00:00Voilà, les premières sommations commencent à tomber.
00:05On ne sait pas trop si ça va fonctionner, des quelques petits projectiles,
00:09c'est quelques cailloux qui sont jetés sur les forces de l'ordre.
00:15Je vous laisse sur ces quelques images de Corentin Vallée.
00:18Il y a une manifestation qui a lieu cet après-midi à Lille pour des fonctionnaires.
00:22Peut-être que des lycéens vont s'y joindre, c'est en tout cas ce qu'ils m'ont dit
00:25ce matin.
00:27Et là, on attend que la situation peut-être se calme.
00:33On surveille l'évolution des choses avec vous, évidemment, Pauline et Corentin Vallée
00:40qui continuent effectivement à filmer ce face-à-face.
00:44Véronique Fèvre, où en est-on ce matin à ce stade ?
00:46Alors, il y a des mobilisations dans de nombreux endroits en France.
00:49D'ailleurs, on a des équipes un petit peu partout et on ira voir comment ça se passe.
00:54Est-ce que vous pouvez nous faire un tableau un petit peu global
00:56alors qu'on continue à surveiller l'évolution des choses à Lille ?
00:59On n'a pas de chiffres officiels, mais clairement, on a l'impression d'un mouvement
01:03qui prend de l'ampleur.
01:04Par exemple, des villes qui n'étaient pas touchées jusqu'à présent par les blocus
01:08comme la ville de Lyon sont touchées.
01:09Alors que la charge est lancée à Lille, on le voit ici.
01:13Les forces d'intervention qui chargent les manifestants pour essayer de disperser
01:19ce groupe qui se cristallisait ici à Lille, à Palaisie-Véronique.
01:23Je disais que certaines académies rurales qui n'étaient pas du tout touchées
01:27comme l'académie de Dijon commencent à être touchées.
01:29Donc on a l'impression d'un mouvement qui prend de l'ampleur.
01:31Dans l'académie de Créteil, qui est la plus mobilisée, 80 lycées étaient mobilisés hier.
01:38C'était au plus fort. Pour l'instant, les manifestations sont plutôt stables.
01:46La mobilisation est plutôt stable.
01:47Mobilisation moyenne quand même à Paris, moins de 10 lycées mobilisés sur 90
01:53avec toujours des revendications qui sont très larges, avec des choses très concrètes
01:58comme le lycée Paul-Éluard qui est en travaux en ce moment
02:02où c'est difficile pour les enseignants comme pour les élèves de suivre les cours.
02:09Et puis parfois des revendications plus anecdotiques.
02:14Le manque de papier toilette, on l'avait vu.
02:17Alors le ministère de l'Éducation, lui, veut tabler sur la démocratie.
02:23Il invite tous les proviseurs, chefs d'établissement,
02:26à convoquer des CVL, des conseils de la vie lycéenne,
02:30c'est-à-dire vraiment faire en sorte de remettre la démocratie au cœur
02:34parce que le problème de ce mouvement, c'est qu'il n'y a pas de gradation.
02:37Il y a des appels à bloquer directement, avec parfois aussi des violences assez directes.
02:43Il n'y a pas de gradation avec l'idée d'avoir des revendications,
02:47de les porter au pied d'établissement.
02:49Ça manque de mots d'ordre clairs.
02:51On sait que ça marche beaucoup sur les réseaux sociaux.
02:54Le point de départ, c'était le lycée Saint-Exupéry à Créteil.
02:57C'était intéressant parce qu'ils avaient des vraies revendications.
03:00Il y avait des professeurs qui avaient fait une manifestation
03:03pour dénoncer l'absence de principal adjoint,
03:05le directeur à la formation professionnelle.
03:08C'est un lycée professionnel.
03:09Donc c'était inquiétant pour les élèves de ne pas savoir ce qu'allait se passer pour les stages.
03:14Il manquait aussi d'infirmières scolaires.
03:16Et en une semaine, c'est vrai qu'ils ont obtenu des choses.
03:19C'est-à-dire que tous les personnels manquants ont été remplacés.
03:22C'est vrai que c'est un gros point noir aujourd'hui dans l'éducation nationale.
03:26Et peut-être plus particulièrement d'ailleurs en banlieue parisienne.
03:30C'est le problème de remplacement des professeurs.
03:33On est à 10% d'heures perdues.
03:357% d'heures qui seraient dues au problème de remplacement des professeurs.