00:00Il faut savoir que Javier Milley a un tempérament assez fougueux, on va dire.
00:04Il peut être à la fois très émotif et des fois assez énervé.
00:09Donc c'est vrai que quand on va à sa rencontre, on se demande s'il y a des questions
00:14qu'il ne faut pas poser.
00:15On m'a dit qu'il fallait éviter de lui poser des questions sur ses chiens.
00:18On ne sait jamais s'il y a un moment où il va s'énerver ou pas.
00:21C'est un peu difficile, il faut essayer d'être très empathique quand on va voir un président.
00:25Et encore plus avec Javier Milley, il essaie de voir s'il y a des terrains où on peut aller,
00:31d'autres où il ne faut pas aller.
00:32C'est quelqu'un qui peut s'énerver mais qui peut aussi tout d'un coup être très affectueux.
00:37C'était la deuxième fois que je voyais Javier Milley.
00:39L'année dernière, ça avait été assez olé olé et marrant puisqu'on s'était échangé des messages par WhatsApp.
00:46Il m'envoyait des émojis avec son pouce.
00:48Ça fait bizarre de parler par WhatsApp avec un président quand même.
00:52Il a respecté sa parole l'année dernière, il m'avait dit on se revoit, oui, il n'y a
00:55pas de problème.
00:55On s'est revu.
00:56L'année dernière, il s'était un peu énervé avec la couverture qu'on avait choisie dans le point
01:01puisque ce n'était pas une photo qu'on avait fait avec le photographe.
01:04C'était une photo qu'on avait achetée en agence.
01:07Et il n'avait pas du tout aimé parce qu'il n'aime pas du tout quand on voit son
01:10coup.
01:10Donc il s'était énervé, il avait dit c'est une insulte, c'est inadmissible.
01:14Donc cette année, il n'avait pas oublié.
01:16Donc on a fait des photos, mais avec son photographe.
01:20Enfin, on m'avait parlé de son photographe et finalement c'était sa photographe.
01:23Et ce qui était très cocasse, c'était vraiment surréaliste, c'était que c'était une de ses députés,
01:28des députés de son parti qui s'appelle Ilia Lemoyne, qui a fait les photos pendant une demi-heure.
01:33Alors elle prenait les photos, elle est même montée sur le bureau du président pour que le président fasse une
01:38tête un peu comme ça énervée.
01:39Il aime bien toujours avoir l'air un peu mauvais.
01:42Donc pendant une demi-heure, elle prenait les photos, elle lui montrait, elle lui disait « Ah non, ça, je
01:46n'aime pas ».
01:46Donc c'était complètement surréaliste.
01:49C'était vraiment le truc qui m'a plus marqué de cette interview.
01:52Après, passer deux heures avec un président, c'est quand même assez exceptionnel.
01:55On peut dire vraiment qu'il est finalement très libéral, vraiment dans le bon sens du terme.
01:59C'est-à-dire qu'il ne m'a jamais demandé ce que j'allais lui demander.
02:01Et puis après, c'est une totale liberté au moment d'écrire l'interview, puisqu'il ne demande pas à
02:07relire l'interview.
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