00:00Octobre Rose, c'est le mois de mobilisation pour la prévention contre le cancer du sein.
00:05Le dépistage.
00:06Le dépistage.
00:08Alors, il faut comprendre qu'on est toutes et tous directement ou indirectement concernés par le cancer du sein.
00:16Toutes et tous.
00:17Oui, parce qu'une femme sur huit est touchée par le cancer du sein.
00:21Donc, ça veut dire que vous connaissez toutes et tous votre femme, une mère, une fille, une cousine, une tante,
00:29une amie, une ennemie, une collègue touchée par cette maladie.
00:35C'est le plus fréquent des cancers chez la femme.
00:38Donc, on est tous et toutes indirectement ou directement touchés.
00:42Ça, c'est important.
00:43Il faut comprendre qu'en fait, il n'y a pas un cancer du sein.
00:45Il y a plusieurs types de cancers du sein.
00:48des triples négatifs, des hormonodépendants, des heures de...
00:52On ne va pas tous les citer.
00:53Ce qui explique d'ailleurs qu'il ne faut pas se comparer.
00:56Tiens, moi, j'ai eu tel traitement, mais pourquoi je n'ai pas le même que toi ?
00:58C'est tout simplement parce que ce ne sont pas les mêmes cancers.
01:02Autre chose importante, c'est que tous ces cancers, même s'ils sont différents, ils ont un point en commun.
01:07Lorsqu'ils sont dépistés tôt, neuf fois sur dix, ils guérissent.
01:13Dépistés tôt, un cancer guérit dans 90% des cas.
01:16Et ça, c'est commun à tous les types de cancers du sein.
01:19D'où l'intérêt du dépistage, d'arriver à dépister le plus tôt possible.
01:25Et là, le dépistage, vous savez, en France, ça concerne toutes les femmes de 50 à 74 ans.
01:33Et on est convoqués, on est invités, pardon, tous les deux ans à aller pratiquer une mammographie.
01:40C'est un examen radiologique des seins.
01:42Et il y a aussi un examen clinique quand vous y allez.
01:44Mais en France, c'est de 50 à 74 ans.
01:48Toutes les femmes, tous les deux ans, sont invitées à pratiquer cette mammographie.
01:52J'ai fait le calcul, il y a plus de 10 millions de femmes qui ont de 50 à 74
01:56ans.
01:57Et bien, vous savez combien ils sont allés ?
01:59Moins de la moitié.
02:00Donc, quand on sait qu'un cancer dépisté tôt est guéri dans 90% des cas,
02:08comment est-ce possible qu'il y ait moins de la moitié des femmes qui y aillent ?
02:11Alors, les raisons, elles sont multiples.
02:14La peur, la peur de sa face mal, ce n'est pas vrai.
02:19Franchement, ça écrase un peu le sein, mais ça ne fait pas mal.
02:22Et puis, quand on voit quand même l'importance bénéficierie d'une petite douleur de 2-3 minutes,
02:28la peur du résultat, le pas-le-temps, le trop loin de chez moi,
02:34enfin voilà, il n'y a aucune bonne raison.
02:37C'est ce que j'allais dire.
02:38Tous ces arguments, vous les démonter.
02:39Le pas-le-temps, vous le prenez.
02:41C'est un peu trop loin, vous prenez du temps.
02:43Oui, tout ce que vous voulez, il n'y a aucune bonne raison.
02:45Là, il y a une campagne qui est lancée depuis le mois de septembre que l'on voit.
02:49C'est vrai que le message est fort.
02:52La personne la mieux placée pour vous convaincre, c'est vous.
02:57Il n'y a que vous, c'est entre vous et vous.
02:59Alors, je me suis amusée à regarder les campagnes un peu à l'étranger.
03:02Il y en a une qui m'a amusée, que je trouve un petit peu plus visuelle.
03:06Voilà, je ne peux pas en référence.
03:09C'est vrai que c'est presque le plus positif, parce qu'on parle d'une personne qui fait la
03:14mammographie.
03:14C'est en Belgique, mais je voulais vous la montrer, parce que je ne peux pas, j'ai ma mot.
03:17Ça veut dire que rien n'est plus important que la mammographie.
03:20Et je trouve que c'est important.
03:22Alors, le dépistage, surtout qu'on sait que le dépistage, pendant ce dépistage organisé, national, etc.,
03:29six fois sur dix, le cancer est pris précocement.
03:33C'est-à-dire qu'on détecte des tout petits cancers.
03:35Donc, on sait qu'on va les guérir dans six cas sur dix.
03:38Donc, il n'y a rien de plus important que d'aller faire cette mammographie.
03:42Ce qui n'empêche pas de continuer, que ce soit avant 50 ans ou après 50 ans,
03:48ou même entre deux mammographies, de continuer l'autopalpation.
03:52Vous savez, vous prenez dans la douche, vous mettez un petit peu...
03:55La pulpe des doigts est très, très sensible.
03:59D'ailleurs, on lit le braille avec la pulpe des doigts.
04:01Il y a énormément de terminaisons nerveuses.
04:03Donc, vous mettez un petit peu de savon sur vos doigts,
04:05et vous vous palpez régulièrement les seins, sans oublier sous les bras,
04:09parce qu'il peut y avoir des petits ganglions aussi sous les bras.
04:11Donc, l'autopalpation, on doit continuer à la faire régulièrement dans sa douche.
04:16Regardez les seins aussi, voir s'il n'y a pas un petit signe anormal,
04:19une rétraction, un écoulement.
04:21Donc ça, ça doit continuer.
04:22Après, n'oublions pas que l'intelligence artificielle va aussi,
04:27dans les années à venir, améliorer aussi,
04:30arriver à détecter des tumeurs de plus en plus petites.
04:33Donc ça, ça va apporter quelque chose aussi.
04:36Et la tendance semblerait d'aller vers des dépistages
04:40qui ne tiennent pas compte que de l'âge,
04:42que de 50 à 74 ans,
04:44mais aussi de vos antécédents.
04:46S'il y a des antécédents, s'il y a de la génétique,
04:48s'il y a des facteurs de risque,
04:49voilà, en tout cas, quoi qu'il arrive,
04:51vous ne pouvez pas dire...
04:53Aucune excuse n'est valable.
04:55Allez vous faire dépister.
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