00:00Avant de monter Sorcène, en général, je fais la Vigne de la Croix.
00:04Je ne rate jamais une occasion d'aller écouter Johnny Depp.
00:07Jamais?
00:08Jamais.
00:09Si je ne suis pas loin, je viens et je l'écoute, je suis content.
00:12Chez moi, je suis content après.
00:13C'est quelqu'un de juste, de vrai.
00:15Là, je vais l'écouter, ça va chauffer, je suis là, je suis content, il y a plein de monde.
00:20Le public en France, ils sont complètement fous de Johnny, ça crie Johnny, Johnny.
00:25En chaque chanson, ils connaissent les paroles de toutes les chansons.
00:29C'est de la folie là-bas, c'est un dieu.
00:34Je sais que l'on me fait des années, je peux compter sur vous, mais vous, vous savez que vous
00:39pouvez compter sur moi.
00:42Mon père était un super fan de Johnny Holiday.
00:45Mais tu sais, tous les gens qui aimaient cette musique un peu blues qui bougeait, dont le langage du corps
00:48était important,
00:50aimaient Johnny.
00:51Johnny, c'est vraiment l'idole des jeunes.
00:53C'est quelqu'un de juste, de vrai, qui va t'asseoir et qui va dire, écoute, par exemple, hier,
00:58dans Derrière l'amour,
00:59il y avait un moment où je faisais, empêche-moi de te détruire.
01:01Il me dit, tu sais, je préférais que tu dises tous les pieds de la phrase, empêche-moi.
01:05C'est quelqu'un qui va te corriger, peu importe ce que tu as fait ou pas fait dans ta
01:09vie.
01:09Parce qu'il a cette sincérité, c'est pour que ça soit mieux, pas parce que lui te le dit.
01:15Il a le souci du professionnalisme à la base parce que c'est une passion, pas parce qu'il a
01:19envie d'en remontrer, tu vois.
01:21Et puis, une force, écoute, il se met debout sur cette scène, peu importe, qui chante devant trois personnes, 300
01:28000 personnes.
01:29Il est monumental.
01:32Mais il y a un truc entre nous parce que c'est lui qui l'a dit, il a dit
01:36que pour lui, j'étais lui en femme.
01:38Il avait l'impression que c'est un jour, il a dit ça en conférence de presse.
01:42Il dit, Lara, pour moi, c'est un peu moi, c'est moi en manœuvre, c'est moi en gonzesse.
01:47Johnny Hallyday nous disait en conférence de presse qu'on ne change pas vraiment, on évolue.
01:50Tu sais, je pense qu'on est malheureusement très proche de soi pour pouvoir avoir un vrai miroir ou une
01:56vraie réflexion sur ça.
01:57Je crois que c'est au bout d'un moment, quand on a fait un petit morceau de chemin, qu
02:00'on se retourne et qu'on réalise ce qui a changé.
02:04Que ça soit autour de soi, à l'intérieur de soi.
02:06Parce qu'au moment où ça se fait, c'est difficile de le comprendre.
02:10Cette vulnérabilité, d'une part, et en même temps, cette espèce de rage, tu sais, cette passion.
02:14Et je crois que quelqu'un qui est passionné, qui à la rage, a aussi une grande fragilité, une grande
02:17faiblesse.
02:18Tu es une carrière comme lui, longue comme la scie.
02:21Absolument. Et surtout aussi intègre.
02:23Parce que c'est un gars qui a eu des hauts et des gros bas, mais qui, quoi qu'il
02:27arrive, est resté lui-même.
02:28Il n'a jamais dilué, pour combler un bas, l'essence qu'il était en tant qu'artiste.
02:33Tu vois, il ne s'est pas dit, ça ne va pas bien, il faut que je change.
02:35Non, il s'est dit, ça ne va pas bien, il faut que j'y veuille.
02:40Je me souhaite une longue carrière.
02:42Je ne sais pas si j'aurai sa force, par contre.
02:44Je ne sais pas si moi, à l'aube d'un arrêt, parce que je pense que là, il va
02:49arrêter un petit peu,
02:50j'aurais eu la force d'en faire autant.
02:56Ce soir, l'audio avec Johnny Hallyday qu'on a entendu sur ton album blanc, que je t'aime.
03:00Parle-moi de comment tu te sens, juste avant de jouer et de chanter ça.
03:04Moi, je me sens bien.
03:05Ça fait un an que je fais des shows tous les jours.
03:09Je ne suis pas trop nerveux.
03:11La répétition s'est passée hyper bien hier.
03:14C'était bien fun.
03:16Je l'ai rencontré à Paris il y a deux semaines.
03:18Je suis allé voir son show, puis on a discuté, il m'a dit, alors, tu veux faire quoi?
03:23J'ai dit, je ne sais pas, on va chanter que je t'aime, mais je pense qu'on ne
03:25devrait pas chanter dans les yeux.
03:27On devrait peut-être chanter.
03:28Il dit, de toute façon, on va au Québec et tu fais ce que tu veux.
03:31Je suis arrivé hier sur scène, puis on a jasé, il m'a présenté à tout le monde, fin comme
03:35ça ne se peut pas.
03:36Il m'a dit, écoute, ça tente, je vais commencer la chanson.
03:38Tu viens chanter un autre bout.
03:39On chante chacun de notre bout, puis on ne se regarde pas.
03:42Et la fin, tu sais, c'était très amical.
03:45On fait des blagues à la scène.
03:47C'est vraiment, tu ne sais pas quoi t'attendre, parce que c'est quand même un monument.
03:51Bon contact avec Johnny.
03:53C'est un plaisir de chanter, puis j'ai bien hâte à ça.
03:57Je l'ai vu, c'est une bombe.
03:58C'est un spectacle.
03:59À fond, la caisse.
04:00À la hauteur de sa réputation.
04:01Oui, oui.
04:02Et puis, écoute, le public en France, ils sont complètement fous de Johnny.
04:08Ça crie Johnny, Johnny.
04:10Chaque chanson, ils connaissent les paroles de toutes les chansons.
04:12C'est de la folie là-bas.
04:13Il y a l'autre temps, on s'en est guitare!
04:15Je l'ai vu pour la première fois à Paris.
04:18Puis, écoute, c'est un délice.
04:20C'est des shows qui, comme, ils ne s'en feraient plus.
04:23Avec, en grande pompe, avec des grosses pointures, des musiciens très connus dans le monde.
04:26Des gars qui ont joué avec Stuart Stuart, avec d'autres musiciens, avec d'autres chanteurs.
04:29Puis, c'est vraiment, là, un show.
04:33Comme je l'ai dit, comme je ne vous enverrai plus tellement.
04:35Vous êtes venu dire bonjour à un ami.
04:37À Johnny Hélidé.
04:38C'est sûr.
04:39Je ne rate jamais une occasion d'aller écouter Johnny Hélidé.
04:42Jamais?
04:43Jamais.
04:44Si je ne suis pas loin, je viens et je l'écoute.
04:46Voilà, je suis content.
04:47Je rentre chez moi, je suis content après.
04:50J'ai des enfants et j'en ai un qui a 20 ans.
04:54Il est venu le voir.
04:55Il est venu à l'Olympia avec moi.
04:56Il était vachement heureux.
04:57Ma fille aussi.
04:58Ça rapproche les générations de la musique comme ça.
05:00C'est fou, hein?
05:02Je crois qu'on est un peu timide.
05:04Alors, on attend comme ça.
05:05On sent les ambiances.
05:06Mais il n'est pas besoin de parler.
05:07Quand on aime quelqu'un, il le sait, il le sent.
05:10Ça se sent quand on vous aime, je crois.
05:15On est avec Roger Tabra, notre auteur, qui est composé pour Isabelle Boulay, pour tellement de gens ici.
05:21Mais je ne savais pas que tu étais un fan inconditionnel de Johnny Hélidé.
05:24Mais ça fait 25 ans.
05:25Non, qu'est-ce que j'y ai?
05:26Il a 50 plus que moi.
05:27Depuis que ça a commencé son premier album, je suis un fan.
05:32Ce que j'aime, c'est l'homme de scène.
05:33C'est le personnage.
05:34C'est l'espèce de légende, comme ça, l'espèce de mythe.
05:50Sa grande force, c'est son charisme.
05:52C'est qu'il réussit à nous faire croire à des chansons qui, souvent, sont des chansons, je dirais, même
05:56simplistes.
05:57Mais je chante avec, j'ai pu le voir, parce que c'est une espèce d'idole, c'est une
06:00espèce d'icône, c'est une espèce de demi-dieu vivant.
06:02D'accord.
06:03J'en ai pas de demi-dieu vivant, mais c'en est un...
06:05C'est venu crier, c'est tout.
06:06C'est venu crier parce que j'ai le droit de crier avec des amis.
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