était tout seul.
09:05Alors pour une grande nation,
09:06c'est pas normal,
09:07et c'est à cause de cela, je pense.
09:09Donc on s'est trompé,
09:09il a fait des erreurs de jeunesse.
09:11Pas du tout, il s'est trompé dans rien,
09:13sauf que c'est le sport,
09:14et Venepoel était le grand favori de cette course,
09:16Steph.
09:17Et au final, Venepoel est passé à trappinette.
09:19Sur la sélection de Thomas Vauclair,
09:21il y a une question,
09:22c'est que vu que personne n'a pu suivre ce rythme dingue,
09:25et ça, c'est pas dû au français,
09:27c'est dû au scénario,
09:28est-ce que Léni Martinez aurait pu être cet homme-là ?
09:31C'est-à-dire un mec capable de suivre,
09:33et que finalement, au lieu de se retrouver seul,
09:35il se soit retrouvé à deux,
09:36en faisant accepter,
09:37c'était peut-être pas le plus simple,
09:37à Léni Martinez de se mettre au service de Paul Sexas.
09:41Alors, Léni Martinez, on l'a vu ces derniers temps en Italie,
09:44il n'est quand même pas dans la forme de sa vie,
09:46mais effectivement,
09:47avec un Léni Martinez de très haut niveau,
09:49comme il l'était sur le tour,
09:51avec un...
09:52Si tu ne les sélectionnes pas,
09:53effectivement, c'est peut-être un peu dur.
09:55Moi, celui qui a manqué,
09:57celui qui a manqué, les gars, hier,
09:59celui qui a manqué,
09:59vous connaissez peut-être moins,
10:01mais qui était très fort,
10:02et qui a fait jeu égal avec Del Toro
10:05sur le tour d'Allemagne,
10:06et qui s'est pété le poignet à l'entraînement
10:08lors du premier entraînement au Canada,
10:10c'est Louis Barré,
10:11qui est lui aussi dans l'équipe Wisman is a bike,
10:13et lui, dans le final hier,
10:16le problème, c'est que...
10:18Le problème, c'est que les coureurs sélectionnés par Thomas,
10:21sur le papier,
10:22ça tient la route.
10:23Il y avait deux, trois qui étaient plus haut niveau,
10:24qui étaient rincés,
10:25et hier, il fallait être à super niveau.
10:27Vu l'intensité de la course,
10:29c'est obligé.
10:29Mais il faut quand même réexpliquer peut-être
10:31que Leni Martinez est censé,
10:33et c'est un leader,
10:35il est censé être le leader des Bleus
10:37au championnat d'Europe,
10:38et qu'on a compris,
10:39je ne sais pas si on a bien compris,
10:40mais en tout cas,
10:41on a compris qu'il ne faisait pas
10:42les championnats du monde,
10:43et qu'en revanche,
10:44il avait sa chance
10:45sur les championnats d'Europe
10:46sans Paul Seixas.
10:47Donc là, il y a eu quand même un vrai choix.
10:49Il les frappa bien.
10:50C'est une discussion ?
10:50Non, mais c'est comme ça
10:52que la sélection a été comprise.
10:54Alors peut-être qu'on l'a mal comprise,
10:56mais il n'empêche...
10:57Mais Thomas Vauclair,
10:59je pense qu'il a sondé tout le monde.
11:01Si Leni lui a dit
11:02« Moi, si je vais en mondial,
11:03il est hors de question
11:04que je fasse un travail pour Paul »,
11:05tu ne le prends pas.
11:06C'est aussi une possibilité.
11:08Donc c'est des choix.
11:09Moi, Thomas, franchement,
11:10il n'a rien à se reprocher
11:11sur la stratégie et sur la sélection.
11:13Ils ont créé un beau groupe.
11:14Il y avait des bons coureurs
11:15sur le papier hier.
11:16Tu n'enlèves personne
11:17parce que beaucoup parlent
11:18« Oui, Kevin Vauclin,
11:19mais Kevin Vauclin,
11:20il s'en remet à peine
11:21de sa blessure et de sa maladie.
11:22Il n'y a personne
11:26et je ne sais pas si Maria,
11:27tu es d'accord avec moi.
11:27Ils étaient tous à 80-90 %,
11:29mais hier, il fallait à 100-110.
11:31Regarde les gars qui sont devant,
11:32regarde les Américains.
11:34Ce ne sont pas les meilleurs du monde
11:35tout au long de l'année,
11:36mais hier, si McNulty ne le gagne pas,
11:38ça, je te l'ai dit,
11:39Pierrot, c'est Jorgensen qui gagne
11:41parce qu'ils étaient en surnom
11:42mais qu'ils étaient les plus forts.
11:43Alors, Paul Sexas,
11:44doit-il s'en vouloir ?
11:45C'est Florent qui a composé
11:46le 32-16 sur RMC.
11:48Salut Florent !
11:48Salut Florent !
11:49Salut l'équipe !
11:50Salut Florent !
11:51Fais court Florent !
11:53Ouais, ça fait plaisir de vous avoir.
11:55Alors, vas-y Florent !
11:56Ouais, Steve, il parle
11:57mais il a dit beaucoup de saucisses
11:58sur le vélo.
11:59Steve, il a dit beaucoup de saucisses ?
12:01Ouais, bah vas-y,
12:01on met là, c'est pas là.
12:04Allez, sors le gueule
12:05le carnet d'excuses de Paul Sexas,
12:06vas-y.
12:08Non, mais voilà,
12:09écoutez, moi hier,
12:11je pense que les Américains
12:12ont été très forts.
12:15Ils ont eu une stratégie
12:17parfaite, finalement.
12:19Les leaders, je pense,
12:20peut-être, sont vus
12:21un peu trop beaux
12:21et on pensait vraiment
12:22que le titre allait se jouer
12:24entre eux.
12:25Ils se sont fait la guerre
12:26pendant longtemps
12:27et les Américains, eux,
12:29ils ont fait eu
12:29un peu une cause d'attente.
12:30Voilà.
12:31Et donc, effectivement,
12:32il y a des coureurs
12:32qui se sont usés
12:34et les Américains,
12:36donc McMulty hier,
12:37a su en profiter
12:38sur la fin.
12:39Et quand ils reviennent
12:41dans l'avant-dernière,
12:43au sommet de l'avant-dernière boss,
12:45à quoi il soit 15 secondes,
12:47si je me rappelle bien,
12:48ils ne rentrent pas,
12:49non pas parce qu'aucun des autres
12:51veut rouler
12:51pour ramener les autres
12:52ou risque de se faire contrer.
12:53Je pense qu'ils ne rentrent pas
12:54parce qu'il n'y en a aucun
12:55qui a les capacités de rentrer.
12:56Je pense qu'ils sont tous cuits,
12:57en fait.
12:57Est-ce qu'ils savent
12:58qu'ils sont à 15 secondes
12:59sans oreillettes, Jérôme ?
13:00Non.
13:01Je pense qu'ils le voient.
13:02Il l'aperçoivent sur le parcours de Montréal,
13:03il le voit au loin.
13:04Alors moi,
13:05il y a juste un coureur
13:07qui, selon moi,
13:07peut rentrer,
13:08mais s'il rentre,
13:09il ramène tout le monde.
13:10Il s'appelle Del Toro.
13:11Et Del Toro,
13:11il ne faut pas oublier
13:12que toute l'année,
13:13il court dans l'équipe
13:13de McLeod.
13:14Alors ça, c'est une question.
13:15Est-ce que Del Toro
13:16s'est arrêté de courir
13:16parce que c'est un UAE devant ?
13:18C'est possible, ça ?
13:19C'est possible.
13:20Alors Del Toro,
13:21il n'a pas condamné
13:22un coéquipier à lui
13:23qui court avec lui toute l'année
13:24pour qui il va bosser
13:25et pour lequel il va se mettre au service
13:28pour aller chercher ses objectifs.
13:30Ça, c'est une certitude.
13:31Mais en faisant
13:32les championnats du monde
13:33avec des équipes nationales,
13:35il faut s'y attendre à ça.
13:36C'est tout à fait humain et logique.
13:38C'est tout à fait possible
13:39parce que Del Toro
13:39avait l'air super fort quand même.
13:41Il a comblé les trous toute la journée.
13:44Il s'est mis à 10 mètres.
13:45Non, c'est parce qu'il a regardé
13:46ce qu'il se faisait.
13:47Le plus fort de la course hier,
13:49c'est Del Toro.
13:50Et la preuve que le collectif jouait
13:52puisque les Américains
13:53étaient peut-être un poil
13:54moins forts que lui,
13:55mais ils ont gagné.
13:55Lui, tout seul,
13:56il n'a pas pu renverser la vapeur.
13:58En revanche,
13:59il avait les cartes en main.
14:01Est-ce qu'il aurait pu y aller
14:02ou le chercher ?
14:03Avec deux, trois équipiers,
14:05Del Toro gagne la course.
14:06Oui, ça, c'est sûr.
14:07Avec les équipiers du UAE,
14:08Del Toro gagne la course facile.
14:10Non, mais hier, dans le final,
14:13a une fois la bascule faite
14:14de la dernière montée.
14:15Si c'est un autre coureur
14:16que McNulty, la question c'est...
14:19Si Del Toro essaye de le reprendre,
14:21est-ce qu'il le reprend ?
14:22C'était ça la question.
14:23Oui, je pense que dans la dernière
14:25montée du circuit,
14:26quand ils sont à 10 secondes,
14:28Del Toro peut attaquer,
14:29mais il n'y va pas
14:29parce qu'il dit
14:30si je ramène quelqu'un
14:31avec l'équipe.
14:34Très bien.
14:34Florent, merci beaucoup.
14:35On a réglé le problème.
14:37Et surtout, pour compléter
14:38juste très vite,
14:40Jorgensen était dans la roue,
14:41il était indécrottable.
14:42Et s'il ramène
14:43sur McNulty, c'est Jorgensen,
14:44Del Toro n'a rien à foutre
14:45que ce soit un Américain.
14:46C'était un gars de son équipe
14:47pour y aller.
14:47Oui.
14:47Il n'y en a rien à foutre.
14:47Il n'y a rien à foutre.
14:47Oui.
14:48Il n'y a rien à foutre.