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00:00Bonne nuit.
00:02Maël Hassani.
00:03Et à la lune de votre journal, une montée en puissance de la violence dans les blocages de lycées.
00:08C'est l'inquiétude exprimée ce soir par le ministre de l'Intérieur.
00:12625 interpellations depuis ce matin dans toute la France.
00:1583 blessés parmi les forces de l'ordre.
00:17Les débordements se multiplient, parfois encouragés par des élus LFI.
00:22Illustration dans le Nord, dès le début de ce journal.
00:24Une tentative d'attentat djihadiste selon le gouvernement israélien.
00:27Un vol de la compagnie Fly Dubaï censé relier les Émirats Arabes Unis à Tel Aviv.
00:32Dérouté en urgence vers l'Arabie Saoudite ce matin, l'un des copilotes aurait essayé de provoquer un crash.
00:39Les explications à suivre.
00:40Dans ce journal également, le récit de l'audience au tribunal correctionnel de Montpellier
00:44où le maire de Béziers, Robert Ménard, est jugé pour avoir refusé de marier un Algérien sous OQTF.
00:50Les réquisitions viennent de tomber.
00:53Europe 1
00:53Le ministre de l'Intérieur s'inquiète ce soir d'une montée en puissance de la violence dans le cadre
00:58des blocages de lycées.
01:01356 établissements concernés aujourd'hui et encore des débordements signalés partout en France.
01:06625 interpellations depuis ce matin.
01:0883 blessés dans les rangs des forces de l'ordre.
01:11119 parmi les élèves et les personnels enseignants.
01:14Situation tendue ces dernières heures dans le département du Nord.
01:17Le récit du correspondant d'Europe 1 à Lille, Maximilien Carlier.
01:20A Lille, à Loss, à Roubaix, mais aussi à Valenciennes.
01:24Le mouvement de protestation des lycées fait tâche d'huile.
01:27Poubelles incendiées, vitrines brisées et tensions avec les forces de l'ordre.
01:32Parmi ces jeunes qui manifestent pacifiquement, il y a une minorité de casseurs.
01:36Selon Jean-Pierre Cloèze, c'est le délégué syndical Alliance Police Nationale dans les Hauts-de-France.
01:40Il y a des gens qui n'ont rien à voir avec l'établissement scolaire, qui sont là juste pour
01:44semer le chaos, pour commettre des exactions, des dégradations.
01:47On a des enseignants qui sont insultés, qui sont molestés et ça c'est pas normal.
01:52A Lille, devant le lycée Baggio hier, un professeur a été menacé et frappé au dos par des jeunes encagoulés.
01:59Sophie Béjean, rectrice de l'Académie de Lille.
02:01Je l'ai eu au téléphone hier.
02:03Il était évidemment choqué.
02:05Il a été poursuivi, bousculé.
02:08Nous trouvons ça absolument inacceptable.
02:10Le rectorat et l'enseignant ont porté plainte.
02:13Sur les réseaux sociaux, on voit des affiches générées par l'IA appelant à des blocages dans d'autres lycées
02:18demain.
02:19A Lille, Maximilien Carlier, Europe.
02:21Et l'union syndicale lycéenne appelle à poursuivre ce mouvement demain au niveau national.
02:26Des universités pourraient aussi rejoindre la mobilisation.
02:29Emmanuel Macron s'est exprimé aujourd'hui sur ces blocages.
02:32Les responsables politiques ne sont pas là pour agiter les peurs et faire commettre le pire, déclare le président de
02:38la République.
02:38En référence aux figures de la France Insoumise, omniprésente ces derniers jours dans les rassemblements.
02:43C'est le cas du maire de Saint-Denis, Bali Bagayoko, qui fait désormais l'objet d'un signalement du
02:48préfet de police de Paris à la justice,
02:50pour incitation à commettre un délit.
02:52Et le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, confirme également ce soir l'ouverture de trois enquêtes par la police
02:57des polices
02:58après des blessures infligées à des lycéens.
03:00Les faits signalés se sont produits à Sevran et Saint-Ouen-Lomone, en région parisienne, mais aussi à Tours,
03:06où les lésions constatées sur l'œil d'un jeune homme sont compatibles avec un tiers de LBD, selon la
03:11procureure de la République.
03:12Direction le tribunal correctionnel de Montpellier, à présent, où un maire très médiatique comparait depuis ce matin.
03:19Robert Ménard est jugé pour avoir refusé de marier en 2023 un Algérien sous obligation de quitter le territoire français
03:25dans sa ville de Béziers.
03:26Bonsoir Charles Huillier.
03:29Bonsoir Mel, bonsoir à tous.
03:31Vous avez assisté à l'audience pour Europe 1 et les réquisitions sont tombées il y a une heure.
03:36Oui, l'audience vient de se terminer ici.
03:40Elle aura quasiment duré 9 heures.
03:427 500 euros d'amendes ont été requis à l'encontre de Robert Ménard.
03:47Si ces réquisitions sont suivies, le maire de Béziers échapperait donc, vous l'avez compris, à l'inéligibilité.
03:54C'était l'enjeu principal de cet après-midi.
03:56Je vous propose d'écouter Robert Ménard.
03:59Il s'est exprimé à la sortie du tribunal il y a quelques minutes.
04:02La tentation des gens éliciés, des partis civils, c'était d'un côté il y a une sainte et de
04:09l'autre côté il y a un monstre qui n'a pas de cœur et qui s'en prend à
04:14une pauvre famille.
04:16Attendez, pardon, son mari a violé la loi française, a refusé d'appliquer la loi française.
04:24Elle est tout sauf quelqu'un qui n'a pas des idées politiques.
04:28C'est une militante politique.
04:29C'est son mari qui le dit, ce n'est pas moi.
04:32Voilà, Robert Ménard qui va donc dès ce soir pouvoir rentrer à Béziers.
04:37Il sera fixé sur son sort d'ici deux mois, c'est-à-dire le 1er décembre prochain.
04:42Charles Huillier en direct du tribunal correctionnel de Montpellier pour Europe 1.
04:47Le département de l'Hérault toujours en alerte rouge pour pluie, inondation ce soir tout comme le Gard.
04:52Un épisode méditerranéen décrit comme remarquable par Météo France est en cours.
04:57Les habitants des zones touchées sont invités à rester chez eux.
05:00Les transports en commun sont à l'arrêt et les écoles fermées aujourd'hui rouvriront demain.
05:05Météo complète à la fin de ce journal.
05:07Europe 1 nuit
05:09Maëlle Sany
05:11Sommes-nous passés tout près d'un détournement d'avions au Moyen-Orient ce matin ?
05:16Le gouvernement israélien parle en tout cas ce soir d'une tentative d'attaque djihadiste.
05:21Après l'atterrissage d'urgence d'un vol Fly Dubaï censé relier les Émirats Arabes Unis à Tel Aviv
05:26et finalement dérouté vers le nord de l'Arabie Saoudite.
05:29Caroline Baudry.
05:30Oui, alors que l'avion s'approche de la frontière jordanienne avec à son bord 174 passagers,
05:36il perd brusquement de l'altitude, plonge en chute libre.
05:40Les passagers qui se voient déjà morts décrivent alors un énorme chaos près du cockpit.
05:44Un homme visage en sanglanté témoigne dans une vidéo.
05:48Nous avons maîtrisé un terroriste.
05:51Tout le monde est sain et sauf sauf le pilote.
05:53Ce dernier aurait été poignardé par son collègue avant qu'au moins trois passagers
05:57parviennent à entrer dans le cockpit, secourir le pilote blessé, ligoter l'agresseur
06:02et stabiliser l'avion comme vu, je cite, dans une série télévisée
06:06des héros salués par le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou.
06:11L'avion atterrit sans encombre à l'aéroport de Tabouk en Arabie Saoudite.
06:14Tous les passagers sont hors de danger. Le pilote auteur de l'attaque au couteau a été arrêté
06:18et est actuellement interrogé par les autorités saoudiennes.
06:21Les raisons de l'altercation sont inconnues à ce stade, a déclaré Fly Dubaï dans un communiqué
06:25appelant à s'abstenir, je cite, de spéculations prématurées.
06:28Les premiers éléments relayés par la presse israélienne évoquent un assaillant
06:32décrit comme un extrémiste religieux par ses collègues.
06:36Caroline Baudry et ce soir l'État hébreu assure que cet incident,
06:39et je cite, une attaque contre les accords d'Abraham.
06:41Ce processus diplomatique entamé en 2020 est visant à normaliser
06:45les relations entre Israël et les Émirats Arabes Unis.
06:48Le pilote indien blessé par son copilote à bord de l'avion
06:51est toujours hospitalisé en Arabie Saoudite ce soir.
06:54Et cette affaire intervient sur fond de guerre au Moyen-Orient
06:57dont les répercussions économiques se font sentir très concrètement
07:00sur le pouvoir d'achat des Français.
07:02L'inflation estimée à 3% sur un an au mois de septembre
07:05contre 2,4% en août selon les derniers chiffres de l'INSEE.
07:09Dans ce contexte difficile, le gouvernement présentera demain
07:12en Conseil des ministres ses textes budgétaires pour 2027.
07:16Objectif fixé, 54 milliards d'euros d'efforts dans le budget de l'État
07:20et un déficit de la Sécu divisé par deux.
07:22Pour ce faire, le ministre du Travail prévoit notamment
07:25une sous-indexation des pensions de retraite supérieures à 1260 euros,
07:29mais aussi une diminution du plafond de l'abattement fiscal de 10%
07:32pour les retraités.
07:33Il passerait alors de 4439 à 3000 euros.
07:37Et puis un séisme pour le football portugais.
07:40Cristiano Ronaldo quitte le rassemblement de l'équipe nationale
07:43à la veille d'un match au Danemark
07:44après avoir refusé de participer à un entraînement.
07:47L'attaquant, très mécontent de ne pas être rentré en jeu
07:50contre la Norvège dimanche, promet, je cite,
07:52de dire en temps voulu la vérité sur les causes de ce départ anticipé.
07:56Les relations entre le quintuple Ballon d'or
07:58et le sélectionneur Jorge Jesus
08:00semblent en tout cas très tendues.
08:02Un point sur les marchés financiers.
08:08Clôture en baisse ce soir sur les places boursières européennes,
08:11mais particulièrement à Paris,
08:13qui recule de moins 0,89% à 7 964 points.
08:18Les investisseurs sont inquiets
08:20à la veille de la présentation des textes budgétaires
08:23par le gouvernement Lecornu.
08:25Clôture en baisse également à Francfort,
08:27moins 0,79%,
08:28à Londres, moins 0,29%
08:30et à Milan, moins 0,84%
08:33aux Etats-Unis.
08:34Clôture en ordre dispersé à Wall Street,
08:36moins 0,86% pour le Dow Jones,
08:39plus 0,23% pour le Nasdaq.
08:42C'était la chronique bourse avec la Banque Postale.
08:45La banque pour avoir un temps d'avance
08:46sur la performance de votre entreprise.
08:49La Banque Postale citoyenne.
08:50Et la météo à présent avec vous, Marlène Duray.
08:54Des alertes rouges et oranges sont toujours en cours.
08:57Et oui, alors rouge,
08:59pluie, inondations dans les rôles et le gare
09:01jusqu'à minuit.
09:02Ensuite, c'est rétrogradé en orange
09:04jusqu'à 9h demain matin.
09:06Rouge également pour le paramètre cru,
09:08pour le fleuve Lelaise dans les rôles,
09:11alors que le gare reste en orange pour les crus.
09:14Notez que ces deux départements sortiront
09:16de l'alerte orange aux orages
09:17tout à l'heure à minuit.
09:18Et puis, il nous reste un département,
09:20les bouches du Rhône
09:21avec cette alerte orange,
09:23pluie, inondations
09:23qui, elle, prendra fin à midi demain.
09:26Donc, encore un peu d'agitation
09:27ce soir et cette nuit
09:28entre la moyenne, basse vallée du Rhône,
09:31la région de Marseille,
09:32le littoral varrois.
09:33Ensuite, les pluies et les orages
09:35vont se décaler vers la mer.
09:37Voilà, donc on va retrouver
09:38un temps moins agité.
09:40Mais on a quand même ce front
09:41arrivé par l'ouest,
09:42front pluvieux
09:43qui va gagner l'est du territoire demain.
09:46Donc, vraiment du grand est
09:47en allant vers l'Auvergne-Rhône-Alpes,
09:48la Provence et la Corse.
09:49Avec des pluies qui vont un peu
09:51se réactiver et s'accompagner
09:52de coups de tonnerre.
09:53Quant aux températures,
09:54elles vont baisser partout.
09:55On peut perdre jusqu'à 6 à 8 degrés
09:57entre le sud-ouest
09:58et le grand est demain après-midi.
10:00Comptez en général
10:0118 à 23 avec 21 à Paris
10:03et un peu plus sur le pourtour méditerranéen,
10:0523 à 26.
10:07Ça peut même monter jusqu'à
10:0827 à 30 degrés en Corse.
10:10Merci beaucoup Marlène Duray,
10:1222h40 sur Europe 1,
10:13juste avant de retrouver
10:14la libre-antenne avec Valérie Darmon.
10:16Place à l'interview politique.
10:19Le nouveau secrétaire général
10:21des jeunes communistes de France,
10:23Bastien Bonargent,
10:24répond aux questions de Clélie Mathias.
10:30Bonjour Bastien Bonargent.
10:32Bonjour, merci de l'invitation.
10:34Alors, on va venir sur la jeunesse
10:36dans un instant.
10:36On a été marqué par ce que disaient
10:39les pompiers qui luttaient
10:40contre les incendies cet été.
10:41Là, ils manifestent,
10:42ils sont dans la rue
10:44et ça fait déjà plusieurs semaines
10:45que cela dure.
10:47Qu'est-ce que vous proposez,
10:48vous, au Parti communiste,
10:49pour les aider ?
10:50Je pense qu'il faut aujourd'hui
10:52davantage de moyens
10:53pour aider les pompiers,
10:55que ce soit des moyens matériels
10:56mais aussi des moyens humains.
10:57On entendait le témoignage
10:58de beaucoup de salariés pompiers
11:00cet été qui disaient
11:01qu'ils devaient se reposer
11:03parfois sur un nombre de volontaires
11:05qui étaient insuffisants
11:07et surtout des moyens humains
11:08qui n'étaient pas satisfaisants.
11:10Donc, je pense qu'aujourd'hui,
11:11il faut qu'on puisse les accompagner
11:12sur ce point-là,
11:12que ce soit des moyens matériels
11:13ou des moyens humains.
11:14Avec un budget ?
11:15Ce serait budgété ?
11:15Oui, je pense qu'il faut...
11:16Si le Parti communiste
11:17arrive au pouvoir, par exemple.
11:18Je n'ai pas le chiffre en tête
11:19mais effectivement,
11:20je pense qu'il faut savoir
11:20en mettre les moyens.
11:21On parle quand même
11:22d'une situation
11:24qui est importante.
11:25On fait face à des épisodes
11:26de canicule importants.
11:27On a vu les incendies dans ce pays
11:28donc limite, j'ai envie de dire
11:30que la question budgétaire
11:30est la ligne budgétaire.
11:31C'est une question
11:31qui se posera après.
11:32Aujourd'hui, la priorité,
11:33c'est de pouvoir répondre
11:34aux situations.
11:35C'est important,
11:36mais combien d'argent
11:37ça nous coûte
11:37quand on laisse les pompiers
11:38en difficulté faire face aux flammes
11:40comme on l'a vu cet été ?
11:41Donc, voilà.
11:42Il faut savoir en mettre les moyens.
11:43Les lycéens,
11:44puisque parallèlement
11:45à ces manifestations
11:46de la fonction publique,
11:47on le sait,
11:47il y a des blocages
11:48dans les lycées
11:49qui se poursuivent.
11:50Martien Bonnergent,
11:51au Parti communiste,
11:52est-ce que vous soutenez
11:52ce mouvement de mobilisation
11:54des lycéens ?
11:55Ah oui, bien sûr.
11:55Non seulement le soutien
11:56et on est aussi
11:57pleinement à l'initiative.
11:58On a impulsé ce matin
12:01avec le mouvement
12:01des jeunes communistes de France
12:02plus de 50 blocages
12:03un peu partout en France.
12:05Et je pense qu'il faut là aussi
12:06entendre aujourd'hui
12:06la colère des lycéens
12:07qui sont quand même
12:08dans une situation particulière
12:09et qui demandent aujourd'hui
12:10une seule chose,
12:11c'est de pouvoir construire
12:12leur avenir
12:13et le pays dans lequel ils évoluent.
12:14Donc, je pense qu'il faut
12:15qu'on puisse répondre
12:15à leurs attentes.
12:16Est-ce que vous ne pensez pas
12:16que ce mouvement
12:17est instrumentalisé
12:18par la France insoumise
12:19comme a pu le dire le gouvernement ?
12:20Non, je ne pense pas.
12:21D'ailleurs, je pense que
12:21ce n'est pas un conflit
12:22entre le gouvernement
12:23et la France insoumise.
12:23C'est un conflit généralisé
12:25entre la jeunesse
12:26dans sa diversité
12:27qui a des aspirations importantes
12:29et qui, je le répète,
12:30le dit,
12:30veut construire le pays
12:31et un gouvernement
12:32qui, aujourd'hui,
12:33est incapable de faire
12:34quoi que ce soit
12:35pour y répondre
12:35et qui, pire même,
12:37depuis des années,
12:37n'a fait que s'aborder
12:38les moyens dans les lycées,
12:40l'orientation des élèves
12:40avec Parcoursup
12:41et j'en passe.
12:42Donc, je pense effectivement
12:43qu'il faut accompagner
12:44ces mobilisations
12:45et pas de récupération politique.
12:46Nos revendications
12:47sont les mêmes.
12:47Nos lycéens étaient mobilisés
12:48ce matin
12:49et on est pleinement avec eux.
12:50Hélène Roué ?
12:51Alors, Bastien Bonargent,
12:52de ce que je commence
12:53à comprendre un peu
12:53de ce mouvement,
12:54déjà, il y a beaucoup
12:55de lycées dans lesquels
12:56ça dégénère.
12:57Quand on interroge
12:57les lycéens
12:58sur un micro-trottoir
12:59et qu'on leur demande
12:59leurs revendications,
13:00la grande majorité
13:01est incapable
13:02de nous en donner
13:02seulement une.
13:04Et alors,
13:04on a un peu le sentiment
13:05que c'est un mouvement
13:06où il y a juste
13:07de la violence
13:08avec beaucoup de jeunes
13:08qui sont cagoulés
13:09pour précisément
13:09ne pas être contenus.
13:11Des violences
13:12envers les journalistes,
13:13des violences
13:13envers les policiers.
13:15Donc, je ne vois pas
13:16trop où ça va, en fait.
13:16À part si vous voulez
13:17avoir des espèces de jeunes
13:18qui sont dans une espèce
13:19d'oisiveté
13:20et ils se disent
13:20tiens, il y a un mouvement
13:21de groupe
13:21et comme ça,
13:22ça va nous permettre
13:22de louper les cours.
13:23Je vous avoue
13:23que j'ai du mal
13:24à comprendre
13:24même les revendications
13:25de ces jeunes-là.
13:25Non, mais je ne suis pas d'accord.
13:26Je pense qu'on n'a pas
13:27vu la même chose
13:27et vous savez,
13:28nous, on était,
13:28je le disais,
13:29présents ce matin
13:29aux côtés des lycéens.
13:31Oui, je vous enverrai aussi
13:32si vous souhaitez
13:33des images de témoignages
13:34qu'on a récoltés
13:34de lycéens et de lycéennes
13:35qui ont les idées
13:36très claires
13:36sur ce qu'ils revendiquent
13:37dans ce mouvement.
13:38Que ce soit des moyens
13:39pour pouvoir avoir
13:43une éducation correcte
13:44et des moyens
13:44pour l'école publique,
13:45qu'ils revendiquent
13:46l'abrogation de Parcoursup
13:47qui aujourd'hui quand même
13:47s'aborde la vie
13:48de dizaines de milliers
13:49de lycéens en chaîne
13:50avec de la sélection sociale,
13:52qu'ils revendiquent
13:52aujourd'hui qu'une seule chose,
13:53c'est de pouvoir quand même
13:54s'émanciper et construire
13:56le pays dans lequel
13:56aujourd'hui ils évoluent.
13:58Donc moi, je ne suis pas d'accord
13:58avec l'idée de dire
14:04qu'on a vu aujourd'hui
14:06la répression très forte
14:08qui s'est abattue
14:09sur les lycéennes
14:09et les lycéens
14:10qui se sont mobilisés hier,
14:11les situations de violence
14:12et on a un gouvernement
14:13qui essaye aujourd'hui
14:14de détourner,
14:15pour avoir à éviter
14:16de répondre justement
14:17aux revendications
14:17des lycéennes et des lycéens,
14:18de détourner le sujet
14:19sur la question de la répression.
14:20Mais attendez,
14:21elle est où la violence aujourd'hui
14:23quand on fait face
14:23à un gouvernement
14:24qui n'entend absolument rien ?
14:25Ça fait des dizaines d'années
14:26moi que je suis militant,
14:27ça fait des dizaines d'années
14:28qu'on alerte sur la question
14:29de l'orientation,
14:30des dizaines d'années
14:30et qu'on alerte
14:31sur les moyens
14:31dans l'éducation nationale,
14:32le manque de profs.
14:33On a quand même fait
14:34une rentrée scolaire
14:34où au mois d'août,
14:35avant même la rentrée de septembre,
14:37on savait qu'il manquait
14:38un prof dans deux tiers
14:38des établissements.
14:39C'est quand même
14:40une situation catastrophique.
14:41Si ce gouvernement
14:41n'entend rien,
14:42que la mobilisation continue,
14:44qu'elle prenne de l'ampleur.
14:44Que le gouvernement soit inactif,
14:46je pense que même
14:46on peut se mettre d'accord là-dessus.
14:48En revanche,
14:48les violences envers les journalistes
14:49et les policiers,
14:50c'est quelque chose
14:50qui a condamné
14:51et on ne peut pas non plus
14:55quelle qu'elle soit.
14:57Mais la question aujourd'hui
14:58n'est pas là.
14:59Je refuse que le débat public
15:00soit enfermé
15:00sur la question de la répression
15:02et la question de la violence.
15:03Aujourd'hui,
15:04la question qui est centrale,
15:05c'est quels moyens pour l'école.
15:06Et franchement,
15:06quand on a le pape
15:08la semaine dernière
15:08qui donne des leçons
15:09sur l'école confessionnelle
15:10et qu'on est incapable
15:11d'avoir quelques revendications
15:12sur l'école publique,
15:13je ne sais pas
15:14dans quel pays aujourd'hui
15:15on grandit
15:16et dans lequel les jeunes
15:17peuvent s'émanciper.
15:17Merci beaucoup Bastien Bonnard-Jean.
15:19Je rappelle que vous êtes
15:19secrétaire général
15:20du mouvement
15:20des jeunes communistes de France.
15:26Et juste avant de donner la parole
15:28à Valérie Darmon
15:29et à vous,
15:30chers auditeurs d'Europe 1
15:31pour la Libre Antenne
15:32jusqu'à minuit,
15:33un point sur les unes
15:35de la presse de demain.
15:37Nous serons déjà
15:37le jeudi 1er octobre
15:38comme le temps passe vite.
15:40Et à la lune de West France,
15:41ce mouvement de blocage
15:42des lycées
15:43et cette question,
15:44peut-il s'étendre
15:45ce blocage ?
15:47Plus de 300 établissements
15:48encore concernés aujourd'hui
15:50et des violences
15:50qui ne cessent de monter
15:51quasiment récurrentes.
15:53On parle de 625 interpellations
15:55rien qu'aujourd'hui.
15:57Des attaques
15:57contre les forces de l'ordre,
15:58des incendies de poubelle,
16:00des tirs de mortiers,
16:01tout ça encouragé
16:02par des élus insoumis
16:03que l'on voit
16:04sur ces blocages.
16:05West France parle
16:06de ce mouvement
16:07dans son édition
16:08de demain.
16:09A la lune du Figaro,
16:10budget entre crise
16:11et censure,
16:12la voie étroite
16:12de le cornu
16:13puisque c'est demain
16:14que le gouvernement
16:15va présenter
16:15ces deux projets
16:16de loi budgétaire
16:18afin d'éviter
16:19notamment la censure
16:20et surtout de doter
16:20la France d'un budget
16:21en pleine crise
16:22de la dette
16:23avec notamment
16:24340 milliards d'euros
16:25qui seront empruntés
16:26l'année prochaine
16:27sur les marchés.
16:28Et puis,
16:28à la lune du Parisien
16:29aujourd'hui en France,
16:30service d'urgence,
16:31le fléau des lits
16:31brancards.
16:32Dormir sur un brancard
16:33à l'hôpital,
16:34c'est la certitude
16:35d'une moins bonne prise en charge
16:36et donc d'une perte de chance.
16:37Il s'agit malheureusement
16:38d'un phénomène
16:39en hausse continue.
16:40C'est le quotidien
16:41des hôpitaux publics.
16:42C'est le quotidien
16:43des hôpitaux publics
16:44et de temps en temps,
16:44on a ces témoignages
16:45absolument terribles
16:47de patients
16:47qui restent des heures
16:49et des heures
16:49et des heures
16:49sur des brancards
16:50en attendant une prise en charge.
16:51C'est une triste réalité
16:52effectivement
16:53sur laquelle revient
16:55donc le Parisien
16:55aujourd'hui en France.
16:56Demain, voilà Valérie.
16:57Merci beaucoup
16:58Maëlle Hassani.
16:59On vous retrouve
16:59dans une dizaine de minutes
17:00à peu près
17:01pour le prochain point
17:02sur l'actualité.
17:02Absolument,
17:03à tout à l'heure.

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