00:00Moi j'entends et je comprends les angoisses, parfois les colères que notre jeunesse peut avoir,
00:07qu'il s'agisse du climat, des évolutions technologiques, des situations géopolitiques.
00:14Et le gouvernement comme moi-même vont chaque fois essayer d'y répondre de la manière la plus concrète possible,
00:20avec des actes,
00:22d'essayer d'organiser les débats, et je continuerai de le faire jusqu'à la dernière seconde.
00:26Donc je ne vais pas ici laisser penser qu'au fond, notre jeunesse n'aurait pas de légitime débat à
00:33avoir,
00:34de légitime crainte, et puis des adhésions, tout ça fait partie de la vie démocratique, et c'est une bonne
00:40chose.
00:40Par contre, aucun de ces débats, aucune de ces craintes ne légitime la violence.
00:46Et en aucun cas des responsables politiques, le terme, en espèce, est mal choisi,
00:52ne saurait légitimer une violence au carré.
00:54On a vu beaucoup de responsables aller devant les lycées pour exciter les élèves.
00:57Je pense que c'est grave.
01:01Plusieurs de ces jeunes étaient-ils lycéens ou venaient-ils en opportunité devant les lycées,
01:06même brutalisés des journalistes, c'est inacceptable.
01:10Donc oui aux interrogations, aux débats, non à la violence, quelle qu'elle soit, et rien ne la légitime.
01:16Et dans une démocratie, tous les débats sont légitimes,
01:20la violence, elle, ne l'est jamais, jamais.
01:23Et donc la première chose à laquelle j'appelle, c'est que tous les responsables politiques,
01:26quand ils sont élus de la République, se rappellent de leur rôle.
01:29Ils sont là parce qu'il y a un mandat démocratique,
01:31parce qu'ils ont été élus de manière calme dans un cadre organisé,
01:36et ils ne sont pas là pour agiter les peurs et faire commettre le pire,
01:42et j'appelle tout le monde au calme.
01:43Je veux ici redire aussi ma solidarité avec les familles, avec le corps enseignant,
01:49puisque plusieurs ont été brutalisés,
01:50et avec les forces de l'ordre qui font leur travail et qui doivent le faire dans le cadre d
01:53'éontologie,
01:54qui est le leur.
01:55Et donc s'il y a des écarts qui sont vus, ils doivent être poursuivis.
01:58Mais je pense que la violence, elle vient surtout de ceux qui ont bousculé des professeurs
02:01et les ont foulés au pied,
02:03elle vient de ceux qui ont été bousculés des journalistes
02:05et de ceux qui ont pris à partie des forces de l'ordre qui font leur travail.
02:07Les lycées sont faits pour être ouvertes et transmettre un savoir.
02:11Ils ne sont pas faits pour être bloqués ou brûlés des poubelles.
02:15Voilà comment je vois les choses de manière simple sur ce sujet,
02:18et je vais ici redire mon soutien évidemment aux enseignants,
02:21aux forces de l'ordre,
02:23et ils agissent dans le cadre d'éontologie,
02:24et le ministre de l'Education a parlé hier justement pour rappeler le cadre,
02:29et le ministre de l'Intérieur aussi,
02:32et pour rappeler évidemment l'exigence d'éontologie qui est la sienne,
02:35dont il est garant en matière d'intervention.
02:38Sur votre deuxième question,
02:41la lutte contre l'antisémitisme est une des priorités de la République,
02:46je l'ai constamment rappelée,
02:48parce qu'elle est existentielle à la République elle-même.
02:53Et donc jamais nous n'accepterons de propos antisémites, jamais.
03:01Donc je pense qu'il est aujourd'hui,
03:02d'abord les propos qui ont été rapportés sont évidemment gravissimes et inacceptables,
03:07et ils ne souffrent pas quelque commentaire que ce soit,
03:11ils appellent à la condamnation la plus extrême,
03:13ce n'est pas la République.
03:15Et la deuxième chose, ils impliquent que les responsables clarifient.
03:20Voilà, c'est le rôle des responsables politiques,
03:23qu'ils clarifient la ligne,
03:25les mots et les gens qui, dans leur parti,
03:29peuvent prononcer telle chose.
03:31Pour le reste, je déplore comme vous la violence qui s'installe.
03:38Et je pense que la violence langagière conduit toujours après à une escalade.
03:43Et que même quand c'est métaphorique,
03:46ce qui doit accompagner un débat démocratique,
03:51c'est le respect et c'est l'argument.
03:53Les Françaises et les Français auront dans quelques mois
03:57à faire un choix important et choisiront pour leur avenir.
04:00Mon rôle, c'est d'essayer d'éclairer ce débat,
04:01je l'ai fait il y a quelques jours encore,
04:03de confronter ceux qui veulent des responsabilités au réel
04:07et de partager ce que nous en savons,
04:09de la situation géopolitique.
04:12Mais tout ça doit se faire dans le respect.
04:15Parce que de toute façon, ces femmes et ces hommes
04:19auront peut-être pour certains à gouverner ensemble,
04:21auront de toute façon à avoir d'autres élections ensuite.
04:24Et ils auront à être dans la vie de la nation,
04:26peut-être les uns avec une majorité,
04:28les autres avec une opposition.
04:30Et la vie politique, c'est justement une sortie de la violence.
04:33C'est parce qu'il est donné aux concitoyens
04:36la possibilité de changer de manière régulière
04:41celles et ceux à qui on confie les responsabilités,
04:43de le faire dans le calme et dans le respect.
04:45On peut avoir des désaccords qu'on exprime de manière respectueuse.
04:48Donc oui, je pense qu'il est inacceptable
04:50d'avoir des mots violents à l'égard des adversaires politiques
04:55et qu'il est inacceptable de s'en prendre à ceux
04:57qui sont pour partie les organisateurs de ce débat
05:01et que les journalistes qui font leur profession en indépendance
05:04ne puissent pas être l'objet d'attaques
05:07et de ces propos violents.
05:09C'est le seul cadre qui permettra à notre pays,
05:12quel que soit son choix,
05:13de le faire dans de bonnes conditions
05:15et de choisir son avenir.
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