00:00Quand vous demandez un effort collectif, un effort à la population française,
00:05il faut que les plus fortunés contribuent en premier.
00:08Il faut que ceux qui ont le plus contribuent le plus.
00:11Si vous voulez, aujourd'hui, le gouvernement refait la même erreur
00:15qu'Emmanuel Macron au tout début de son premier quinquennat.
00:18Quand il a supprimé l'ISF le même jour où il baissait les APL.
00:21Et bien là, ils vont proposer la baisse des APL,
00:24mais ils ne toucheront pas au plus haut patrimoine qui parvienne via l'optimisation.
00:27Vous, vous toucheriez à quoi ?
00:29Vous avez en France des milliardaires qui continuent à s'enrichir de manière inédite dans notre histoire.
00:33Vous partez du principe, vous, qu'il faut réduire la dette ?
00:35Vous ne dites pas qu'il faut la geler ou la brûler ?
00:37Non, il faut réduire les déficits.
00:37Donc la dette, c'est un sujet sérieux, dites-vous ?
00:39Il faut réduire les déficits.
00:40Il faut une trajectoire sérieuse.
00:41Et nous la proposons sur cinq ans pour réduire les déficits
00:44et pour rendre la parole de la France crédible.
00:46Parce que c'est important et c'est un sujet extrêmement sérieux.
00:49Et que donc, il faut à la fois faire des économies et augmenter les recettes.
00:53Où est-ce que vous prenez les recettes ?
00:54Vous prenez les recettes d'abord chez ceux qui ont le plus
00:56et qui continuent à s'enrichir au moment où on se parle
00:59alors que tous les autres se serrent la ceinture.
01:01Tant que vous n'avez pas touché au plus haut patrimoine,
01:04tant que vous refusez a priori la proposition que je fais
01:07d'une taxation des héritages les plus massifs
01:11au-dessus de 2 millions d'euros
01:12pour pouvoir simplement financer...
01:15Au-dessus de 2 millions d'euros, vous prenez quelle proportion ?
01:17Vous prenez tout ou vous prenez qu'une partie ?
01:18Donc, ce qu'on prend, c'est 15 milliards sur les méga-successions,
01:22sur les héritages de plus de 2 millions d'euros.
01:24Comment ? Avec la fin de la suppression de l'exonération des plus-values latentes
01:29qui est une spécificité française qu'aucun autre de nos voisins n'applique.
01:33Deuxièmement, une réforme du pacte d'Utreil
01:35pour faire en sorte qu'on échappe à l'optimisation fiscale,
01:39qu'on permette la transmission des PME, des TPE, des ETI,
01:42mais qu'on arrête d'optimiser fiscalement
01:44pour les grandes holdings via le pacte d'Utreil.
01:46Et ensuite, une taxation qui passe de 45 à 50%
01:48au-dessus de 2 millions d'euros.
01:50Ça rapporte 15 milliards d'euros.
01:53Et ce que ça nous permet de faire,
01:55c'est un abaissement de la CSG sur les salaires
01:57pour que, sur la fiche de paix,
01:59quelqu'un qui gagne aujourd'hui 1 600 euros
02:01ait 100 euros de plus de salaire net par mois
02:03pour que le travail paie à nouveau.
02:05Et pourquoi nous proposons ça ?
02:06Parce que nous sommes en train de devenir
02:09une société d'héritiers et de rentiers.
02:11Il y a 50 ans, les deux tiers de la fortune des Français,
02:13les deux tiers, étaient constitués par le produit de leur travail
02:16et un tiers seulement par le produit de leur héritage.
02:18Aujourd'hui, c'est l'exact inverse.
02:19Et donc, qu'est-ce qu'on est en train de devenir ?
02:21Qu'est-ce qu'on est en train de devenir ?
02:22Une société de privilégiés
02:24où les inégalités s'éritent de génération en génération.
02:27C'est l'antithèse du projet républicain.
02:28C'est l'antithèse de la méritocratie.
02:30Et moi, je veux revenir à la base de la République.
02:32Que le travail paie
02:33et que chacun puisse vivre dignement de son travail.
02:36sur la question des...
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