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00:00Repère nuit.
00:03Maëlle Hassani.
00:04Et à la une de votre journal, une montée en puissance de la violence dans les blocages de lycées.
00:08C'est l'inquiétude exprimée ce soir par le ministre de l'Intérieur.
00:12625 interpellations depuis ce matin dans toute la France.
00:1583 blessés parmi les forces de l'ordre.
00:17Les débordements se multiplient, parfois encouragés par des élus LFI.
00:22Illustration dans le Nord, dès le début de ce journal.
00:24Une tentative d'attentat djihadiste selon le gouvernement israélien.
00:28Un vol de la compagnie Fly Dubaï censé relier les Émirats Arabes Unis à Tel Aviv.
00:32Dérouté en urgence vers l'Arabie Saoudite ce matin, l'un des copilotes aurait essayé de provoquer un crash.
00:39Les explications à suivre.
00:40Dans ce journal également, le récit de l'audience au tribunal correctionnel de Montpellier
00:44où le maire de Béziers, Robert Ménard, est jugé pour avoir refusé de marier un Algérien sous OQTF.
00:50Les réquisitions viennent de tomber.
00:54Le ministre de l'Intérieur s'inquiète ce soir d'une montée en puissance de la violence
00:58dans le cadre des blocages de lycées.
01:01356 établissements concernés aujourd'hui et encore des débordements signalés partout en France.
01:07625 interpellations depuis ce matin.
01:0983 blessés dans les rangs des forces de l'ordre.
01:11119 parmi les élèves et les personnels enseignants.
01:14Situation tendue ces dernières heures dans le département du Nord.
01:17Le récit du correspondant d'Europe 1 à Lille, Maximilien Carlier.
01:21À Lille, à Loss, à Roubaix, mais aussi à Valenciennes,
01:24le mouvement de protestation des lycées fait tâche d'huile.
01:27Poubelles incendiées, vitrines brisées et tensions avec les forces de l'ordre.
01:32Parmi ces jeunes qui manifestent pacifiquement, il y a une minorité de casseurs.
01:36Selon Jean-Pierre Cloès, c'est le délégué syndical Alliance Police Nationale dans les Hauts-de-France.
01:41Il y a des gens qui n'ont rien à voir avec l'établissement scolaire,
01:43qui sont là juste pour semer le chaos, pour commettre des exactions, des dégradations.
01:47On a des enseignants qui sont insultés, qui sont molestés et ça, c'est pas normal.
01:52À Lille, devant le lycée Baggio hier, un professeur a été menacé
01:56et frappé au dos par des jeunes encagoulés.
01:59Sophie Béjean, rectrice de l'Académie de Lille.
02:01Je l'ai eu au téléphone hier.
02:03Il était évidemment choqué.
02:05Il a été poursuivi, bousculé.
02:08Nous trouvons ça absolument inacceptable.
02:10Le rectorat et l'enseignant ont porté plainte.
02:13Sur les réseaux sociaux, on voit des affiches générées par l'IA
02:16appelant à des blocages dans d'autres lycées demain.
02:19À Lille, Maximilien Carlier, Europe.
02:21Et l'union syndicale lycéenne appelle à poursuivre ce mouvement demain au niveau national.
02:26Des universités pourraient aussi rejoindre la mobilisation.
02:29Emmanuel Macron s'est exprimé aujourd'hui sur ces blocages.
02:33Les responsables politiques ne sont pas là pour agiter les peurs
02:36et faire commettre le pire, déclare le président de la République.
02:39En référence aux figures de la France insoumise,
02:42omniprésentes ces derniers jours dans les rassemblements.
02:44C'est le cas du maire de Saint-Denis, Bali Bagayoko,
02:46qui fait désormais l'objet d'un signalement du préfet de police de Paris à la justice
02:50pour incitation à commettre un délit.
02:52Et le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez,
02:54confirme également ce soir l'ouverture de trois enquêtes par la police des polices
02:58après des blessures infligées à des lycéens.
03:00Les faits signalés se sont produits à Sevran et Saint-Ouen-Lomone,
03:04en région parisienne, mais aussi à Tours,
03:06où les lésions constatées sur l'œil d'un jeune homme
03:08sont compatibles avec un tir de LBD,
03:11selon la procureure de la République.
03:13Direction le tribunal correctionnel de Montpellier,
03:15à présent, où un maire très médiatique
03:17comparaît depuis ce matin.
03:19Robert Ménard est jugé pour avoir refusé de marier,
03:22en 2023, un Algérien sous obligation de quitter le territoire français
03:26dans sa ville de Béziers.
03:27Bonsoir Charles Huillier.
03:30Bonsoir Mel, bonsoir à tous.
03:31Vous avez assisté à l'audience pour Europe 1
03:33et les réquisitions sont tombées il y a une heure.
03:36Oui, l'audience vient de se terminer ici.
03:40Elle aura quasiment duré 9 heures.
03:427 500 euros d'amende ont été requis à l'encontre de Robert Ménard.
03:48Si ces réquisitions sont suivies,
03:50le maire de Béziers échapperait donc, vous l'avez compris,
03:53à l'inéligibilité.
03:55C'était l'enjeu principal de cet après-midi.
03:57Je vous propose d'écouter Robert Ménard.
03:59Il s'est exprimé à la sortie du tribunal il y a quelques minutes.
04:02La tentation des gens illiciés, des partis civils,
04:07c'était d'un côté il y a une sainte
04:09et de l'autre côté il y a un monstre qui n'a pas de cœur
04:13et qui s'en prend à une pauvre famille.
04:16Mais pardon, son mari a violé la loi française,
04:21a refusé d'appliquer la loi française.
04:25Elle est tout sauf quelqu'un qui n'a pas des idées politiques.
04:28C'est une militante politique.
04:29C'est son mari qui le dit, ce n'est pas moi.
04:33Voilà, Robert Ménard qui va donc, dès ce soir,
04:36pouvoir rentrer à Béziers.
04:37Il sera fixé sur son sort d'ici deux mois,
04:40c'est-à-dire le 1er décembre prochain.
04:43Charles Huillier, en direct du tribunal correctionnel de Montpellier,
04:47pour Europe 1.
04:47Le département de Léraud, toujours en alerte rouge,
04:50pour pluie, inondation, ce soir, tout comme le Gard.
04:52Un épisode méditerranéen décrit comme remarquable par Météo France est en cours.
04:57Les habitants des zones touchées sont invités à rester chez eux.
05:00Les transports en commun sont à l'arrêt.
05:02Et les écoles fermées aujourd'hui rouvriront demain.
05:05Météo complète, à la fin de ce journal.
05:07Europe 1 nuit.
05:12Sommes-nous passés tout près d'un détournement d'avions au Moyen-Orient ce matin ?
05:16Le gouvernement israélien parle en tout cas ce soir d'une tentative d'attaque djihadiste.
05:21Après l'atterrissage d'urgence d'un vol Fly Dubaï,
05:24sont ses reliés les Émirats Arabes Unis à Tel Aviv.
05:27Et finalement, déroutés vers le nord de l'Arabie Saoudite.
05:30Caroline Baudry.
05:31Oui, alors que l'avion s'approche de la frontière jordanienne,
05:34avec à son bord 174 passagers,
05:36il perd brusquement de l'altitude,
05:39plonge en chute libre.
05:40Les passagers qui se voient déjà morts
05:42décrivent alors un énorme chaos près du cockpit.
05:45Un homme visage ensanglanté témoigne dans une vidéo.
05:48Nous avons maîtrisé un terroriste.
05:51Tout le monde est sain et sauf sauf le pilote.
05:53Ce dernier aurait été poignardé par son collègue
05:56avant qu'au moins trois passagers parviennent à entrer dans le cockpit,
05:59secourir le pilote blessé,
06:01ligoter l'agresseur et stabiliser l'avion
06:03comme vu, je cite, dans une série télévisée.
06:06Des héros salués par le Premier ministre israélien,
06:09Benjamin Netanyahou.
06:11L'avion a atterri sans encombre à l'aéroport de Tabouk,
06:13en Arabie Saoudite.
06:14Tous les passagers sont hors de danger.
06:16Le pilote auteur de l'attaque au couteau a été arrêté
06:18et est actuellement interrogé par les autorités saoudiennes.
06:21Les raisons de l'altercation sont inconnues.
06:23À ce stade, a déclaré Fly Dubaï dans un communiqué
06:25appelant à s'abstenir, je cite,
06:27de spéculations prématurées.
06:29Les premiers éléments relayés par la presse israélienne
06:31évoquent un assaillant décrit comme un extrémiste religieux
06:35par ses collègues.
06:36Caroline Baudry.
06:37Et ce soir, l'État hébreu assure que cet incident
06:39est, je cite, une attaque contre les accords d'Abraham.
06:42Ce processus diplomatique entamé en 2020
06:44est visant à normaliser les relations entre Israël
06:47et les Émirats Arabes Unis.
06:48Le pilote indien, blessé par son copilote à bord de l'avion,
06:51est toujours hospitalisé en Arabie Saoudite ce soir.
06:54Et cette affaire intervient sur fond de guerre au Moyen-Orient,
06:57dont les répercussions économiques se font sentir
06:59très concrètement sur le pouvoir d'achat des Français.
07:02L'inflation estimée à 3% sur un an au mois de septembre
07:05contre 2,4% en août, selon les derniers chiffres de l'INSEE.
07:09Dans ce contexte difficile,
07:11le gouvernement présentera demain en Conseil des ministres
07:14ses textes budgétaires pour 2027.
07:16Objectif fixé, 54 milliards d'euros d'efforts
07:19dans le budget de l'État
07:20et un déficit de la Sécu divisé par deux.
07:23Pour ce faire, le ministre du Travail prévoit notamment
07:25une sous-indexation des pensions de retraite
07:27supérieures à 1260 euros,
07:29mais aussi une diminution du plafond
07:31de l'abattement fiscal de 10% pour les retraités.
07:33Il passerait alors de 4439 à 3000 euros.
07:37Et puis un séisme pour le football portugais.
07:40Cristiano Ronaldo quitte le rassemblement
07:42de l'équipe nationale à la veille d'un match au Danemark
07:45après avoir refusé de participer à un entraînement.
07:47L'attaquant, très mécontent de ne pas être entré en jeu
07:50contre la Norvège dimanche, promet, je cite,
07:52de dire en temps voulu la vérité sur les causes
07:55de ce départ anticipé.
07:56Les relations entre le quintuple Ballon d'Or
07:58et le sélectionneur Jorge Ressus
08:00semblent en tout cas très tendues.
08:02Un point sur les marchés financiers.
08:04La chronique d'ours avec la Banque Postale,
08:06partenaire de la performance des entreprises.
08:08Clôture en baisse ce soir sur les places boursières européennes,
08:11mais particulièrement à Paris
08:13qui recule de moins 0,89% à 7 964 points.
08:19Les investisseurs sont inquiets
08:20à la veille de la présentation des textes budgétaires
08:23par le gouvernement Lecornu.
08:25Clôture en baisse également à Francfort,
08:27moins 0,79%,
08:29à Londres, moins 0,29%
08:30et à Milan, moins 0,84%.
08:33Aux Etats-Unis, clôture en ordre dispersé à Wall Street,
08:37moins 0,86% pour le Dow Jones,
08:39plus 0,23% pour le Nasdaq.
08:42C'était la chronique bourse avec la Banque Postale.
08:45La banque pour avoir un temps d'avance
08:47sur la performance de votre entreprise.
08:49La Banque Postale citoyenne.
08:51Et la météo à présent avec vous, Marlène Duray.
08:54Des alertes rouges et oranges sont toujours en cours.
08:57Et oui, alors rouge,
08:59pluie, inondation dans les Raux et le Gard jusqu'à minuit.
09:02Ensuite, c'est rétrogradé en orange jusqu'à 9h demain matin.
09:06Rouge également pour le paramètre cru,
09:08pour le fleuve Lelaise dans les Raux,
09:11alors que le Gard reste en orange pour les crues.
09:15Notez que ces deux départements sortiront
09:16de l'alerte orange aux orages tout à l'heure à minuit.
09:19Et puis, il nous reste un département,
09:20les Bouches-du-Rhône,
09:21avec cette alerte orange, pluie, inondation,
09:24qui, elle, prendra fin à midi demain.
09:26Donc, encore un peu d'agitation ce soir et cette nuit,
09:29entre la moyenne, basse vallée du Rhône,
09:31la région de Marseille, le littoral varrois.
09:33Ensuite, les pluies et les orages vont se décaler vers la mer.
09:37Voilà, donc on va retrouver un temps moins agité.
09:40Mais on a quand même ce front arrivé par l'ouest,
09:42front pluvieux, qui va gagner l'est du territoire demain.
09:46Donc, vraiment du grand est en allant vers l'Auvergne-Rhône-Alpes,
09:49la Provence et la Corse,
09:50avec des pluies qui vont un peu se réactiver
09:52et s'accompagner de coups de tonnerre.
09:54Quant aux températures, elles vont baisser partout.
09:55On peut perdre jusqu'à 6 à 8 degrés
09:58entre le sud-ouest et le grand est demain après-midi.
10:01Comptez en général 18 à 23 avec 21 à Paris
10:03et un peu plus sur le pourtour méditerranéen,
10:0623 à 26, ça peut même monter jusqu'à 27 à 30 degrés en Corse.
10:10Merci beaucoup Marlène Duré, 22h40 sur Europe 1,
10:14juste avant de retrouver la libre-antenne avec Valérie Darmon.
10:17Place à l'interview politique.
10:18Le nouveau secrétaire général des jeunes communistes de France,
10:23Bastien Bonargent, répond aux questions de Clélie Mathias.
10:31Bonjour Bastien Bonargent.
10:32Bonjour, merci de l'invitation.
10:34On va venir sur la jeunesse dans un instant.
10:37On a été marqué par ce que disaient les pompiers qui luttaient contre les incendies cet été.
10:42Là, ils manifestent, ils sont dans la rue.
10:44Et ça fait déjà plusieurs semaines que cela dure.
10:47Qu'est-ce que vous proposez, vous, au Parti communiste pour les aider ?
10:50Je pense qu'il faut aujourd'hui davantage de moyens pour aider les pompiers,
10:55que ce soit des moyens matériels mais aussi des moyens humains.
10:57On entendait le témoignage de beaucoup de salariés pompiers cet été
11:01qui disaient qu'ils devaient se reposer parfois sur un nombre de volontaires
11:06qui était insuffisant et surtout des moyens humains qui n'étaient pas satisfaisants.
11:10Donc je pense qu'aujourd'hui, il faut qu'on puisse les accompagner sur ce plan-là,
11:12que ce soit des moyens matériels ou des moyens humains.
11:14Avec un budget ? Ce serait budgété ?
11:16Oui, je pense qu'il faut...
11:17Si le Parti communiste arrive au pouvoir, par exemple.
11:18Je n'ai pas le chiffre en tête, mais effectivement, je pense qu'il faut savoir en mettre les moyens.
11:22On parle quand même d'une situation qui est importante.
11:25On fait face à des épisodes de canicule importants.
11:27On a vu les incendies dans ce pays.
11:28Donc limite, j'ai envie de dire que la question budgétaire et la ligne budgétaire,
11:31c'est une question qui se posera après.
11:32Aujourd'hui, la priorité, c'est de pouvoir répondre aux situations.
11:35C'est important, mais combien d'argent ça nous coûte
11:37quand on laisse les pompiers en difficulté faire face aux flammes,
11:40comme on l'a vu cet été ?
11:42Donc voilà, il faut savoir en mettre les moyens.
11:44Sur les lycéens, puisque parallèlement à ces manifestations de la fonction publique,
11:47qu'on le sait, il y a des blocages dans les lycées qui se poursuivent.
11:50Martien Bonnergent, au Parti communiste,
11:52est-ce que vous soutenez ce mouvement de mobilisation des lycéens ?
11:55Ah oui, bien sûr.
11:56Non seulement le soutient, mais on est aussi pleinement à l'initiative.
12:00On a impulsé ce matin, avec le mouvement des jeunes communistes de France,
12:03plus de 50 blocages un peu partout en France.
12:05Et je pense qu'il faut là aussi entendre aujourd'hui la colère des lycéens
12:08qui sont quand même dans une situation particulière
12:10et qui demandent aujourd'hui une seule chose,
12:11c'est de pouvoir construire leur avenir et le pays dans lequel ils évoluent.
12:14Donc je pense qu'il faut qu'on puisse répondre à leurs attentes.
12:16Est-ce que vous ne pensez pas que ce mouvement est instrumentalisé
12:18par la France insoumise, comme a pu le dire, le gouvernement ?
12:20Non, je ne pense pas.
12:21D'ailleurs, je pense que ce n'est pas un conflit entre le gouvernement et la France insoumise.
12:24C'est un conflit généralisé entre la jeunesse dans sa diversité,
12:27qui a des aspirations importantes et qui, je le répète, le dit,
12:31veut construire le pays,
12:32et un gouvernement qui, aujourd'hui, est incapable de faire quoi que ce soit pour y répondre
12:36et qui, pire même, depuis des années, n'a fait que s'aborder les moyens dans les lycées,
12:40l'orientation des élèves avec Parcoursup et j'en passe.
12:42Donc je pense effectivement qu'il faut accompagner ces mobilisations et pas de récupération politique.
12:47Nos revendications sont les mêmes.
12:48Nos lycéens étaient mobilisés ce matin et on est pleinement avec eux.
12:51Hélène Roué.
12:51Alors Bastien Bonargent, de ce que je commence à comprendre un peu de ce mouvement,
12:54déjà, il y a beaucoup de lycées dans lesquels ça dégénère.
12:57Quand on interroge les lycéens sur un micro-trottoir et qu'on leur demande leurs revendications,
13:01la grande majorité est incapable de nous en donner seulement une.
13:04Et alors, on a un peu le sentiment, en fait, que c'est-à-dire que c'est un mouvement
13:06où il y a juste de la violence, avec beaucoup de jeunes qui sont cagoulés
13:09pour précisément ne pas être contenus.
13:11Des violences envers les journalistes, des violences envers les policiers.
13:15Donc, je ne vois pas trop où ça va, en fait.
13:17À part si vous voulez avoir des espèces de jeunes qui sont dans une espèce d'oisiveté
13:20et ils se disent, tiens, il y a un mouvement de groupe
13:21et comme ça, ça va nous permettre de louper les cours.
13:23Je vous avoue que j'ai du mal à comprendre même les revendications de ces jeunes-là.
13:26Non, mais je ne suis pas d'accord.
13:27Je pense qu'on n'a pas vu la même chose.
13:28Et vous savez, nous, on était, je le disais, présents ce matin aux côtés des lycéens.
13:31Oui, je vous enverrai aussi, si vous souhaitez, des images de témoignages
13:34qu'on a récoltés de lycéens et lycéennes,
13:36qui ont les idées très claires sur ce qu'ils revendiquent dans ce mouvement.
13:38Que ce soit des moyens pour pouvoir avoir une éducation correcte
13:44et des moyens pour l'école publique,
13:45qui revendiquent l'abrogation de Parcoursup,
13:47qui aujourd'hui, quand même, s'aborde la vie de dizaines de milliers de lycéens
13:49en chaîne avec de la sélection sociale,
13:52qui revendiquent aujourd'hui qu'une seule chose,
13:54c'est de pouvoir quand même s'émanciper et construire le pays
13:56dans lequel, aujourd'hui, ils évoluent.
13:58Donc moi, je ne suis pas d'accord avec l'idée de dire
13:59que ces lycéens et lycéennes, ils n'ont pas de revendication,
14:01ce n'est pas vrai.
14:02Et pour ce qui est de la violence, moi, j'entends, effectivement,
14:04mais on a vu aussi aujourd'hui la répression très forte
14:08qui s'est abattue sur les lycéennes et les lycéens
14:10qui se sont mobilisés hier, les situations de violence.
14:12Et on a un gouvernement qui essaye aujourd'hui de détourner,
14:15pour avoir à éviter de répondre justement aux revendications des lycéennes et des lycéens,
14:18de détourner le sujet sur la question de la répression.
14:21Mais attendez, elle est où la violence aujourd'hui
14:23quand on fait face à un gouvernement qui n'entend absolument rien ?
14:26Ça fait des dizaines d'années, moi, que je suis militant,
14:27ça fait des dizaines d'années qu'on alerte sur la question de l'orientation,
14:30des dizaines d'années qu'on alerte sur les moyens dans l'éducation nationale,
14:32le manque de profs.
14:33On a quand même fait une rentrée scolaire.
14:35Au mois d'août, avant même la rentrée de septembre,
14:37on savait qu'il manquait un prof dans deux tiers des établissements.
14:39C'est quand même une situation catastrophique.
14:41Si ce gouvernement n'entend rien, que la mobilisation continue,
14:44qu'elle prenne de l'ampleur.
14:45Que le gouvernement soit inactif, je pense que même,
14:47on peut se mettre d'accord là-dessus.
14:48En revanche, les violences envers les journalistes et les policiers,
14:56quelles qu'elles soient, mais la question aujourd'hui n'est pas là.
14:59Et moi, je refuse que le débat public soit enfermé
15:01sur la question de la répression, la question de la violence.
15:03Aujourd'hui, la question qui est centrale,
15:05c'est quels moyens pour l'école ?
15:06Et franchement, quand on a le pape, la semaine dernière,
15:09qui donne des leçons sur l'école confessionnelle
15:10et qu'on est incapable d'avoir quelques revendications
15:13sur l'école publique, moi, je dis,
15:14je ne sais pas dans quel pays aujourd'hui on grandit
15:16et dans lequel les jeunes peuvent s'émanciper.
15:18Merci beaucoup, Bastien Bonnard-Jean.
15:19Je rappelle que vous êtes secrétaire général du mouvement
15:21des jeunes communistes de France.
15:26Et juste avant de donner la parole à Valérie Darmon
15:30et à vous, chers auditeurs d'Europe 1,
15:31pour la libre antenne jusqu'à minuit,
15:33un point sur les unes de la presse.
15:36De demain, nous serons déjà le jeudi 1er octobre,
15:39comme le temps passe vite.
15:40Et à la une de West France,
15:41ce mouvement de blocage des lycées
15:43et cette question, peut-il s'étendre ce blocage ?
15:47Plus de 300 établissements encore concernés aujourd'hui
15:50et des violences qui ne cessent de monter,
15:52quasiment récurrentes.
15:53On parle de 625 interpellations,
15:56rien qu'aujourd'hui, des attaques contre les forces de l'ordre,
15:58des incendies de poubelle, des tirs de mortier,
16:01tout ça encouragé par des élus insoumis
16:03que l'on voit sur ces blocages.
16:06West France parle de ce mouvement
16:07dans son édition de demain.
16:09À la une du Figaro, budget entre crise et censure,
16:12la voie étroite de le cornu,
16:13puisque c'est demain que le gouvernement
16:15va présenter ces deux projets de lobe budgétaire,
16:18afin d'éviter notamment la censure
16:20et surtout de doter la France d'un budget en pleine crise de la dette,
16:24avec notamment 340 milliards d'euros
16:26qui seront empruntés l'année prochaine sur les marchés.
16:28Et puis à la une du Parisien aujourd'hui en France,
16:30service d'urgence, le fléau des lits brancards.
16:33Dormir sur un brancard à l'hôpital,
16:34c'est la certitude d'une moins bonne prise en charge
16:36et donc d'une perte de chance.
16:37Il s'agit malheureusement d'un phénomène en hausse continue.
16:41C'est le quotidien des hôpitaux publics.
16:43C'est le quotidien des hôpitaux publics.
16:44Et de temps en temps, on a ces témoignages absolument terribles
16:47de patients qui restent des heures et des heures et des heures
16:50sur des brancards en attendant une prise en charge.
16:52C'est une triste réalité, effectivement,
16:54sur laquelle revient donc le Parisien aujourd'hui en France.
16:56Demain, voilà Valérie.
16:58Merci beaucoup Maëlle Hassani.
16:59On vous retrouve dans une dizaine de minutes à peu près
17:01pour le prochain point sur l'actualité.
17:03Absolument, à tout à l'heure.
17:03A tout à l'heure.

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