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  • il y a 4 jours
À l'occasion de la niche parlementaire du groupe "Rassemblement National", les députés de la commission du développement durable examinent une proposition de loi visant à abroger les zones à faibles émissions-mobilité (ZFE-m). La mesure avait été votée par les députés lors de l'examen du projet de loi de simplification de la vie économique au printemps 2025, mais le Conseil constitutionnel a censuré la mesure en mai dernier, la jugeant trop éloignée du texte qui la portait. Le député RN Pierre Meurin défend donc une nouvelle proposition de loi qui doit être examinée dans l'hémicycle le 8 octobre 2026.

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Transcription
00:00:07Bonjour et bienvenue dans la séance est ouverte. Dans ce numéro, nous allons nous pencher sur le feuilleton des ZFE,
00:00:15un feuilleton qui continue en mai 2025.
00:00:18Souvenez-vous, les députés ont voté en faveur de la suppression de ces zones à faibles émissions dans les villes,
00:00:24mais un an plus tard, en mai dernier, le Conseil constitutionnel a censuré la mesure.
00:00:31Nouvelle étape en cette rentrée, le Rassemblement national a inscrit à l'ordre du jour de sa niche parlementaire, une
00:00:38proposition de loi visant à abroger une nouvelle fois ces ZFE.
00:00:43Donc, mercredi 30 septembre, c'est en commission que le texte a été examiné. Regardez.
00:00:49Bien, chers collègues, bonjour à toutes et tous. Nous examinons aujourd'hui une proposition de loi qui sera inscrite à
00:00:55l'ordre du jour de la journée réservée du groupe Rassemblement national le 8 octobre prochain.
00:01:00Cette proposition de loi numéro 2970 vise à abroger les zones à faibles émissions mobilité, les ZFE.
00:01:10Depuis quelques années, le Parlement est amené régulièrement à débattre des ZFE et des moyens d'améliorer la qualité de
00:01:17l'air.
00:01:17Le dispositif demeure pleinement en vigueur, malgré sa suppression votée le 14 avril 2026 dans le cadre de la loi
00:01:25de simplification de la vie économique,
00:01:28suite à la censure par le Conseil constitutionnel le 21 mai, au motif que la disposition constituait un cavalier législatif.
00:01:36Le Conseil ne s'est prononcé ni sur l'utilité des ZFE, ni sur le bien fondé de leur suppression.
00:01:43Le débat de fond reste donc entièrement ouvert.
00:01:47Pendant ce temps, les travaux des experts et des scientifiques se poursuivent aussi.
00:01:52L'ADEME, DG Trésor, INSEE, Air Paris.
00:01:55Et les travaux parlementaires également, comme ceux récemment de l'OPEX sur la décarbonation des transports.
00:02:03Permettez-moi de rappeler quelques faits en préambule de nos débats, au-delà des chiffres de Santé publique France,
00:02:09que nous avons tous en tête, plus de 40 000 décès prématurés par an en France attribuables à l'exposition
00:02:16aux particules fines
00:02:17et 7 000 au dioxyde d'azote.
00:02:20L'Observatoire régional de santé d'Île-de-France situe entre 0,76 et 2,36 milliards d'euros les
00:02:28gains sanitaires liés à la mortalité évitée
00:02:31et entre 2,3 et 8,3 milliards d'euros se liés à la réduction des cas d'asthme,
00:02:37avec des effets qui bénéficient aussi à des populations résidant au-delà du paramètre strict de la ZFE.
00:02:45L'Académie nationale de médecine a, elle, jugé les ZFE comme pertinentes au regard des enjeux de santé publique,
00:02:52estimant que leur suppression réintroduirait une exposition à une pollution aux effets sanitaires avérés dans les zones urbaines.
00:03:00Chacun d'entre nous connaît la sensibilité de ce débat, sensibilité accrue dans un contexte où les crises internationales
00:03:07conduisent nos concitoyens à éprouver durement des difficultés à se déplacer.
00:03:12Mais chacun connaît aussi les enjeux de santé publique.
00:03:15Les avoir en tête, c'est aussi se soucier du quotidien des Françaises et des Français.
00:03:20Nous n'avons à examiner ce matin que 5 amendements rédactionnels ou de coordination du rapporteur.
00:03:26C'est signe sans doute que le débat aura largement lieu dans l'hémicycle le 8 octobre.
00:03:31Quant à notre commission, elle a matière à traiter par ailleurs beaucoup de propositions visant à concilier justice sociale et
00:03:38géographique,
00:03:39développement des mobilités et réduction de la pollution, ainsi que le renforcement de la prévention en matière de santé publique.
00:03:47L'examen du PLF nous permettra de débattre sans jeter le bébé avec l'eau du bain, de leasing social
00:03:54ou de primes à la conversion.
00:03:56Je souhaite également que nos échanges avec le gouvernement nous permettent d'avancer sur la pertinence du classement critère,
00:04:02la simplification de l'accès aux aides ou le renforcement de la décentralisation en confiance avec les élus locaux.
00:04:09Monsieur le rapporteur, vous avez la parole.
00:04:15Merci. Merci beaucoup, Madame la Présidente.
00:04:19Vous devez me trouver un petit peu têtu sur le sujet des ZFE.
00:04:25C'est effectivement un engagement qui me tient à cœur depuis longtemps.
00:04:29J'ai déjà défendu la suppression des ZFE lors de la niche parlementaire du groupe Rassemblement national en janvier 2023.
00:04:38Et je suis également l'un des auteurs, l'auteur principal de l'amendement qui a introduit l'article 15R
00:04:45dans le projet de loi de simplification de la vie économique,
00:04:48qui a obtenu d'ailleurs une majorité pour supprimer les ZFE l'année dernière.
00:04:56Alors, quel est le but de la démarche ?
00:04:58Dès lors que le Conseil constitutionnel a censuré la suppression des ZFE dans le cadre du projet de loi de
00:05:06simplification de la vie économique
00:05:07pour des raisons de légalité externe, de forme,
00:05:12il nous est apparu intéressant pour, finalement, que le Parlement se conforme à cette jurisprudence du Conseil constitutionnel,
00:05:19de venir au Parlement retrouver une majorité pour supprimer les ZFE sans ce vice de forme
00:05:29selon lequel, effectivement, la suppression des ZFE était un cavalier législatif dans le projet de loi précité.
00:05:36Donc la démarche qui est la mienne, qui est celle du groupe Rassemblement national,
00:05:40c'est de venir simplement retrouver cette majorité que nous avons eue l'année dernière
00:05:48lors du projet de loi de simplification de la vie économique.
00:05:52Et j'espère, j'espère de façon transpartisane, que nous arriverons à obtenir ce consensus
00:05:59que nous avions su trouver à l'époque sur un sujet, Madame la Présidente, vous l'avez rappelé,
00:06:04relativement sensible, puisque je rappelle que 80% des Français sont opposés aux zones à faibles émissions mobilité,
00:06:12et pour cause, il existe de sérieux arguments de fond en leur défaveur.
00:06:18Alors, je reviens quelques instants sur cet enjeu de santé publique,
00:06:26puisque, attention, ce n'est pas un enjeu, les ZFE n'ont rien à voir avec la décarbonation des transports,
00:06:30elles ont tout à voir avec un enjeu, effectivement, de santé publique.
00:06:36L'unique élément nouveau que nous avons eu ces dernières semaines, c'est une étude de l'INSEE,
00:06:42qui indique que l'air s'améliore dans nos villes, dans nos grandes villes,
00:06:48elle s'améliore très largement, et que les ZFE y contribueraient pour 5,8%,
00:06:56tandis que le renouvellement naturel du parc automobile y contribuerait pour 92, 93%.
00:07:03Ce faisant, et finalement, je suis assez prévisible sur mes arguments pour ceux qui connaissent mon combat,
00:07:13la conclusion qui est la mienne, c'est que le résultat obtenu par les ZFE est infinitésimal.
00:07:23Et les ZFE sont donc disproportionnés par rapport à l'objectif recherché,
00:07:27qui est l'amélioration de la qualité de l'air.
00:07:29Pourquoi disproportionnés ? Parce que factuellement, les ZFE,
00:07:34je rappelle qu'à Paris, la période pédagogique s'arrête à la fin de l'année,
00:07:37et que les verbalisations pourront commencer début 2027.
00:07:42Les ZFE, c'est exclure 15 millions de Français,
00:07:45puisque vous avez 15 millions de Français qui sont critères 3 et plus,
00:07:4815 millions de Français sont privés de déplacement dans les grandes villes de leur propre pays.
00:07:56C'est-à-dire que, quelque part, on est sur le retour à des octrois moyenâgeux,
00:08:02où la liberté de circulation est sous dérogation, est sous exception, est sous régime d'autorisation.
00:08:09Et nous, d'un point de vue républicain, nous ne pouvons pas nous en satisfaire,
00:08:14si vous voulez, que 15 millions de Français n'aient le droit de se déplacer dans les grandes villes que
00:08:19par des dérogations.
00:08:21La liberté de circulation, pour nous, elle est sacrée.
00:08:24Elle est constitutionnelle, d'ailleurs, depuis une décision du Conseil constitutionnel de 2021,
00:08:28hormis les règles de sécurité qui s'attachent aux véhicules,
00:08:31c'est-à-dire le contrôle technique, le permis de conduire et les assurances.
00:08:35Ce faisant, un véhicule bien entretenu ne peut pas, ne saurait pas, ne pourrait pas être exclu des grandes villes.
00:08:44On a un enjeu flagrant de fraternité républicaine,
00:08:50et vous allez me trouver grandiloquent, mais je crois vraiment beaucoup à ça,
00:08:54puisque vous ne pouvez plus, vous ne pouvez pas accuser, je dis bien 15 millions de Français,
00:09:00puisqu'on a beau atténuer ces chiffres en disant, oui mais non, c'est moins,
00:09:05parce que ceux qui vivent dans les bassins de vie, c'est moins, c'est quelques centaines de milliers.
00:09:08Oui mais non, factuellement, il y a 15 millions de voitures, critère 3 et plus,
00:09:11qui ne peuvent pas rentrer dans un certain nombre de grandes villes françaises.
00:09:15Donc je maintiens ce chiffre, et vous ne pouvez pas dire à ces gens qu'ils polluent l'air des
00:09:22zones urbaines,
00:09:23et donc qu'ils polluent les riches.
00:09:25La politique, ce n'est pas que des tableaux Excel et des PowerPoints.
00:09:29Le ressenti d'une telle mesure pour des millions de Français est une injure,
00:09:34est une stigmatisation aggravée, puisqu'ils sont considérés comme les pollueurs des zones urbaines.
00:09:44Je reviens sur l'étude de l'INSEE, qui me fait conclure que, finalement,
00:09:47les effets des ZFE sont infinitésimaux, extrêmement résiduels.
00:09:52J'ai fait un petit calcul sanitaire, puisque, en fait, finalement, c'est ça qui nous intéresse.
00:09:56J'ai fait le calcul, et éventuellement, je vous l'enverrai, mais je vous demande de me croire.
00:10:04Le calcul que j'ai fait revient à dire que, en termes d'impact sanitaire,
00:10:12les ZFE amélioreraient de quelques jours, mais vraiment de quelques jours,
00:10:17l'espérance de vie des fameux 40 000 morts prématurées de la pollution de l'air.
00:10:22Alors, ce ne sont pas des morts, on ne tombe pas raide, morts de la pollution de l'air.
00:10:27Ce sont des baisses d'espérance de vie qui peuvent aller jusqu'à 6 mois,
00:10:30des maladies respiratoires, etc.
00:10:32Sachant que cette étude, en termes de nombre de morts et de santé publique,
00:10:36n'a pas été actualisée depuis 2021.
00:10:38Donc, étant donné que la qualité de l'air s'améliore naturellement dans nos villes,
00:10:43il serait bon de pouvoir réactualiser cette étude.
00:10:49La qualité de l'air s'améliore naturellement dans nos villes.
00:10:51J'ajoute qu'il n'est pas contraire au droit européen de supprimer les ZFE.
00:10:56Il n'est pas contraire au droit européen de supprimer les ZFE.
00:11:00Et les juridictions françaises ont arrêté de nous condamner pour dépassement des seuils.
00:11:06Donc, j'ai envie de dire, les ZFE ne servent plus à rien,
00:11:10puisque nous respectons les seuils fixés par l'Union européenne.
00:11:16Et nous n'avons plus de condamnation.
00:11:17L'État n'est plus condamné financièrement pour ces seuils de pollution de l'air.
00:11:22J'ajoute un argument qui, à mon avis, intéressera les bancs de la gauche.
00:11:27L'étude de l'INSEE précise que les ZFE n'ont aucun impact sur le report modal.
00:11:35C'est-à-dire que les gens prennent tout autant leur voiture.
00:11:37Ils ont juste des voitures plus récentes.
00:11:38Mais je sais que la gauche est, on va dire, intéressée justement par l'idée de faire baisser la dépendance
00:11:46à la voiture.
00:11:47Or, les ZFE ne font pas baisser la dépendance des Français à la voiture.
00:11:53Donc, je sais, chers collègues de gauche, que vous êtes tout autant sceptiques sur les ZFE que nous.
00:12:02J'ai eu des conversations innombrables les précédentes années sur le sujet.
00:12:08Je n'ai rencontré personne d'entre vous qui considère que les ZFE, c'est l'alpha et l'oméga
00:12:12de l'amélioration de la qualité de l'air.
00:12:15Parfois même, vous êtes...
00:12:16Je sais qu'il y en a certains d'entre vous qui ne veulent pas voter avec nous, mais qui
00:12:22sont quand même contre les ZFE.
00:12:23Donc, moi, ce que je vous propose, c'est vraiment un exercice républicain.
00:12:27C'est de supprimer les ZFE pour renvoyer, finalement, ce signal que les autres...
00:12:33Un signal que les automobilistes attendent, puisque vous connaissez...
00:12:37Vous avez vos circonscriptions.
00:12:39Vous connaissez le ressenti des automobilistes aujourd'hui.
00:12:41Ils se sentent écrasés par les taxes, le prix de l'essence.
00:12:45Les ZFE est pour eux une insulte et une atteinte au pacte républicain.
00:12:51Chers collègues, je crois que depuis les Gilets jaunes, on peut se dire que la représentation nationale a pris trop
00:12:59de mauvaises décisions à l'endroit des automobilistes.
00:13:01Et que là, je vous propose un geste à faire à leur endroit.
00:13:06Et je pense qu'il est finalement indolore, puisque l'amélioration de la qualité de l'air, elle se fait.
00:13:10On peut parler d'un certain nombre de propositions, justement, pour améliorer la qualité de l'air.
00:13:15J'en ai plusieurs, elles sont indiquées dans mon rapport et dans la proposition de loi que j'ai faite
00:13:18il y a trois ans, et même dans celle que j'ai faite aujourd'hui.
00:13:21Donc je ne peux pas vous dire mieux.
00:13:24Et la première chose, c'est qu'un véhicule ancien peut faire partie de la solution pour faire baisser la
00:13:30pollution.
00:13:31En le rapprochant de ces normes écologiques constructeurs.
00:13:36Un, lutter contre le défaut de contrôle technique, parce qu'il y a de plus en plus de contrôle technique,
00:13:40de voitures qui roulent sans contrôle technique, dans notre pays, premièrement.
00:13:44Et deuxièmement, le fameux décalaminage à hydrogène pour lequel je plaide.
00:13:49On n'a jamais essayé de systématiser ce dispositif.
00:13:52Or, moi vraiment, j'ai testé, j'ai observé le truc, ça fait, ça rapproche une voiture, même ancienne, de
00:13:58ses normes constructeurs d'origine en termes de pollution.
00:14:02Donc ça fait baisser de 60 à 70% les émissions de NOX et de particules fines.
00:14:10Donc essayons d'autre chose qu'une stigmatisation des automobilistes.
00:14:14Nous avions déjà une majorité.
00:14:15Je vous propose aujourd'hui de la retrouver.
00:14:18Et je suis à votre disposition pour répondre à toutes les questions que vous pouvez vous poser à nouveau.
00:14:23Merci beaucoup à tous.
00:14:25Merci, monsieur le rapporteur.
00:14:26On va passer aux orateurs des groupes.
00:14:28Donc vous avez trois minutes.
00:14:29Et donc je donne la parole à Mathias Renaud.
00:14:33Merci, madame la présidente.
00:14:34Alors nous sommes le 30 septembre 2026.
00:14:38Et le groupe Rassemblement National demande une nouvelle fois la suppression des ZFE.
00:14:43La première fois, c'était en 2022.
00:14:44C'était la première niche du groupe Rassemblement National.
00:14:48Depuis, le sujet a prospéré.
00:14:50Et par une sorte d'ironie de l'histoire, c'est avec notre dernière niche parlementaire que nous demandons à
00:14:56achever la bête.
00:14:58Parce que la bête n'est pas encore achevée.
00:15:00Voilà, donc il faut encore un petit coup pour supprimer définitivement ces fameuses zones à faible émission.
00:15:07Ces étiquettes critères qui doivent être mises sur les voitures et qui excluent un certain nombre de Français.
00:15:13Alors évidemment, c'est une mesure liberticide.
00:15:15Pierre Morin, qui a été le fer de lance de ce combat, et je le remercie au passage, l'a
00:15:21rappelé.
00:15:22Mesure liberticide, mesure de rupture d'égalité entre les Français.
00:15:26Puisqu'il y a 15 millions de Français qui actuellement ont une vignette critères 3 et plus.
00:15:31Donc qui serait ? Je dis qui serait parce que les zones à faible émission aujourd'hui ne sont pas
00:15:36mises en place.
00:15:38Et je pense qu'elles ne le seront jamais.
00:15:40Mais en tout cas, 15 millions de Français qui seraient exclus des grandes villes.
00:15:44Quelque part, les gueux des périphéries et des zones rurales qui seraient exclus avec leurs voitures polluantes des grandes villes.
00:15:52C'est absolument scandaleux.
00:15:53Il y a 80% des Français qui sont contre ces ZFE.
00:15:57Ça pose évidemment un problème de philosophie, presque de l'action politique, de l'action administrative.
00:16:02Vous avez un personnel politique, vous avez des fonctionnaires qui pensent qu'on peut sortir des cartes
00:16:09et tracer des périmètres autour des grandes villes dans une logique assez bureaucratique
00:16:15pour excluer, dire, les Français, ici, peuvent circuler, ici, ils ne peuvent pas,
00:16:20et le faire d'un trait de plume du fond d'un bureau et d'une administration.
00:16:26Alors ça a été rappelé.
00:16:28Il y a eu une étude récente de l'INSEE qui a montré que la qualité de l'air s
00:16:33'améliore naturellement
00:16:35et quelque part, c'est lié au renouvellement naturel du parc automobile dans ce pays.
00:16:41Et d'ailleurs, si on nous demande une mesure alternative, c'est celle-là.
00:16:44C'est-à-dire qu'on ne va pas améliorer la qualité de l'air avec des mesures administratives et
00:16:49contraignantes,
00:16:49mais par le renouvellement naturel du parc automobile et par le progrès technique.
00:16:55Voilà, le progrès technique.
00:16:57Je sais que le technosolutionnisme, comme l'appellent les écologistes, leur fait pousser des boutons,
00:17:02c'est-à-dire l'idée que le progrès technique permettrait de s'adapter aux problèmes environnementaux,
00:17:08mais c'est en tout cas notre position.
00:17:10Alors le Conseil constitutionnel a supprimé ce vote qu'il y a eu à l'Assemblée.
00:17:17Ça pose un problème de souveraineté d'ailleurs parce que c'était sur un argument très formel,
00:17:22le cavalier législatif, mais il y avait bien une volonté libre, éclairée du Parlement
00:17:30de supprimer ces ZFE.
00:17:32Là, quelque part, c'est une proposition de loi de validation d'un vote qui a déjà eu lieu au
00:17:39sein de cette Assemblée.
00:17:40Alors ne croyez pas, pour ceux qui veulent encore faire perdurer les ZFE,
00:17:45ne croyez pas que ça va revenir par la fenêtre en se disant peut-être qu'on va laisser la
00:17:50liberté aux collectivités
00:17:51de les mettre en place ou non, qu'on va mettre en place des subventions, des mesures alternatives ou je
00:17:56ne sais quelles mesures.
00:17:57Je crois que cette mesure est morte-née.
00:18:00Elle ne reviendra pas.
00:18:02Preuve en est la volonté de mettre en place des radars ZFE, notamment à Lyon.
00:18:06Je pense que c'est impossible désormais à envisager cette politique est morte-née.
00:18:11Voilà, il faut en prendre acte.
00:18:17Merci Madame la Présidente, Monsieur le rapporteur, mes chers collègues.
00:18:2140 000, c'est le nombre de Français qui meurent prématurément chaque année à cause de la pollution de l
00:18:26'air,
00:18:26selon les données de Santé publique France, vous l'avez dit aussi, Monsieur le rapporteur.
00:18:317 000 de ces décès sont liés aux oxydes d'azote, ceux-là même qui sortent de nos pots d
00:18:35'échappement.
00:18:3630 000 enfants souffrent d'un asthme que l'air qu'ils respirent a provoqué.
00:18:42Voilà le sujet dont nous parlons ce matin.
00:18:45Pas une vignette, pas un slogan, la santé de nos enfants.
00:18:49Je suis particulièrement sensible à ce sujet, d'autant plus en ma qualité d'élu de Paris.
00:18:55En effet, notre capitale, les premiers résultats sont là.
00:18:59Plus d'un tiers d'oxydes d'azote en moins dans les secteurs concernés.
00:19:03Derrière ce chiffre, il y a nos enfants qui marchent vers l'école le long des grands axes,
00:19:07nos aînés ou encore des malades chroniques.
00:19:10Il y a une ville dense où tant de familles n'ont pas de voiture, mais où tout le monde
00:19:14respire le même air.
00:19:15Alors oui, nous avons entendu les difficultés.
00:19:18Nous avons entendu l'artisan qui ne peut pas changer de camionnette,
00:19:20l'aide-soignante qui vient de la Grande Couronne dans son vieux diesel.
00:19:24Nous ne sommes pas naïfs et nous n'avons jamais défendu une écologie qui oublie les plus modestes.
00:19:28C'est pourquoi nous vous avons proposé avec le gouvernement une autre voie, un cadre légal qui laisse au maire
00:19:35la liberté de mettre en place une ZFE,
00:19:38une zone à faible émission, d'en fixer le périmètre, le calendrier, les modalités, tout en garantissant un encadrement national
00:19:46des dérogations
00:19:47pour que l'équité entre les territoires soit préservée.
00:19:50La liberté pour Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux et tous les autres de protéger s'ils le souhaitent.
00:19:58La liberté pour d'autres territoires de faire autrement.
00:20:02Vous, vous choisissez ce matin la table rase.
00:20:05Vous qui parlez sans cesse de bon sens local, vous voulez interdire à un maire, à une métropole, de protéger
00:20:10la santé de ses habitants.
00:20:12Ce n'est pas de la liberté, c'est de l'abandon.
00:20:15Et cet abandon aura un prix.
00:20:17Entre l'obligation uniforme et l'abrogation brutale, il existe un chemin, celui de la confiance dans les territoires et
00:20:25la protection de la santé publique.
00:20:27C'est ce chemin que nous défendons. C'est pourquoi le groupe Ensemble pour la République votera contre cette proposition
00:20:32de loi.
00:20:33Je vous remercie.
00:20:34Merci beaucoup, M. le député. M. Sylvain Carrière.
00:20:38Oui, merci, Mme la Présidente. M. le rapporteur, c'est reparti pour un tour.
00:20:44On reparle des ZFE ce matin. Alors je vais sûrement devoir me répéter encore et encore.
00:20:49Vous le savez, la position de la France insoumise est constante depuis 2019 sur le sujet,
00:20:54puisque dès 2019, nous étions le seul groupe politique à s'opposer à la mise en place des ZFE
00:20:59lors de son premier vote à l'Assemblée nationale dans le cadre de la loi d'orientation et des mobilités,
00:21:05contrairement à vos amis du RN à ce moment-là d'ailleurs.
00:21:08Nous alertions déjà sur le fait que pour améliorer la qualité de l'air
00:21:11et pour réduire le nombre de décès dus à la pollution sans exclure personne du droit à la mobilité,
00:21:16il était essentiel de développer les transports en commun accessibles à toutes et tous.
00:21:21Depuis le début, ces ZFE sont mal pensées et mal calibrées.
00:21:25D'abord parce que sur les 25 ZFE actives, chacune est fondée sur des critères différents et incompréhensibles.
00:21:31Et puis surtout, elles sont profondément injustes.
00:21:34Une nouvelle fois, ce sont les plus précaires qui trinquent,
00:21:36puisque ces ZFE excluent toute une partie de la population des centres-villes.
00:21:40Mais voilà qu'aujourd'hui, certains s'opposent aux ZFE,
00:21:43alors que dans le même temps, ici même, chaque année, lors des débats budgétaires sur les transports,
00:21:47ils s'opposent à des moyens supplémentaires pour le vélo, pour le train, pour les transports en commun,
00:21:52pour le développement de la marche, etc.
00:21:55D'un côté, les macronistes essaient de se faire passer pour de grands écologistes,
00:21:59alors que le bilan des deux mandats d'Emmanuel Macron est catastrophique sur ces questions.
00:22:04Ils prétendent que les ZFE ont pour objectif d'améliorer la qualité de l'air,
00:22:08alors que ce sont les mêmes qui ont organisé la destruction du fret ferroviaire,
00:22:11ce qui a conduit à ce que 2 millions de camions supplémentaires se retrouvent sur les routes.
00:22:15Ce sont les mêmes qui réduisent les financements des agences environnementales
00:22:19qui refusent d'agir face à l'empoisonnement généralisé, aux pifas et aux pesticides.
00:22:24De l'autre côté, le Rassemblement national nous propose de rien changer,
00:22:28abolir ces ZFE sans rien proposer pour améliorer la qualité de l'air.
00:22:32Ça revient à accepter que la pollution de l'air continue à tuer 40 000 personnes chaque année dans le
00:22:36pays,
00:22:36et ça revient aussi à accepter de condamner les habitants des territoires ruraux et périurbains à l'usage de la
00:22:42voiture.
00:22:43Au vu des prix des carburants, surtout en ce moment, et surtout en refusant de bloquer les prix comme vous
00:22:49le faites les uns et les autres,
00:22:50l'usage de la voiture au quotidien n'est vraiment pas un cadeau que vous leur faites.
00:22:54Parce que oui, la voiture peut évidemment être un choix, mais pour beaucoup, c'est surtout une contrainte du quotidien.
00:23:01Je le disais, notre position est simple et constante.
00:23:04Nous sommes pour une écologie populaire, alors pas de ZFE sans alternative.
00:23:09Et contrairement à vous, nous proposons de développer les alternatives massivement pour garantir un droit à la mobilité pour toutes
00:23:19et tous,
00:23:19et donc pour améliorer la qualité de l'air.
00:23:22C'est le sens des propositions de loi que j'ai déposées en 2023 et 2025 avec l'ensemble de
00:23:27mon groupe,
00:23:28apporter des solutions concrètes à la population, répondre aux besoins de nos bassins de vie.
00:23:34C'est gagnant pour l'écologie, c'est gagnant pour l'économie des habitants,
00:23:38et c'est gagnant pour le quotidien des habitantes et des habitants.
00:23:41Je vous remercie.
00:23:43Merci, M. le député. Je donne la parole à Fabrice Barrousseau.
00:23:48Madame la Présidente, M. le rapporteur, mes chers collègues,
00:23:51si nous sommes aujourd'hui à débattre de la suppression des ZFE,
00:23:55c'est aussi parce que les gouvernements successifs d'Emmanuel Macron créent les conditions de leur rejet.
00:24:01Dès 2022, notre collègue Gérard Leseul, alerté dans une mission flash consacrée précisément à l'accompagnement des ZFE,
00:24:08sur la nécessité de construire leur acceptabilité sociale et d'accompagner réellement les ménages concernés.
00:24:15Si ces préconisations avaient été entendues, nous n'en saurions peut-être pas là.
00:24:20Oui, la pollution de l'air est un enjeu majeur de santé publique.
00:24:24Santé publique France estime que près de 40 000 décès par an sont attribuables à l'exposition en particules fines.
00:24:30Mais oui, également, des ZFE imposées, sans alternatives accessibles,
00:24:35peuvent devenir une machine à exclure ceux qui n'ont tout simplement pas les moyens de changer de voiture.
00:24:42Notre réponse doit être celle-ci.
00:24:44Protéger la santé sans punir les plus modestes.
00:24:48Décarboner les mobilités sans assigner à résidence ceux qui dépendent de leur voiture.
00:24:53C'est pourquoi nous défendons une transition beaucoup plus fortement accompagnée.
00:24:58Bonus à l'achat renforcé, leasing social accessible, aide à la conversion et bonus étendus aux véhicules d'occasion.
00:25:07C'est aussi pourquoi les socialistes travaillent depuis plusieurs années sur le verdissement des flottes d'entreprises
00:25:12et, encore récemment, sur la décarbonation des poids lourds.
00:25:16Car le sujet dépasse très largement les sols et des feux.
00:25:19A la crise climatique s'ajoute désormais une crise sociale et un enjeu de souveraineté énergétique
00:25:25que la crise des carburants rend particulièrement concrète.
00:25:29Et face à cela, que propose cette proposition de loi ?
00:25:32L'abrogation, le recul, mais aucune alternative permettant à la fois de respirer mieux et de se déplacer moins cher.
00:25:40Nous refusons de choisir entre justice sociale et écologie.
00:25:44Là où le Rassemblement national propose de supprimer, nous voulons transformer.
00:25:50Là où les gouvernements Macron ont imposé sans suffisamment accompagner, nous voulons rendre la transition possible.
00:25:57Notre ligne est simple, une écologie qui protège la santé, le climat et le pouvoir de vivre, sans laisser personne
00:26:04sur le bord de la route.
00:26:07Merci, M. le député. Je donne la parole à François-Xavier Tchécoli.
00:26:13Merci, Mme la Présidente, M. le rapporteur, mes chers collègues.
00:26:17Nous examinons aujourd'hui une proposition de loi visant à supprimer les zones à faible émission.
00:26:22Alors, bien évidemment, nous soutiendrons cette proposition.
00:26:25Nous la soutiendrons avec constance, parce que cette suppression, nous l'avons déjà proposée, défendue
00:26:30et votée lors de l'examen du projet de loi de simplification de la vie économique.
00:26:34J'en profite pour rendre hommage à mon collègue Yann Boucard, qui a présidé cette commission spéciale avec brio et
00:26:39porté cette mesure.
00:26:41Alors, notre initiative, un amendement supprimant les défeux, avait été adopté en commission.
00:26:45Suppression, ensuite confirmée dans l'hémicycle, par un vote transpartisan.
00:26:49Vote qui a largement dépassé les clivages habituels de notre Assemblée.
00:26:53La représentation nationale s'était donc clairement exprimée.
00:26:57Cette disposition, ayant depuis été censurée par le Conseil constitutionnel, nous avons aujourd'hui l'occasion de nous prononcer à
00:27:02nouveau.
00:27:03Et notre position, bien évidemment, n'a pas changé.
00:27:05Car derrière ces trois lettres, Z, F, E, il y a le quotidien de millions de Français pour qui la
00:27:11voiture n'est pas un luxe, mais une nécessité.
00:27:13Pour aller travailler, se soigner, accompagner ses enfants, rendre visite à ses aînés, finalement pour pouvoir vivre, tout simplement.
00:27:21Et oui, tout le monde n'a pas un métro au pied de chez soi, ni les transports en commun.
00:27:25Et tout le monde n'a pas les moyens de remplacer sa voiture du jour au lendemain.
00:27:28C'est particulièrement vrai dans nos campagnes, dans nos petites villes et nos territoires périurbains.
00:27:32Et je suis bien placé pour en parler.
00:27:35Les ZFE sont ainsi devenus un véritable outil de ségrégation sociale.
00:27:39D'un côté, ceux qui ont les moyens d'acheter un véhicule récent et peuvent continuer à circuler.
00:27:43Et bien de l'autre, ceux qui ne les ont pas et à qui l'on interdit progressivement l'accès
00:27:48à certaines parties de notre territoire.
00:27:50Et comme toujours, ce sont les classes moyennes et populaires qui paient le prix fort.
00:27:53Ce sont eux qui trinquent.
00:27:55Donc avec mon groupe, nous refusons cette écologie punitive.
00:27:58D'autant que, comme pour le DPE dans le logement, certaines de ces politiques reposent sur des outils imparfaits.
00:28:03C'est quand même un comble que critères, par exemple, ne prennent pas en compte ni le poids du véhicule,
00:28:08ni sa consommation, ni les émissions de CO2.
00:28:11Enfin, oui, nous devons améliorer la qualité de l'air.
00:28:14Mais la transition environnementale ne peut pas se faire contre les Français.
00:28:18Elle doit se faire avec eux, par l'innovation, le progrès et l'accompagnement, plutôt que par l'interdiction et
00:28:24la sanction.
00:28:25Une écologie qui exclut ceux qui n'en ont pas les moyens de changer de voiture n'est pas digne.
00:28:30Mes chers collègues, notre Assemblée s'est déjà exprimée, et je le redis, elle a supprimé les ZFE en commission,
00:28:35elle l'a confirmé en séance.
00:28:37Aujourd'hui, soyons cohérents.
00:28:39Nous continuerons à lutter avec mon groupe contre les fractures territoriales et à porter la voie de la France qui
00:28:43travaille, celle des classes moyennes et populaires de nos territoires.
00:28:46Nous voterons donc cette proposition de loi visant à supprimer les ZFE.
00:28:50Parce que nous voulons une écologie qui accompagne plutôt qu'elle ne sanctionne, une écologie qui rassemble plutôt qu'elle
00:28:56ne trie.
00:28:57Une transition environnementale qui se construit avec les Français et jamais contre eux.
00:29:00Je vous remercie.
00:29:03Merci beaucoup, M. le député.
00:29:04Je donne la parole à Lisa Bellouco.
00:29:09Merci, Mme la Présidente.
00:29:11Collègues, le groupe écologiste et social va, sans surprise, voter contre cette proposition de loi qui veut revenir sur l
00:29:17'instauration des zones à faible émission.
00:29:19Les attaques de la droite et de l'extrême droite contre les ZFE se sont multipliées les dernières années et
00:29:23traduisent leur déni des enjeux sanitaires, écologiques et sociaux qui se cachent derrière cette mesure.
00:29:28L'objectif premier est bien sanitaire puisque la pollution de l'air constitue aujourd'hui l'un des principaux facteurs
00:29:34de mortalité évitable en France.
00:29:36Selon Santé publique France, l'exposition aux particules fines est responsable d'environ 40 000 décès prématurés chaque année.
00:29:42D'autres estimations évaluent cette mortalité comme pour aller jusqu'à 67 000 décès annuels.
00:29:49Les complications liées sont nombreuses et largement documentées.
00:29:53Affection aiguë des voies respiratoires, développement de pathologies chroniques, notamment certains cancers et la maladie de Parkinson, impact neurologique ou
00:30:01encore atteinte dès la grossesse et sur le développement des enfants.
00:30:04La mise en place des ZFE est avant tout une mesure d'égalité.
00:30:06La pollution de l'air touche principalement les populations les plus précaires et les résidents des quartiers populaires qui vivent
00:30:13à proximité des grands axes routiers et des zones logistiques.
00:30:16En région parisienne, ils ont trois fois plus de risques de mourir lors d'un épisode de pollution.
00:30:21En France, plus de 500 000 enfants respirent un air dépassant les seuils sanitaires recommandés.
00:30:26En outre, l'établissement de ces zones est une mesure économiquement positive parce que l'inaction en matière de pollution
00:30:32de l'air s'élève entre 67 et 98 milliards d'euros par an, soit plus de 1 000 euros
00:30:39par habitant.
00:30:40Cette énième attaque de l'extrême droite contre les ZFE nous démontre deux choses.
00:30:45Et on redécouvre beaucoup de choses sur le RN en ce moment.
00:30:50Le RN se fiche complètement de protéger la santé de nos enfants et de nos concitoyennes et concitoyens les plus
00:30:57précaires.
00:30:58Et le RN se fiche complètement de préserver le budget de l'État.
00:31:03Le soutien du groupe écologiste et social au maintien des ZFE n'est pas pour autant un blanc-seing pour
00:31:08le gouvernement et sa méthode de lutte contre la pollution de l'air.
00:31:11Comme toujours, les macronistes font peser le poids de la lutte contre la pollution sur les individus sans prendre en
00:31:16compte la réalité du terrain.
00:31:17Avec mon collègue Charles Fournier, nous avons déposé une proposition de loi pour des ZFE plus justes et nous porterons
00:31:23avec notre groupe des amendements au PLF 2027
00:31:26permettant d'accompagner les ménages modestes dans leur transition de mobilité.
00:31:30Une transition réussie passera par le renforcement des transports en commun partout où c'est possible, la refonte des vignettes
00:31:36critères
00:31:37en prenant en compte notamment le poids des véhicules, un financement sérieux du leasing social.
00:31:42Et à l'heure où les prix de l'essence flambent, cette transition, elle est attendue et elle est urgente.
00:31:48Donc, chers collègues, agissons.
00:31:51Merci beaucoup, Madame la députée. Je donne la parole à Sabine Gervais.
00:31:56Merci, Madame la Présidente, Monsieur le rapporteur, mes chers collègues.
00:32:00Près de 40 000 décès sont attribuables chaque année en France à l'exposition aux particules fines.
00:32:05Derrière ce chiffre, il y a nos aînés, nos enfants, tous ceux dont la santé est la plus fragile.
00:32:12Et je sais de quoi je parle.
00:32:14Protéger notre ère, c'est protéger leur santé.
00:32:16Le groupe Les Démocrates votera donc contre cette proposition de loi.
00:32:20D'abord, pour une raison démocratique, parce que même si l'ambition a été dévoyée,
00:32:26reconnaissons-le, le renforcement des ZFE est issu des travaux de la Convention citoyenne pour le climat.
00:32:33Décider, c'est respecter la parole donnée aux citoyens.
00:32:36Et c'est aussi penser aux générations futures.
00:32:39C'est précisément ce sur quoi le RN s'assoit.
00:32:43Il y a pourtant une autre voie, redonner aux ZFE le sens qu'elle aurait dû avoir,
00:32:48corriger ce qui ne marche pas.
00:32:50Nous l'avons démontré lors du projet de loi de simplification.
00:32:54Notre groupe a défendu notre voie, rendre les ZFE obligatoires là où la qualité de l'air l'exige.
00:33:00Laisser les collectivités libres de les instaurer ailleurs, prévoir des dérogations
00:33:06et mieux accompagner les ménages comme les entreprises.
00:33:09Car oui, les ZFE créent des difficultés pour ceux qui ont besoin de leur voiture, pour travailler,
00:33:15pour ceux qui n'ont pas les moyens d'en changer.
00:33:18Et c'est là notre désaccord profond avec le RN.
00:33:22Votre proposition n'est pas une politique écologique alternative, c'est une politique de renoncement.
00:33:29Au fond, votre stratégie est toujours la même, faire croire aux Français que l'écologie serait nécessairement contre eux,
00:33:37que protéger l'environnement ce serait forcément contraindre,
00:33:40que réussir la transition ce serait forcément faire payer les classes populaires et moyennes.
00:33:46Et ce n'est sans doute pas un hasard lorsque, dans vos propres rangs,
00:33:50certains continuent de relativiser la responsabilité humaine dans le changement climatique
00:33:55et de mettre en cause les travaux du GIEC.
00:33:58Nous refusions cette opposition, précisément parce qu'une écologie qui oublie la justice sociale échouera.
00:34:06Adapter plutôt que supprimer, c'est le choix de la responsabilité,
00:34:10et donc nous nous opposerons à votre texte.
00:34:14Je vous remercie.
00:34:17Merci Madame la députée.
00:34:18Je donne la parole à Vincent Thiebaud.
00:34:22Merci Madame la Présidente, Monsieur le rapporteur, mes chers collègues.
00:34:26Alors ce texte qui vise à interdire la mise en place des ZFE,
00:34:30je rappelle avant tout, parce que ça a été dit et redit,
00:34:33c'est avant tout une mesure, les ZFE,
00:34:35qui a été créée pour répondre à une problématique de santé publique.
00:34:39Ça, il ne faut quand même pas l'oublier, c'est un enjeu majeur.
00:34:42Rappelons que les transports sont aujourd'hui 35% des émissions de gaz à effet de serre.
00:34:48Et c'est le principal souci que nous avons.
00:34:50Et d'ailleurs, l'État, même si ce n'est plus le cas,
00:34:52a d'ailleurs été condamné pour ce sujet,
00:34:54pour non-action sur la santé publique vis-à-vis des Français et des Françaises.
00:34:59Aujourd'hui, nous avons fait évoluer le dispositif.
00:35:02Le dispositif permet aujourd'hui, effectivement,
00:35:05à des collectivités qui ne sont plus soumises à l'obligation des ZFE
00:35:10parce que leur qualité de l'air s'est améliorée.
00:35:13Et on peut s'en réjouir.
00:35:14Il y en avait cinq il y a trois ans.
00:35:16Aujourd'hui, il n'y a plus que deux villes qui sont dans cette obligation,
00:35:18qui sont Paris et Lyon.
00:35:20Moi, je suis assez favorable à ce que les collectivités territoriales
00:35:25et les élus locaux prennent leurs responsabilités.
00:35:28On a pu voir ces ZFE mises en place,
00:35:30notamment, je pense à Strasbourg et l'Euromontropole de Strasbourg,
00:35:34où j'ai beaucoup d'interrogations, d'une part, sur l'agenda qui nous est proposé,
00:35:38et notamment sur le périmètre des villages qui sont à plus de 15 kilomètres du centre-ville.
00:35:42Aujourd'hui, ils sont soumis à ces ZFE.
00:35:44Ce qui interroge, bien sûr, mais c'est bien le choix de la collectivité.
00:35:48Et je pense que chacun, aujourd'hui, il faut une clarification aussi
00:35:51que les élus locaux qui souhaitent les mettre en place
00:35:53prennent leurs responsabilités et l'assument.
00:35:55Parce que j'entends beaucoup dire que c'est la faute de l'État
00:35:58si, à un moment donné, si ces élus souhaitent mettre en place ces ZFE,
00:36:02OK, certes, ils emportent la responsabilité,
00:36:04à eux aussi d'emporter les accompagnements en partie, par rapport à ça.
00:36:08C'est vrai qu'aujourd'hui, la mise en œuvre de ces ZFE
00:36:09interroge notamment les ménages les plus modestes.
00:36:12Il faut le reconnaître et il faut l'avouer.
00:36:14Là-dessus, il n'y a pas de débat,
00:36:16et je peux le voir moi aussi sur ma circonscription
00:36:18au limitrof de Strasbourg.
00:36:21Maintenant, moi, je ne suis pas favorable non plus
00:36:23à une interdiction sèche.
00:36:25Pourquoi ? Parce que ce ne serait pas...
00:36:27On enfermerait une catégorie de personnes
00:36:29sur des véhicules qui sont polluants,
00:36:32sur des véhicules qui sont très énergivores,
00:36:34et on le voit dans la crise énergétique aujourd'hui.
00:36:36Moi, je suis favorable, effectivement,
00:36:38si on doit réfléchir.
00:36:39C'est un accompagnement
00:36:41qui, d'ailleurs, profite largement,
00:36:43on le voit, à l'industrie automobile française,
00:36:46puisqu'elle a une part importante aujourd'hui
00:36:47de part de marché sur la vente de véhicules.
00:36:49électriques.
00:36:50Nous avons les transporteurs de camions
00:36:52qui ont choisi...
00:36:53Il y a des actions qui sont menées dans ce sens
00:36:55sur l'électrification des camions.
00:36:56C'est un sujet aussi de souveraineté
00:36:58qui vous tient à cœur,
00:37:00cher rapporteur, je le sais.
00:37:03Donc, il faut, effectivement,
00:37:05qu'on puisse d'abord, avant tout, accompagner.
00:37:08Supprimer les aides-feux,
00:37:09c'est aussi dire, envoyer le signal
00:37:11qu'on reste enfermé,
00:37:16pour les plus modestes, en tout cas,
00:37:17vous n'aurez pas accès, effectivement,
00:37:20à une santé publique favorable,
00:37:23à un geste aussi environnemental.
00:37:24Je pense que ce n'est pas le bon signal
00:37:25qu'on envoie.
00:37:26Il faut qu'on puisse les accompagner.
00:37:29Et c'est à ce titre,
00:37:29c'est pour ces raisons-là,
00:37:30qu'en tout cas, nous, le groupe Horizon,
00:37:33nous ne sommes pas favorables à ce texte,
00:37:34même si je reconnais,
00:37:36et nous reconnaissons,
00:37:37les véritables difficultés.
00:37:39Et je pense même que, d'ailleurs,
00:37:40sur la notion des aides-feux,
00:37:41il ne faut pas qu'on s'attaque
00:37:43qu'à la notion des émissions
00:37:44de gaz à effet de serre des voitures,
00:37:45mais bien aussi du chauffage,
00:37:48qui ont une part importante,
00:37:49notamment dans les vies.
00:37:50Merci.
00:37:52Merci, M. le député.
00:37:54Je donne enfin la parole
00:37:55à Stéphane Lenormand.
00:37:58Merci, Mme la Présidente,
00:37:59M. le rapporteur,
00:38:00chers collègues.
00:38:01Nous partageons une partie
00:38:02du constat sur les aides-feux.
00:38:05Leur mise en œuvre
00:38:06a souvent été insuffisamment expliquée
00:38:09et accompagnée.
00:38:10Pour des ménages
00:38:10ou des petites entreprises,
00:38:11dépendant de leur véhicule,
00:38:13remplacer une voiture
00:38:14ou un utilitaire
00:38:15représente un coût important
00:38:17et peut nourrir
00:38:18un sentiment d'injustice
00:38:19qu'il faut entendre.
00:38:20Cela ne doit pas être
00:38:21un moyen d'exclure
00:38:22ou de discriminer.
00:38:24Néanmoins,
00:38:24il est dommage
00:38:25que le débat se résume
00:38:26à choisir entre maintenir
00:38:27ces zones en l'état
00:38:28ou les supprimer partout.
00:38:29Les évaluations disponibles
00:38:31montrent que c'est un outil
00:38:32quand même qui produit
00:38:33des effets mesurables
00:38:34sur une bonne partie
00:38:35des grandes villes européennes.
00:38:37L'INSEE vient d'ailleurs,
00:38:38et vous en avez parlé
00:38:39monsieur le rapporteur,
00:38:40qu'en France,
00:38:41les ZFE accélèrent
00:38:42quand même le renouvellement
00:38:43du parc automobile
00:38:44et contribuent à réduire
00:38:45les émissions polluantes.
00:38:47Dans la métropole du Grand Paris,
00:38:49la ZFE expliquerait
00:38:5114% de la diminution
00:38:52des émissions d'oxyde d'azote.
00:38:55Par ailleurs,
00:38:55dans les faits,
00:38:56les collectivités concernées
00:38:57disposent de possibilités
00:38:59d'adaptation importantes
00:39:00qui sont souvent peu connues,
00:39:02notamment prévoir
00:39:03des dérogations locales
00:39:05pour répondre
00:39:06à certaines réalités
00:39:06professionnelles ou sociales.
00:39:08La loi permet aussi,
00:39:10sous condition de déroger
00:39:11à l'obligation
00:39:11de créer une ZFE
00:39:12lorsque des mesures alternatives
00:39:14produisent des effets similaires.
00:39:16C'est cette piste
00:39:17que notre groupe,
00:39:18attaché à la décentralisation
00:39:20et à la libre administration
00:39:21des collectivités,
00:39:23aurait souhaité
00:39:24davantage explorer.
00:39:25Fixer des objectifs nationaux
00:39:27de qualité de l'air
00:39:27tout en laissant aux élus locaux
00:39:29davantage le choix
00:39:30sur les moyens
00:39:31de les atteindre
00:39:32en tenant compte
00:39:32de leurs spécificités.
00:39:34Il leur est également
00:39:35plus pertinent
00:39:36de travailler
00:39:37sur les conditions concrètes
00:39:38de réussite
00:39:38de ces dispositifs.
00:39:40Les restrictions
00:39:41doivent tenir compte
00:39:42des alternatives
00:39:43disponibles à la voiture
00:39:44et s'accompagner
00:39:45de solutions
00:39:46de mobilité crédibles,
00:39:47d'aides adaptées
00:39:48aux ménages modestes
00:39:49et aux professionnels,
00:39:50ainsi que de dérogations
00:39:52et de périodes
00:39:52de transition
00:39:53lorsque les réalités locales
00:39:55le justifient.
00:39:57Enfin,
00:39:57supprimer totalement
00:39:58les ZFE
00:39:59ne fait pas disparaître
00:40:01nos obligations
00:40:02en matière de qualité de l'air
00:40:03car il y a quand même
00:40:04derrière,
00:40:05quoi qu'on en dise,
00:40:06un enjeu de santé publique.
00:40:07Je vous remercie.
00:40:09Merci beaucoup,
00:40:10monsieur le député.
00:40:11Je donne la parole
00:40:11au rapporteur.
00:40:13Ah oui,
00:40:14il y a des questions
00:40:15individuelles.
00:40:16Je vais d'abord donner,
00:40:17oui,
00:40:17je donne d'abord
00:40:18la parole au rapporteur
00:40:20pour qu'il puisse répondre
00:40:21aux orateurs
00:40:22et ensuite,
00:40:23je prendrai les questions
00:40:24individuelles.
00:40:25Merci.
00:40:25Les réponses et rebonds.
00:40:27Merci,
00:40:28madame la présidente.
00:40:29J'ai d'abord
00:40:29un propos général
00:40:30par rapport à la totalité
00:40:31de vos interventions.
00:40:34Si je puis me permettre,
00:40:35soyez de bonne foi.
00:40:36C'est-à-dire que
00:40:37vous dites tous
00:40:38qu'il y a un problème
00:40:39avec les ZFE.
00:40:40Tous,
00:40:41sans la moindre exception.
00:40:43Donc reconnaissez-nous
00:40:44au moins la cohérence
00:40:46de voir les supprimés
00:40:47tant les problèmes
00:40:48que vous soulevez,
00:40:49nous les partageons.
00:40:52Premièrement,
00:40:53et je suis surpris
00:40:55que sur un sujet
00:40:56aussi important,
00:40:59ça cristallise
00:40:59une forme de colère
00:41:00dans le pays,
00:41:00les ZFE.
00:41:02Vous dites
00:41:04que supprimer
00:41:04purement
00:41:05et simplement
00:41:06ce n'est pas
00:41:07une bonne idée,
00:41:08mais qu'est-ce que
00:41:09je ne vois pas
00:41:09où est-ce que
00:41:10vous avez réussi
00:41:11à faire inscrire
00:41:11dans le calendrier
00:41:12de l'Assemblée
00:41:12ou dans vos niches
00:41:14respectives
00:41:15ces propositions
00:41:16justement
00:41:17d'alternatives
00:41:18aux ZFE,
00:41:19parce qu'effectivement
00:41:19on pourrait en débattre.
00:41:21Est-ce qu'il faut supprimer ?
00:41:22Est-ce qu'il faut assouplir ?
00:41:23Mais il faut faire quelque chose.
00:41:24Il faut vraiment faire quelque chose
00:41:26sur le sujet des ZFE.
00:41:27Vous avez des gens
00:41:29qui ne peuvent pas changer de voiture,
00:41:30les Z sont devenues
00:41:31quasiment inexistantes
00:41:32à quelques exceptions près.
00:41:34Vous avez vraiment
00:41:35des gens
00:41:35qui sont laissés
00:41:36sur le bord de la route
00:41:37avec les ZFE.
00:41:39Je vous invite à lire mon rapport.
00:41:43Le fameux métropolisme
00:41:44de la dynamique
00:41:46de ces 10-20 dernières années.
00:41:48Les métropoles
00:41:49ont concentré
00:41:50la totalité des services.
00:41:52Les bassins d'emploi,
00:41:53les commerces de proximité,
00:41:54les services publics,
00:41:55les grands hôpitaux,
00:41:56les grandes écoles, etc.
00:41:59L'immobilier est devenu
00:42:00hors de prix
00:42:01dans les grandes villes.
00:42:02Donc en fait,
00:42:02on a viré les pauvres
00:42:04des villes
00:42:04et on les a mis
00:42:05dans les zones rurales.
00:42:06Et là,
00:42:07avec les ZFE,
00:42:08alors qu'ils ont été virés
00:42:10des villes
00:42:10parce que l'immobilier
00:42:11est inaccessible,
00:42:12qu'on leur a piqué
00:42:13les services
00:42:13puisqu'il y a une désertification
00:42:15de la ruralité,
00:42:16là, avec les ZFE,
00:42:17vous leur dites
00:42:17non, mais en fait,
00:42:17vous n'avez pas le droit
00:42:18de rentrer dans les grandes villes
00:42:20parce que vous polluez
00:42:21notre air.
00:42:22On devient fou.
00:42:23On devient fou.
00:42:26La volonté de supprimer
00:42:27les ZFE
00:42:28est un geste républicain.
00:42:29Moi, je suis...
00:42:31De grâce,
00:42:32ne dites pas
00:42:33que nous n'avons pas
00:42:33de solution alternative.
00:42:35J'en propose au moins 5
00:42:36dans le rapport
00:42:37et ça veut dire que
00:42:39vous ne me lisez pas,
00:42:40vous ne nous lisez pas
00:42:41si vous dites
00:42:42que nous ne proposons pas
00:42:43d'alternative.
00:42:43Cette histoire de décaléminage,
00:42:44personne n'en parle,
00:42:45c'est une idée.
00:42:46Les parkings relais
00:42:46aux entrées de ville
00:42:47pour permettre aux gens
00:42:48de garer leur voiture
00:42:49pour après utiliser
00:42:50les transports en commun,
00:42:51personne n'en parle.
00:42:53Des aides ciblées
00:42:54pour que les gens
00:42:55puissent améliorer,
00:42:57même pour l'occasion,
00:42:58passer à des véhicules
00:43:00critères 1 ou 2,
00:43:01on propose ça.
00:43:02Personne n'en parle.
00:43:04Donc, en fait,
00:43:04si vous voulez,
00:43:04il y a une opposition
00:43:05un peu de principe
00:43:06à notre combat
00:43:08contre les ZFE,
00:43:09mais en fait,
00:43:09vous ne proposez pas grand-chose.
00:43:10Et d'ailleurs,
00:43:11il n'y a pas un amendement
00:43:12qui a été déposé
00:43:13par l'un d'entre vous
00:43:14dans le cadre
00:43:14de cette proposition de loi.
00:43:15Moi, j'aurais été très content
00:43:17de pouvoir débattre
00:43:18avec vous là ce matin
00:43:20avec vos amendements
00:43:21parce que je partage,
00:43:23je peux partager des choses
00:43:24et on peut débattre
00:43:25et finalement rencontrer
00:43:26des positions.
00:43:27Bon,
00:43:28donc c'est un peu
00:43:29de mauvaise foi
00:43:29de dire que nous
00:43:30ne proposons rien
00:43:31alors qu'en fait,
00:43:32il n'y a pas d'amendement
00:43:32et vous n'avez jamais proposé
00:43:33un texte justement
00:43:33pour régler les problèmes
00:43:34des ZFE
00:43:35et c'est quand même
00:43:36notre boulot de le faire
00:43:36parce qu'il y a un vrai problème
00:43:37avec les ZFE.
00:43:39Ça, c'est la première observation.
00:43:44Monsieur Maillard,
00:43:46je vous remercie.
00:43:47Bon, vous êtes élu de Paris
00:43:48donc je comprends
00:43:50votre défense des ZFE
00:43:52contre finalement
00:43:53les pauvres
00:43:54qui viendraient polluer l'air
00:43:55des habitants
00:43:55de votre circonscription.
00:43:58Je rappelle
00:43:59parce que tout le monde
00:44:00a l'expression
00:44:01et à juste titre
00:44:02santé publique.
00:44:03Un, déjà,
00:44:03on propose des choses
00:44:04parce qu'on est sensible
00:44:05à cet enjeu
00:44:05de santé publique.
00:44:07Je rappelle
00:44:08que l'étude
00:44:09de santé publique France
00:44:10n'a pas été actualisée
00:44:11avec les dernières améliorations
00:44:12de la qualité de l'air.
00:44:14Voilà,
00:44:14donc on a un sujet
00:44:15là-dessus.
00:44:17Monsieur Carrière,
00:44:19vous parlez,
00:44:21vous dites,
00:44:22comme d'habitude,
00:44:22mais parce qu'on a déjà eu
00:44:23l'occasion d'avoir
00:44:24ces discussions-là,
00:44:26que vous ne voulez pas
00:44:27de ZFE
00:44:27s'il n'y a pas d'alternative.
00:44:28Mais,
00:44:29Monsieur Carrière,
00:44:30dans les alternatives
00:44:32transports en commun,
00:44:32ce ne sera pas avant
00:44:3310, 15, 20,
00:44:3430 ans.
00:44:36Non, non, mais ce que je veux dire,
00:44:37c'est que dans 30 ans,
00:44:38il n'y aura plus de vignettes critères
00:44:393, 4, 5.
00:44:41Donc, ça revient au même
00:44:42que de supprimer les ZFE.
00:44:43Donc, je vous invite.
00:44:44Et d'ailleurs,
00:44:44vous aviez voté l'article 15R
00:44:46du projet de loi de simplification
00:44:47de la vie économique
00:44:48pour supprimer les ZFE.
00:44:49Vous l'aviez voté.
00:44:50Donc, vous aviez voté
00:44:51la suppression des ZFE
00:44:52en séance.
00:44:54Vous avez voté l'article 15R.
00:44:55Vous l'avez voté.
00:44:57J'espère que vous n'allez pas voter
00:44:58contre cette proposition de loi
00:45:01aujourd'hui,
00:45:02parce qu'on comprendrait,
00:45:03on aurait du mal
00:45:04à comprendre votre position.
00:45:06Voilà.
00:45:08Bon, je pensais,
00:45:09chez le groupe socialiste,
00:45:10je suis ravi de vous avoir entendu,
00:45:11Monsieur Barrusso.
00:45:11Je pensais avoir Gérard Lesseul
00:45:13comme d'habitude.
00:45:14Je pensais avoir Gérard Lesseul
00:45:15comme d'habitude.
00:45:16Mais c'est toujours un plaisir.
00:45:20Pareil,
00:45:20les préconisations de Gérard Lesseul
00:45:22dans son rapport.
00:45:23On en parle depuis 2022.
00:45:26Je cherche la proposition de loi
00:45:29que vous auriez pu faire
00:45:30pour régler le problème
00:45:32posé par les ZFE
00:45:34et pointé dans le rapport
00:45:35de Gérard Lesseul
00:45:36et Bruno Millian
00:45:37que je connais presque par cœur.
00:45:38Et je partage,
00:45:39effectivement,
00:45:42ces préoccupations-là
00:45:43puisque, moi,
00:45:44elles me font conclure
00:45:44qu'il faut supprimer les ZFE.
00:45:45Mais il n'y a pas eu
00:45:47de travail de fait
00:45:47pour régler le problème des ZFE.
00:45:49On a un problème
00:45:49de contrat social
00:45:50et de fraternité républicaine.
00:45:52Et je sais que vous en êtes conscients,
00:45:55mais il y a un manque
00:45:56de travail sur le sujet.
00:45:58Voilà.
00:45:59Merci beaucoup,
00:46:00Monsieur Tchétcholi,
00:46:01pour vos mots.
00:46:03Moi, je veux aussi saluer
00:46:04le travail qu'on avait fait
00:46:05en bonne intelligence
00:46:06avec Yann Boucard
00:46:07lors de l'examen
00:46:08du projet de loi
00:46:08de simplification
00:46:09de la vie économique,
00:46:12qui avait très bien dirigé
00:46:13les débats
00:46:14en tant que président
00:46:15de la commission.
00:46:16Et je vous remercie
00:46:17pour vos mots.
00:46:19Voilà.
00:46:19Je sais que le groupe LR
00:46:21est globalement,
00:46:22depuis qu'on lance
00:46:23ce sujet à l'Assemblée,
00:46:26aligné avec la suppression
00:46:28des ZFE.
00:46:29Donc, je vous remercie.
00:46:33Bon, Mme Bellouco,
00:46:35lors de mon propos liminaire,
00:46:37je vous l'aimais vraiment
00:46:39parce que c'est intéressant,
00:46:40l'étude de l'INSEE.
00:46:42Je sais qu'au groupe écologiste,
00:46:44ce qui vous tient à cœur,
00:46:45c'est de réduire
00:46:46la dépendance à la voiture.
00:46:48C'est de réduire
00:46:48la dépendance à la voiture.
00:46:49L'étude de l'INSEE,
00:46:51si vous la lisez,
00:46:53démontre que les ZFE
00:46:54n'ont aucun impact
00:46:56pour réduire la dépendance
00:46:58à la voiture.
00:46:59Il n'y a pas de report modal.
00:47:01Or, je sais que c'est un enjeu
00:47:02qui vous tient à cœur,
00:47:03donc je vous l'indique.
00:47:06Les ZFE ne permettent pas,
00:47:08ne permettent aucun report modal
00:47:10et je vous le redis,
00:47:11elles amélioreraient de 5,8
00:47:16le renouvellement
00:47:17du parc automobile.
00:47:20J'aborde le sujet
00:47:21qui a été abordé
00:47:22par deux orateurs
00:47:22de la liberté laissée
00:47:24aux élus locaux.
00:47:26Moi, je tiens à vous dire
00:47:27que pour moi,
00:47:27la liberté de circulation,
00:47:29c'est quand même
00:47:30un principe constitutionnel
00:47:31et républicain.
00:47:32Moi, je ne veux pas laisser
00:47:33la liberté aux élus locaux
00:47:35de faire n'importe quoi
00:47:36en fonction
00:47:37de leurs étiquettes politiques.
00:47:38Vous avez des élus
00:47:40de grandes villes
00:47:40qui sont,
00:47:42je vais faire une petite blague,
00:47:43mais verts-pastèques,
00:47:44c'est-à-dire écologistes
00:47:45forcenés
00:47:46contre les automobilistes
00:47:48et je ne veux pas
00:47:49leur permettre
00:47:50d'avoir une base légale
00:47:51pour exclure
00:47:51les Français les plus modestes.
00:47:52Je rappelle quand même
00:47:53que les gens
00:47:54qui ont besoin
00:47:54d'accéder aux grandes villes,
00:47:56c'est des gens
00:47:56qui viennent d'ailleurs,
00:47:57enfin,
00:47:58c'est des gens
00:47:58qui viennent de la ruralité
00:47:59et je trouve
00:48:00que c'est antidémocratique
00:48:02parce que ces gens-là
00:48:02qui viennent de la ruralité
00:48:03n'ont pas voté
00:48:04pour ces maires écologistes.
00:48:07Donc, si vous voulez,
00:48:08il y a une forme de...
00:48:08Moi, je trouve ça
00:48:10juste...
00:48:11Moi, je trouve
00:48:12que c'est antidémocratique
00:48:15de permettre
00:48:15à des maires
00:48:16d'exclure
00:48:16de leur ville,
00:48:17de leur citadelle
00:48:20des Français modestes
00:48:21qui ont besoin
00:48:22d'accéder à ces grandes villes
00:48:22pour aller travailler.
00:48:23Enfin, ça me paraît
00:48:24être du bon sens.
00:48:27Ah, parfait.
00:48:28Voilà, je pense
00:48:29que j'ai un peu...
00:48:30Je ne veux pas être plus long.
00:48:31J'ai un peu balayé
00:48:32la plupart des réserves
00:48:34qui m'ont été opposées
00:48:36et puis adviennent
00:48:37que pourra.
00:48:39Merci, M. le rapporteur.
00:48:41Vous doutez bien
00:48:42que j'ai plusieurs demandes
00:48:43de prise de parole
00:48:44et des questions
00:48:45de une minute.
00:48:46Donc, je vais les prendre
00:48:47tout en même temps.
00:48:49Et donc, je donne la parole
00:48:50à Nicolas Dragon.
00:48:53Merci, Mme la Présidente.
00:48:55M. le rapporteur,
00:48:56vous avez tout à fait raison.
00:48:57Dans l'Aisne,
00:48:58mon département,
00:48:59plus de 321 000
00:49:00voitures particulières
00:49:02sont en circulation.
00:49:03Plus de la moitié
00:49:04sont des véhicules diesel
00:49:05et plus de 31 000
00:49:06sont classés
00:49:07critères 4, 5
00:49:09ou non classés.
00:49:10Pour beaucoup
00:49:10de nos concitoyens,
00:49:12notamment dans
00:49:13les territoires ruraux,
00:49:14la voiture n'est pas
00:49:16un choix de confort,
00:49:17c'est bien une nécessité absolue.
00:49:19Un habitant de l'Aisne
00:49:20peut avoir besoin
00:49:20de se rendre à Reims,
00:49:22Lille ou Paris
00:49:22et la région parisienne
00:49:23pour travailler,
00:49:24étudier,
00:49:25mais aussi consulter
00:49:26un spécialiste médical,
00:49:27accompagner un proche
00:49:28ou effectuer
00:49:29des démarches administratives.
00:49:31Lui interdire
00:49:32l'accès à ces agglomérations
00:49:33parce qu'il possède
00:49:34un véhicule dit ancien
00:49:35ne fera pas disparaître
00:49:36son besoin
00:49:37de mobilité.
00:49:38Et surtout,
00:49:39demander à un ménage
00:49:40qui n'a pas les moyens
00:49:41de remplacer son véhicule
00:49:42de plusieurs milliers
00:49:42voire de dizaines
00:49:43de milliers d'euros
00:49:44de changer de voiture
00:49:45du jour au lendemain
00:49:46est une mesure
00:49:47socialement difficilement
00:49:49insoutenable.
00:49:50La question est donc simple.
00:49:51Comment demande-t-on
00:49:52à nos concitoyens
00:49:53de changer de véhicule
00:49:54alors que le pouvoir d'achat
00:49:55ne leur permet pas
00:49:56de le faire actuellement ?
00:49:57Je rappelle que l'inflation
00:50:00s'établit ce matin
00:50:01à 3 %,
00:50:02un chiffre record.
00:50:04Les habitants de l'Aisne
00:50:06ne doivent pas être les victimes
00:50:08d'une politique
00:50:09conçue depuis Paris
00:50:10et appliquée
00:50:10sans tenir compte
00:50:11des réalités
00:50:12de notre territoire.
00:50:13Je vous remercie.
00:50:14Merci beaucoup.
00:50:15Je donne la parole
00:50:16à Sylvain Maillard.
00:50:17Merci,
00:50:18Mme la Présidente.
00:50:19C'est un débat
00:50:19qui est très intéressant.
00:50:20En fait,
00:50:21on s'aperçoit
00:50:21d'une chose,
00:50:22c'est qu'en fait,
00:50:23nous représentons
00:50:24chacun des territoires
00:50:25et qu'on se bat
00:50:26pour la mobilité
00:50:28mais aussi
00:50:29pour la santé
00:50:30de nos territoires.
00:50:31Moi,
00:50:31je suis député parisien
00:50:32et je me bats
00:50:32et pourtant,
00:50:33je suis dans l'opposition,
00:50:34vous savez,
00:50:35à Paris
00:50:35et pourtant,
00:50:36je me bats évidemment
00:50:38à côté des socialistes
00:50:40et d'ailleurs,
00:50:40qui pour les socialistes
00:50:41à Paris,
00:50:42eux,
00:50:42se battent
00:50:43pour que la ZFE
00:50:45puisse perdurer.
00:50:46Moi,
00:50:46j'ai juste une question
00:50:47toute simple.
00:50:47Vous dites les parkings
00:50:49relais
00:50:49à l'entrée des villes.
00:50:50Vous avez proposé ça.
00:50:51C'est quoi ?
00:50:52Je l'ai proposé
00:50:53en amendement
00:50:53à partir de 2019.
00:50:56Le RN n'a pas voté pour.
00:50:57Mais je reprends
00:50:58juste un exemple
00:50:58tout simple.
00:50:59Nous,
00:51:00on dit,
00:51:00c'est aux maires
00:51:01de décider
00:51:02de la métropole
00:51:03comment ils organisent
00:51:03la mobilité.
00:51:05Je regarde
00:51:06une ville,
00:51:07une grande ville
00:51:08dirigée par le RN,
00:51:09Perpignan.
00:51:10Est-ce que les parkings
00:51:11sont gratuits ?
00:51:12Est-ce que les parkings
00:51:12relais sont gratuits ?
00:51:13Ben non.
00:51:14Donc,
00:51:15vous voyez,
00:51:15faites le ménage
00:51:16de votre côté.
00:51:17Moi,
00:51:17je suis d'accord avec vous
00:51:18sur le fait,
00:51:19je suis tout à fait d'accord
00:51:20avec vous,
00:51:20monsieur Meurin,
00:51:21sur le fait
00:51:22de faire en sorte
00:51:23que les parkings
00:51:23soient gratuits.
00:51:24Je l'ai porté
00:51:25très bien.
00:51:26Mais accompagnez-nous.
00:51:27Mais faites-le vraiment.
00:51:28Vous ne pouvez pas faire
00:51:28des propositions
00:51:29dans votre rapport
00:51:30en disant,
00:51:30j'ai des solutions.
00:51:31Et à côté de ça,
00:51:32vos amis,
00:51:33en fait,
00:51:33font exactement l'inverse.
00:51:34Merci beaucoup,
00:51:35monsieur le député.
00:51:36Je donne la parole
00:51:36à Béranger Cernon.
00:51:39Alors,
00:51:39il y a un micro d'ouvert.
00:51:45Merci,
00:51:46madame la présidente.
00:51:47Donc oui,
00:51:47on peut critiquer
00:51:48les ZFE.
00:51:49Il faut d'ailleurs
00:51:49regarder sérieusement
00:51:50leurs limites.
00:51:51Qui peut changer
00:51:51de voiture ?
00:51:52Quelles alternatives
00:51:53de transport propose-t-on ?
00:51:54Quel accompagnement
00:51:55pour les ménages populaires ?
00:51:56Mais il faut aussi
00:51:57regarder les faits.
00:51:57Ça a été rappelé.
00:51:58L'INSEE montre
00:51:59que les ZFE ont un effet
00:52:00propre sur la baisse
00:52:01des émissions polluantes,
00:52:024,6 points sur la baisse
00:52:04des émissions de Nox
00:52:05et 1,4 points sur celle
00:52:06des PM 2,5.
00:52:08Alors certes,
00:52:08ce n'est pas la totalité
00:52:09de la baisse,
00:52:10mais ce n'est pas zéro
00:52:11non plus.
00:52:11Alors pourquoi vouloir
00:52:13supprimer les ZFE
00:52:14plutôt que de les rendre
00:52:14socialement justes ?
00:52:16Comment faire en sorte
00:52:17que la lutte contre
00:52:17la pollution
00:52:18ne repose pas
00:52:19sur les ménages
00:52:20qui n'ont pas les moyens
00:52:20de changer de voiture ?
00:52:21Plus de révers,
00:52:22plus de trains,
00:52:23plus de bus,
00:52:24des transports publics
00:52:24accessibles
00:52:25et des aides
00:52:26réellement suffisantes
00:52:27et immédiates.
00:52:28C'est comme ça
00:52:28qu'on peut réduire
00:52:29la pollution
00:52:29sans faire payer
00:52:30la transition
00:52:30au plus modeste.
00:52:31Or, il n'y a rien
00:52:33dans ce texte
00:52:34qui ne serait-ce
00:52:35en fait référence
00:52:36que ce soit
00:52:36dans l'exposé des motifs
00:52:37comme dans les articles
00:52:39de votre PPL.
00:52:40Alors rassurez-vous,
00:52:40en séance,
00:52:41nous assumerons
00:52:41pleinement notre part.
00:52:43Alors vous dites
00:52:43que les ZFE
00:52:44ne servent à rien.
00:52:45L'INSEE dit
00:52:46qu'elles ont un effet
00:52:46certes limité
00:52:47mais un effet quand même
00:52:48sur la baisse des polluants.
00:52:49De fait,
00:52:49plutôt que de supprimer
00:52:50les ZFE,
00:52:51pourquoi ne pas supprimer
00:52:52ce qui les rend injustes,
00:52:53l'absence d'alternatives
00:52:54et le manque d'accompagnement
00:52:56des ménages populaires ?
00:52:56Je vous remercie.
00:52:58Merci, M. le député.
00:52:59Je donne la parole
00:53:00à Peyo Dufault.
00:53:02Merci, Mme la Présidente.
00:53:03M. le rapporteur,
00:53:04un élément simple,
00:53:06vous l'avez dit vous-même,
00:53:06aujourd'hui,
00:53:07les gens ont de plus en plus
00:53:08de mal à se loger
00:53:09dans les agglomérations.
00:53:10Or, avec le RN,
00:53:11vous êtes les premiers
00:53:12à vouloir faire sauter
00:53:13la loi SRU.
00:53:15C'est le seul moyen
00:53:16de reloger les gens
00:53:17au plus proche
00:53:18des bassins d'emploi.
00:53:19Donc au bout d'un moment,
00:53:20il faut être cohérent
00:53:21jusqu'au bout.
00:53:22Vos mesures éloignent
00:53:23les gens de leur travail
00:53:25et donc créent
00:53:26de la précarité.
00:53:26Au niveau des transports.
00:53:28Alors, la ZFE,
00:53:30ce n'est pas parfait.
00:53:31Moi, je suis d'accord là-dessus.
00:53:33Sauf qu'aujourd'hui,
00:53:33il faut qu'on travaille
00:53:34à l'améliorer.
00:53:36Il faudrait que le bloc central
00:53:37écoute un peu
00:53:38quand on a des mesures
00:53:39de bon sens
00:53:40pour amener les choses
00:53:43qui vont être
00:53:43beaucoup plus efficaces.
00:53:44Sur un territoire
00:53:45comme le mien, par exemple,
00:53:46la ZFE,
00:53:47elle exclut l'autoroute,
00:53:49elle exclut l'aéroport
00:53:50et le port de Bayonne.
00:53:51C'est les trois zones
00:53:52qui polluent le plus.
00:53:53Donc c'est un non-sens.
00:53:54Ce n'est pas normal.
00:53:55On ne peut pas faire peser
00:53:56sur les petits citoyens
00:53:58l'ensemble
00:53:59de la politique écologique.
00:54:01Aujourd'hui,
00:54:02l'État doit prendre
00:54:03sa part là-dessus
00:54:03et malheureusement,
00:54:05ce n'est pas le cas.
00:54:05Donc là-dessus,
00:54:06on est d'accord.
00:54:07Mais par contre,
00:54:07il faut mettre en place
00:54:08des mesures sociales,
00:54:10notamment du leasing social,
00:54:11pour accompagner
00:54:12ces gens-là.
00:54:13Et c'est comme ça
00:54:14qu'on va réussir
00:54:14à améliorer
00:54:15la qualité de l'air
00:54:16et la santé
00:54:17de l'ensemble
00:54:18des concitoyens.
00:54:20Merci,
00:54:21M. le député.
00:54:21Je donne la parole
00:54:22à Lisa Bellucco.
00:54:24Merci,
00:54:25Mme la Présidente.
00:54:26M. le rapporteur,
00:54:27je n'ai pas parlé
00:54:27de report modal
00:54:28et je n'ai jamais prétendu
00:54:29que les ADFE
00:54:29permettaient le report modal.
00:54:30En revanche,
00:54:31ce qui le permettra,
00:54:32ce sont précisément
00:54:33les mesures d'accompagnement
00:54:35que nous proposons,
00:54:36que nous mettons en avant.
00:54:37Et par exemple,
00:54:38on en parlera au budget.
00:54:40Et peut-être rendez-vous
00:54:40au budget
00:54:41pour améliorer les ADFE
00:54:42parce qu'une partie
00:54:43des choses que l'on peut faire,
00:54:44c'est justement financer,
00:54:45par exemple,
00:54:46les lignes du quotidien.
00:54:46Je ne sais pas vous,
00:54:48mais moi,
00:54:48dans ma circonscription,
00:54:49il existe des fameuses
00:54:50petites lignes
00:54:51qui sont parfois
00:54:52même encore utilisées,
00:54:53mais juste pour des produits agricoles.
00:54:56Et les maires,
00:54:57comme me demandent
00:54:57de plus en plus,
00:54:58à Neuville-de-Poitou,
00:54:59à Jardres,
00:55:00pourquoi il y a des trains agricoles
00:55:01qui transportent des céréales,
00:55:03des engrais et autres ?
00:55:04Et pourquoi on ne peut pas
00:55:05mettre des voyageurs
00:55:05sur ces lignes du quotidien
00:55:06parce que les gens
00:55:07sont en demande
00:55:08vu le prix de l'essence ?
00:55:09Donc là,
00:55:10rendez-vous dans deux semaines
00:55:11sur les discussions du budget
00:55:12ou plutôt sur la partie 2.
00:55:14Et puis,
00:55:14sur les ADFE,
00:55:15on propose
00:55:16des améliorations.
00:55:17On a déposé
00:55:17une proposition de loi.
00:55:18Je vous invite
00:55:19à vous y rapporter.
00:55:21Merci.
00:55:21Et enfin,
00:55:22Ercilia Soudé.
00:55:23Merci,
00:55:24Madame la Présidente.
00:55:25Monsieur le rapporteur,
00:55:26moi,
00:55:26la question que j'aimerais vous poser,
00:55:27j'aimerais que vous y répondiez sincèrement,
00:55:28c'est est-ce que vous n'avez pas
00:55:29le sentiment
00:55:30que cette proposition de loi
00:55:32que vous faites,
00:55:32ce n'est pas avant toute chose
00:55:33un cheval de troie
00:55:34pour vous donner une image
00:55:35de parti populaire ?
00:55:37Parce qu'en vérité,
00:55:38qu'est-ce qui fait
00:55:38que les gens n'ont pas les moyens
00:55:40d'échanger de voiture ?
00:55:41Eh bien,
00:55:42c'est parce qu'ils n'ont
00:55:46de côté au Rassemblement National,
00:55:47vous êtes contre tout
00:55:47ce qui pourrait répartir
00:55:49davantage les richesses.
00:55:50Vous êtes contre
00:55:51l'augmentation du SMIC,
00:55:52vous défendez le pacte du Treuil
00:55:54qui permet de favoriser
00:55:55la transmission du patrimoine
00:55:56entre les ultra-riches,
00:55:57vous êtes contre la taxe Zuckmann
00:55:59et tout ce qui permet
00:56:00de taxer le capital,
00:56:01etc.
00:56:01Le rapport,
00:56:02c'est qu'effectivement,
00:56:04vous n'êtes pas
00:56:04un parti populaire.
00:56:05Et je voudrais aussi savoir
00:56:07concrètement,
00:56:08qu'est-ce que vous proposez
00:56:09concrètement
00:56:09sur la planification des mobilités ?
00:56:10Parce que vraiment,
00:56:11il n'y a strictement rien.
00:56:12Vous nous parlez de la question
00:56:13de laisser des voitures
00:56:14pour prendre les transports en commun.
00:56:15Encore faut-il
00:56:15qu'il y ait des transports en commun.
00:56:17Et alors,
00:56:17pour vous montrer
00:56:18votre hypocrisie,
00:56:19j'ai quand même
00:56:20un sénateur RN
00:56:21dans mon département,
00:56:22M. Durox,
00:56:22qui a dit carrément
00:56:23qu'en fait,
00:56:24il n'aurait fallu jamais
00:56:25mettre de RER
00:56:25dans ma circonscription
00:56:26parce que vous comprenez
00:56:27les RER,
00:56:27ça permet d'amener
00:56:28des Noirs et des Arabes.
00:56:29Donc en fait,
00:56:30concrètement,
00:56:31est-ce que vous êtes vraiment
00:56:31pour la planification des mobilités
00:56:33ou est-ce que vous faites passer
00:56:34vos théories racistes avant ?
00:56:35Merci beaucoup,
00:56:36Mme la députée.
00:56:38Monsieur le rapporteur.
00:56:40Très rapidement,
00:56:41très très rapidement.
00:56:43Bon,
00:56:44Mme Soudet,
00:56:45je veux bien tout entendre
00:56:46mais là,
00:56:46vous allez très loin
00:56:47dans la caricature.
00:56:48On est vraiment
00:56:49sur un sujet ZFE.
00:56:51Bon,
00:56:51vous l'aurez noté,
00:56:52c'est un sujet
00:56:53qui me tient à cœur
00:56:54depuis quand même
00:56:54quelques années.
00:56:56Vous ne pouvez pas
00:56:58envisager,
00:56:58enfin,
00:56:59je ne m'amuse pas
00:57:00à défendre ce combat-là
00:57:01avec autant de constance
00:57:03et j'ai quand même
00:57:04consacré une part significative
00:57:05de mon mandat
00:57:07si je ne suis pas
00:57:07un minimum de bonne foi
00:57:09dans la manière,
00:57:10dans le fait d'y croire
00:57:11si vous voulez.
00:57:12Donc,
00:57:12l'ERN ne vous en déplaise
00:57:14est devenu un parti populaire
00:57:15parce que si vous regardez
00:57:16les scores aux élections,
00:57:20les Français
00:57:21les plus modestes
00:57:22votent pour le Rassemblement National.
00:57:23Donc,
00:57:23encore une fois,
00:57:24moi je ne suis pas là
00:57:24pour faire de la politique politicienne.
00:57:27Madame Soudet,
00:57:28moi je vous propose
00:57:28qu'on rentre vraiment
00:57:29dans le vif du sujet.
00:57:33Simplement,
00:57:33voilà,
00:57:34je vous invite effectivement
00:57:35à lire le rapport
00:57:35pour les solutions à l'alternité
00:57:36mais je redis que
00:57:37si jamais
00:57:38toutes les réserves
00:57:40que vous avez
00:57:40sur les ZFE,
00:57:41vous auriez pu soit
00:57:41les retranscrire
00:57:43par voie d'amendement
00:57:44à ce texte
00:57:45soit par un texte
00:57:47idoine
00:57:47que vous auriez fait inscrire
00:57:48dans le calendrier législatif.
00:57:53Voilà,
00:57:53il est regrettable
00:57:54que vous n'ayez pas déposé
00:57:55d'amendement
00:57:56si vous vouliez débattre
00:57:57de non pas supprimer
00:57:59mais alléger
00:58:01les aides,
00:58:02les dérogations,
00:58:02etc.
00:58:02voilà,
00:58:03donc moi je suis constant,
00:58:05on est très constant,
00:58:06on considère,
00:58:07nous considérons
00:58:08que les ZFE
00:58:09relèvent
00:58:10d'un séparatisme
00:58:11territorial et social
00:58:13donc il convient
00:58:14de les supprimer
00:58:15parce qu'elles blessent
00:58:16notre pacte social
00:58:17et je vous redis
00:58:19à gauche,
00:58:19notamment le groupe
00:58:20de la France Insoumise
00:58:21avait voté
00:58:21pour l'article 15R
00:58:23du projet de loi
00:58:24de simplification
00:58:24donc vous aviez voté
00:58:25pour la suppression
00:58:27des ZFE,
00:58:28vous aviez voté
00:58:28pour et vous venez
00:58:29de réaffirmer
00:58:30que vous étiez
00:58:31contre les ZFE
00:58:32telles qu'elles existent
00:58:34aujourd'hui
00:58:37donc n'hésitez pas
00:58:38à vous associer
00:58:39pour être cohérent
00:58:40à cette proposition
00:58:43de loi
00:58:44et histoire
00:58:46qu'on comprenne
00:58:46un petit peu
00:58:47la cohérence
00:58:48de vos positions
00:58:50passées
00:58:50contre les ZFE
00:58:52voilà,
00:58:53je vous propose
00:58:54qu'on aborde
00:58:56les amendements
00:58:57bien donc j'informe
00:58:59la commission
00:58:59que je suis saisie
00:59:00d'une demande
00:59:01de scrutin public
00:59:01sur l'amendement
00:59:02numéro 1
00:59:03et sur l'ensemble
00:59:04de la proposition
00:59:05de loi
00:59:06donc j'appellerai
00:59:08nominativement
00:59:09les députés
00:59:10qui sont inscrits
00:59:11dans la commission
00:59:12aujourd'hui
00:59:12et je vous demanderai
00:59:13de me dire
00:59:14si vous êtes pour
00:59:15ou contre
00:59:15à l'oral
00:59:16de manière claire
00:59:17et distincte
00:59:19donc sur l'article
00:59:20unique
00:59:21l'amendement 1
00:59:22monsieur le rapporteur
00:59:23je pense que
00:59:24vous pouvez
00:59:25tous le présenter
00:59:26l'amendement
00:59:27numéro 1
00:59:28c'est vraiment
00:59:28pour le coup
00:59:28il n'y a pas
00:59:29de piège
00:59:30c'est un amendement
00:59:31qui est rédactionnel
00:59:32c'est à dire que
00:59:33depuis la loi de simplification
00:59:36de la vie économique
00:59:37il y a eu
00:59:39quelques évolutions
00:59:40législatives
00:59:41et donc c'est un amendement
00:59:42de coordination
00:59:42et rédactionnel
00:59:43pour que
00:59:44l'article
00:59:45de suppression
00:59:46des ZFE
00:59:46l'article 1
00:59:47soit correctement écrit
00:59:48d'un point de vue
00:59:49légistique
00:59:50rédactionnel
00:59:53y a-t-il des demandes
00:59:54de prise de parole
00:59:54monsieur Maillard
00:59:57merci madame la présidente
00:59:58bon je pense que c'est
00:59:59quand même important
01:00:00et qu'on discute
01:00:01et qu'on prenne
01:00:01quelques minutes
01:00:02on se retrouvera
01:00:04dans l'hémicycle
01:00:04mais je veux pas laisser
01:00:05monsieur le rapporteur
01:00:07laisser
01:00:07tout à l'heure
01:00:08a dit
01:00:08les pauvres
01:00:09entre guillemets
01:00:10j'ai bien compris
01:00:11étaient en dehors
01:00:12de vie
01:00:12des villes
01:00:13et les villes
01:00:15étaient évidemment
01:00:15des bourgeois
01:00:16et des riches
01:00:17qui voulaient garder
01:00:20une forteresse
01:00:21comme vous avez dit
01:00:21qui n'est pas accessible
01:00:22bon ben ces villes
01:00:23elles ont des maires
01:00:24et nous ce qu'on propose
01:00:25c'est que les maires
01:00:26puissent décider
01:00:26avec la métropole
01:00:28de l'organisation
01:00:29de la zone
01:00:29à faible émission
01:00:31moi vous dire aussi
01:00:32dans chez moi
01:00:33à Paris
01:00:34vous avez
01:00:35vous avez beaucoup de gens
01:00:35qui ont des moyens
01:00:37très faibles
01:00:37et qui habitent
01:00:38dans la ville
01:00:38on est dans une ville
01:00:40où il y a
01:00:40vous êtes ici
01:00:42en permanence
01:00:43donc vous voyez bien
01:00:44on a des bus
01:00:45du métro
01:00:45du tram
01:00:45de RER
01:00:46du vélo
01:00:46et pourtant
01:00:48vous dites
01:00:48non non
01:00:49il faut absolument
01:00:49venir en voiture
01:00:50monsieur le rapporteur
01:00:52vous avez vu
01:00:52le prix des parkings
01:00:53des voitures
01:00:53à Paris
01:00:54vous allez me dire
01:00:55que des gens
01:00:55qui n'ont pas de moyens
01:00:56financiers
01:00:57de changer de voiture
01:00:58et je sais qu'à quel point
01:00:58c'est difficile
01:00:59et en plus avec le prix
01:01:00d'essence
01:01:00vous allez dire
01:01:01qu'ils viennent à Paris
01:01:02au centre de Paris
01:01:03et ils stationnent
01:01:04leur voiture
01:01:04et ils payent
01:01:04le parking
01:01:06pendant toute la journée
01:01:07et ils repartent
01:01:08vous allez me dire
01:01:09concrètement
01:01:09que ça fonctionne comme ça
01:01:10laissons au maire
01:01:11décider
01:01:12s'il veut
01:01:12une zone à faible émission
01:01:13ou s'il n'en veut pas
01:01:14je crois qu'il n'y a rien
01:01:15de plus démocratique que ça
01:01:17donner de la liberté
01:01:19merci madame Soudé
01:01:21alors juste un mot
01:01:22sur la question
01:01:22de la ségrégation territoriale
01:01:23quand je vous parle
01:01:24de planification des mobilités
01:01:25en fait c'est aussi
01:01:26une question de ségrégation
01:01:27territoriale
01:01:27moi dans ma circonscription
01:01:28concrètement
01:01:29s'ils ne peuvent pas aller à Paris
01:01:30c'est pas pour une histoire
01:01:30de prendre la voiture
01:01:31etc
01:01:31de toute façon
01:01:32ils n'ont pas forcément
01:01:33même l'argent
01:01:33pour payer l'essence
01:01:34donc en fait
01:01:35il faut qu'ils prennent
01:01:35les transports en commun
01:01:36et factuellement
01:01:38on manque de transports en commun
01:01:39en particulier
01:01:40le soir et le week-end
01:01:42monsieur Renaud
01:01:44oui
01:01:45pour répondre à monsieur Maillard
01:01:47nous ne voulons pas
01:01:48que les maires
01:01:49en particulier des grandes villes
01:01:51se comportent comme des suzerains
01:01:52sur leur terre
01:01:53en disant
01:01:54qui peut venir
01:01:55ou ne pas venir
01:01:56sur leur terre
01:01:57même si
01:01:58dans cet exercice
01:01:59ils représenteraient
01:02:00des habitants
01:02:01sur leur commune
01:02:02voilà
01:02:02la république
01:02:03est une et indivisible
01:02:04nous sommes égaux
01:02:05sur le territoire
01:02:06de la république
01:02:07et nous sommes absolument
01:02:08opposés
01:02:09à ce que des maires
01:02:10disent
01:02:11qui peut entrer
01:02:13ou non
01:02:13sur leur terre
01:02:14voilà
01:02:14c'est anti-républicain
01:02:17merci
01:02:18oui allez-y
01:02:19monsieur le député
01:02:21simplement une petite remarque
01:02:22pour noter
01:02:23la contradiction
01:02:24du propos
01:02:25qui vient d'être retenu
01:02:26par le RN
01:02:27vous disiez tout à l'heure
01:02:28c'est pas Paris
01:02:29qui va décider
01:02:30bon alors
01:02:31dans ce cas-là
01:02:32il faut reconnaître aussi
01:02:34ne vous en déplaise
01:02:35que les élus
01:02:36des territoires
01:02:36sont élus démocratiquement
01:02:38et peuvent aussi décider
01:02:39pour leur territoire
01:02:40et ça
01:02:41il faut aussi
01:02:42dans le dialogue
01:02:42ne pas nous opposer
01:02:45et le comprendre
01:02:45vous savez que
01:02:47la légitimité
01:02:48la souveraineté
01:02:48des territoires
01:02:49existe
01:02:49et les populations
01:02:50ont désigné
01:02:51des maires
01:02:52les maires
01:02:53c'est pas des
01:02:53voilà
01:02:54c'est pas des
01:02:55pantins
01:02:56c'est aussi des
01:02:57élus
01:02:58qui représentent
01:02:59leur territoire
01:02:59donc
01:03:01donnez-leur
01:03:01aussi
01:03:02leur rôle
01:03:05bien merci
01:03:06je vais passer
01:03:06au vote
01:03:07par scrutin public
01:03:09donc je vous demanderai
01:03:09de me dire
01:03:10si vous êtes pour
01:03:11contre
01:03:11ou abstention
01:03:12donc Gabriel Lamarre
01:03:14il est pas là
01:03:15Fabrice Barousseau
01:03:17contre
01:03:46Olivier Bech
01:03:47François-Xavier Tchécoli
01:03:50Béranger Cernon
01:03:51Pauline Sestrière
01:03:53elle est pas là
01:03:54Michael Cosson
01:03:55n'est pas là
01:03:56Sébastien Delogu
01:03:57n'est pas là
01:03:59Diana Ba
01:04:00Diop
01:04:00contre
01:04:01contre
01:04:03merci
01:04:03Nicolas Dragon
01:04:06Payot Dufo
01:04:07Aurélien Dutremble
01:04:09Romain Eskenazi
01:04:12il est pas là
01:04:13Auguste Evrard
01:04:15Olivier Fessa
01:04:19Sylvie Ferrer
01:04:20elle est pas là
01:04:22Jean-Marie Fievet
01:04:23Olga Givernet
01:04:25elle est pas là
01:04:26Stéphane Ablo
01:04:28Michel Herbillon
01:04:31Catherine Hervieux
01:04:34Timothée Oussin
01:04:37Sébastien Imbert
01:04:39Sandrine Jossot
01:04:41n'est pas là
01:04:41Chantal Jourdan
01:04:44Benoît Laroukis
01:04:45il est pas là
01:04:46Sandrine Lefeur
01:04:47contre
01:04:48Christine Lenabour
01:04:49n'est pas là
01:04:50Julie Lechanteux
01:04:51elle est là
01:04:52elle est pas là
01:04:53Stéphane Lenormand
01:04:55il est parti
01:04:57Muriel Levraud
01:04:58elle est pas là
01:04:59Gérard Lesseul
01:05:01contre
01:05:02Eric Liéjon
01:05:03n'est pas là
01:05:05Marie-Philippe Lubet
01:05:06n'est pas là
01:05:07David Manier
01:05:09Sylvain Maillard
01:05:11Mathieu Marquiot
01:05:14Pascal Markowski
01:05:17Pierre Meurin
01:05:18Marcelin Nadeau
01:05:20il est pas là
01:05:21Sandrine Nosbet
01:05:24Hubert Hoth
01:05:26il est pas là
01:05:27Julie Ozen
01:05:30Jimmy Pain
01:05:31il n'est pas là
01:05:32Sophie Panonac
01:05:34Constance De Pellichy
01:05:36il n'est pas là
01:05:37Loïc Prudhomme
01:05:38il n'est pas là
01:05:38Mathias Renaud
01:05:41Véronique Riotton
01:05:42il n'est pas là
01:05:43Xavier Roseraine
01:05:44Béatrice Rouleau
01:05:46pour
01:05:47Fabrice Roussel
01:05:49Anaïs Sabatini
01:05:52Raphaël Schellenberger
01:05:55il est parti
01:05:57Philippe Schreck
01:06:00Olivier Servat
01:06:02il n'est pas là
01:06:03Ercilia Soudé
01:06:04Vincent Thiebaud
01:06:09contre
01:06:11Nicolas Thierry
01:06:12Nicolas Thierry
01:06:15contre
01:06:17Jean-Pierre Vigier
01:06:18et Anne-Cécile Violant
01:06:24contre
01:06:25très bien
01:06:28et donc
01:06:3319 pour
01:06:3421 contre
01:06:36il est rejeté
01:06:37et donc
01:06:39le CD4
01:06:41je le mets au voie
01:06:41par main levée
01:06:42qui est pour
01:06:45qui est contre
01:06:47c'est pareil
01:06:48le CD3
01:06:49même vote
01:06:52rejeté
01:06:53le CD5
01:06:54même vote
01:06:56rejeté
01:06:56je mets au voie
01:06:57l'article unique
01:06:59et je pense que
01:06:59c'est là dessus
01:07:00que vous me demandiez
01:07:00aussi un scrutin public
01:07:04bah après
01:07:05en fait
01:07:05je vais juste expliquer
01:07:07si l'article unique
01:07:08est rejeté
01:07:11on va voter
01:07:12sur l'ensemble
01:07:12mais que sur le titre
01:07:21si l'article unique
01:07:23est rejeté
01:07:24il n'y a pas de vote
01:07:25sur l'ensemble
01:07:26du coup
01:07:27donc c'est pour ça
01:07:28que je vous posais la question
01:07:28vous m'avez demandé
01:07:29un scrutin public
01:07:29sur l'ensemble
01:07:30mais je pense que
01:07:31c'est sur l'article unique
01:07:34pas de soucis
01:07:34donc là
01:07:36je refais un scrutin public
01:07:38pour l'article unique
01:07:39du coup
01:07:42donc
01:07:43vous vous exprimez
01:07:45sur l'article unique
01:07:46Gabrielle Amart
01:07:48toujours pas là
01:07:48Fabrice Barousseau
01:07:49Olivier Bech
01:07:51pas là
01:07:52Lisa Bellouco
01:07:54Benoît Blanchard
01:07:55Nicolas Bonnet
01:07:57Jean-Yves Bonny
01:07:59n'est pas là
01:07:59Jean-Michel Brard
01:08:02Fabrice Brun
01:08:04n'est toujours pas là
01:08:05Jérôme Buisson
01:08:07Pierre-Henri Carbonel
01:08:09Sylvain Carrière
01:08:12Daniel Carteron
01:08:13n'est pas là
01:08:13Jean-Victor Castor
01:08:14n'est pas là
01:08:15Lionel Coss
01:08:16n'est pas là
01:08:16François-Xavier Tchécoli
01:08:19pour
01:08:19Béranger Cernon
01:08:22Pauline Sestrière
01:08:23n'est toujours pas là
01:08:24Mickaël Cosson
01:08:25non plus
01:08:25Sébastien Delogu
01:08:26non plus
01:08:27Dienaba Diop
01:08:28contre
01:08:30Nicolas Dragon
01:08:32pour
01:08:33Peyo Dufaux
01:08:34contre
01:08:36Aurélien Dutremble
01:08:39Romain Esquenazi
01:08:41toujours pas là
01:08:42Auguste Évrard
01:08:44Olivier Fessa
01:08:47Sylvie Ferrer
01:08:49n'est pas là
01:08:49Jean-Marie Fievet
01:08:51Olga Giverna
01:08:52n'est pas là
01:08:53Stéphane
01:08:54Ablo
01:08:54Michel Herbillon
01:08:57Catherine Hervieux
01:09:01Timothée Houssin
01:09:02Sébastien Humbert
01:09:05Sandrine Jossot
01:09:06absente
01:09:06Chantal Jourdan
01:09:07Benoît Laroukis
01:09:10absent
01:09:10Sandrine Lefeur
01:09:11contre
01:09:12Christine Lenabour
01:09:14absente
01:09:15Julie Lechanteux
01:09:16absente
01:09:17Stéphane Lenormand
01:09:18absent
01:09:19Muriel Levraud
01:09:19absent
01:09:20Gérard Lesseul
01:09:20Eric Liéjon
01:09:23absent
01:09:24Marie-Philippe Lubet
01:09:26absente
01:09:27David Manier
01:09:28Sylvain Maillard
01:09:30Mathieu Marquiot
01:09:32pour
01:09:34Pascal Markowski
01:09:36Pierre Meurin
01:09:39pour
01:09:40Marcelin Nadeau
01:09:41absent
01:09:42Sandrine Nosbet
01:09:44abstention
01:09:45Hubert Hoth
01:09:46absent
01:09:47Julie Ozen
01:09:49Jimmy Pain
01:09:51absent
01:09:51Sophie Panenac
01:09:53Constance de Pellichy
01:09:55absente
01:09:55Louis de Prudhomme
01:09:56absent
01:09:57Mathias Renaud
01:09:59Véronique Rioton
01:10:00absente
01:10:01Xavier Rose Rennes
01:10:02Béatrice Rouleau
01:10:05Fabien Roussel
01:10:07Anaïs Sabatini
01:10:10Raphaël Schoenberger
01:10:12absent
01:10:13Philippe Schreck
01:10:14Olivier Servat
01:10:16absent
01:10:18Ercilia Soudé
01:10:19abstention
01:10:21Vincent Thiebaud
01:10:22contre
01:10:24Nicolas Thierry
01:10:25contre
01:10:25Jean-Pierre Vigier
01:10:27contre
01:10:27Anne-Cécile Violant
01:10:29contre
01:10:33même vote
01:10:3419 pour
01:10:3621 contre
01:10:37donc l'article unique
01:10:38est rejeté
01:10:40et donc
01:10:43oui
01:10:43ça se termine
01:10:45ici
01:10:45il n'y a pas de lieu
01:10:46de mettre au voie
01:10:47l'amendement au titre
01:10:48ni la proposition de loi
01:10:49qui est rejetée
01:10:50monsieur le rapporteur
01:10:52simplement
01:10:53un petit mot
01:10:54je savais que ce serait
01:10:55très difficile
01:10:56de faire adopter
01:10:57cette proposition de loi
01:10:58en commission du développement durable
01:11:00donc je ne suis pas
01:11:01plus surpris que ça
01:11:02même si ça se joue
01:11:03à deux voies
01:11:05je voudrais quand même
01:11:06noter que
01:11:08à l'endroit de la France insoumise
01:11:09quand même que
01:11:10c'est quand même souvent
01:11:11dans vos circonscriptions
01:11:11que le parc automobile
01:11:13urbain
01:11:13périurbain
01:11:14est le plus ancien
01:11:16et vous aviez
01:11:17à l'époque
01:11:18voté l'article 15R
01:11:19du projet de loi
01:11:20de simplification
01:11:20de la vie économique
01:11:21donc ça ne passe pas
01:11:22à deux voies
01:11:22vos voies
01:11:23vos abstentions
01:11:24sont déterminantes
01:11:26pour que ça ne passe pas
01:11:26donc c'est un peu
01:11:28entre guillemets
01:11:29à cause de vous
01:11:30alors que vous êtes
01:11:30contre les ZFE
01:11:31donc je trouve
01:11:32que ça mérite
01:11:33d'être souligné
01:11:34vous faites vraiment
01:11:35semblant
01:11:36d'être contre les ZFE
01:11:37chers collègues
01:11:38de la France insoumise
01:11:39et je pense
01:11:40que si vous vous considérez
01:11:41populaire
01:11:42vous irez le dire
01:11:42puisque vous parlez
01:11:43de populaire
01:11:44vous irez le dire
01:11:45aux habitants
01:11:46de vos circonscriptions
01:11:47qui ont le parc automobile
01:11:48le plus ancien
01:11:49que vous êtes vraiment
01:11:50en fait pas du tout
01:11:51un parti populaire
01:11:52voilà pour cet examen
01:11:54en commission
01:11:55le texte doit désormais
01:11:56être examiné
01:11:57dans l'hémicycle
01:11:58à l'occasion
01:11:59de la journée
01:11:59d'initiative parlementaire
01:12:01du Rassemblement National
01:12:02ce sera le jeudi
01:12:038 octobre
01:12:05c'est la fin
01:12:05de cet épisode
01:12:06bonne suite de programme
01:12:07sur LCP
01:12:08Sous-titrage Société Radio-Canada
01:12:10Sous-titrage Société Radio-Canada

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