- il y a 8 minutes
Clara Paban vous propose un magazine d’information et de divertissement en compagnie d’un invité (sportif ou people) qui revient sur sa relation au sport et réagit à l’actualité.
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TVTranscription
00:12Bonsoir à tous et bienvenue dans Salon VIP sur Beansport avec nous ce soir une grande tête de la télé,
00:18Pascal Bataille.
00:19Bonsoir Pascal.
00:20Bonsoir.
00:20Merci d'avoir accepté l'invitation.
00:22Merci de m'inviter, je suis ravi d'être là.
00:24Vous êtes sur W9 le jeudi à 21h15, vous avez retrouvé Laurent Fontaine, le retour de Y'a que la
00:29vérité qui compte et ça cartonne.
00:32Ça marche très bien.
00:33Vous avez tellement été content.
00:33Depuis 4 ans, on a repris effectivement et on est très heureux de retrouver nos téléspectateurs fidèles.
00:39On a aujourd'hui une nouvelle catégorie, on a les jeunes qui ne nous connaissaient pas puisqu'ils n'étaient
00:43pas nés.
00:44On a ressorti des dinosaures de la télé, Laurent et Pascal.
00:48On est très contents parce qu'on parle aussi à ceux qui aimaient l'émission à l'époque.
00:52Et aujourd'hui, toute une nouvelle génération aussi qui trouve son compte.
00:56On adore tous.
00:57Mais vous êtes là pour le petit traité de la jouissance.
01:00Vous êtes auteur de cet ouvrage et on va affirmer de suite que jouir, ce n'est pas que sexuel.
01:05Non, ça l'est aussi.
01:07Aussi.
01:07J'en parle dans le livre.
01:09Mais non, pour moi, jouir, c'est vraiment à chaque instant, c'est vraiment un travail de chaque instant.
01:14C'est plus philosophique chez vous.
01:15C'est plus philosophique et je suis allé chercher des tas d'auteurs pour étayer un peu mes propos.
01:20Et essayer de nourrir ce que je disais de choses vraiment pensées et solides.
01:26Et l'idée, c'est de réapprendre à habiter le présent.
01:30De réapprendre à non pas simplement vivre, mais exister.
01:33Vous allez nous l'expliquer en seconde partie de l'émission.
01:35On va commencer avec les infos du jour.
01:38Le Monde Hippique a rendez-vous ce week-end à l'Hippodrome de Longchamp.
01:41Le Qatar pris de l'Arc de Triomphe, c'est ce dimanche.
01:43Allez encourager les plus beaux chevaux du monde et les meilleurs jockeys.
01:48Parier sur une course, est-ce que c'est jouissif ?
01:50Ça doit l'être pour ceux qui aiment.
01:53Moi, je ne suis pas joueur du tout.
01:54Vous êtes pas joueur ?
01:55Non, non, mais je comprends le plaisir que ça peut être.
01:59Ah, ben oui, l'engouement quand le cheval se termine premier, c'est une adrénaline folle.
02:03L'attention, l'adrénaline, etc.
02:04Non, non, j'ai déjà assisté à ça.
02:06Je ne suis pas très joueur, mais je comprends ce plaisir incroyable.
02:09Nous entamons Octobre Rose avec la quatrième marche nocturne Marathon Rose, organisée par l'association Casio P.A.
02:16Dans la nuit du 3 au 4 octobre, dès 20h, 100 participantes sont attendues, aidantes, malades, femmes ayant eu une
02:24histoire avec le cancer.
02:26Mesdames, venez à partir de 20h à l'église de la Madeleine.
02:29Ce sera le départ.
02:30Vous qui êtes concerné par le cancer, est-ce qu'avoir ce genre d'objectif, c'est un booster pour
02:37se battre contre la maladie ?
02:38Mais évidemment, je pense que le sport, le défi, quel qu'il soit, c'est vraiment un moteur incroyable pour
02:46gagner cette bataille,
02:48parce que c'est une bataille contre la maladie.
02:50Et je pense qu'il faut, au lieu de rester enfermé sur soi et sur sa maladie, il faut extérioriser,
02:58il faut se donner des challenges à relever.
03:01C'est hyper important.
03:02Qui êtes-vous, Pascal Bataille ?
03:04Laura Genin a préparé votre rétro.
03:07Regardez, vous allez nous dire ce que vous en pensez.
03:13Le 25 janvier 1960, dans une maternité de Bordeaux, une bataille est sur le point de commencer.
03:18José Bataille et son épouse Roselyne Saint-Georges-Aumet sont sur le pied de guerre.
03:22Contre-attaque, cri et quelques larmes.
03:24Le combat est rude, mais l'issue ne fait aucun doute.
03:26Victoire !
03:27Pascal Bataille vient de remporter son tout premier combat.
03:30Il passe son enfance, loin du spectacle, dans le bassin d'Arcachon et réalise ses années collège et lycée à
03:35Saint-Joseph de Thivoli, à Bordeaux.
03:37Après le bac, direction Paris !
03:39Prépa littéraire, hippocane, cagnes, Henri IV, rien que ça !
03:43Il obtient une maîtrise de lettres et de philosophie, complétée par un DESS, en technique de la formation à l
03:48'Institut français de presse.
03:49Et puis arrive 1983, Pascal se lance dans le journalisme et participe à la création d'une agence de presse
03:55parisienne.
03:56La même année, il fête également la rencontre de sa vie, à l'occasion d'un concours de grands reporters.
04:00Alors que Monsieur Bataille est sur le podium, qui aperçoit-il ?
04:03Sa copine !
04:04Elle parle avec un homme que vous ne connaissez pas, Fontaine !
04:08Les deux hommes se retrouvent nez à nez, ou plutôt coup à nez.
04:11Peut-être que Fontaine drague sa copine, mais au premier regard.
04:14Ce n'est pas la copine de Bataille qui craque, mais bien Bataille lui-même, c'est le coup de
04:17foudre !
04:18On sera amis pour la vie !
04:19Tous les deux, fans d'échecs et passionnés par le journalisme, ils ne se lâchent plus.
04:23En 1988, ils écrivent ensemble le guide de la combine.
04:26Et alors qu'ils ne s'y attendent pas, le livre cartonne !
04:29Pierre Lescure, directeur de Canal+, tombe sous le charme et les appelle afin d'en faire une adaptation télé.
04:35En 1991, direction Canal Jimmy, les chroniques des rebelles, puis le meilleur du pire.
04:39Ensuite, direction TF1.
04:41Y'a pas photo, pendant 5 ans, et ça marche !
04:43Ils deviennent le duo phare de la télé.
04:45Grôle de petit champion, zéro de conduite, y'a que la vérité qui compte, utile, c'est off, forcément sublime,
04:50ça ne s'arrête plus !
04:51Puis ça ralentit, Pascal change d'air, il produit, devient propriétaire d'un hôtel au Cap Ferret, le bassin qu
04:56'il a bercé.
04:57Il participe ensuite, avec son acolyse Fontaine, à la création d'une école de journalisme et tant d'autres choses
05:03!
05:03Mais vous avez eu 1000 vies en une seule ou quoi ?
05:06Puis, en 2022, pas question de prendre ma retraite, ça repart !
05:10C'est le retour de Y'a que la vérité qui compte sur W9 !
05:12En 2024, il est diagnostiqué d'un cancer.
05:15C'est sa deuxième bataille, et il la remporte au la main !
05:17En parallèle, il ne lâche pas son essence mère, la littérature !
05:21Monsieur Bataille écrit Petit traité du silence en 2025.
05:24Silence qu'il brisera à la suite de sa victoire sur la maladie,
05:27qui lui fera apprécier la vie à sa juste valeur,
05:30et lui donnera l'idée d'écrire Petit traité de la jouissance, sorti il y a quelques semaines.
05:33Alors Pascal, dites-nous, est-ce que, comme Nietzsche, vous pensez que dire oui, c'est jouir ?
05:41Je vais juste dire, j'adore ses portraits, et bravo !
05:46Alors, Laura Genin, c'est son premier portrait, ça fait même pas deux semaines qu'elle est avec nous,
05:51c'est la première fois qu'elle fait ça, elle est douée !
05:55J'adore ça, vraiment !
05:56Vous ne nous la piquez pas, elle reste avec nous !
05:58C'est la fille de Pipo Genin, si vous savez, le commentateur qui adore l'Italie !
06:03Il nous a donné sa fille, il lui a transpi sa passion du sport !
06:06C'est top !
06:07Mais on va la garder !
06:07Et vous voyez que l'IA, ça peut aussi faire des trucs géniaux,
06:11quand on sait bien la maîtriser !
06:13Allez, tout de suite, le sport j'adore !
06:15J'adore, j'adore, j'adore, j'adore !
06:20Et vous, vous adorez, parce que vous m'avez fait une liste de sports que vous avez essayé,
06:24enfant, c'est incroyable !
06:25Tennis, basket, athlétisme, rugby, ski, voile, mais qui vous a donné l'amour du sport ?
06:30C'est quand même ça, vous m'entenez très bien !
06:33Qui vous a donné l'amour du sport ? Son vieux parents ?
06:35Pas mon père du tout, qui était un intello fini et qui était incapable de faire quoi que ce soit
06:40en sport !
06:40Je vous rappelle encore de la fois où je l'ai fait monter sur mon 420 pour faire de la
06:44voile,
06:44il s'est pris trois fois la boue dans la tête et il a fini à l'eau !
06:46Vous ne lui avez pas dit qu'il fallait se baisser ?
06:48Ben si, mais bon, il était grand comme moi !
06:50Non, c'est plus mes copains, c'est plus...
06:53J'ai été élevé, c'est dit dans le portrait, dans une école religieuse chez les jésuites
06:58et là-bas, entre autres choses, les jésuites, moi je ne suis pas croyant,
07:02mais je leur dois beaucoup à ces gens-là, ils m'ont ouvert l'esprit,
07:06mais ils m'ont aussi mis au sport !
07:08Et vous continuez encore, vous m'avez dit, faire de la marche, du yoga, du vélo,
07:12comment vous gérez cet emploi du temps ?
07:14Ben, le yoga, j'en fais tous les matins tôt !
07:17Je fais aussi un peu de cardio, j'ai la chance d'avoir une coach géniale
07:21et quand on n'est pas ensemble, on fait en visio, par exemple,
07:25quand je suis à Paris, on fait en visio, c'est trop bien maintenant !
07:27Et voilà, j'essaie de m'astreindre, d'autant plus que j'ai été malade,
07:32on en reparlera, vraiment à me maintenir le plus possible en forme
07:37et je pense que c'est aussi bon pour le cerveau que pour les muscles !
07:40Ça c'est sûr, parce qu'en plus de pratiquer, vous vous regardez !
07:42Donc le week-end, vous regardez le foot, le rugby, le tennis, le biathlon,
07:46le handball, l'athlétisme, le basket, MMA, vous passez vos week-ends sur le canapé ?
07:51Mais pas que le week-end, la scène aussi !
07:54Mais non, avant-hier soir, j'étais devant le match de foot,
07:57non, non, je ne passe pas mon temps à regarder, mais j'aime regarder le sport,
08:01j'aime regarder le sport à la télé, j'aime aussi le regarder évidemment dans les stades
08:04ou dans les endroits, dans les enceintes où il se pratique,
08:07parce que pour moi, le sport, c'est une des plus belles choses qui soit,
08:10le dépassement, le collectif, le sport individuel, j'adore aussi,
08:14mais j'adore le sport collectif, et voilà, et je trouve que voir ces gens
08:18qui sont exemplaires, parce qu'quiconque a fait un peu de sport sait
08:23qu'à quel point c'est compliqué, douloureux, difficile de devenir un sportif
08:27de haut niveau, c'est une exigence de chaque instant.
08:30Voilà, moi je suis très admiratif de tout ça,
08:33et je trouve que les regarder, les applaudir, c'est aussi leur rendre hommage quelque part,
08:37et puis c'est un bonheur, c'est une jouissance.
08:38Oui, bien sûr, vous m'avez cité Zidane, donc j'imagine que vous avez regardé
08:42les deux premiers matchs de Zizou, 1-0, 1-0, nickel, vous le trouvez comment en sélectionnaire ?
08:50Je trouve d'abord très courageux, parce qu'il n'a que des coups à prendre,
08:53et il est, enfin, je veux dire, c'est une idole, c'est une icône,
08:57et là, évidemment, on est 65 millions de sélectionneurs en France,
09:01donc la moindre petite Annie Croche, il va commencer à être contesté,
09:04à être critiqué, etc. Donc déjà, je le trouve courageux.
09:07Deuxièmement, je le trouve, évidemment, créatif, comme il a toujours été sur le terrain,
09:11parce qu'avant-hier, face à la Belgique, par exemple,
09:15il nous a sorti une équipe de derrière les fagots,
09:18laquelle on ne s'attendait pas du tout, et moralité, ça gagne, ça marche, 1-0.
09:23Donc je lui souhaite d'abord, ainsi qu'à l'équipe de France,
09:25tout le bonheur du monde et toute la réussite,
09:27et puis, voilà, chapeau, parce que, chapeau, en plus, ça lui protégera un peu le crâne,
09:32parce qu'il n'a plus beaucoup de cheveux, mais chapeau,
09:33parce que le mec, voilà, il y va, quoi, il ose.
09:36Oh non, mais super, vous m'avez cité aussi...
09:39C'est la classe, quand même.
09:40Non, ben oui, tout le monde aime.
09:41Oh, il a eu une chose, le coup de boule.
09:43Moi, je pense à son papa, qui doit le voir en tant que sélectionneur d'équipe de France,
09:46il doit tellement être fier de lui.
09:47Bien sûr, bien sûr.
09:48Ça doit être vraiment le graal pour son papa.
09:50Vous m'avez cité aussi le biathlon, vous adorez.
09:52Oui.
09:53Donc j'imagine que vous êtes régalé aux derniers JO.
09:56Oui, vous regardez beaucoup les femmes.
09:57Oui, parce que je regarde beaucoup les femmes dans le sport, parce que d'abord, il ne vous
10:02échappera pas que souvent, elles sont très dévalorisées, c'est toujours la deuxième
10:07ou la troisième division, y compris à la télé, dans les médias, et je trouve ça
10:10très injuste, parce que le sport féminin, et de plus en plus, c'est vraiment de la qualité,
10:16c'est vraiment des très belles choses à regarder.
10:20Et puis ce biathlon, pour moi, c'est un sport d'une difficulté, qui demande une résilience,
10:27etc., et une précision en même temps technique extraordinaire.
10:30Et je trouve ça très beau à regarder, parce que tout peut se renverser d'une seconde
10:34à l'autre.
10:35Vous pouvez avoir mis une minute à vos concurrentes ou concurrents au ski, et puis hop, vous arrivez
10:41sur le pas de tir, et puis vous loupez une cible, deux cibles, et il faut faire deux
10:45tours de piste, et vous avez perdu toute votre avance.
10:48En plus, c'est long, ça doit bien vous occuper le dimanche après-midi, ça.
10:52Parce que je m'ennuie beaucoup, Clara, c'est trop ça.
10:54Il y en a un qui a tout retourné dans le biathlon, c'est Émilien Jacquelin.
10:57Alors, parlons-en.
11:00Fantastique ce qu'il fait.
11:01Il a décidé donc de faire du vélo maintenant, il fait partie de la team Décathlon, et il
11:06ne reprendra pas le biathlon ce hiver, parce qu'il est tellement devenu accro à la course.
11:10Bon après, jeune, il a quand même hésité entre les deux disciplines, mais il est doué
11:13dans les deux, il est extraordinaire.
11:14Mais je pense que quand on est athlète à ce niveau-là, on peut faire beaucoup de choses,
11:19et il y a d'autres exemples comme ça.
11:21Regardez le nombre de télismans qui sont devenus des grands golfeurs.
11:25Et voilà, et bravo à Jacquelin.
11:26Ça a toujours été un petit rebelle, Émilien Jacquelin, dans son sport.
11:30Il a toujours un peu ouvert sa bouche, et moi j'aime bien aussi cet empérament-là.
11:33Et je lui souhaite le meilleur dans cette nouvelle activité.
11:36Il vous plaît ? En tout cas, il vous plaisez ?
11:37Parce qu'il va peut-être reprendre un jour le biathlon quand il tirait comme un fou à la carabine.
11:41Bien sûr.
11:41Bien sûr.
11:42Mais celle que j'adore pour ça, c'est Julia Simon, par exemple.
11:44La rapidité de tir, c'est Lucky Luke, elle est extraordinaire.
11:48En sport individuel, le grand sportif qui vous a marqué, c'est durant les JO 2000, c'est David Douillet.
11:57Oui, Douillet, parce que d'abord c'est un ami.
12:01À l'époque, on se voyait beaucoup, c'est moins le cas aujourd'hui, mais c'était vraiment un ami
12:06très cher.
12:07Et ce n'est pas encore la même chose quand c'est quelqu'un pour qui vous avez de la
12:13tendresse, de l'affection,
12:13et que vous voyez à ce niveau-là.
12:15C'est un immense champion, David.
12:17Depuis, il y a eu Teddy, mais vraiment, c'est un champion au palmarès incroyable.
12:21Et cette finale-là, elle était vraiment tendue jusqu'à la dernière seconde.
12:28Elle était magnifiquement commentée aussi.
12:30Par Thierry.
12:30Oui, par Thierry.
12:32Et on oublie aussi de rendre hommage souvent aux commentateurs.
12:36Quand ils sont bons, ils vous font vivre le sport.
12:38Et ces moments-là, d'une intensité incroyable, ils les rendent encore plus beaux.
12:42Donc tout était là pour faire de cette finale un moment magique.
12:47Et moi, j'en ai pleuré.
12:48Oui, vraiment, j'en ai pleuré devant mon poste.
12:50On était plusieurs.
12:51Il y avait Laurent Fontaine à côté de moi.
12:54Et vraiment, cette victoire-là, parmi toutes les autres, pour moi, c'est la plus belle.
12:58Vous auriez aimé être commentateur sportif.
13:00Pourquoi ça ne s'est pas fait ?
13:02Je ne saurais pas faire.
13:04Je ne suis pas...
13:05Non, non, mais moi, je suis très respectueux des talents.
13:08Je pense qu'on ne peut pas savoir tout faire.
13:10Et d'ailleurs, je vais m'y exercer à ce truc de commentateur sportif avec le Paris FC bientôt.
13:16Parce qu'ils organisent des diffusions au Grand Rex, je crois.
13:20Des matchs du Paris FC.
13:21Et mon copain Gilbert Razoulé, qui fait ça, m'a demandé à plusieurs copains de venir à tour de rôle
13:28commenter avec lui.
13:29Donc je vais essayer.
13:29Mais je suis sûr que je vais être très mauvais.
13:31Je ne crois pas.
13:32Je ne suis pas assez...
13:33Moi, je suis quelqu'un qui pense assez lentement.
13:36Et donc, pour dire des choses intelligentes, il faut penser vite.
13:39Moi, c'est pour ça que j'aime bien écrire.
13:40Parce que j'ai le temps de penser.
13:42Je ne suis pas sûre.
13:43Le seul souci que vous pouvez avoir, c'est le nom des joueurs.
13:45C'est ce qui va être certainement le plus difficile.
13:47Il faut les connaître par cœur.
13:48Il faut lire la presse, l'équipe, évidemment, tous les jours pour savoir qui est blessé.
13:52J'imagine que c'est votre base.
13:53Ça reste quand même l'un des journaux les mieux écrits de France.
13:56En termes de style, l'équipe, c'est merveilleux.
13:59Donc il n'y a pas de raison que vous n'y arrivez pas ?
14:01Non, mais je ne sais pas si je saurais faire vivre ça comme certains.
14:05Écoutez, on va tester.
14:05On va venir vous suivre au Grand Rex.
14:08On va passer à la Minute Culture.
14:10Je vous ai trouvé trois livres, évidemment, en rapport avec le sport.
14:14Vous avez pratiqué la voile.
14:15Voilà le dictionnaire amoureux illustré de la voile de Loïc Perron.
14:19Partait faire un tour d'horizon avec un des plus grands navigateurs français.
14:22Il vous explique ou vous réexplique tout sur la voile.
14:24Et le tout avec, regardez, de sublimes photos.
14:28La voile, vous pratiquez ou pas ?
14:30Alors, j'en fais beaucoup moins.
14:31J'en ai fait beaucoup jeune.
14:32Et alors, vous voyez, les marins, ceux qui font, comme Loïc Perron ou d'autres, des transatlantiques, des tours du
14:41monde, des Vendée Globe, etc.
14:43Pour moi, c'est les gens les plus admirables qu'ils soient, surtout quand ils sont en solitaire.
14:48Parce que je n'ose même pas imaginer les moments de détresse, les moments de stress, les moments de solitude
14:55qu'on a face à cet océan dont on sait qu'il peut vous broyer en quelques secondes.
15:00Je trouve ça d'un courage incroyable.
15:02Vous faites le petit bateau sur l'Arcachon.
15:04Oui, le petit bateau sur l'eau.
15:06Au Pilar, vous faites le petit tour.
15:08Un autre, regardez, on reste dans la voile, un autre livre de Jean d'Arthuis, ex-président de W9 et
15:13des Girondins de Bordeaux.
15:14Vous le connaissez, j'imagine ?
15:15Un petit peu, je connais un peu dans l'Arthuis.
15:15Vous êtes de la même région ?
15:17Effectivement, on est de la même région.
15:19Et bravo à ce qu'il y a pour ce qu'il y a fait.
15:21Il a fait un truc fou.
15:22Il a décidé à plus de 50 ans de participer à la Ocean Globe Race.
15:25Il raconte la traversée, l'aventure humaine.
15:27Ce n'est pas facile de rester en huis clos avec des gens qu'on ne connaît pas.
15:31D'ailleurs, à la première escale, il a viré la moitié de son équipage.
15:34Comme nous tous.
15:35Il a viré la moitié.
15:36Au secours, tout a été noté à chaud.
15:38Il voulait vraiment ça pour que le livre retrouve ce qu'il a vécu vraiment comme souffrance.
15:44Parce que ça n'a pas été si facile que ça.
15:45Et il en a fait un livre qui est absolument génial.
15:48Je vous le conseille.
15:50Ensuite, manger, c'est important aussi.
15:52Cynthia K a eu un cancer du sein à 31 ans.
15:55En plus de se soigner, elle a changé son alimentation.
15:58Vous avez à l'intérieur 60 recettes thérapeutiques.
16:02Elle cuisine avec ce que la terre apporte de meilleur à l'organisme.
16:06Est-ce que vous, vous avez changé votre alimentation quand vous avez vécu les chimios, l'opération, etc.
16:12J'ai essayé notamment de supprimer le sucre dont on dit beaucoup qu'il nourrit le cancer.
16:20Mais je pense que c'est vrai.
16:21Oui, et puis je pense qu'il y a plein de choses à faire.
16:24Alors attention, à ne pas supprimer, à ne pas remplacer un traitement par...
16:28Surtout pas, en parallèle, elle s'est soignée.
16:31Il faut continuer de se soigner et de se faire soigner.
16:33Mais changer son alimentation pour des choses saines comme celles que Cynthia la préconise,
16:39je suppose que c'est forcément vertueux.
16:40Vous l'avez fait, vous, vous avez changé ?
16:42J'ai essayé de manger plus sain, de moins manger aussi.
16:46Le traitement en immunothérapie fait grossir en plus.
16:49Donc j'ai pris du poids, donc il fallait aussi compenser.
16:52Mais j'essayais déjà de manger sainement avant.
16:54Et actuellement, vous êtes quelqu'un qui mange du sucre ou pas ?
16:58Malheureusement, je me suis fait un peu rattraper parce que c'est une addiction.
17:01C'est fou, c'est une addiction, c'est une drogue.
17:02Et je suis en train, à nouveau, de faire des efforts.
17:05On va continuer.
17:06Le petit traité de la jouissance, on en parle tout de suite.
17:14Quand on dit jouir, de suite, c'est tabou alors que vous, pas du tout.
17:18Mais non.
17:18C'est pas du tout ce que vous voulez nous expliquer.
17:21Non, c'est pas ce que je veux expliquer.
17:22Ce que je veux expliquer, pour moi, la jouissance, c'est la capacité à être dans le moment qu'on
17:30est en train de vivre,
17:32totalement concentré, à oublier ce qui va se passer et ce qui s'est passé avant, et à être vraiment
17:36dans le présent.
17:37Pour moi, la jouissance, c'est la capacité à se rendre compte qu'on est en train de prendre du
17:41plaisir.
17:41Là, on est tous les deux, par exemple.
17:42Je suis pleinement dans le moment où je vis avec vous.
17:45Je me régale.
17:46Est-ce qu'on peut dire qu'on jouit en ce moment ?
17:48Mais oui, pour moi, oui.
17:49Très bien.
17:51Et le dire, c'est-à-dire que moi, par exemple, Clara, plusieurs fois par jour, je me dis, on
17:56est bien là.
17:57Et le fait de le dire, on est encore mieux.
18:00Vous voyez, ça rajoute du bonheur au bonheur.
18:01Est-ce que vous dites ça parce que vous avez vécu ce combat contre la maladie ?
18:05Oui, bien sûr que ça joue.
18:06Vous le disiez déjà avant.
18:08Avant, je me le disais, mais je n'y arrivais pas.
18:10J'écris dans le livre, longtemps, je me suis couché avant le bonheur.
18:13C'est-à-dire que je me suis empêché, comme beaucoup d'entre nous, d'être heureux parce qu'on
18:18nous habitue trop.
18:19À nous projeter en permanence dans ce qui va se passer.
18:22Or, le futur, on ne le contrôle pas.
18:24Ou à ressasser un passé auquel on ne peut plus rien changer.
18:27Et en fait, depuis que j'ai été malade, je m'instreins.
18:30Et c'est un vrai travail, c'est une vraie discipline de vie à être au plus possible, au plus
18:36près possible du moment, à savourer ce que je vis.
18:39Et je vous assure que ça, non seulement ça rend plus heureux, mais ça permet d'être bien meilleur envers
18:44les autres.
18:45Parce qu'on ne peut pas être généreux envers les autres, bienveillant et donner du bonheur aux autres
18:48si on n'est pas réconcilié avec soi-même.
18:50Oui, mais c'est quasiment ce qu'il y a de plus dur à faire dans la vie.
18:53Alors, comment on se facilite la vie là-dessus ?
18:56Eh bien, moi je dis, j'ai écrit ce livre pour pouvoir le lire.
18:59Donc j'espère que les lecteurs qui vont lui prêter un peu d'attention, ils trouveront quelques clés.
19:06Ce ne sont pas les clés de Pascal Bataille, c'est les clés de...
19:09Ça fait des milliers d'années que la philosophie, la littérature, les artistes, les biologistes, plus récemment du cerveau, réfléchissent
19:17à la jouissance et au plaisir.
19:20Et c'est ces clés-là que j'essaie de donner.
19:22Je suis allé les chercher un peu partout pour essayer, dans un petit bouquin qui se lit assez facilement,
19:27de donner quelques leçons, d'ouvrir des fenêtres à chacun ensuite de les mettre en pratique comme il veut.
19:32Peut-être mettre au stabilo, ce qui nous intéresse, et le mettre en livre de chevet.
19:35Vous dites plaisir, bonheur, joie, kiff, la jouissance.
19:38C'est quoi la différence entre tous ces mots qui, pour moi, se ressembleraient tous ?
19:44Ça serait trop long de tous les définir.
19:45Non, parce que c'est tout à l'intérieur.
19:46On les utilise l'un pour l'autre.
19:48Mais pour moi, la jouissance, c'est la capacité à chaque instant d'être conscient de l'émotion qu'on
19:55est en train de...
19:56Que ce soit juste du kiff, que ce soit du plaisir, que ce soit de la joie.
20:00Être conscient de ça, ça en rajoute une couche.
20:03Est-ce qu'il faut s'aimer pour jouir de tout ?
20:05Oui.
20:06Et ça, c'est une des premières leçons.
20:08C'est apprendre à s'aimer, apprendre à s'accepter, comme Camus le dit, effectivement.
20:13Ou comme aussi Simone de Beauvoir dit, il faut accepter le scandale d'être soi, assumer le scandale d'être
20:18soi, s'aimer, accepter ses démons.
20:20C'est dur et comment parfois on arrive à assumer ? Comment on fait ?
20:23Je pense que c'est un long travail.
20:25Peut-être que les longues années que j'ai de plus que vous, Clara, m'ont mieux aidé.
20:29Non, je ne crois pas qu'on entend ça.
20:31Non, mais vous expliquez que des fois, on se regarde dans le miroir et on n'a que les défauts
20:36qui arrivent.
20:36Oui, on ne se voit pas vraiment dans le miroir.
20:39Moi, je ne connais pas mon regard.
20:42Je le vois que, comme disait Roland Barthes, abétit par le reflet de la glace.
20:46Donc apprendre à s'aimer, c'est justement apprendre à accepter qu'on est comme on est, avec ses défauts
20:53et ses qualités,
20:53et que ce n'est pas le regard des autres qui compte, c'est le regard qu'on va porter
20:58sur soi-même,
20:59réapprendre à se connaître, accepter ses démons, accepter aussi ses qualités,
21:04se débarrasser du syndrome de l'imposteur qu'on a plus ou moins en se disant « je ne mérite
21:08pas ce que j'ai ».
21:09Mais si, je le mérite puisque je l'ai.
21:11Là, vous parlez vraiment de regarder, vous vous regardez vraiment au plus profond du miroir.
21:15Moi, j'ai toujours le souvenir de ma grand-mère qui me disait « aime ce que tu vois dans
21:19ton miroir »
21:19parce que dans 10 ans, c'est la tête que tu vas regretter.
21:22Mais je peux vous dire qu'elle avait raison, mais comment on arrive à ce...
21:25Non, elle avait tort.
21:26Non, parce qu'aujourd'hui, quand vous regardez dans le miroir, il faut que vous aimiez le visage que vous
21:31voyez,
21:31parce que d'abord, il est ravissant, mais qu'en plus...
21:34Mais je serais pire, je serais moche dans 10 ans.
21:35Mais non, vous voyez, vous êtes le contraire de ce qu'il faut faire.
21:39Au lieu de penser dans 10 ans, si ça se trouve, on va se faire écraser tous les deux en
21:41sortant dans la rue.
21:42Merci, non, non.
21:43Mais non, mais on n'a pas envie de ça, mais vous ne savez pas ce qui va se passer
21:47dans 3 secondes.
21:48Donc, profitez du moment.
21:49Vous êtes une magnifique jeune femme, présentatrice de télévision,
21:53et vous n'en avez rien à faire de visage que vous aurez dans 10 ans.
21:56Mais comment on s'aime à l'intérieur, en fait ?
21:59Comment on arrive à se voir dans le miroir en se disant...
22:01Bon, le physique, c'est quelque chose, mais c'est à l'intérieur qu'il faut s'aimer.
22:04Et c'est ça, le combat.
22:05Il faut se réconcilier avec soi.
22:07Il faut se réconcilier avec soi.
22:08Il faut effectivement se sortir, arrêter de vouloir ressembler à l'image que les autres ont de vous ou veulent
22:16avoir de vous.
22:17Arrêter de vouloir ressembler à une sorte d'idéal que la société exige, etc.
22:23Et finalement, vous dire, vous êtes comme vous êtes et vous essayez de donner juste le meilleur de vous-même.
22:28Et si possible, essayez d'un peu le donner aux autres aussi.
22:30Oui, le partage aussi, ça fait du bien.
22:32Oui, c'est très gratifiant.
22:33Et c'est bon pour les deux, c'est un bel échange.
22:37Ça donne du sens à la vie, ça donne du sens à l'existence, d'aider un peu les autres,
22:41d'aimer.
22:42Je pense qu'on ne peut pas vivre heureux sans aimer.
22:44Il faut être aimé aussi, mais il faut aimer avant de vouloir être aimé.
22:49En septembre 2024...
22:51On va faire un télo pour l'émission sur le sport.
22:53Oui, on va passer, c'est pas mieux.
22:54On vous annonce en septembre 2024 que vous êtes atteint d'un cancer du poumon.
22:59Est-ce que la mort est devenue concrète ce jour-là ?
23:02Oui, forcément.
23:04Elle est devenue concrète et en même temps, elle est devenue ce qui a donné tout le sel au fait
23:11de vivre.
23:13Et moi, je considère cette maladie, dont j'ai la chance d'être en rémission, comme un cadeau que la
23:19vie m'a donné.
23:19Alors, je ne sous-estime, puisque je ne l'ai vécu absolument pas, ni la douleur, ni le risque, ni
23:25la souffrance que peut créer une maladie.
23:28Et le fait que, sur le cancer du poumon, en l'occurrence, 35 000 personnes en meurent.
23:32Et je profite pour lancer un appel au dépistage précoce.
23:35Voilà, c'est important.
23:37Allez vous faire dépister.
23:38Comment on dépiste précocement ?
23:40Juste un scanner, un petit scanner, c'est gratuit et ça permet de détecter des tumeurs alors qu'elles sont
23:47embryonnaires, plutôt que de les trouver comme la mienne, alors qu'elles feront 4,5 cm.
23:51Et qu'elles sont déjà en début de stade 3.
23:55Donc, je ne sais plus quelle était la question du coup.
23:57Non, mais est-ce que cette épreuve qui vous a donné le déclic d'attraper le bonheur ?
24:02Bien sûr, ça m'a en tout cas donné le dernier coup de pied aux fesses pour me dire, c
24:08'est chaque jour qu'il faut que je sois heureux, il ne faut pas que j'attende demain.
24:11Est-ce que vous auriez pu sombrer ?
24:13Est-ce qu'à un moment donné, vous dites, oh là là, je ne vais pas m'en sortir, je
24:16ne vais pas y arriver ?
24:18J'ai eu la chance de très bien assumer et très bien accepter cette période.
24:23Et il y a eu un moment où effectivement, la douleur était extrêmement forte parce que l'opération pour enlever
24:30un bout de poumon, quand on passe par le dos et les chirurgiens m'avaient prévenu, les suites sont très
24:35douloureuses.
24:37Et il y a eu deux, trois nuits où je me suis dit, si ça doit être ça la vie,
24:40ça ne m'intéresse pas beaucoup de continuer.
24:42Mais c'est le seul moment où j'ai baissé les bras parce que j'étais en pleine confiance d
24:45'une part vis-à-vis des médecins et la médecine fait des progrès incroyables.
24:50Et on a le privilège formidable d'être en France avec un système de santé formidable, des médecins géniaux, des
24:59soignants dévoués et tout.
25:00Donc merci, merci la France.
25:03Donc j'étais très en confiance.
25:05Et puis quelque part, j'étais dans l'idée de ne pas m'infliger une double peine.
25:10C'est-à-dire que je suis malade, peut-être que je vais mourir.
25:13Mais si je pense tous les jours que je vais mourir, je suis en train de me gâcher les jours
25:17qui me restent avant éventuellement cette échéance.
25:20Vous avez déjà commencé le travail de ce livre à ce moment-là.
25:23Oui, ce travail-là, il a vraiment commencé dans cette période-là.
25:26Entre deux PET scans, lorsque les résultats sont bons, on est comment ?
25:30On est là, regardez, moi je ne pense pas au prochain.
25:33Je sais quelle date il est, il est mi-janvier, le 15 janvier.
25:36Vous avez encore le temps, les fêtes et tout.
25:37Mais si je commence à me dire, Clara, qu'est-ce qui va se passer le 15 janvier ?
25:41Je vais me bouffer six mois, mais on verra bien le 15 janvier.
25:45Vous avez découvert de la joie dans quel domaine que vous aviez toujours négligé ?
25:50Ben, plein.
25:52Je ne saurais pas vous dire tous les domaines.
25:54J'ai passé auprès des téléspectateurs pour en allumer,
25:57mais je vous assure, je ne fais pas la moquette et ni même d'autres substances.
26:01Il y a plein de moments aujourd'hui où je me sens infiniment plus léger,
26:05infiniment plus heureux.
26:06Et ça peut être dans ce partage-là,
26:08comme dans le fait de m'être levé ce matin au bord de l'eau,
26:12dans mon cap ferré que j'aime tant,
26:14et d'avoir regardé une millième ou millionième fois ce même paysage
26:18avec un plaisir à chaque fois renouvelé.
26:20C'est quoi la différence entre vivre et exister ?
26:23Eh ben, vivre, c'est subir et exister, c'est prendre vraiment les rênes de sa vie
26:29en décidant d'habiter le moment.
26:32Voilà.
26:33On est là et je suis pleinement là.
26:35C'est quoi la première chose que vous faites le matin ?
26:39J'ai la chance d'habiter au bord de l'eau.
26:40Donc, pour moi, la présence de la mer, ou même d'un fleuve,
26:45c'est presque une nécessité biologique.
26:48Donc, c'est de regarder la mer.
26:50Il n'y a que la vérité qui compte, on l'a dit tout à l'heure,
26:54et de retour, c'est toujours un kiff absolu.
26:56Hélas, on n'a pas le temps de passer un extrait,
26:58mais c'est toujours le même bonheur d'avoir retrouvé tout le monde.
27:01Oui, c'est un énorme bonheur de présenter cette émission
27:04et de voir les gens dans la rue qui, l'autre jour, on m'a dit
27:08« Vous êtes des fabricants de bonheur » et j'ai trouvé ça le plus joli hommage
27:11qu'on puisse me faire.
27:13Franchement, continuez, on se régale.
27:15Merci.
27:15On va passer en secret story.
27:17Et j'ai trouvé qu'un seul secret, vous concernant, en tout cas,
27:21dont j'avais envie de parler, c'est la maladie de Charcot.
27:24Est-ce que vous avez suivi la nièce de Charles Bietry, Anne Féa,
27:2857 ans, qui a traversé la Manche pour Charles ?
27:31Pour moi, c'est une héroïne.
27:33C'est ça les héros aujourd'hui aussi.
27:35C'est ces gens qui font des gestes extraordinaires
27:39parce que traverser la Manche à la nage, à son âge, c'est quand même…
27:42Sans combinaison, sans palme et l'eau était très froide.
27:44Un défi incroyable.
27:47Moi, vous voyez, j'étais en Laponie en janvier dernier,
27:49mais je ne suis rien à côté de ce qu'elle a fait.
27:51Mais on se dépasse.
27:52Non, mais n'hésitez pas parce que c'est dur, là, Laponie aussi.
27:54Le défi d'elle, c'est très compliqué aussi.
27:56Voilà, le défi d'elle, mais en se dépassant pour les autres,
27:59d'abord, on se grandit soi-même,
28:00on donne du sens à ce qu'on fait.
28:02Et puis, voilà, ce qu'il faut, c'est attirer sur la maladie de Charcot.
28:06C'est très important d'en faire parler aujourd'hui
28:07parce que cette maladie est totalement…
28:09La recherche est totalement sous-financée.
28:12Et donc, elle est évidemment concernée par son oncle, Charles Bietry, qu'on adore.
28:17Tous, autant qu'on est…
28:18Nous, plus ici, parce qu'il a quand même créé notre chaîne
28:20et on l'embrasse très fort, ainsi que sa femme, Monique,
28:22qui est une aidante extraordinaire.
28:24Parce que là aussi, c'est une maladie où les aidants sont vraiment très, très importants.
28:28Très importants et souvent laissés pour compte.
28:30On n'aide pas assez les aidants.
28:32Donc, voilà, si on peut donner un euro pour la maladie de Charcot,
28:36je vous assure que ça a du sens parce qu'on va trouver un remède.
28:38C'est une des dernières maladies incurables
28:39et ça ne peut plus durer au XXIe siècle,
28:42au moment où on s'apprête à envoyer des gens sur Mars
28:44de dire à quelqu'un, vous avez cinq ans d'espérance de vie.
28:47Le nom de l'association ?
28:48L'ARSLA, l'association pour la recherche sur la sclérose latérale amyotrophique,
28:53qui est le nom scientifique de la maladie de Charcot.
28:55Qu'est-ce que vous faites concrètement pour aider cette association ?
28:57Vous êtes parti faire le défi, le qui est très bien,
29:00mais après, au quotidien, ça vous arrive de faire des...
29:01On organise plein d'événements avec des amis malades,
29:04avec d'autres ambassadeurs, comme Valérie Trier-Weiler, etc.
29:08Et voilà, on en fait parler au maximum,
29:10ce que vous me permettez de faire aujourd'hui.
29:12Je vous en remercie.
29:13C'est hyper utile d'en parler, d'en parler.
29:15Et on fait aussi des événements pour collecter des fonds.
29:20C'est déjà la fin de l'émission, Pascal.
29:21J'espère que vous reviendrez.
29:22Ça passe trop vite avec vous.
29:23Revenez quand vous voulez.
29:24Petit traité de la jouissance.
29:26Allez vous faire plaisir.
29:27Mon petit livre rose.
29:28Vous verrez que la vie sera beaucoup plus douce.
29:30Elle est beaucoup plus douce quand on jouit la vie.
29:32Oui.
29:33On est d'accord ?
29:34On est d'accord.
29:34Allez, on est encore d'accord.
29:36Écoutez, à votre place, demain.
29:38Demain, il y aura Adèle Fougazi, l'humoriste.
29:40Et on va encore passer un bon moment.
29:42Salut à tous.
29:43Passez une belle soirée.