- il y a 14 minutes
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).
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00:00Il est 16h42 et nous sommes avec Reda Bellage, nous sommes également avec Guillaume Fouquetot
00:06qui est journaliste à frontières qui s'est fait molester hier devant le lycée Paul-Éloard
00:11et puis nous avons écouté Bali Bagayoko, nous avons écouté Jean-Luc Mélenchon,
00:15nous avons écouté également une jeune lycéenne qui traitait les médias BFM
00:22mais aussi d'autres médias de racisme.
00:25On peut peut-être écouter Louis Boyard, député de la France Insoumise, dans une vidéo qu'il a postée hier
00:31soir.
00:32Je veux vous dire que votre mobilisation est juste, que vous êtes légitime.
00:35Et je veux dénoncer l'hypocrisie du ministre de l'Éducation nationale et de ce gouvernement.
00:39L'hypocrisie de ceux qui envoient des policiers tirés aux lacrymogènes et aux LBD sur des adolescents
00:44et vous accusent maintenant d'être des violents.
00:46Alors, jeunesse de France, votre mobilisation est juste, vous êtes légitime.
00:49Bon, il y a une inversion des valeurs, très clairement.
00:52C'est très très difficile ce climat qui existe aujourd'hui.
00:54On est avec Abdel, qui habite Valenciennes.
00:57Bonjour Abdel.
00:59Bonjour Pascal.
01:00Comment allez-vous Abdel ?
01:02Ça va très bien, merci de me donner la parole Pascal.
01:05Je vous en prie Abdel, quelle est votre réaction, votre analyse de ce qui se passe dans les lycées français
01:10et notamment dans ce lycée Paul-Éluard ?
01:13J'ai bien peur que le constat date de plusieurs années
01:16et que malheureusement, on va donner raison à ceux qui veulent utiliser la violence pour se faire écouter
01:23parce que, si je vous prends comme exemple, je suis président d'association de parents d'élèves de plusieurs établissements.
01:29On a réclamé des moyens depuis longtemps.
01:32On s'est même battu pour garder, vous m'avez même fait passer à la tête,
01:36pour garder un collège ouvert sur Valenciennes
01:38parce qu'il y avait une fermeture qui était annoncée vu la diminution, soi-disant, des élèves par classe.
01:46Et on n'a pas été entendus malgré qu'on a été non-violents
01:49et qu'on a été à plusieurs réunions au niveau du rectorat, au niveau du département.
01:53Et cet établissement est quand même fermé aujourd'hui.
01:55Et là, vu le manque de moyens qu'il y a, vu les choses qui sont rentrées dans la sphère
02:01politique,
02:02j'ai peur que ça se transforme de plus en plus en un constat de violence pour toutes les manifestations,
02:07pas seulement celles de l'éducation nationale.
02:09Mais je pense aussi au niveau...
02:11La police, alors encore, ils arrivent à se faire entendre plus facilement.
02:14Et je comprends un petit peu ces lycéens qui en ont ras-le-bol
02:17parce que malheureusement, le niveau baisse, les élèves sont de moins en moins intelligents.
02:22Bon, on met la faute sur les parents, mais moi j'en ai tellement entendu
02:25que maintenant je ne saurais même plus vous dire si c'est réellement la faute des parents ou pas
02:28parce qu'eux-mêmes, ils sont démunis sur les problèmes qu'ils subissent aussi.
02:33Enfin, ce qui m'ennuie dans ce que vous dites, Abdel, c'est que c'est jamais la faute de
02:38personne.
02:38C'est-à-dire que tout le monde exclut sa responsabilité.
02:40Si les parents sont démunis, j'ai envie de dire, c'est à eux d'assurer l'éducation de leur
02:46enfant.
02:46Démunis de quoi ?
02:47Moi j'y peux rien si vous avez aujourd'hui des parents qui ne savent plus élever leurs enfants.
02:52C'est triste d'ailleurs, c'est triste, c'est bien triste.
02:55Mais la société n'est pas responsable, hélas, de ça.
02:58Il y a une prise en main des uns et des autres.
03:01Nous avons été tous élevés par nos parents, c'était sans doute pas facile.
03:05Ils n'étaient pas toujours dans des conditions sociales extrêmement favorables.
03:09Dans toutes les familles, c'est la même chose.
03:13Je pourrais vous parler de mes grands-parents, de la manière dont ils ont élevé mon père,
03:17dans 20 mètres carrés, pendant 30 ou 35 ans.
03:21C'était l'après-guerre.
03:22Mais à l'époque, les choses étaient différentes.
03:24C'est-à-dire qu'il y avait un sens de la responsabilité, notamment des parents.
03:28Il y avait un accompagnement des enfants et tout le monde a démissionné.
03:31Donc je ne sais pas la société dans laquelle on va.
03:34Alors, ce n'est pas vrai partout, hein.
03:36Ce n'est pas vrai partout.
03:37Mais dans certains quartiers, je m'aperçois qu'il y a une démission des parents.
03:40Pour moi, les premiers responsables de ce que je vois aujourd'hui, ce sont les parents, Abdel.
03:46Alors, arrêtons de dire que l'école, ou qu'il n'y a pas assez de moyens dans cet établissement,
03:54qui n'a pas été refait depuis quelques années...
03:57J'entends dire que les enfants travaillent trop, que l'emploi du temps est trop important.
04:01On est sérieux, Abdel ?
04:02On est sérieux ? C'est aux élèves de remettre un emploi du temps en question ?
04:09Les élèves, ils sont là pour...
04:11De toute façon, ils sont là à l'école pour apprendre et pour écouter.
04:14Mais comme il y a une telle inversion des valeurs dans ce monde, c'est fichu pour certains.
04:19Hélas, j'en ai peur que ce soit fichu pour certains, Abdel.
04:23– Oui, Pascal, excusez-moi, je vais juste intervenir, je suis d'accord avec vous.
04:27– Je vous en prie.
04:28– Moi, en réalité, ce n'est pas la faute de personne, c'est la faute de tout le monde,
04:32moi je dirais.
04:33– Mais non, ce n'est pas la faute de tout le monde.
04:35Arrêtez de dire que c'est la faute de tout le monde, c'est la faute de...
04:37– Mais qu'il y a des moyens ?
04:38– Mais quel est le rapport avec les moyens ?
04:41Quel est le rapport avec les moyens ?
04:42Dans le temps, il n'y avait pas plus de moyens.
04:44Les gens étaient sans doute plus pauvres il y a 70 ans, 80 ans, arrêtez !
04:49Arrêtez !
04:50Il n'y avait pas tous les filets de protection qui existent aujourd'hui il y a 70 ou 80
04:56ans au lendemain de la guerre.
04:58– On est presque de la même génération.
05:00Est-ce que vous vous rappelez que dans les établissements, on avait des surveillants,
05:04on avait des assistantes sociales, on avait une personne qui...
05:08– Reda Bellad, je vous réponds. Reda.
05:11– Oui, bonjour, Abdel, enchanté.
05:13– Alors déjà, deux points, je vais vous répondre parce que j'ai mon lit.
05:16Pour le coup, mon fils est en seconde, mes filles sont une et doctorante, j'en suis fier,
05:21et la deuxième est en master 2.
05:23Donc, c'était très dur d'élever mes enfants, j'ai acheté une maison parce que j'ai la chance
05:28d'être fonctionnaire,
05:29même si mon salaire n'augmente pas trop, mais je me suis privé de vacances pendant 4 à 5 ans.
05:33Voilà, donc c'était pas facile tous les jours, mes enfants, ils ont été tous en public,
05:38mes deux filles ont eu mention, j'en suis très fier, j'espère que mon fris fera pareil,
05:42mais en attendant, moi je suis très content parce que moi, à l'époque, quand j'étais au lycée,
05:45j'avais pas Pronote pour vérifier les devoirs de mes enfants, j'avais pas ce lien avec les proviseurs,
05:53qui franchement font des réunions chaque année où ils présentent l'établissement de manière formidable.
05:59J'avais pas des professeurs qui nous donnaient rendez-vous, qui pouvaient nous envoyer des e-mails
06:04pour nous tenir en courant de comment se passer dans l'école, est-ce que tout allait bien.
06:08Maintenant, tout n'est pas tout rose, c'est pas ce que je dis.
06:12Moi, je sais que dans le collège de mon fils, avant, il n'y avait pas de papier toilette aux
06:16toilettes,
06:16je trouve pas ça normal, mais il y a un moment où il faut aussi arrêter de leur donner des
06:20excuses
06:21puisque c'est pas une raison pour s'en prendre au portail d'un établissement scolaire,
06:26c'est pas une raison pour mettre le feu dans des lycées, c'est pas une raison pour s'attaquer
06:29aux forces de l'ordre.
06:30Et je vais rebondir une dernière fois sur ce que vous avez dit tout à l'heure,
06:33parce que c'est important, je peux pas laisser passer, excusez-moi, je suis désolé.
06:35Vous avez dit, nous les policiers, on arrive à obtenir, monsieur, excusez-moi, mais on n'obtient rien du tout.
06:40La seule chose qui s'est bien passée depuis ces quatre jours, depuis que les blocages ont commencé,
06:44c'est la visite du pape, parce que les gens nous ont applaudis.
06:47Mais vous savez ce qui s'est passé pendant cette visite du pape, Abdel ?
06:50Vous savez ce qu'ils nous ont servi à nous comme repas ?
06:53Des madeleines et des compotes à midi, et des madeleines et des compotes le soir,
06:59alors qu'on a travaillé 14 heures, mes collègues ont travaillé 14 heures d'affilée.
07:03Donc excusez-moi, ne dites pas qu'on obtient, justement, on a une administration
07:08et on a un gouvernement qui est dans le mépris avec nous.
07:11Oui, alors je vais vous dire, si vous sentez que vous n'êtes pas assez représenté
07:15et que vous avez des besoins particuliers, je suis désolé.
07:19Moi, je vois aussi qu'il y a des commissariats qui sont complètement vétus,
07:22mais bien heureusement, celui de Balenciennes, par exemple, si je vous donne comme exemple, c'est un trou.
07:26Maintenant, il y a un nouveau commissariat qui a été mis en place, il est très beau.
07:29Donc ça veut dire que quelque part, vous avez eu réponse à vos questions.
07:33Les établissements scolaires, ce n'est pas pareil.
07:35Moi, ma fille, vous parlez de vos enfants, moi aussi, j'ai deux enfants.
07:38Quand je vois ce qu'ils ont par rapport à moi, alors c'est bien, vous parlez de moyens,
07:42mais toujours de moyens informatisés.
07:44Ça veut dire qu'il n'y a pas de moyens humains.
07:45Moi, je vous parlez de moyens humains.
07:47Donc je suis d'accord avec vous, ça va plus vite, c'est mieux, on ne se déplace pas, tant
07:50mieux.
07:51Sauf que, si je prends l'exemple de ma fille, malgré que mon éducation est assez autoritaire vis-à-vis
07:58du respect ou autre,
07:59ce que j'ai remarqué, c'est que c'est l'école qui me pose des problèmes.
08:02C'est à l'école que, justement, elle apprenait des choses que moi, je ne voulais pas qu'elle apprenne.
08:05Non, mais qu'est-ce que ça veut dire ?
08:06Qu'est-ce que cette phrase veut dire ?
08:08À l'école, elle apprenait des choses que vous, vous ne vouliez pas qu'elle apprenne ?
08:12Exactement.
08:13Mais c'est-à-dire ?
08:15Par exemple, si je vous parle de drogue, si je vous parle de sexe, si je vous parle de manque
08:21de respect vis-à-vis, je veux dire, dans l'ensemble de l'enseignement avec les professeurs, les professeurs avec
08:27les airs...
08:27Non, non, non, mais ça, c'est autre chose, ça, c'est autre chose, le comportement.
08:30Non, non, vous avez dit, elle apprenait des choses, c'est-à-dire dans les matières qui sont enseignées, vous
08:37remettez en cause les cours qu'elle pouvait apprendre, c'est ça ?
08:41Non, c'est pas les cours, c'est de l'aspect général, ça veut dire qu'il y a des
08:45discussions qu'ils avaient au niveau de l'établissement scolaire, qui n'avaient rien, qui n'avaient rien.
08:51Mais donnez-moi un exemple précis.
08:52Ah ben, je vous ai donné un exemple, par exemple sur la drogue.
08:55Sur la drogue, qu'il y ait une sensibilisation à l'intérieur de l'établissement de la drogue, moi ça
09:02ne me paraît pas une mauvaise chose, pourquoi ça vous choque ?
09:06Alors ça me choque parce qu'il n'y en a pas justement, mais par contre ils ont parlé en
09:09trop de la drogue.
09:10Donc c'est ça que je vous parle, en fait, c'est pas le fait qu'il y a un
09:12cours.
09:13Mais vous savez bien qu'aujourd'hui il y a des jeunes gens qui prennent ou du cannabis ou d
09:19'autres substances, ça existe.
09:21Donc qu'il y ait un message dans une classe de prévention, je répète la question, en quoi ça vous
09:28choque ?
09:29Non mais Pascal, vous ne m'avez pas compris.
09:30C'est qu'il n'y a plus de personnes comme auparavant qui venaient comme les pompiers, comme la police.
09:35C'est très rare, c'est une fois dans l'année.
09:38Donc les élèves sont laissés entre eux et ceux qui ne connaissent pas ça, ils ont des discussions avec des
09:42amis sur la drogue, sur le sexe.
09:43Mais pourquoi vous avez parlé de sexe ? J'ai pas compris.
09:46Pourquoi vous avez parlé de sexe ?
09:47Vous avez dit, il y a des choses qu'on apprend à l'école de sexe que je ne veux
09:52pas que ma fille apprenne.
09:53– Ah mais Pascal, ne me ramenez pas dans un endroit que je ne vous ai pas amené, je ne
09:59vous parle pas au niveau des cours.
10:00– C'est vous qui avez parlé de sexe, ce n'est pas moi.
10:02– Mais je ne vous parle pas des cours, je ne vous parle pas des cours.
10:06– Mais je n'arrive pas à savoir exactement ce que vous voulez dire.
10:10Il est clair que quand votre fille sort de chez vous, elle est au contact de la société,
10:16et qu'effectivement, comme tous les enfants, elle est au contact de conversations qui puissent vous ennuyer, vous gêner.
10:22Mais c'est l'histoire de tous les parents, bien sûr, qu'il y a des conversations qu'elle doit
10:27entendre,
10:28des images qu'elle doit entendre, quand elle sort de chez vous, que vous ne contrôlez plus.
10:31Mais elle a quel âge votre fille ?
10:33– Elle a 16 ans justement, les années les plus compliquées.
10:36– À 16 ans forcément, elle va s'émanciper de vous, et c'est bien normal, elle va avoir son…
10:41– Dans le bon sens ?
10:42– Pardon ?
10:42– J'espère dans le bon sens.
10:44– Mais un enfant, je veux dire, pourquoi vous élevez votre enfant, Abdel, pour qu'il soit autonome ?
10:52C'est ça le but de l'éducation, qu'il puisse vivre sans vous, que vous, vous avez fait le
10:56travail de père et de mère qu'il faut faire,
11:00de lui donner les outils pour qu'elle fasse attention, qu'elle ait des discernements dans les rencontres,
11:05que ces choix professionnels, et en l'occurrence d'études, soient les bons choix, qu'elles s'investissent ou qu
11:13'elles s'engagent dans une activité intellectuelle,
11:16mais aussi sportive, et pourquoi pas affective, c'est cela la vie qui se met en place quand on a
11:2016 ans ?
11:21– Je suis tout à fait d'accord avec vous, Pascal, malheureusement, ça ne se passe plus comme ça pour
11:24les jeunes d'aujourd'hui.
11:25– Vous verrez le nombre de parents qui ont perdu leurs enfants en cours de route,
11:30et notamment sur l'adolescence entre 15 et 18 ans, et qui sont complètement, à cause des réseaux sociaux, on
11:37en revient,
11:37c'est pour ça que ce n'est peut-être pas mauvais que…
11:39– Mais là, vous surveillez, par exemple, vous surveillez les réseaux sociaux de votre fille ?
11:43– Alors, il y a un juste milieu, mais oui, je surveille…
11:47– Moi, je pense que vous avez raison, une fille de 16 ans, ce n'est pas un adulte, ce
11:51n'est plus un enfant,
11:52mais il faut évidemment être vigilant, c'est-à-dire qu'il faut évidemment plutôt regarder ses fréquentations,
12:00parce que c'est important, plutôt effectivement avoir un œil sur les réseaux sociaux, sans être intrusif,
12:07mais comme vous le dites très justement, trouver le bon milieu, le juste milieu,
12:12et Géraldine, Géraldine, votre fille est plus jeune ?
12:14– 13 ans.
12:15– Donc c'est encore… parce que 13 ans, ce n'est pas 16 ans ?
12:18– Ah non, ce n'est pas 16 ans, mais…
12:19– 13 ans, on est plus proche de l'enfance que de l'adolescence.
12:21– Oh, on commence à être…
12:22– Là, on commence à s'affirmer, là j'ai comme…
12:25– On est plus proche de l'enfance à 13 ans, à 16 ans, on est plus proche de l
12:30'adulte que de l'enfance.
12:32– Mais ça commence, et je surveille, je surveille.
12:34– Vous avez bien raison de surveiller.
12:35– Là, j'ai accepté un réseau social il n'y a pas longtemps, j'ai tenu un an, mais
12:39j'ai cédé, et je surveille quand même.
12:42– Bon, vous n'avez pas d'enfant, Guillaume Fouqueto, vous êtes tout jeune encore ?
12:46– Pas encore, pas que je sache en tout cas, 28 ans.
12:48– Bon, 28 ans, Guillaume qui est un journaliste de frontières, et qui était sur le terrain,
12:54et tous ces jeunes gens, moi je suis effrayé, je ne peux pas vous dire…
12:57– Moi j'ai vu une image par exemple du maire Bali Bagayoko porté en triomphe,
13:02je n'avais jamais vu un maire d'une ville porté en triomphe par des lycéens,
13:08pourquoi ils le portaient en triomphe d'ailleurs ?
13:09– C'était le cas hier matin, ils ont fait d'ailleurs le même accueil à Louis Boyard,
13:13on a l'impression qu'ils reçoivent une véritable star de cinéma,
13:15ou alors un joueur de foot de leur équipe favorite.
13:18C'est dire, ces liens comme ça entre les syndicats et la France Insoumise,
13:22et je voulais d'ailleurs dire un mot concernant ces blocages, Pascal,
13:25les lycéens du fin fond du Gers ou du fin fond du Cantal ou du fin fond de l'Auvergne,
13:30corrigez-moi si je me trompe, mais ils ont les mêmes emplois du temps que les lycéens de Saint-Denis,
13:34du lycée Paul-Éluard, ils ont peu ou prou les mêmes établissements scolaires,
13:38ils ne se livrent pas du tout à des blocus, il n'y a aucun blocus en ce moment au
13:43fin fond du Cantal
13:43ou dans le Gers, Pascal, et pourtant on assiste en ce moment à des saignes de guérilla urbaine
13:48avec des poubelles qui sont brûlées, avec des journalistes qui sont blessés,
13:53on assiste à ça en Ile-de-France, en banlieue, en Seine-Saint-Denis.
13:56Merci Guillaume Fouquetot, c'est la première fois que vous venez nous voir au micro d'Europe 1 dans ce
14:02studio,
14:03et puis vous avez réagi très vite, donc je vous remercie grandement.
14:08Réda Bellage, vous savez ce qu'on va faire Réda ?
14:10Au huitième étage, je pense qu'il y a un étage, on peut mettre peut-être un lit,
14:15si vous voulez.
14:15Votre lit, il est dans la salle de repos.
14:17On peut mettre un petit studio, parce que vous êtes régulièrement là sur les antennes,
14:23et d'abord je vous remercie parce que c'est toujours une parole importante,
14:26mais c'est vrai que vous êtes très présent aujourd'hui dans les médias.
14:28Merci en tout cas, et en tout cas malheureusement il y a tellement de choses qui vont pas aujourd'hui
14:32dans notre société
14:33que je pense que c'est important de les analyser et de les dénoncer.
14:3616h57, à tout de suite.