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  • il y a 2 minutes
Avec Sébastien Chenu, député du Nord, Vice-président du RN et Vice-président de l'Assemblée Nationale
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##L_INVITE_POLITIQUE-2026-09-29##

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News
Transcription
00:038h39, vous êtes bien sur Sud Radio, c'est l'heure du grand entretien politique.
00:07Et aujourd'hui, Jacques, vous recevez Sébastien Chenu, député du Nord, vice-président du Rassemblement National et vice-président de
00:14l'Assemblée Nationale.
00:15Bonjour Sébastien Chenu.
00:16Bonjour Monsieur.
00:17L'actualité, ce sont ces écrits que rapporte Mediapart, prétendument attribués à Jordan Bardella.
00:22Il date de 2012-2013, on parle d'écrits antisémites avec les ressorts des juifs, de l'argent et des
00:27banques, je ne vais pas les citer.
00:28Et pour le moment, c'est clair, il n'y a aucune preuve, mais on s'attend évidemment à peut
00:32-être d'autres réactions de la part de Mediapart.
00:34Est-ce que vous aussi, vous êtes convaincu que c'est une barbouserie ?
00:38Totalement, totalement.
00:39Et ça m'a fait penser à cette jolie phrase de Cyrano de Bergera qui dit
00:43« Nous n'abdiquons pas l'honneur d'être une cible ».
00:46Il faut bien voir de qui vient tout cela.
00:49Qu'est-ce que c'est que Mediapart ?
00:50Mediapart, c'est un média qui ne se cache pas, d'extrême-gauche, qui mène le combat contre le Rassemblement
00:54National.
00:54C'est un média aussi qui a défendu des terroristes antisémites.
00:59C'est un média dont la crédibilité, on va dire, en tous les cas, la légitimité à parler d'antisémitisme
01:05ne lui signait guère.
01:07Mediapart, c'est un...
01:07Pourquoi ?
01:08Parce qu'ils ont eux-mêmes, je vous le dis, défendu des propos antisémites.
01:13Ils ont minoré, euphémisé le 7 octobre.
01:16Monsieur Plenel avait eu, là aussi, des propos dans le passé qui étaient particulièrement antisémites.
01:23Donc, sincèrement, Mediapart, en termes de légitimité, d'honnêteté intellectuelle, de capacité à produire...
01:31Je rappelle qu'ils ont été mouillés à l'époque, ils avaient dénoncé Dominique Baudis, dans l'affaire Allègre, c
01:35'est très ancien, Dominique Baudis, qui n'avait rien à se reprocher, qui avait été totalement innocenté.
01:39Pour le coup, ils n'étaient pas les seuls.
01:41D'accord, mais ils étaient à l'origine de tout ça.
01:43Donc, ils sont spécialistes de ce genre de manip, et donc, par conséquent, ils seront combattus comme ils doivent l
01:50'être, c'est-à-dire devant la justice.
01:52Quand on dit une opération de barbouserie, ça veut dire, soit que, comme le dit Jordan Bardella, je reprends ces
01:57termes, ils se sont fait enfumer, ou bien qu'à l'inverse, ils ont monté une opération.
02:04C'est extrêmement grave, d'arriver jusque-là.
02:05Oui, les deux sont possibles, mais de Mediapart, rien ne nous surprend.
02:09Mediapart est un média hostile, un média...
02:11Donc, tout est faux, c'est sûr que tout est faux.
02:12Ah mais oui, nous considérons que tout ça est faux, et Jordan l'a très bien dit, ou c'est
02:16une barbouserie, ou eux-mêmes ont relayé de fausses informations et se sont fait avoir.
02:20Voir dans les deux cas, ils n'ont évidemment pas leur place dans ce débat politique, qui arrive, il faut
02:26bien le dire, le lendemain de notre succès aux élections sénatoriales,
02:29qui arrive au moment où on est les plus hauts dans les sondages, car les par hasard.
02:32Vous êtes sûr que Mediapart ne va pas feuilletonner, parce que vous le savez, Sébastien Chenu, c'est leur stratégie
02:38en général, ils vous laissent répondre, pour précisément pouvoir porter un deuxième coup assez vite.
02:43Oui, mais on connaît leur tactique, et c'est la raison pour laquelle nous, nous les traduirons devant les tribunaux.
02:48C'est ce qu'a fait Jordan Bardella, en déposant une plate en diffamation sur, évidemment, ce qu'il appelle
02:54lui-même un faux grossier.
02:56Un faux grossier ? Sur quoi reposent ces écrits ? Ce sont des e-mails ? Ce sont des lettres
02:59?
02:59Ah, je ne connais pas le dossier, si ce n'est ce que j'en connais dans les médias, enfin
03:04de ce qui est sorti Mediapart.
03:05Il n'y a pas grand-chose visiblement, d'après ce que j'ai cru comprendre.
03:09Donc, méfions-nous de toutes ces fausses révélations, de tous ces trucs bidons qui cherchent tout simplement à faire quoi
03:15?
03:15Essayer de salir, évidemment, ceux qui font la course en tête, ceux qui, aujourd'hui, c'est-à-dire le
03:21camp patriote, pourrait demain assumer les plus hautes responsabilités.
03:25Il n'existe aucun membre du Rassemblement National qui aurait pu tenir ce genre de propos dans le passé ?
03:31Du Rassemblement National, non. Au Front National, Jean-Marie Le Pen avait été condamné pour antisémitisme.
03:37Il avait tenu des propos qui avaient été condamnés pour antisémitisme.
03:39Ma question, c'est, est-ce que le ménage a été fait partout ?
03:41Bien entendu. Vous savez, moi, je suis arrivé en 2014, c'était encore le Front National,
03:46et je suis arrivé parce que, justement, Marine Le Pen avait donné cette ligne, avait fait cette rupture politique très
03:51forte avec Jean-Marie Le Pen.
03:53Je note également le soutien, et c'est très touchant d'un certain nombre d'associations,
03:59de compatriotes de confession juive qui, ce matin, se sont mobilisés pour dire que tout ça était grotesque
04:05parce qu'évidemment, les actes, les propos de Jordan Bardella, aujourd'hui, ils ont été, le moins qu'on puisse
04:10dire,
04:10c'est très en soutien à la communauté juive, suite au 7 octobre en particulier,
04:15mais au combat contre l'antisémitisme que nous portons, que nous menons face à la France insoumise en particulier, il
04:20faut bien le dire.
04:20Sébastien Chenu, d'où ça peut venir ?
04:23J'en sais rien, parce que si ce sont des faux, je ne suis pas enquêteur,
04:26alors, si ce sont des faux, ça peut venir de n'importe où, il y a des gens qui veulent
04:29régler des comptes,
04:30il y a des gens, je vous le disais en commençant notre conversation, nous sommes une cible.
04:34En interne, il peut y avoir des gens qui ont des comptes à rendre, qui veulent s'en prendre à
04:38Jordan Bardella.
04:39Qu'il y ait des gens qui veulent voir Jordan Bardella et derrière lui, Marine Le Pen chuter, c'est
04:43une évidence.
04:43Il y a toujours des gens qui règlent des comptes, mais aujourd'hui, nous sommes une cible
04:47parce que nous sommes les leaders, parce que nous sommes ceux qui faisons la course en tête,
04:52donc les coups, et on le savait, on a dit plus d'une fois, nous ne sous-estimons pas la
04:58déloyauté,
04:59nous ne sous-estimons pas les plus mauvais coups tordus qui apparaîtront pendant cette campagne.
05:05Je vous pose cette question parce qu'un magazine devrait, dans les prochaines heures,
05:09révéler qu'il y a bien eu une taupe au RN qui aurait donné un certain nombre d'informations
05:15et ce magazine dit pouvoir donner l'identité de cette taupe.
05:19Est-ce que si c'était le cas, ça vous étonnerait ?
05:22Oui, mais tout ça est un peu grotesque pour tout vous dire,
05:25parce que d'après ce que j'ai compris, ce serait l'idée de dénoncer des membres du RN
05:30qui pourraient déjeuner avec des analyses de libération.
05:33Nous sommes un certain nombre à être vaccinés, j'allais dire,
05:36vis-à-vis du journal Libération qui mène un combat politique contre nous
05:39et évidemment à ne répondre à leurs questions que lors de...
05:42parce que c'est la liberté de la presse aussi que de poser des questions et d'y répondre
05:45que dans un cadre bien formel qui est celui des conférences de presse.
05:49Donc derrière ça, je ne sais pas trop quels sont les buzz qui sont recherchés,
05:53mais on a une solidité, on a un côté PAC dans notre esprit d'équipe, dans notre mouvement
06:00qui fait des envieux et qui visiblement nourrit quelques volontés de nous nuire.
06:07Est-ce que vous ressentez, est-ce que vous avez le sentiment que tout au long de cette campagne,
06:11on va essayer de remettre dans la bouche des responsables actuels,
06:14des propos racistes ou antisémites, j'ai envie de dire anciens,
06:17pour renvoyer le RN au FN et que c'est un moyen et c'est une stratégie d'action contre
06:23vous ?
06:23C'est une stratégie mais qui trouve ses limites parce que ceux qui le font souvent sont eux-mêmes disqualifiés.
06:27J'entendais Mme Tondelier monter sur ses grands chevaux,
06:30elle s'est affichée avec Salah Amouri qui est un terroriste palestinien
06:34qui avait essayé de fomenter un attentat contre un rabbin.
06:38Donc si vous voulez, tous ces gens en fait dénoncent leur propre turpitude.
06:41Ceux qui nous combattent aujourd'hui nous combattent en dénonçant pour mieux cacher leur propre turpitude.
06:49Donc la réalité c'est que nous sommes nous, on l'a déjà dit, le bouclier de la communauté juive,
06:54le bouclier de la laïcité.
06:55Et vous êtes tranquille face aux prochaines révélations de Mediapart ?
06:56Oui, oui, oui.
06:57Et s'ils sortent des écrits ?
06:58Et tout ça se terminera devant la justice, M. Cardoz.
07:01Voilà.
07:01Devant la justice ?
07:02Devant la justice.
07:02Bon, en tous les cas je rappelle que Mediapart, je pense que c'est important de le préciser,
07:06a été effectivement condamné en justice, diffamation à l'égard de Christian Istrosi en première instance
07:10et les enregistrements d'Ingrid Bettencourt à l'époque également avaient été considérés jugés au fondestin.
07:16Ils ont des casseroles épouvantables derrière eux.
07:18Sébastien Chenu, passons au sénatorial.
07:21Vous avez donc un nouveau groupe, le RN aura un groupe au Sénat.
07:24Bruno Retailleau a fermé la porte à tout rapprochement,
07:26sauf que, j'ai lu ça, Sophie Prima et Max Brisson de LR
07:30disent qu'il n'y a plus de cordon sanitaire entre eux et le RN.
07:33Vous les appelez, vous appelez d'autres LR à faire voler en éclat ce cordon ?
07:37D'abord c'est un fait historique que le Rassemblement National crée un groupe au Sénat.
07:41C'était le fait historique du week-end,
07:43qui probablement est un des détonateurs aussi des salissures que nous subissons ensuite.
07:48Oui, la démocratie s'est exprimée.
07:50Désormais, nous avons franchi la constitution de ce groupe.
07:54Donc ça veut dire qu'il n'y avait pas de plafond de verre.
07:57Il n'y a pas de raison qu'il y ait de cordon sanitaire en démocratie.
08:00Les électeurs choisissent, les électeurs décident et ensuite ils sont représentés.
08:04Mais la question maintenant c'est les alliances au sein du Sénat.
08:07Nous tendons la main à tout le monde.
08:09Nous avons vu dimanche soir une sénatrice d'hiver droite LR,
08:13en tous les cas Mme Gouachavant dans l'Ain,
08:15rejoindre immédiatement notre groupe.
08:17Et nous tendons la main aux hommes et aux femmes de bonne volonté,
08:23qu'ils viennent de droite ou de gauche d'ailleurs.
08:25Parce que quand nous voyons les scores que nous faisons dans des départements,
08:27et je salue par exemple celui fait réalisé en Gironde par Edwige Diaz,
08:31il y a je crois 800 voix,
08:34alors qu'il y avait un potentiel d'une centaine de grands électeurs.
08:37Donc ces gens-là, ces électeurs-là viennent bien et de la droite et de la gauche.
08:41On tend la main à tout le monde.
08:42Vous savez, pour être patriote, il n'y a pas besoin d'être de droite ou de gauche.
08:45Alors Sébastien Chenu, l'événement qui vient de s'achever,
08:48mais qu'on a tous encore un peu en tête,
08:50c'est quand même la visite du pape.
08:51Léon XIV a insisté sur les conditions culturelles d'accueil de l'immigration extra-européenne.
08:57C'est une notion qui est un peu différente de celle que vous développez au sein du RN.
09:01On sent que son message, c'est d'accueillir des réfugiés
09:03sous la condition qu'ils s'assimilent aux valeurs judéo-chrétiennes européennes.
09:07Est-ce que c'est de nature à changer la doctrine du RN ?
09:10On connaît la doctrine sociale de l'Église,
09:12et elle est toujours la même,
09:13et elle est répétée par le pape Léon,
09:16que j'ai eu le plaisir de rencontrer lors de sa venue,
09:18et on connaît le message de l'Église.
09:20Moi, je n'ai pas de souci intellectuel avec ce message.
09:22C'est-à-dire que je pense qu'accueillir des gens en dignité,
09:26c'est la doctrine sociale de l'Église,
09:28et nous, on est chargé de la temporalité,
09:30et l'Église de la spiritualité.
09:31C'est-à-dire que lorsqu'il faut gérer les affaires de la nation,
09:34les affaires des villes,
09:36accueillir le déménagement, si vous voulez,
09:38du continent africain sur le continent européen,
09:39me semble être un peu audacieux.
09:41Donc, accueillir des gens en dignité,
09:44ce n'est pas ce qui est possible,
09:45puisque nous n'avons plus les moyens dans notre pays
09:47d'accueillir comme tel,
09:48laisser des gens sous des périphériques,
09:51ou entassés devant des ports,
09:53ce n'est pas l'idée que je me fais de la dignité.
09:55Donc, il n'y a pas de possibilité,
09:56aujourd'hui, d'accueil dans notre pays.
09:58Alors, parlons de cette journée
10:00qui va être très suivie, probablement,
10:03puisque les organisations syndicales
10:05de la fonction publique appellent à une journée d'action,
10:08une journée noire, dit-on,
10:09France Travail, policiers, enseignements,
10:11tout cela à deux jours de la présentation du budget.
10:13Est-ce que, d'abord, vous soutenez cette mobilisation ?
10:15Moi, je pense qu'on ne peut pas ne pas entendre
10:18ce que disent les Français.
10:20C'est-à-dire, derrière, la réalité,
10:21c'est le pouvoir d'achat
10:23et l'effondrement de la sphère publique
10:26et de l'État, plus globalement, dans notre pays.
10:29Donc, moi, évidemment, je l'entends.
10:31Nous entendons les problématiques salariales.
10:33Nous avons des réponses, d'ailleurs,
10:34à ces problématiques salariales,
10:35que ce soit dans l'éducation nationale
10:37ou que ce soit dans la sphère privée, d'ailleurs.
10:39Nous avons des propositions sur le salaire.
10:42Je note que les organisations syndicales,
10:44pas les Français qui manifestent,
10:46bon, elles ont toutes appelé à voter Emmanuel Macron,
10:48la dernière fois.
10:49Donc, si vous voulez, moi, je les renvoie aussi
10:50à leurs chères études.
10:51Donc, elles ont le résultat de leur action.
10:55Maintenant qu'il y a un problème salarial en France,
10:57fonction publique ou privée, il est réel.
10:59Mais vous appelez à manifester ?
11:01Non, on n'appelle jamais à manifester.
11:02À chaque manifestation...
11:03Ça, c'est un principe.
11:04Oui, parce qu'on n'est pas un syndicat.
11:06Donc, si vous voulez, nous, notre boulot,
11:07c'est de trouver...
11:07Mais d'autres partis politiques le font.
11:08Ils font ce qu'ils veulent.
11:09Nous, notre boulot, c'est de trouver des solutions.
11:11C'est d'essayer d'amener des solutions
11:13face à l'effondrement, je le disais,
11:15de l'État.
11:15Est-ce que ce serait le dégel du point d'indice
11:17que va probablement annoncer le gouvernement
11:19à travers son budget 27 ?
11:20Ça doit se voir dans un plan d'ensemble.
11:22Moi, je crois qu'aujourd'hui,
11:23on ne peut pas demander aux fonctionnaires
11:26de faire des efforts supplémentaires
11:27sur leur salaire ou aux retraités,
11:29c'est-à-dire à la France qui travaille
11:30ou à celle qui a travaillé,
11:31à partir du moment où l'État lui-même
11:33ne fait pas ses efforts.
11:34La première des choses,
11:35c'est de demander à l'État
11:36de faire des efforts sur l'immigration,
11:39la contribution à l'Union européenne,
11:41les agences d'État,
11:42le train de vie de l'État.
11:43Une fois qu'on aura fait ça,
11:44eh bien, effectivement,
11:45on pourra peut-être demander aux Français
11:47de faire des efforts,
11:47mais je crois que ce n'est pas le moment.
11:49Ils en font déjà beaucoup.
11:50Alors, précisément,
11:51le budget va arriver.
11:53Est-ce qu'on peut s'attendre
11:54à une forme d'alliance
11:55entre le gouvernement et le RN ?
11:58Ou plus exactement,
11:59une abstention
12:00qui pourrait faciliter
12:02le vote du budget ?
12:04Non, mais on ne votera jamais
12:05un budget pareil.
12:06En tout cas, dans ce qu'on en connaît aujourd'hui.
12:08Bien sûr, on votera contre ce budget
12:09à partir du moment
12:10où ils veulent toucher aux retraites,
12:13que ce soit en les sous-indexant
12:15ou en les gelant,
12:16eh bien, nous ne voterons jamais
12:18en faveur,
12:18ni nous nous abstiendrons d'ailleurs,
12:20de ce budget.
12:21Nous voterons contre ce budget.
12:22Quelles sont les lignes rouges
12:24que vous voyez aujourd'hui
12:25dans le budget ?
12:26Les lignes rouges,
12:27elles sont de deux ordres.
12:28Tout ce qui entame
12:30le pouvoir d'achat des Français
12:31est une ligne rouge,
12:33et en particulier,
12:34les retraites,
12:35enfin, les retraites
12:36telles que je viens de vous l'expliquer.
12:37Et la deuxième chose,
12:38c'est les efforts
12:39que le gouvernement doit produire
12:41pour ne pas assassiner
12:43les Français d'impôt.
12:44C'est une autre ligne rouge.
12:45Nous attendons de voir
12:46quels sont les efforts
12:47que l'État doit produire.
12:48Je vous ai parlé
12:49de l'immigration,
12:50de la contribution
12:50à l'Union européenne.
12:51Il y a des tas de domaines
12:53dans lesquels nous attendons
12:54des mesures fortes de l'État.
12:55Nous ne les voyons pas arriver
12:56au moment où nous nous parlons.
12:57Alors, au moment où on se parle,
12:59il y a des appels
13:00à bloquer les lycées
13:01un petit peu partout.
13:02C'est l'un des faits majeurs
13:03de la journée.
13:04J'imagine que vous ne soutenez pas
13:06ces blocages de lycées ?
13:07Moi, ce que je comprends,
13:09c'est les problématiques
13:10qu'il y a dans les lycées.
13:10Le fait de ne pas avoir
13:11de profs devant les classes,
13:13le fait d'avoir
13:13des classes surchargées,
13:15le fait d'avoir
13:16des professeurs
13:16qui travaillent
13:17dans des conditions
13:18que ce soit salariales
13:19ou en termes de statut
13:20qui sont particulièrement compliquées.
13:22Ça, je le comprends.
13:22Maintenant,
13:23voir la France insoumise
13:25souffler sur la braise,
13:26essayer d'instrumentaliser
13:27des lycéens
13:28de façon totalement irresponsable,
13:30voir le maire de Saint-Denis,
13:31Bali Bagayoko,
13:31jouer avec des poubelles en feu,
13:33etc.,
13:34c'est totalement irresponsable.
13:35Nous sommes dans un moment
13:36où l'extrême-gauche
13:38va chercher
13:39parce que c'est sa logique
13:40et qu'il ne s'en cache pas
13:41à semer
13:44la chienlit
13:45finalement partout dans le pays
13:46et à utiliser
13:47les lycéens pour cela.
13:48Est-ce que c'est une stratégie
13:49de la part de la LFI ?
13:51Vous pensez qu'ils sont en train
13:52de clairement utiliser
13:53les lycées
13:54pour essayer d'obtenir
13:55des voix
13:56et ennuyer le gouvernement ?
13:58Récupération et manipulation.
13:59C'est la grande stratégie
14:01de l'extrême-gauche
14:01telle qu'on les connaît
14:02depuis toujours.
14:03Récupération et manipulation
14:05des lycéens
14:05qui sont sincères,
14:07je crois,
14:08pour beaucoup
14:08dans leur démarche
14:10ont envie de voir
14:11le système éducatif
14:13évidemment
14:14se développer,
14:15se construire
14:16mieux qu'il ne l'est
14:17mais la France insoumise
14:18est dans une stratégie
14:19de bordélisation
14:20clairement assumée.
14:21Est-ce que vous diriez
14:22que la LFI
14:22est en train de mettre
14:23le feu au lycée
14:24à des fins électorales ?
14:25Oui, ils sont totalement
14:26irresponsables.
14:27La France insoumise
14:28est un mouvement
14:28qui cherche à faire
14:29basculer le pays
14:30de façon totalement irresponsable
14:32dans la violence,
14:33dans la chienlit.
14:35Sébastien Lecornu
14:35accuse Jean-Luc Mélenchon
14:36de surenchère
14:37irresponsable,
14:38d'instrumentaliser
14:39la colère des élèves
14:40à des fins électorales
14:41et Jean-Luc Mélenchon
14:42lui a répondu
14:42d'ordonner la répression
14:44des mouvements
14:45de lycéens.
14:46Qu'est-ce que ça vous inspire ?
14:47Avec en plus
14:48un arrière-goût raciste
14:49évident,
14:49on se demande bien
14:50ce que le terme raciste
14:51vient faire là, non ?
14:52Non mais Jean-Luc Mélenchon
14:53est un homme d'excès,
14:55est un homme
14:56qui cherche
14:57et qui le dit
14:57à conflictualiser la société,
14:59à rendre tout conflictuel
15:00pour que tout se termine
15:01dans la rue.
15:03Nous, nous ne sommes pas
15:04là-dedans,
15:04nous travaillons sérieusement.
15:06Ce dont nous avons besoin,
15:07ce sont des propositions
15:08crédibles.
15:09Je vous ai parlé
15:09de la revalorisation
15:11des emplois de professeurs,
15:12du plafond à 30 élèves
15:13par classe.
15:14Votre proposition,
15:15c'est d'ailleurs 3%,
15:15c'est ça ?
15:16Oui, c'est ça,
15:16c'est 3% par an
15:17sur 5 ans,
15:1815% donc.
15:19Sébastien Chenu,
15:20député du Nord,
15:21vice-président du RN
15:21et vice-président
15:22de l'Assemblée nationale
15:23dans notre entretien.
15:25Nous vous demandons
15:263 minutes
15:27pour nous convaincre
15:28et vous avez choisi
15:29votre carte blanche,
15:30vous avez choisi
15:31l'affaire Charles Sapin
15:33dans l'audiovisuel public.
15:34On vous écoute,
15:35j'imagine que cela relance
15:37le débat
15:38sur la privatisation
15:39du service public.
15:40Oui, moi je me fais
15:40une haute idée
15:41de ce que doit être
15:42l'audiovisuel public
15:43et dans un moment
15:45aussi tendu,
15:48l'idée que l'audiovisuel public
15:49soit pris en otage
15:50par une famille politique,
15:52une pensée politique
15:53dans laquelle le débat
15:55ne soit plus possible
15:55me heurte.
15:56La France est un pays
15:57de débat,
15:58les Français sont
15:59un peuple éminemment politique
16:00et empêcher
16:02un éditorialiste
16:03qui n'aurait pas
16:05idéologiquement,
16:06qui ne serait pas
16:07positionné idéologiquement
16:08à gauche
16:08de s'exprimer
16:09sur le service public
16:10financé par tous les Français
16:11montre que ce service public
16:13ne remplit plus
16:14sa mission aujourd'hui.
16:15Donc on doit
16:16repenser ce service public.
16:17Ça veut dire quoi
16:18très exactement ?
16:18C'est privatisation forcément
16:20ou bien il peut y avoir
16:21un intermédiaire ?
16:22Ça veut dire que le chemin
16:23d'abord vers la privatisation
16:24c'est celui
16:25de l'application
16:26d'un certain nombre
16:27de préconisations
16:28qui sont sorties
16:28dans le rapport à l'oncle
16:29c'est celui
16:30de redéfinir
16:31ce que doit être
16:32un audiovisuel public
16:33et si on a besoin
16:34d'un audiovisuel public
16:35dans notre pays
16:36quels en sont ses contours
16:37audiovisuel public extérieur
16:39institut national
16:40d'audiovisuel
16:41vous savez qu'il y a
16:41plusieurs
16:42Donc votre idée
16:43Sébastien Chenu
16:44ce serait de revoir
16:45l'ensemble du périmètre public
16:47que doit être
16:47l'audiovisuel public
16:48dans notre pays
16:49et les missions
16:50qui sont les siennes
16:51et aller vers la privatisation
16:52des missions
16:53qui ne sont pas essentielles
16:54à la sphère publique
16:55Privatisation totale
16:56ou privatisation partielle
16:57avec vente de certaines chaînes
16:59Il faut ouvrir
16:59il faut ouvrir le débat
17:00pour vendre
17:01il faut avoir des acheteurs
17:01pour vendre
17:02il faut savoir
17:02ce que tout cela vaut
17:04donc il faut ouvrir le débat
17:06et aller vers quelque chose
17:07de moderne
17:07mais commencer par définir
17:09ce qu'est l'audiovisuel public
17:10aujourd'hui
17:10Sébastien Chenu
17:11quel serait le rapport
17:12de Marine Le Pen
17:13à la presse
17:13si demain
17:14elle était à l'Élysée
17:15en juin prochain
17:17est-ce qu'elle boycotterait
17:18un certain nombre
17:19de journalistes ?
17:20Non Marine Le Pen
17:21ne boycotterait pas
17:21de journalistes
17:23elle ne parle pas
17:23à quotidien
17:24parce que quotidien
17:24refuse de nous inviter
17:25c'est plutôt quotidien
17:26qui boycotte
17:27le Rassemblement National
17:28si tenté
17:28qu'il soit d'ailleurs journaliste
17:30souvent ce sont des militants
17:31qui ont des cartes de presse
17:32mais ils mènent
17:33un combat politique
17:34mais c'est un rapport
17:35de liberté à la presse
17:36la presse est libre
17:37elle doit être libre
17:38et totalement libre
17:39dans notre pays
17:39elle ne doit pas être prise
17:40en otage
17:41par quiconque
17:42le RN au pouvoir
17:43vous le garantissez
17:44la presse sera libre
17:44c'est la liberté
17:46Sébastien Chenu
17:47dans cet entretien
17:49on vous propose également
17:50de répondre
17:50à une question
17:51d'un auditeur
17:51Bonjour monsieur Chenu
17:53Dominique
17:54j'habite en Roussillon
17:56je suis psychologue du sport
17:58la cour de cassation
17:59va se prononcer
18:00donc sur
18:01l'éligibilité
18:03de Marine Le Pen
18:04assez tard
18:06pour le début
18:072027
18:08est-ce que vous pensez
18:09qu'elle peut être
18:10rendue inéligible
18:13ah non pas du tout
18:13et d'ailleurs la cassation
18:14ne revient pas sur le fond
18:16donc Marine Le Pen
18:17est éligible
18:18et demeurera éligible
18:19la cassation
18:20ça ne repose pas du tout
18:21là-dessus
18:21vous êtes absolument
18:22certain de cela
18:23on se dit que
18:23dans l'histoire
18:25des campagnes présidentielles
18:26il y a toujours
18:26des coups de théâtre
18:27la cassation
18:28la cassation ne revient pas
18:29sur l'éligibilité
18:30Marine Le Pen
18:31est éligible
18:31elle le demeurera
18:32jusqu'à la fin
18:33évidemment
18:34de cette élection
18:34présidentielle
18:35sans aucun problème
18:36et vous en avez
18:37la certitude
18:38et vous êtes tranquille
18:39à ce niveau-là
18:40et si c'était le cas
18:41si c'était le cas
18:42est-ce qu'il y aurait
18:43une solution de recours ?
18:44la cassation ne revient pas
18:45sur le fond
18:46d'une peine prononcée
18:47donc non
18:47on est juste surpris
18:50par la date
18:50qui interviendra
18:51d'une date
18:52qui est 3 ou 4 semaines
18:53avant une échéance importante
18:55alors j'ai envie
18:55de poser la question
18:56un peu différemment
18:57est-ce que
18:57quoi qu'il arrive
18:58cette décision judiciaire
18:59pourrait avoir un impact
19:00sur l'élection
19:01elle-même
19:02et est-ce que vous la craignez ?
19:03Non nous ne craignons rien
19:04nous sommes sûrs et certains
19:06et rien n'empêchera
19:07désormais Marine Le Pen
19:08d'aller au bout du chemin
19:09Sébastien Chenu
19:10a été l'invité de Sud Radio
19:11merci Sébastien Chenu
19:13très bonne journée à vous

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