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Le 30 septembre, la commission d’enquête du Sénat sur les violences dans le périscolaire auditionnait Edouard Geffray, ministre de l’Education nationale. En juin 2026, le Sénat a lancé une commission d’enquête consacrée aux violences dans le périscolaire. La sénatrice LR de Paris Agnès Evren en est la rapporteure. La commission est née du scandale du périscolaire à Paris, révélé en avril 2026 : 132 animateurs ont été suspendus, dont 52 pour des suspicions de violences sexuelles. Le ministre de l’Education nationale a exposé devant les sénateurs les dispositifs mis en place à l’école pour détecter les prédateurs et les éloigner. Il a formulé plusieurs recommandations, notamment en ce qui concerne le suivi des signalements et la vérification des profils recrutés. Année de Production :
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00:00:09Bonjour à tous, bienvenue dans 100% Sénat, l'émission qui vous emmène au cœur du travail parlementaire.
00:00:16Quelle réponse peut apporter le gouvernement aux violences commises dans le périscolaire ?
00:00:21C'est cette question qu'ont posée à les sénateurs de la commission d'enquête sur ce sujet,
00:00:25au ministre de l'Éducation nationale, Edouard Geffray.
00:00:27Il a plaidé, Edouard Geffray, pour plus de coordination entre le temps scolaire et le périscolaire pour protéger les enfants.
00:00:34On regarde.
00:00:35Mes chers collègues, nous poursuivons nos travaux consacrés à la prévention et au traitement des violences dans le périscolaire
00:00:43avec l'audition cet après-midi d'Edouard Geffray, ministre de l'Éducation nationale.
00:00:47Monsieur le ministre, merci de vous être rendu disponible.
00:00:51Chacun comprend l'inquiétude et même la colère des parents face aux affaires qui secouent le périscolaire partout en France.
00:00:59Ces affaires ébranlent la confiance dans nos institutions, dans les collectivités territoriales,
00:01:03qui organisent les activités périscolaires et sont les premiers interlocuteurs des familles,
00:01:08dans la justice, confrontées à la complexité et à la multiplicité des enquêtes,
00:01:13mais aussi dans l'institution scolaire elle-même.
00:01:17Certes, le périscolaire relève de la compétence des communes et non de vos ministères,
00:01:22mais pour les parents qui laissent leur enfant devant la grille de l'école,
00:01:26cette répartition des compétences est parfois inconnue et quand elle l'est, souvent incompréhensible.
00:01:33Le renvoi de responsabilité de l'un vers l'autre, lorsque un problème survient, l'est plus encore.
00:01:39Car le temps scolaire et le temps périscolaire se déroulent dans un lieu unique, l'école.
00:01:44Nous souhaiterions pouvoir quantifier le phénomène des violences commises par des adultes sur des enfants dans le cadre périscolaire.
00:01:52Est-ce que, M. le ministre, vous disposez de données sur ce sujet ?
00:01:55Existe-t-il une remontée des incidents survenus sur le temps périscolaire
00:02:00à l'image de celles qui existent pour des faits graves durant le temps scolaire ?
00:02:04Quelles conséquences concrètes la médiatisation de ces affaires a-t-elle eu pour l'éducation nationale ?
00:02:10Avez-vous donné des directives particulières ?
00:02:12Je pense par exemple à une meilleure coordination entre scolaire et périscolaire,
00:02:16à l'information des parents par le directeur d'école en cas de suspicion, de violence,
00:02:22ou à la participation du directeur, de l'inspecteur de l'éducation nationale
00:02:25et du recteur aux réunions d'informations organisées avec les familles.
00:02:29Et comme vous le savez, le Sénat examinera dans un mois le projet de loi relatif à la protection de
00:02:36l'enfance.
00:02:36Quelles sont, selon vous, les principales avancées de ce texte pour la protection des enfants dans le cadre périscolaire ?
00:02:42Et en vue de nos travaux en séance, quelles limites ou difficultés identifiez-vous dans la version adoptée par l
00:02:49'Assemblée nationale ?
00:02:50Avant de vous laisser la parole pour un propos introductif de 10 minutes, pas plus,
00:02:53je rappelle qu'un faux témoignage devant notre mission d'information dotée des pouvoirs de commission d'enquête
00:03:00serait passible des peines prévues aux articles 434-13, 14 et 15 du Code pénal.
00:03:05Je vais vous inviter à prêter serment, à dire toute la vérité, rien que la vérité, en levant la main
00:03:11droite et en disant « je le jure ».
00:03:12Je le jure.
00:03:13Merci, M. le ministre. Je précise également qu'il vous appartient, le cas échéant évidemment,
00:03:18d'indiquer vos éventuels liens d'intérêts ou conflits d'intérêts en lien avec l'objet de la commission d
00:03:24'enquête, s'il y en a.
00:03:27Je n'en vois pas.
00:03:28Merci. Et enfin, je précise que cette audition est diffusée en direct sur le site internet du Sénat.
00:03:34Et sans plus tarder, avant que notre rapporteur Agnès Yvren vous pose des premières questions,
00:03:39je vous cède la parole pour un propos libinaire.
00:03:42Merci, M. le Président, M. le rapporteur, M. les sénatrices et sénateurs.
00:03:47Alors, d'abord, un premier mot pour, évidemment, vous dire que je partage non seulement ce que vous appelez la
00:03:53colère,
00:03:53mais l'angoisse des parents.
00:03:56Et je crois que vous avez parfaitement qualifié la situation, c'est-à-dire qu'on est quelque part entre
00:04:00l'angoisse, la colère et la complexité.
00:04:04Derrière ça, ça interroge quelque chose de très profond, c'est que l'école est et doit être un lieu
00:04:09de confiance.
00:04:09L'école en tant que lieu, indépendamment de ceux qui assurent la responsabilité juridique des élèves qui lui sont confiés.
00:04:18Et j'ai toujours tendance à présenter des choses comme ça.
00:04:20Je dis toujours, l'école doit être un lieu de confiance de la porte à la porte.
00:04:24Je dépose mon enfant le matin à la porte de l'école.
00:04:27Tous les parents ont le même sentiment de soulagement à l'idée de voir leur enfant passer la porte et
00:04:33de se trouver à l'abri des murs de l'école.
00:04:36Or, si à l'intérieur de ce qui est collectivement vu comme un abri, nous avons une atteinte à l
00:04:41'intégrité physique d'un mineur,
00:04:45a fortiori dans le cadre d'une agression sexuelle, alors ce contrat là se trouve très fortement écorné, voire en
00:04:55réalité rompu.
00:04:58Et pour les familles, la question ne se pose pas de savoir qui est compétent à quel moment.
00:05:04Pour les familles, l'école forme un tout, de l'accueil du matin jusqu'à l'accueil du soir.
00:05:09Tout se passe dans les mêmes murs.
00:05:10Et par conséquent, cette unité, si je puis dire, de temps et de lieu, correspond dans l'inconscient des parents
00:05:18à une unité aussi de la protection et de la prise en charge.
00:05:21Or, et vous le savez comme moi, cette unité de la protection aujourd'hui n'existe pas.
00:05:28C'est une juxtaposition de responsabilités juridiques qui, si je prends, je vais dire, une journée maximale, peut commencer par
00:05:37un accueil du matin assuré par la mairie,
00:05:40se poursuivre avec les cours, si je prends, je vais partir de l'école primaire pour les petits,
00:05:45donc se poursuivre avec les cours de 8h30 à 11h30, se poursuivre sous responsabilité de l'Ouest nationale,
00:05:52se poursuivre sous la pause méridienne d'11h30 à 13h30, se repoursuivre sous responsabilité de l'Ouest nationale jusqu'à
00:05:5816h30
00:05:58et se poursuivre à nouveau sous la responsabilité de la collectivité locale à partir de 16h30.
00:06:04Donc, évidemment, on voit bien que cette alternance, finalement, de responsabilité existe.
00:06:12Elle ne peut pas se faire au détriment de la protection aux enfants.
00:06:14Ça, c'est la première chose.
00:06:16La deuxième chose, c'est qu'il y a ce que nous savons et il y a ce que nous
00:06:19ne savons pas encore en matière d'agression sexuelle.
00:06:20Vous savez qu'on estime qu'un enfant sur 10 en moyenne est victime de viol ou d'agression sexuelle
00:06:25aujourd'hui,
00:06:26à 81 ou 85% dans le cercle familial, mais par conséquent aussi à 15% à l'extérieur.
00:06:35Et ce sont en moyenne, par conséquent, 2 à 3 enfants par classe.
00:06:39Face à cette réalité, et vous le savez aussi, mais je crois qu'il est important de le rappeler quand
00:06:43même,
00:06:43en termes de confiance dans l'institution scolaire, l'école est le premier sinéleur de France.
00:06:48Et ces signalements ont considérablement augmenté.
00:06:51C'est 88 000 signalements et informations préoccupantes effectuées l'année dernière contre 50 000 à 3 ans.
00:06:57Et près de 14 000 d'entre eux ont concerné des violences sexistes ou sexuelles l'année dernière en hausse
00:07:02de 32% sur un an.
00:07:05Autrement dit, l'école est un lieu de libération de la parole et de libération, si je puis dire, fructueuse
00:07:10de la parole,
00:07:11puisque derrière, ce sont des informations préoccupantes aux articles 40 qui sont déclenchées et avec, une fois encore, une augmentation
00:07:16extrêmement importante.
00:07:18Bon.
00:07:20Ça, c'est ce que nous voyons et c'est ce que nous savons.
00:07:22S'agissant maintenant du signalement des faits qui se déroulent et de la protection que nous devons assurer à l
00:07:28'intérieur de l'enceinte scolaire.
00:07:30On a finalement trois catégories.
00:07:33On a le temps scolaire stricto sensu.
00:07:35Il y aurait de l'éducation nationale avec des personnes d'éducation nationale.
00:07:38Et nous avons, j'allais dire, à la fois un cadre juridique pour, si je puis dire, faire obstacle à
00:07:44l'entrée dans cet univers-là de personnes qui auraient été condamnées.
00:07:48Donc depuis 2016, ce cadre juridique existe.
00:07:51En 2017-2018, il se trouve que j'étais DRH à l'époque du ministère, donc je m'en souviens
00:07:54bien,
00:07:54nous avons fait passer tous les agents du ministère, alors en stock, si vous me permettez l'expression un peu
00:07:59triviale, au fichier.
00:08:01Et depuis, évidemment, tous ceux qui sont entrés en flux sont également passés au fichier.
00:08:06Ce qui permet en tout cas de ne pas laisser rentrer quelqu'un qui aurait fait l'objet d'une
00:08:10inscription au B2, au FIGIIS ou au FIGIIT.
00:08:13S'agissant des incidents qui sont relevés, nous avons une remontée, j'allais dire, régulière par fait établissement,
00:08:23qui est donc une application qui existe dans le public et désormais qui est également obligatoire dans le privé
00:08:29et qui permet d'avoir une remontée en tout cas exhaustive, je ne sais pas.
00:08:32Mais enfin, nous savons tous ce dont ont connaissance les directeurs et chefs d'établissement
00:08:37et tout ce qu'ils souhaitent faire remonter dans ce cadre.
00:08:40Et donc, normalement, c'est exhaustif, en principe, j'espère, sur le temps scolaire.
00:08:45En revanche, ce qui se passe en dehors de ce temps scolaire, nous ne le savons que de manière indirecte,
00:08:51soit par un élève qui se confie, soit par un directeur d'école qui sont saisis.
00:08:55Et pour le coup, là, la remontée n'est absolument pas systématique,
00:08:58puisqu'en fait, fait établissement concerne une remontée, j'allais dire, dans un cadre hiérarchique.
00:09:03Et donc, la circonstance qu'un directeur d'école apprenne par la mairie, par exemple,
00:09:07qu'un animateur du péri-scolaire serait mis en cause, n'a pas vocation, en tant que tel,
00:09:11à figurer dans le fait établissement.
00:09:12Ils peuvent nous le signaler, mais il n'y a pas d'obligation égale,
00:09:15pour une simple raison que ça ne correspond pas, en fait, à un temps qui est sous la responsabilité.
00:09:19Ça, c'est pour le temps scolaire.
00:09:20Ensuite, il y a les accueils collectifs de mineurs,
00:09:22dont fait partie d'une large partie du péri-scolaire.
00:09:26Et là, pour le coup, les incidents graves, ils remontent au ministère chargé de la Jeunesse.
00:09:29Je crois que vous auditionnez très vite Marina Ferrari.
00:09:32Et le directeur d'école en est systématiquement informé lorsque les faits sont graves.
00:09:37Et là aussi, un même processus.
00:09:39Il peut ou pas les mensuer dans fait établissement,
00:09:42mais il n'y est évidemment pas tenu dans ce cadre-là.
00:09:46Et puis enfin, les autres accueils,
00:09:48qui sont les garderies et accueils organisés en dehors du cadre juridique des accueils collectifs de mineurs,
00:09:53et qui, pour le coup, dépendent de la seule collectivité.
00:09:59Autrement dit, sur ce qui remonte du péri-scolaire,
00:10:02lorsqu'on est sur des ACM, ça remonte au niveau de la Djebba,
00:10:07donc la Direction de la Jeunesse et des Sports,
00:10:08et donc au ministère de la Jeunesse et des Sports.
00:10:11Et puis, lorsque c'est sur du scolaire,
00:10:14ça remonte parfait établissement au ministère de la Commission nationale.
00:10:16Du coup, vous ne serez pas étonnés, malheureusement,
00:10:19de découvrir que les données disponibles pour le ministère de la Commission nationale
00:10:22sont très faibles sur les incidents graves concernant les accueils collectifs de mineurs.
00:10:25Nous avons eu 59 signalements en 2024-2025,
00:10:30donc 24 pour des violences sexistes et sexuelles,
00:10:32inscrits dans les établissements, je le dis bien.
00:10:34Et en 2025-2026, nous avons eu 69 signalements,
00:10:39donc relatifs au péri-scolaire,
00:10:42et 57 portant sur des violences sexuelles ou sexistes,
00:10:47avec donc 88% des cas comme auteur mis en cause un animateur.
00:10:52Donc 69 signalements les dernières,
00:10:5457 sur les violences sexuelles et sexistes,
00:10:55dans 88% des cas mettant en cause un animateur.
00:10:58Ça veut dire que les faits sont avérés,
00:11:00ce sont des remontées de faits établissements signalés le jour J.
00:11:03Depuis la rentrée,
00:11:0420 signalements depuis la rentrée ont déjà été enregistrés
00:11:10sur le périmètre, donc périscolaire,
00:11:12dont 9 pour violences sexistes et sexuelles.
00:11:15Autrement dit, on a des chiffres qui sont évidemment incomplets,
00:11:18et je pense que Marina Ferrer aura l'occasion de vous donner
00:11:20les chiffres du périscolaire tels qu'ils remontent aujourd'hui,
00:11:23parce qu'il y a une zone d'ombre aussi liée à la différenciation,
00:11:26j'allais dire, juridique selon la nature de l'accueil,
00:11:31et parce que les faits établissements en réalité n'ont pas été conçus pour ça.
00:11:34Néanmoins, ce qu'on voit aussi,
00:11:35c'est qu'il y a une forte progression des signalements,
00:11:37ce qui signifie probablement aussi que la prise de conscience
00:11:40conduit un certain nombre de collègues à faire remonter.
00:11:44Dernière chose, donc, ce que nous avons engagé
00:11:46et ce qui a vocation, parce que vous m'avez interrogé là-dessus,
00:11:48à figurer dans le projet de loi sur la protection des enfants.
00:11:54Et très vite, parce que je ne voudrais pas dépasser une minute
00:11:56que vous m'avez imparti.
00:11:58Un, d'abord, dans l'ordre chronologique.
00:12:02J'ai publié un protocole national sur les violences sexistes et sexuelles,
00:12:05diffusé en mars 2026,
00:12:07parce que quand je suis arrivé au ministère,
00:12:09il n'y avait pas de guide, entre guillemets,
00:12:12unique de signalement d'informations préoccupantes et d'article 40.
00:12:15Alors j'ai conseillé que la première chose à faire,
00:12:16c'était que tout le monde sache comment faire.
00:12:18y compris, ce qui n'est pas tout à fait évident à écrire la première fois,
00:12:22quand ce sont les collègues qui sont auteurs d'actes.
00:12:26Quand ça se passe en dehors de l'école, on peut se dire qu'il y a une forme de
00:12:28distance.
00:12:30Quand ce sont les collègues, voire les supérieurs hiérarchiques,
00:12:31c'est évidemment un peu plus compliqué.
00:12:32Mais justement, il y a un protocole précis avec des fiches actions qui ont été rédigées,
00:12:35de manière à ce que tous les collègues sachent comment faire.
00:12:38Deux, j'ai donc nommé une déléguée à la protection des enfants à l'école,
00:12:40auprès de la maîtrise de la question nationale.
00:12:41Elle a déjà reçu 260 saisines, toutes traitées individuellement,
00:12:46l'objet étant de répondre aux demandes des familles
00:12:49qui considèrent que leur signalement n'a pas été traité de manière satisfaisante.
00:12:53Et je l'ai nommé pour l'ensemble du périmètre école,
00:12:57autrement dit, pour le lieu école,
00:13:01autrement dit, de la porte à la porte,
00:13:03et pour éviter l'effet, si vous me permettez d'expression un peu triviale,
00:13:05chat-perché.
00:13:06On ne peut pas dire chat-perché quand on a un gamin qui se fait violer.
00:13:10Enfin, il y a un moment, il faut juste arrêter.
00:13:12Donc le fait de dire, désolé, il était 11h40, c'était pas chez moi,
00:13:15ou désolé, il était 13h40, c'était plus chez moi,
00:13:17selon l'hypothèse de la violence-place,
00:13:18elle n'est pas admissible.
00:13:19Et donc cette déléguée, elle a juste l'ensemble du spectre.
00:13:21Après, donc, la deuxième chose,
00:13:22qui est portée par l'article 5 du préjudice de protection des enfants,
00:13:26c'est, pour faire simple,
00:13:27qu'aucune personne écartée d'un environnement,
00:13:31j'allais dire, en charge de l'accueil de mineurs,
00:13:36aucune personne écartée à ce titre,
00:13:38enfin, dans ce cas plutôt,
00:13:39en raison de son comportement avec les mineurs,
00:13:41ne doit pouvoir y être réembauché.
00:13:44C'est ce que j'appelle le fichier d'interdit d'école.
00:13:47Si j'ai été révoqué,
00:13:49en tant que fonctionnaire d'éducation nationale,
00:13:51en raison de mon comportement avec les mineurs,
00:13:52si j'ai été révoqué,
00:13:56comment dire, écarté à une procédure disciplinaire du périscolaire,
00:13:58ou si je fais partie du fichier des interdits
00:14:02du ministère des Sports,
00:14:03je ne dois pas pouvoir remettre les pieds dans aucune de ces trois institutions.
00:14:09Ce qui signifie donc deux choses.
00:14:11La première, c'est qu'il faut une autorisation législative
00:14:13pour avoir un fichier commun,
00:14:15pour avoir une interconnexion des fichiers.
00:14:17Et il faut également avoir une autorisation législative
00:14:20pour franchir ce cap que je porte,
00:14:22comme vous le savez, depuis maintenant de nombreux mois,
00:14:24qui est qu'on ne se contente pas de la condamnation pénale,
00:14:27mais bien de la sanction administrative définitive.
00:14:31Puisque vous avez des cas de figure dans lesquels
00:14:32le comportement d'un adulte peut être problématique
00:14:35au regard des enfants,
00:14:37sans avoir fait l'objet d'une condamnation pénale.
00:14:39On a vu qu'à récemment un émetteur périscolaire parisien
00:14:41qui avait été mis en cause pour des caresses, machin, etc.
00:14:44Bon, le juge pénal,
00:14:46avec la souveraineté qui est la sienne,
00:14:48a considéré qu'il n'y avait pas matière à essayer de la chose pénalement.
00:14:51Mais il est évident qu'un émetteur périscolaire
00:14:54n'a pas à commencer à glisser la main sous les t-shirts
00:14:56en prenant des enfants sur ses genoux
00:14:57en leur faisant une caresse ni dans le dos ni ailleurs.
00:14:59Pénalement ou pas.
00:15:01Et donc, l'intérêt de cette mesure,
00:15:02c'est qu'une personne qui aurait été révoquée,
00:15:04donc au terme d'une procédure contradictoire,
00:15:05sous le contrôle du juge, propre,
00:15:07enfin, je veux dire, sans abus,
00:15:09mais ne pourra pas revenir, évidemment, dans cette configuration.
00:15:13Et puis, dernier sujet, c'est évidemment...
00:15:14Enfin, dernier sujet, le contrôle, évidemment, d'honorabilité
00:15:17renforcé sur les bénévoles et les intervenants extérieurs,
00:15:20puisque vous savez qu'aujourd'hui, ce n'est pas forcément le cas.
00:15:22Et puis, ce qui relève de la compétence de Mariana Ferrari,
00:15:28le fait qu'on donne un cadre juridique
00:15:31pour les accueils de mineurs
00:15:32qui n'ont pas le statut d'accueil collectif de mineurs.
00:15:35Et ça, elle aura l'occasion, je pense, de vous l'expliquer mieux que moi.
00:15:37Et enfin, la transparence sur l'identité des professionnels
00:15:40du périscolaire qui encadrent les enfants vis-à-vis des parents.
00:15:43Donc il ne s'agit pas de placarder leurs noms et leurs photos
00:15:45sur les murs des écoles,
00:15:46mais c'est simplement de dire que quand vous déposez
00:15:48votre enfant le matin à la grille,
00:15:50vous savez qui est votre professeur,
00:15:51enfin, qui est la professeure d'autre enfant,
00:15:53vous savez éventuellement qui est son ADSEM,
00:15:56vous ignorez tout
00:15:57de la personne qui la prend en charge le midi à la cantine.
00:16:00Et donc, simplement, le fait,
00:16:01pour les parents, de savoir que l'équipe
00:16:03qui s'occupe de ces enfants est composée
00:16:04de M. Édouard Jeffrey, etc.,
00:16:07doit permettre
00:16:08de lever, si je puis dire,
00:16:11les zones d'ombre, parce qu'on sait que ce sont dans les zones d'ombre
00:16:13que se situent les comportements délectuels et criminels.
00:16:17On reparlera sans doute dans les questions,
00:16:19mais du coup, je me tais,
00:16:20du questionnaire sur les violences sexuelles et sexistes également
00:16:22que je suis en train d'introduire en ce moment même
00:16:23et qui vise par ailleurs à libérer la parole de manière universelle.
00:16:26Je vous remercie.
00:16:26On va effectivement y revenir.
00:16:28Première question de notre rapporteur,
00:16:30Agnès Sévret.
00:16:30Merci, M. le Président.
00:16:32Merci, M. le Ministre,
00:16:33pour ces propos qui sont en effet très éclairants
00:16:36et qui résument parfaitement bien, en fait,
00:16:39toutes les auditions
00:16:40qu'on a eues depuis ces dernières semaines.
00:16:42Et c'est vrai qu'il y a une forme de colère.
00:16:44J'ai un témoignage d'un parent
00:16:46qui s'était retourné vers le directeur d'école
00:16:48parce que quand un enfant dit avoir subi une violence,
00:16:53eh bien, les parents se tournent,
00:16:54c'est l'interlocuteur principal,
00:16:55vers le directeur d'école ou vers les enseignants.
00:16:58Eh bien, ce directeur d'école a répondu,
00:17:00à partir de 16h30,
00:17:02ce qui se passe dans l'école ne me concerne plus.
00:17:05Et donc, c'est cette fameuse zone grise
00:17:07dont vous parliez
00:17:08qui fait qu'aujourd'hui, ça crée une fragilité
00:17:10parce que les prédateurs arrivent à s'insérer,
00:17:16justement, dans ces zones grises.
00:17:17Ils sentent, en fait, cette coexistence
00:17:19qu'il y a entre deux responsabilités juridiques
00:17:21dont vous avez parlé,
00:17:23entre d'un côté le scolaire
00:17:24et d'un côté le périscolaire.
00:17:26Comment faire, justement,
00:17:27pour qu'il y ait une meilleure coordination ?
00:17:29Et ça, ça va être l'objet de ma première question
00:17:32parce qu'en fait,
00:17:33même en termes de transmission des informations,
00:17:35Là encore, je vous redonne un exemple concret
00:17:37qui nous a été donné.
00:17:39Ils étaient dans la cour de récréation
00:17:40dans un temps périscolaire.
00:17:42Il faisait froid.
00:17:43Ils ont donc demandé
00:17:44à pouvoir se réfugier dans une classe.
00:17:46Il se trouve qu'ils ont utilisé des feutres
00:17:47pour faire faire du coloriage
00:17:48et que le lendemain,
00:17:49on leur a reproché
00:17:50d'avoir utilisé les feutres
00:17:52qui étaient dans la classe.
00:17:54On en est là aujourd'hui.
00:17:55Et comprenez que pour les parents,
00:17:56cette frontière entre scolaire et périscolaire
00:17:58est illisible,
00:18:00elle est incompréhensible,
00:18:01elle est artificielle.
00:18:02Et eux, ce qu'ils veulent,
00:18:03comme vous l'avez parfaitement bien dit,
00:18:05c'est que l'intégrité physique
00:18:07de leur enfant
00:18:08ne soit pas remise en question
00:18:10et qu'évidemment,
00:18:11de la porte à la porte,
00:18:12ils doivent être en sécurité.
00:18:14Donc ma première question
00:18:14concerne en effet
00:18:16cette nécessaire coordination
00:18:17en fait,
00:18:18entre ces deux temps,
00:18:19entre ces deux équipes,
00:18:21parce qu'encore une fois,
00:18:22quand tout va bien,
00:18:23les deux équipes cohabitent,
00:18:25mais quand il y a un drame,
00:18:26eh bien, il y a une forme de dilution
00:18:28des responsabilités
00:18:29où on leur dit
00:18:30« Allez voir du côté de la mairie ».
00:18:33Alors, il y a par exemple
00:18:34un cas très concret
00:18:36de remise en question
00:18:38même de la sécurité des enfants
00:18:39quand il s'agit tout simplement
00:18:40de signaler une chute
00:18:43ou un enfant malade, par exemple.
00:18:45Est-ce qu'il n'y a pas
00:18:45des process à organiser ?
00:18:47Et plus grave encore,
00:18:49les syndicats d'animateurs
00:18:50qu'on a reçus la semaine dernière
00:18:52pendant trois heures,
00:18:54notamment ceux de la ville de Paris,
00:18:56ont indiqué, par exemple,
00:18:58qu'il n'y avait pas
00:18:59de transmission, en fait,
00:19:02des projets individualisés,
00:19:04notamment sur les allergies.
00:19:07Donc ça, on a eu aussi
00:19:09des parents de Tarnos
00:19:11qui nous ont dit
00:19:12qu'un de leurs enfants
00:19:13avait eu une allergie
00:19:15et que les animateurs
00:19:18du périscolaire
00:19:19n'avaient pas été informés,
00:19:21ça avait fait un drame.
00:19:22Ça, c'est un sujet important.
00:19:24Idem également
00:19:25pour tout ce qui concerne,
00:19:26en fait, le numérique,
00:19:27qui prend une place croissante
00:19:28dans le fonctionnement
00:19:29de l'école.
00:19:30Et dans certaines écoles,
00:19:32le responsable du périscolaire
00:19:33n'a pas accès
00:19:34à la plateforme de communication
00:19:36qui est utilisée
00:19:38par le directeur d'école.
00:19:40Vous voyez,
00:19:41donc, en fait,
00:19:41on voit bien ici
00:19:42le sujet,
00:19:44c'est chacun fonctionne
00:19:46en silo.
00:19:47Comment casser ces silos
00:19:48et faire en sorte
00:19:49que l'intérêt de l'enfant
00:19:51prime, en fait,
00:19:52sur une coordination
00:19:53des institutions
00:19:54qui, pour le coup,
00:19:55n'a pas lieu.
00:19:56Et on le voit bien,
00:19:57cette commission,
00:19:57elle travaille au plan national.
00:19:5973 départements
00:20:00sont concernés aujourd'hui
00:20:01par des violences périscolaires
00:20:03et on entend
00:20:04les mêmes dysfonctionnements
00:20:06partout,
00:20:07en termes, encore une fois,
00:20:08de coordination,
00:20:09des collectivités,
00:20:10de l'éducation nationale,
00:20:11de la police,
00:20:12de la justice.
00:20:13Et donc,
00:20:14l'objectif, justement,
00:20:14de cette commission,
00:20:15c'est de faire en sorte
00:20:16que tout le monde
00:20:17soit autour de la table
00:20:18et qu'en effet,
00:20:19la protection de l'enfance
00:20:20devienne le sujet prioritaire
00:20:23et qu'on trouve des moyens
00:20:25d'éviter que tous ces drames
00:20:27puissent se reproduire.
00:20:28Parce qu'encore une fois,
00:20:29je le redis,
00:20:29ce sont des familles dévastées
00:20:32et qui nous demandent
00:20:33des solutions.
00:20:34Au-delà de renvoi de balles
00:20:36permanent,
00:20:37elles nous demandent
00:20:38des solutions.
00:20:44Alors,
00:20:46merci beaucoup.
00:20:47Et je partage, évidemment,
00:20:48ce que vous dites sur tout ça.
00:20:50D'abord, je crois qu'il faut partir
00:20:51dans la réflexion.
00:20:54Pardon, je remets les choses
00:20:55dans l'ordre.
00:20:56Un, je pense que,
00:20:56et c'est l'objet même,
00:20:57d'ailleurs,
00:20:58de votre mission,
00:21:00mais c'est de...
00:21:02Enfin,
00:21:03il faut, à mon avis,
00:21:03quand même,
00:21:04remettre à plein
00:21:05un certain nombre de choses,
00:21:06y compris très pratico-pratiques.
00:21:09Deux,
00:21:10je pense qu'il y a un principe
00:21:11qui doit présider à tout
00:21:13et qui, en réalité,
00:21:14doit servir de boussole.
00:21:15C'est que rien ne peut,
00:21:17en termes de priorité
00:21:18ou de difficulté
00:21:20ou de frontières administratives,
00:21:21l'emporter sur la protection
00:21:22de l'enfant.
00:21:24Pas compliqué, hein.
00:21:25Enfin, dans l'ordre des facteurs,
00:21:26on protège l'enfant
00:21:27avant tout le reste.
00:21:29Et donc, moi,
00:21:30je vous avouerai que c'est
00:21:31comme ça que j'avais
00:21:33un peu l'expression
00:21:33chaperché,
00:21:34parce qu'il y a quand même
00:21:35quelque chose qui met
00:21:35quand même profondément en colère
00:21:38quand on vous explique
00:21:40ce dont vous avez fait mention
00:21:41tout à l'heure,
00:21:41c'est-à-dire que,
00:21:42ah bah, désolé,
00:21:42c'est 1h35,
00:21:43c'était plus moi.
00:21:44Moi, si j'ai un enfant
00:21:46en face de moi
00:21:47et que cet enfant
00:21:48a été victime de violences
00:21:49ou d'agressions sexuelles,
00:21:51bah, en fait,
00:21:52je me contrefiche de savoir
00:21:52à quelle heure ça a eu lieu.
00:21:54À partir du moment
00:21:54où il est en face de moi,
00:21:55je considère que j'ai
00:21:56une responsabilité singulière
00:21:57à son égard.
00:21:58D'où, d'ailleurs,
00:21:59les enjeux de libération
00:21:59de la parole
00:22:00dont on aura l'occasion
00:22:00de parler.
00:22:03Trois, par rapport à ça,
00:22:05il y a un enjeu,
00:22:06j'allais dire,
00:22:06de participation réciproque
00:22:08autant que possible
00:22:09dans les instances.
00:22:11Nous avons,
00:22:12sauf erreur,
00:22:12je parle sous contrôle
00:22:13de mon directeur
00:22:14des affaires juridiques,
00:22:14mais nous avons envoyé,
00:22:16enfin, nous avons donné
00:22:17pour consigne au recteur
00:22:19que les responsables
00:22:20du péri-scolaire
00:22:22participent au conseil d'école.
00:22:25Alors, ce n'est qu'une première marche,
00:22:26mais enfin, malgré tout,
00:22:27le conseil d'école,
00:22:29c'est quand même le lieu,
00:22:30j'allais dire,
00:22:31c'est quand même le lieu
00:22:31un peu de démocratie locale
00:22:33et de fonctionnement
00:22:33collégial de l'école.
00:22:34Il y a les parents d'élèves,
00:22:35il y a l'équipe pédagogique,
00:22:37le directeur d'école, etc.
00:22:39Ça, c'est la première chose,
00:22:40c'est qu'il y a une consigne claire
00:22:42qui a été transmise en ce sens.
00:22:46Au-delà de ça,
00:22:48on peut s'interroger
00:22:49de manière plus,
00:22:49j'allais dire,
00:22:50plus consolidée
00:22:51sur l'inscription
00:22:52dans les textes
00:22:53de la présence
00:22:54et de la participation
00:22:55au titre de l'activité
00:22:56périscolaire.
00:22:56Il ne s'agit pas que
00:22:57le périscolaire commence
00:22:58à y mettre un point de vue
00:22:59sur les questions pédagogiques
00:23:00parce que sinon,
00:23:01plus personne ne saura
00:23:02où il habite.
00:23:02Mais il y a en tout cas
00:23:03un enjeu de porosité,
00:23:04si je puis dire,
00:23:05croisée,
00:23:06de participation croisée
00:23:08aux différentes instances
00:23:09des uns et des autres
00:23:10et de suivi,
00:23:12si je puis dire,
00:23:13croisée
00:23:15aussi des cas individuels.
00:23:19Vous parliez tout à l'heure
00:23:22du passage d'orée
00:23:23sur les énergies, etc.
00:23:24On a aussi le même sujet
00:23:27sur tout simplement
00:23:28le passage de relais
00:23:29parfois d'un lieu à un autre.
00:23:31Quand il s'agit
00:23:31de faire traverser la cour
00:23:33à la moitié des enfants
00:23:33qui vont à la queue
00:23:34du périscolaire
00:23:35pendant que les autres
00:23:36rentrent chez eux,
00:23:38je ne suis pas sûr
00:23:39qu'en réalité,
00:23:39tout ça soit codifié.
00:23:42Et puis,
00:23:42le dernier élément,
00:23:43c'est que je pense aussi,
00:23:44mais je parle sous contrôle
00:23:45de Madame Ferreri
00:23:46qui aura l'occasion
00:23:46de vous en parler,
00:23:47mais je crois
00:23:48qu'on est d'accord
00:23:49aussi sur ce point.
00:23:50J'étends un tout petit peu
00:23:51le sujet.
00:23:51Je crois qu'il faut
00:23:52qu'on se mette aussi
00:23:53bien d'accord
00:23:54sur les activités possibles
00:23:55dans le pays scolaire
00:23:56et celles qui ne sont pas possibles.
00:23:58Je vous donne juste un exemple.
00:23:59Moi, j'ai découvert
00:23:59par des témoignages individuels
00:24:01de gens qui m'ont saisi
00:24:03que, par exemple,
00:24:04sur une partie
00:24:05de la pause méridienne,
00:24:07des endroits où il y avait
00:24:08des siestes organisées
00:24:10sous le contrôle
00:24:10des animatrices
00:24:11et des animatrices
00:24:11dans le pays scolaire,
00:24:12ce qui, moi,
00:24:13ne me semblait pas
00:24:13absolument évident.
00:24:15Et donc, là aussi,
00:24:16il faut clarifier
00:24:16ce que chacun a le droit
00:24:17de faire.
00:24:18Il faut, au minimum,
00:24:20je dis au minimum,
00:24:23organiser la participation
00:24:24réciproque des deux autorités
00:24:25dans les institutions
00:24:28de l'une et de l'autre.
00:24:30Au minimum.
00:24:32Au-delà, je pense
00:24:33qu'il y aura un moment
00:24:34ou un autre
00:24:34une réflexion à avoir
00:24:35sur, j'allais dire,
00:24:37les regards croisés aussi,
00:24:39notamment,
00:24:40une directeure d'école
00:24:40sur ce qui, éventuellement,
00:24:42peut se faire
00:24:42par des animateurs
00:24:43par des scolaires.
00:24:43Mais c'est une réflexion
00:24:44qui est plus vaste
00:24:45et qui, elle aussi,
00:24:45législative.
00:24:48Justement,
00:24:48pour rebondir
00:24:49sur ce que vous venez de dire,
00:24:50est-ce que vous pensez
00:24:51qu'il faudrait aller,
00:24:52justement,
00:24:53plus loin
00:24:53et instaurer, en fait,
00:24:55une sorte de pilote unique
00:24:58entre scolaire
00:24:58et périscolaire
00:25:00dans les écoles
00:25:01pour éviter, justement,
00:25:02cette dilution
00:25:03des responsabilités ?
00:25:05En tout cas,
00:25:06je trouve que la question
00:25:07est légitime.
00:25:08Je ne suis pas sûr
00:25:09que la réponse
00:25:09soit catégorique,
00:25:10mais la réponse
00:25:11est légitime.
00:25:16Je vous donne
00:25:17un point de vue personnel
00:25:18sur le sujet
00:25:19parce que ce sont
00:25:19des réflexions
00:25:20que nous n'avons pas
00:25:22forcément eues
00:25:22collectivement.
00:25:23Je le dis tout de suite.
00:25:24J'avance avec
00:25:24une très grande prudence.
00:25:26Ce qu'il y a de certain,
00:25:27c'est que, d'abord,
00:25:28dans l'esprit des parents,
00:25:30vous l'avez dit vous-même,
00:25:31l'interlocuteur,
00:25:32c'est le directeur
00:25:32sous le directeur d'école.
00:25:34C'est-à-dire qu'il ne se pose
00:25:34pas la question
00:25:35de savoir
00:25:35qui est responsable de quoi.
00:25:37Ensuite,
00:25:39qu'on imagine,
00:25:40éventuellement,
00:25:40un jour,
00:25:41par voie de convention
00:25:41ou que sais-je...
00:25:42Vous voyez,
00:25:43mais peut-être
00:25:43plutôt par voie de convention
00:25:44d'ailleurs
00:25:45que par forcément
00:25:46obligation légale
00:25:46parce qu'il y a des réalités
00:25:47qui sont très différentes.
00:25:48Et là aussi,
00:25:48il faut un peu épouser
00:25:49la réalité territoriale.
00:25:50Je suis toujours,
00:25:50en même temps...
00:25:51Je suis à la fois très ferme
00:25:52sur le sujet
00:25:52de la protection des mineurs
00:25:53et en même temps
00:25:53toujours très prudent
00:25:54sur l'idée
00:25:55qu'il y aurait une espèce
00:25:55de modèle unique
00:25:56qui pourrait s'appliquer partout.
00:25:58Mais que,
00:25:59éventuellement,
00:26:00par voie de convention,
00:26:02on réfléchisse,
00:26:02mais là,
00:26:02je suis vraiment
00:26:03en prospective fiction,
00:26:04à ce qu'une collectivité locale
00:26:06puisse confier le soin
00:26:07au directeur d'école
00:26:08d'assurer,
00:26:08par exemple,
00:26:08l'autorité fonctionnelle
00:26:09sur les personnes
00:26:10du périscolais,
00:26:10etc.
00:26:11Je trouve que c'est quelque chose
00:26:12qui se regarde.
00:26:13Je n'ai pas d'avis définitif dessus
00:26:14parce que ce n'est pas quelque chose
00:26:16qu'on a suffisamment expertisé
00:26:17pour que je puisse vous répondre
00:26:18de manière ferme.
00:26:19Mais,
00:26:20en tout cas,
00:26:22il est légitime
00:26:23de se poser la question
00:26:24et,
00:26:24en fait,
00:26:26le fait de se poser la question
00:26:28conduit forcément à apporter
00:26:29dans un sens ou autre
00:26:30une réponse
00:26:30qui, du coup,
00:26:31interroge le fonctionnement global.
00:26:32C'est-à-dire,
00:26:32soit alors on arrive
00:26:33jusqu'à cette évolution-là,
00:26:36soit alors on s'arrête
00:26:37au stade
00:26:38de la participation croisée
00:26:40à des instances,
00:26:42soit alors on met en place
00:26:43même des outils communs
00:26:44de suivi des élèves
00:26:46pour qu'il y ait du sang-couture
00:26:48dont je vous disais,
00:26:49mais ce qu'il y a de certain,
00:26:51c'est qu'à partir du moment
00:26:51où un enfant change,
00:26:53si vous me permettez l'expression
00:26:54en termes de responsabilité juridique,
00:26:56cinq fois demain dans la journée,
00:26:59il faut qu'on établisse
00:26:59une forme de continuum.
00:27:01Et le continuum,
00:27:02il peut prendre des formes
00:27:03très variées.
00:27:03C'est pour ça que je m'interdis
00:27:05d'avoir un avis définitif
00:27:06sur le sujet.
00:27:07Encore,
00:27:09c'est un sujet
00:27:09qui a vocation
00:27:10d'avoir lieu
00:27:11au niveau interministrat,
00:27:12etc.,
00:27:12et avec le Parlement.
00:27:14Mais en tout cas,
00:27:14il faut qu'on travaille
00:27:15sur le continuum.
00:27:15Aujourd'hui,
00:27:16notre ligne partagée
00:27:17avec Marina Ferrari,
00:27:18c'est de tout faire
00:27:19pour travailler techniquement,
00:27:20pratiquement ce continuum.
00:27:21Voilà.
00:27:23Participation croisée,
00:27:24outils communs,
00:27:25échanges évidemment réguliers
00:27:26sur la situation
00:27:27de les besoins particuliers,
00:27:27etc., etc.
00:27:28Qu'à l'avenir,
00:27:29on s'interroge
00:27:29pour aller plus loin
00:27:30au cours des prochaines années.
00:27:31En tout cas,
00:27:33je pense que le débat démocratique
00:27:35gagnera à avoir lieu.
00:27:38Vous parliez vous-même
00:27:39justement de cette perte
00:27:40de confiance aujourd'hui,
00:27:42notamment dans les institutions,
00:27:43mais aussi dans l'école,
00:27:44malheureusement.
00:27:45Et qu'est-ce qui est de nature
00:27:46à restaurer cette confiance
00:27:48aujourd'hui ?
00:27:50Alors,
00:27:51il y a un vrai risque
00:27:52de perte de confiance.
00:27:53En même temps,
00:27:53c'est pour ça que je le rappelle
00:27:54partout,
00:27:55et je le rappelle singulièrement
00:27:59aux parents d'élèves,
00:28:01l'école est le premier
00:28:02signe alors de France.
00:28:04J'ai l'institution scolaire,
00:28:05cette fois-ci,
00:28:05vraiment au sens propre du terme,
00:28:07est le premier signe alors de France.
00:28:09Quand vous avez
00:28:1088 000 informations préoccupantes
00:28:11ou signalement procureurs
00:28:13l'année dernière
00:28:13dans l'école française,
00:28:15donc à ramener
00:28:16aux 60 000 implantations
00:28:17de l'école
00:28:17et à ramener
00:28:18aux 12 millions d'élèves,
00:28:20enfin 11 millions
00:28:21600 000 d'élèves,
00:28:22ça veut dire que vous avez
00:28:23quand même un certain nombre
00:28:23d'enfants
00:28:25qui se sentent suffisamment
00:28:26en confiance
00:28:27pour faire part de faits graves
00:28:29et qu'ils subissent...
00:28:29Ce sont des violences
00:28:30intrafamiliales,
00:28:31M. le ministre ?
00:28:3185 %, oui.
00:28:33Mais enfin,
00:28:34c'est pas rien.
00:28:34Ça veut dire qu'un enfant
00:28:35qui est victime de crimes
00:28:37chez lui
00:28:38est suffisamment
00:28:39en confiance à l'école
00:28:39pour en parler
00:28:40à son professeur
00:28:41ou à son infirmière
00:28:42ou à son assistant social
00:28:43ou à sa directrice d'école,
00:28:45etc.,
00:28:46et pour faire en sorte
00:28:46d'être protégé.
00:28:48Donc c'est quand même...
00:28:49Je reviens à l'dessus
00:28:49parce que c'est important.
00:28:50Nos enfants se savent
00:28:52à l'abri à l'école.
00:28:53Ça, c'est la première chose.
00:28:54Et la deuxième chose,
00:28:54c'est que tout ce qui existe
00:28:57en dehors du fichier
00:28:58d'un taille d'école
00:28:58auquel j'aspire
00:29:00de mes voeux
00:29:00depuis plusieurs mois,
00:29:01mais tout ce qui existe
00:29:02aujourd'hui
00:29:03comme barrière à l'entrée
00:29:05permet quand même
00:29:06un filtre globalement efficace.
00:29:09Ensuite,
00:29:10la vraie question,
00:29:10c'est évidemment
00:29:11comment est-ce qu'on fait
00:29:12pour éviter à tout prix
00:29:13que, si je puis dire,
00:29:14le prédateur
00:29:14ne se révèle à l'école.
00:29:16C'est-à-dire que
00:29:17sur une antériorité,
00:29:18je sais fermer la porte.
00:29:20Pas complètement
00:29:20tout à fait encore
00:29:21avec mon histoire
00:29:22de révocation administrative
00:29:23dans d'autres champs,
00:29:24mais demain,
00:29:25on saura fermer la porte
00:29:26complètement
00:29:26à toute forme
00:29:27d'antériorité connue
00:29:28de comportements,
00:29:31on va dire,
00:29:31problématiques
00:29:32et ou criminels
00:29:33avec des mineurs.
00:29:35Ce qu'on ne saura pas
00:29:35forcément faire,
00:29:36évidemment,
00:29:37et probablement jamais,
00:29:38c'est celui
00:29:39qui se révèle criminel
00:29:4110 ans,
00:29:4220 ans,
00:29:4230 ans après être entré.
00:29:43Et là,
00:29:44pour le coup,
00:29:44ce sont d'autres processus
00:29:45justement de regard croisé,
00:29:47de suivi,
00:29:48de libération de la parole,
00:29:49etc.,
00:29:49qui doivent permettre
00:29:50d'attraper ces derniers,
00:29:51je puis dire,
00:29:52comportements résiduels
00:29:53qui sont atroces,
00:29:54mais qui au moins
00:29:55sont résiduels.
00:29:56Ce qu'il faut déjà
00:29:57impérativement,
00:29:58c'est achever de fermer,
00:30:00si je puis dire,
00:30:00de lever les R,
00:30:01c'est les ponts de vie,
00:30:02enfin de baisser les R,
00:30:03c'est de lever les ponts de vie
00:30:04pour protéger l'institution
00:30:05par rapport
00:30:06à des prédateurs extérieurs.
00:30:07Parce qu'il faut être clair aussi,
00:30:09notre grande particularité,
00:30:10c'est que comme on héberge
00:30:11un français sur cinq
00:30:13dans nos murs,
00:30:14à l'heure où on se parle,
00:30:14il y a un français sur cinq
00:30:15dans les murs de l'école,
00:30:16enfin demain plutôt,
00:30:17parce que l'on est mercredi
00:30:17à pas midi,
00:30:20mécaniquement,
00:30:21vous attirez les prédateurs.
00:30:23Tous les enfants
00:30:23sont chez nous.
00:30:24Donc un prédateur
00:30:25est forcément attiré par nous.
00:30:26Donc tout l'enjeu,
00:30:27c'est d'assurer
00:30:28cette muraille.
00:30:31Oui, parce qu'on le sait,
00:30:32les prédateurs sont là
00:30:33où il y a des enfants.
00:30:34Ils n'ont pas travaillé
00:30:35dans les EHPAD.
00:30:37Justement,
00:30:38vous parliez
00:30:38de la révocation administrative.
00:30:40Quels faits, en fait,
00:30:41peuvent conduire
00:30:41à de telles sanctions ?
00:30:44Alors révocation administrative,
00:30:46donc on va évidemment
00:30:46avoir tous les actes,
00:30:51alors évidemment,
00:30:52les faits les plus graves,
00:30:53viol, etc.,
00:30:53mais également des comportements
00:30:55qui seraient,
00:30:57on va dire,
00:30:59qui seraient regardés
00:31:00par l'institution
00:31:00comme des comportements,
00:31:02soit comme agressions sexuelles
00:31:03au sens pénal du terme,
00:31:05soit comme des comportements,
00:31:06j'allais dire,
00:31:08inacceptables.
00:31:08L'exemple que je prenais
00:31:09tout à l'heure,
00:31:11le juge pénal
00:31:11n'a pas saisi
00:31:12quelque chose
00:31:12au niveau pénal,
00:31:13mais nous,
00:31:14on aurait pu,
00:31:15enfin,
00:31:15en curé,
00:31:16c'est du périscolaire,
00:31:17mais pardonnez comme ça,
00:31:18mais enfin,
00:31:18il aurait été chez moi,
00:31:19j'aurais considéré
00:31:20que c'était un comportement
00:31:20tout simplement incompatible
00:31:21avec les fonctions.
00:31:23Et puis,
00:31:23ce sont les violences aussi,
00:31:24j'allais dire,
00:31:25plutôt éducatives.
00:31:26si un professeur,
00:31:29j'en sais rien,
00:31:30décide de montrer,
00:31:31par exemple,
00:31:31je vais prendre un exemple
00:31:32que j'ai connu
00:31:33parce que j'ai prononcé
00:31:33moi-même la radiation,
00:31:34mais un professeur
00:31:36qui avait montré,
00:31:38enfin,
00:31:39qui avait en l'occurrence
00:31:40un début de réalisation
00:31:41à ses actes,
00:31:41puisqu'il avait montré
00:31:43un film pornographique
00:31:44à ses élèves,
00:31:45un début de film pornographique
00:31:45à ses élèves,
00:31:46évidemment,
00:31:47un,
00:31:47on a mis un terme à la chose,
00:31:48deux,
00:31:48il a été licencié le lendemain matin,
00:31:50trois,
00:31:51il est hors de question
00:31:51qu'il y a remetté les pieds chez nous.
00:31:53Bon,
00:31:53parce que c'est juste impensable
00:31:54de montrer ça.
00:31:55C'est-à-dire,
00:31:55en l'occurrence,
00:31:56c'est au collège,
00:31:56peu importe,
00:31:57mais vous voyez,
00:31:57ce genre de comportement
00:31:58par définition
00:31:59qui ne sont pas pénalement
00:32:00répréhensibles,
00:32:00ça typiquement,
00:32:01c'est pas pénalement répréhensibles,
00:32:02mais ça n'a pas sa place
00:32:02chez nous.
00:32:04Et donc,
00:32:05ces gens-là,
00:32:05quand ils auront été révoqués,
00:32:07avec le fichier intérieur d'école
00:32:08qui vous est proposé,
00:32:09article 5,
00:32:09ne pourront plus
00:32:11remettre les pieds
00:32:11ni dans le pays scolaire,
00:32:13ni dans les sports,
00:32:14ni dans le scolaire.
00:32:15Et ça aussi,
00:32:15pour moi,
00:32:16c'est très important.
00:32:16C'est-à-dire,
00:32:19cette unité de la protection
00:32:20entre les trois univers.
00:32:21Aujourd'hui,
00:32:22quand vous évacuez
00:32:23quelqu'un d'un univers,
00:32:24il peut refrapper
00:32:25à la porte d'à côté
00:32:26le matin,
00:32:26personne n'en sait rien.
00:32:28C'est tout l'enjeu
00:32:29de votre fichier
00:32:30des écoles.
00:32:31C'est ça l'enjeu.
00:32:32C'est vraiment ça l'enjeu.
00:32:33L'enjeu,
00:32:34il est double.
00:32:34C'est la continuité.
00:32:35C'est-à-dire,
00:32:35je ne peux pas frapper
00:32:36une porte en ayant été virée
00:32:38par une autre
00:32:40et je vais jusqu'à
00:32:41la révocation administrative
00:32:42et pas seulement
00:32:43à la sanction pénale.
00:32:44C'est vraiment les deux.
00:32:44C'est ce que vous disiez
00:32:44sur le feu rouge, feu vert.
00:32:45C'est-à-dire qu'on regarde
00:32:46et on sait le feu rouge, feu vert.
00:32:47Alors, concrètement,
00:32:48ça veut dire que
00:32:49lorsque une collectivité locale
00:32:50voudra embaucher
00:32:51un animateur
00:32:52ou l'éducation nationale,
00:32:53d'ailleurs,
00:32:53comme elle le fait aujourd'hui
00:32:54pour les professeurs,
00:32:56aura un poste à un concours
00:32:58ou voudra embaucher
00:32:59un contrat actuel,
00:32:59tout simplement,
00:33:00on consulte un fichier.
00:33:02On n'a pas besoin
00:33:02de savoir ce qu'il y a dedans.
00:33:03Le fichier vous dit
00:33:04feu rouge, feu vert,
00:33:04il est inscrit, pas inscrit.
00:33:06Voilà.
00:33:06Il est inscrit, c'est fini.
00:33:08Feu rouge.
00:33:08Il n'est pas inscrit, feu vert.
00:33:10Très bien.
00:33:11J'ai une dernière question
00:33:12juste sur la formation
00:33:13qui est le cœur du réacteur.
00:33:14Est-ce que les professeurs
00:33:15sont bien formés
00:33:16à toutes les violences
00:33:18sexistes, sexuelles ?
00:33:19Quel est le plan
00:33:20de ce point de vue-là ?
00:33:22Est-ce qu'il y a
00:33:22une sensibilisation importante
00:33:24compte tenu de la massification
00:33:26aussi des signalements ?
00:33:27Encore une fois,
00:33:27on a bien conscience
00:33:28que c'est 90% intrafamilial,
00:33:30mais raison plus.
00:33:31Non, mais raison plus.
00:33:31Alors, aujourd'hui,
00:33:32tous les professeurs
00:33:33ne sont pas formés
00:33:34sur ces questions-là.
00:33:35Il faut être très clair.
00:33:37Parce que, tout simplement,
00:33:37j'ai 1,2 million de personnel.
00:33:40Donc, on a quand même
00:33:41un cœur de réacteur
00:33:41qui est composé
00:33:42par les personnels
00:33:43de santé et sociaux,
00:33:44assistants sociaux, etc.,
00:33:46qui, pour le coup,
00:33:46est un cœur de personnel compétent.
00:33:48Au total, j'en ai 20 000,
00:33:49tout compris.
00:33:50Personnels de santé et sociaux,
00:33:51c'est 20 000 personnes.
00:33:52Ensuite, dans le cadre
00:33:54de la mise en place
00:33:55des enseignements
00:33:56des VAR et des VARs,
00:33:58les VAR et les VARs
00:33:59étant très liés précisément
00:34:00à la question du consentement,
00:34:02du respect du corps, etc.,
00:34:03il y a tout un travail
00:34:04qui est fait,
00:34:05alors je vais dire,
00:34:05qui est plus large
00:34:06que la simple accueil
00:34:07de la parole de l'enfant,
00:34:08mais enfin,
00:34:08qui, quand même,
00:34:09permet d'appréhender la question.
00:34:10Il a concerné,
00:34:12je vous dis ça de tête,
00:34:13mais je crois que c'est exact,
00:34:1480 000 personnels
00:34:15l'année dernière.
00:34:17Et mon objectif,
00:34:18c'est qu'il en concerne
00:34:1860 000
00:34:19d'ici la fin du mois de décembre,
00:34:20notamment,
00:34:21dans la perspective
00:34:21du questionnaire que je souhaite,
00:34:23enfin,
00:34:23du dispositif de la parole
00:34:24dont fait partie le questionnaire
00:34:25et que je souhaite
00:34:26mettre en place.
00:34:28et derrière,
00:34:28en fait,
00:34:29l'idée,
00:34:29c'est qu'effectivement,
00:34:30il y a cette formation.
00:34:31Et après ça,
00:34:34il y a quand même
00:34:34dans la formation initiale
00:34:35désormais des modules
00:34:36autour de la protection
00:34:37des enfants,
00:34:39de la psychologie
00:34:40de l'enfant et de l'adolescent,
00:34:40etc.
00:34:41Alors,
00:34:41je ne voudrais pas vous dire de bêtises,
00:34:42donc je vérifierai techniquement
00:34:44ce qui est effectivement marqué
00:34:46sur la dimension vraiment
00:34:47protection contre la violence sexuelle,
00:34:49mais c'est très clairement un sujet
00:34:50sur lequel il y a une prise de conscience,
00:34:51je crois,
00:34:52beaucoup plus importante,
00:34:53mais ne voulant pas vous dire de bêtises,
00:34:54je vérifierai ce qui est explicitement
00:34:56dans maquette de formation
00:34:57des lauréats.
00:34:59Et à ce moment-là,
00:35:01si vous voulez bien,
00:35:01on vous communiquera par écrit
00:35:02parce que je ne voudrais pas
00:35:03vous dire quelque chose d'inexact.
00:35:05Merci beaucoup.
00:35:06Allez,
00:35:07on va commencer les questions
00:35:08de nos collègues.
00:35:09Je commence par celle
00:35:10de Colombes-Bruxelles.
00:35:14Merci beaucoup,
00:35:15Monsieur le Président.
00:35:17Entre deux micros.
00:35:18Merci beaucoup,
00:35:19Monsieur le ministre,
00:35:20pour ces éléments.
00:35:22Je voulais peut-être poursuivre
00:35:24ou approfondir
00:35:24sur deux sujets
00:35:25que vous avez commencé à évoquer.
00:35:27Le premier,
00:35:28vous avez dit
00:35:29avoir passé consigne au recteur
00:35:31pour que partout en France,
00:35:33les responsables du périscolaire
00:35:34participent au conseil d'école,
00:35:35ce qui est en effet déjà
00:35:37une première étape
00:35:38pour pouvoir commencer
00:35:40à construire ce cadre de travail.
00:35:44On a entendu témoignages
00:35:47ou auditions
00:35:50la nécessité d'avoir des temps
00:35:52au-delà du responsable du périscolaire,
00:35:55d'avoir des temps de coordination
00:35:56entre les équipes enseignantes
00:36:00et les équipes du périscolaire
00:36:02dans leur diversité,
00:36:03d'ailleurs,
00:36:04y compris sur les temps
00:36:05de la cantine,
00:36:07avec un certain nombre d'exemples,
00:36:09je ne reviens pas dessus,
00:36:10qui ont été donnés
00:36:10sur des dysfonctionnements.
00:36:14Moi, je comprends
00:36:15et je voulais vérifier ça avec vous
00:36:19que les collectivités employeurs
00:36:21ou travaillant avec une association
00:36:24par voie de DSP ou de marché,
00:36:26elles peuvent dégager
00:36:27du temps des budgets
00:36:28pour que ce temps de coordination
00:36:30existe pour leurs propres agents
00:36:32ou les salariés.
00:36:34Comment est-ce que concrètement
00:36:35ça peut s'organiser
00:36:37du côté du ministère
00:36:38dans les rectorats
00:36:40pour dégager du temps
00:36:42pour les directeurs
00:36:43et directrices d'école,
00:36:44mais également pour les enseignants ?
00:36:46C'est-à-dire que,
00:36:46est-ce que c'est à la charge
00:36:48et à la main des rectorats,
00:36:50y compris pour organiser
00:36:52avec une configuration
00:36:53qui n'est pas la même
00:36:54dans une métropole
00:36:55avec un réseau dense d'école,
00:36:58avec des RPI
00:36:59dans d'autres endroits ?
00:37:01Voilà.
00:37:01Comment est-ce que
00:37:01ce temps de concertation,
00:37:03il peut être concrètement organisé
00:37:06ou pas ?
00:37:07Et j'ai une deuxième question.
00:37:11pour poursuivre
00:37:14ce que disait
00:37:15notre rapporteur
00:37:16à l'instant
00:37:17sur la question
00:37:17de la formation
00:37:18des enseignants.
00:37:19Depuis de longues semaines
00:37:21maintenant,
00:37:22nous entendons le fait
00:37:23que sur les signalements
00:37:25sur les violences,
00:37:28notamment violences sexuelles,
00:37:30dans le cadre périscolaire,
00:37:33les signaleurs
00:37:34ont quasi toujours été
00:37:35les parents.
00:37:36Parce que le reste
00:37:37des adultes présents
00:37:39dans le lieu école
00:37:40ne percevaient pas,
00:37:42ne comprenaient pas.
00:37:44Bon.
00:37:45Les signaux
00:37:49des 13
00:37:51projetés par les enfants
00:37:53avec une absence
00:37:55de formation
00:37:56ou pas assez
00:37:57sur les signaux faibles
00:37:58et nous l'avons largement évoqué.
00:38:02De ce point de vue-là,
00:38:04est-ce que projet de loi
00:38:06sur la protection
00:38:07de l'enfance venant ?
00:38:10Est-ce que loi intégrale
00:38:12qui commence son examen
00:38:14à l'Assemblée
00:38:16et arrivera au Sénat ?
00:38:18Est-ce qu'il n'y a pas matière,
00:38:22possibilité de se dire
00:38:23s'il y a une forme
00:38:24de consensus national ?
00:38:25Et je crois qu'il est en train
00:38:26d'arriver sur le fait
00:38:27que les violences
00:38:29contre les femmes
00:38:29et les enfants sont une priorité nationale
00:38:31de se dire,
00:38:32j'en sais rien,
00:38:32moi, pardon,
00:38:33je ne suis pas ministre,
00:38:34c'est plus simple pour moi
00:38:34de le dire.
00:38:35Il y a une demi-journée
00:38:36banalisée dans tous
00:38:37les établissements de France
00:38:38pour former
00:38:39tous les enseignants,
00:38:41charge aux collectivités,
00:38:43aux associations
00:38:43de former
00:38:44tous leurs salariés
00:38:46ou agents
00:38:47sur la question
00:38:48des signaux faibles
00:38:50pour qu'il y ait
00:38:51un langage commun
00:38:52parce que s'il n'y a pas
00:38:53de langage commun
00:38:53des adultes dans une école,
00:38:55alors les enfants sont livrés
00:38:56et laissés à eux-mêmes.
00:38:57Et donc,
00:38:58dans ce cadre-là,
00:38:59voilà,
00:39:00est-ce que de façon
00:39:01plus simple à proposer
00:39:03de là où je suis
00:39:04que de là où vous êtes
00:39:06une sorte de signal
00:39:09pour que le langage commun
00:39:11sur la question
00:39:12des violences
00:39:12contre les enfants,
00:39:13elle gagne
00:39:14l'ensemble des lieux
00:39:16écoles
00:39:16qui accueillent les enfants.
00:39:20Monsieur le ministre,
00:39:21on va vous laisser répondre
00:39:22à ces deux questions.
00:39:24Merci beaucoup,
00:39:25monsieur le président,
00:39:26même la sénatrice.
00:39:27Alors,
00:39:31d'abord,
00:39:32je partage en partie
00:39:33ce que vous dites.
00:39:35Sur la partie
00:39:37temps de coordination,
00:39:39je crois qu'il ne faut pas...
00:39:40Enfin,
00:39:41je vais me permettre,
00:39:42mais d'un point de vue
00:39:43pratico-pratique,
00:39:44je pense qu'il ne faut pas
00:39:46pour autant,
00:39:46en dépit de la gravité
00:39:47énorme de ce qu'on a connu,
00:39:51ignorer qu'il y a quand même
00:39:53beaucoup d'endroits
00:39:55où les équipes partageant
00:39:57le même cours,
00:39:58les enfants étant communs
00:39:59des uns et des autres,
00:39:59etc.,
00:40:00il y a toute une forme
00:40:00de coordination informelle
00:40:01et d'échange informel.
00:40:03Je dis ça parce qu'on pourrait
00:40:04avoir l'impression que,
00:40:05j'allais dire,
00:40:06le droit structure
00:40:07la relation sociale
00:40:08à tel point
00:40:08qu'il y aura des cloisons étanches.
00:40:10Voilà.
00:40:11Il faut aussi qu'on ait à l'esprit
00:40:12qu'on a des personnels
00:40:13des deux côtés
00:40:14de la barrière juridique,
00:40:15si je puis dire,
00:40:16qui sont d'abord
00:40:17des personnes humaines
00:40:18qui font attention
00:40:18aux enfants,
00:40:19même s'il y a
00:40:20quelques prédateurs
00:40:21qu'il faut évidemment
00:40:23écarter définitivement.
00:40:24Et donc, voilà.
00:40:25Donc, cette coordination,
00:40:25je pense qu'en fait,
00:40:26au quotidien,
00:40:27elle a quand même
00:40:28en grande partie lieu.
00:40:31La question, c'est
00:40:31est-ce qu'il faut effectivement
00:40:35la structurer ?
00:40:36C'est-à-dire,
00:40:36est-ce qu'y compris,
00:40:37par exemple,
00:40:38on devrait imaginer
00:40:39que dans les OERS,
00:40:40les obligations alimentaires
00:40:41aux services
00:40:41des anciens du premier degré,
00:40:42est-ce qu'il faudrait imaginer
00:40:43qu'il y a un temps
00:40:44obligatoire de coordination ?
00:40:45Bon.
00:40:46La question,
00:40:47elle peut être ouverte.
00:40:48la difficulté qu'on a,
00:40:50si vous voulez,
00:40:50c'est que,
00:40:50comme il n'y a pas
00:40:51de paix scolaire partout,
00:40:52loin de là,
00:40:54le cadre réglementaire
00:40:55qui s'applique aux obligations
00:40:56réglementaires
00:40:56des services d'enseignants
00:40:57par définition
00:40:58est, lui,
00:40:58universel.
00:40:59Et donc,
00:41:00comme toujours,
00:41:01on se retrouve
00:41:02avec un cadre universel
00:41:03confronté à la disparité
00:41:05des situations
00:41:06qui rend quand même
00:41:07très théorique,
00:41:08si je puis dire,
00:41:10une modification
00:41:10du cadre universel.
00:41:12Donc,
00:41:12je n'ai pas de réponse
00:41:13absolument toute faite
00:41:14parce que je trouve
00:41:14un tout petit peu,
00:41:15enfin,
00:41:16si vous voulez,
00:41:16à la fois,
00:41:16j'intègre complètement
00:41:17la problématique
00:41:18que vous mentionnez
00:41:19et en même temps,
00:41:21elle ne trouverait
00:41:22à s'appliquer
00:41:22que là où il y a
00:41:23du pays scolaire
00:41:25et donc,
00:41:26ce n'est pas si évident
00:41:27que ça.
00:41:28Mais en tout cas,
00:41:29je suis assez ouvert
00:41:30à approfondir la question.
00:41:32Sur la formation
00:41:32des enseignants,
00:41:36on n'est pas loin
00:41:38de penser la même chose,
00:41:39si je puis dire.
00:41:40Je suis toujours
00:41:40dans le premier degré.
00:41:42D'abord,
00:41:43effectivement,
00:41:43ce sont souvent les parents
00:41:44pour les faits,
00:41:45j'allais dire,
00:41:46qui sont produits
00:41:47à l'intérieur
00:41:47de l'enceinte scolaire
00:41:49qui sont à l'origine
00:41:50des signalements
00:41:50et qui observent
00:41:52que leur enfant
00:41:52a une étude différente,
00:41:53etc.
00:41:53Simplement,
00:41:54c'est l'enfant
00:41:54qui se confie
00:41:54en rentrant à la maison
00:41:55en disant
00:41:55il s'est passé
00:41:56quelque chose d'anormal.
00:41:57Voir parfois
00:41:58qu'il raconte quelque chose
00:41:59comme si c'était normal
00:42:00et ce sont les parents
00:42:00qui lui expliquent
00:42:02que ça n'est pas.
00:42:03Le cas dont j'ai été saisi
00:42:05récemment.
00:42:08Moi,
00:42:09je peux dire
00:42:09ce que j'ai fait,
00:42:10en tout cas,
00:42:10sans prétendre
00:42:11que c'est parfait,
00:42:12mais dans le cadre
00:42:13d'un...
00:42:14J'ai adressé
00:42:15une circulaire
00:42:15de cadrage global
00:42:16sur la formation continue
00:42:17des enseignants
00:42:17du premier degré
00:42:18au titre notamment
00:42:19de l'utilisation
00:42:20des 18 heures de formation.
00:42:22Vous savez,
00:42:2218 heures annuelles.
00:42:24À l'intérieur de laquelle
00:42:25j'ai dit,
00:42:25il y a comme priorité
00:42:27évidemment
00:42:27Evar et Vars.
00:42:31Pardon,
00:42:31Français et Math,
00:42:32excusez-moi,
00:42:33je vais arriver à Evar et Vars,
00:42:33Français et Math,
00:42:35et j'ai ajouté,
00:42:36je vous dis ça de mémoire,
00:42:37mais on vous retrouvera
00:42:38le texte pour vous l'envoyer,
00:42:40Evar et Vars,
00:42:40protection de l'enfance,
00:42:42en disant
00:42:43qu'il fallait que
00:42:44j'avais un objectif
00:42:45qui était
00:42:46que tous les personnels
00:42:47au cours des 4 années
00:42:48à venir
00:42:49puissent en bénéficier.
00:42:51et donc,
00:42:52en gros,
00:42:52il y a
00:42:55j'allais dire
00:42:56en cumulé
00:42:56que parmi
00:42:58le volume d'heures
00:42:59rendues disponibles
00:43:00au cours des prochaines années,
00:43:01des 4 prochaines années,
00:43:03au titre des 108 heures,
00:43:05donc les 18 heures de formation
00:43:06fois 4 années,
00:43:07une partie de cette formation
00:43:08soit consacrée
00:43:10aux problématiques
00:43:11des Evar et Vars
00:43:11et de protection
00:43:13de l'enfance.
00:43:14Alors vous allez me dire
00:43:16pourquoi 4 ans
00:43:17et pas autre chose ?
00:43:18Pourquoi pas tout de suite ?
00:43:20Parce qu'il faut mesurer
00:43:21que la capacité
00:43:23de notre outil de formation
00:43:24est quand même
00:43:24ce qu'elle est.
00:43:25C'est-à-dire que
00:43:26on parle,
00:43:26si je m'arrête au premier degré,
00:43:28on parle de former
00:43:29quelque chose
00:43:30comme 350 000 personnels.
00:43:32Et donc,
00:43:33autant, si vous voulez,
00:43:34je voudrais que...
00:43:36Enfin, j'ai toujours été étonné
00:43:37que la vie entière du pays
00:43:38ne se soit pas arrêtée
00:43:39le jour où on a dit
00:43:39que 10% de nos enfants
00:43:40étaient victimes de viol
00:43:41ou de réaction sexuelle.
00:43:43Parce que c'est quand même
00:43:44juste entre nous
00:43:45assez invraisemblable.
00:43:47C'est-à-dire que le jour
00:43:47où on a dit ça,
00:43:48normalement,
00:43:48tout aurait dû s'arrêter.
00:43:50Les émissions de télévision,
00:43:51d'oradou,
00:43:51auraient dû s'arrêter.
00:43:53Bon.
00:43:54Et chaque fois que je dis ça
00:43:55dans une interview,
00:43:56la question suivante
00:43:57s'enchaîne comme si
00:43:59c'était dans le fond
00:43:59pas si grave.
00:44:01Et donc,
00:44:02on pourrait se dire
00:44:02de la même façon,
00:44:02attendez, arrêtons tout
00:44:05et banalisons.
00:44:05Sauf qu'en réalité,
00:44:07c'est pas dans le dire banalisé,
00:44:08c'est-à-dire libérons
00:44:08des heures chaque semaine, etc.
00:44:10En réalité, derrière,
00:44:10si je veux avoir une formation
00:44:11de qualité en présentiel
00:44:13avec des gens formés,
00:44:15l'expérience,
00:44:16c'est que ma capacité à faire,
00:44:17vous voyez par exemple
00:44:18ce qu'on a fait sur la laïcité,
00:44:19ça nous a pris
00:44:21presque six ans
00:44:21pour former
00:44:22tous les personnels.
00:44:24Là, je pense pouvoir
00:44:25le faire tenir sur quatre ans.
00:44:26Je vous dis ça de mémoire
00:44:28parce que je n'ai pas eu
00:44:28la circule avant de venir,
00:44:29mais je ne sais plus
00:44:30si j'ai dit trop ou quatre ans,
00:44:31mais je crois que j'ai dit quatre ans
00:44:32de mémoire.
00:44:34Si on peut aller plus vite
00:44:35et pousser les feux,
00:44:35je le ferai.
00:44:36Mais je ne vais pas non plus
00:44:37faire croire, si vous voulez,
00:44:38par annonce politique
00:44:39que tout le monde va être formé
00:44:40d'ici un an
00:44:41parce que dans six mois,
00:44:43probablement,
00:44:43je n'aurai plus le compte
00:44:44d'arrondi sur le sujet
00:44:45pour dire après ça,
00:44:45ils se sont mal débrouillés.
00:44:46Moi, j'avais dit un an.
00:44:48Bon, je préfère être crédible.
00:44:50En revanche,
00:44:50ce que j'ai fait d'ores et déjà,
00:44:52c'est que j'ai demandé
00:44:52à ce que dans les 60 000 personnes
00:44:54que je veux former
00:44:55d'ici la fin de l'année scolaire,
00:44:57j'ai demandé à ce qu'il y ait
00:44:58au moins une personne par école,
00:45:00en courant généralement
00:45:00les directrices
00:45:01ou les directeurs d'école.
00:45:01C'est-à-dire qu'il faut qu'il y ait...
00:45:02Ça, par contre,
00:45:03c'est quelque chose
00:45:03qui est faisable et atteignable
00:45:04tout de suite.
00:45:05C'est qu'il faut qu'il y ait
00:45:06au moins une personne
00:45:07par enceinte scolaire
00:45:09qui soit formée à ça.
00:45:11Et que donc,
00:45:12si j'ai un souci,
00:45:13un doute,
00:45:14quelque chose, etc.,
00:45:15je ne suis pas formé,
00:45:16je ne connais pas forcément tout,
00:45:17mais qu'en tant que professeur,
00:45:17je puisse tout de suite
00:45:18aller voir la personne
00:45:19et dire, écoute,
00:45:20juste, j'observe ça.
00:45:21Est-ce que tu peux regarder
00:45:22et en parler avec moi ?
00:45:23Ça, normalement,
00:45:24si tout se passe bien,
00:45:25d'ici fin décembre,
00:45:26on y sera arrivé.
00:45:27Et pardon,
00:45:27la circulaire,
00:45:28voilà,
00:45:29c'est l'avantage
00:45:30d'avoir des gens
00:45:31qui ont de la mémoire
00:45:32à côté de soi.
00:45:33La circulaire,
00:45:33c'est donc celle du 24 août 2026
00:45:35sur la formation
00:45:36des personnels
00:45:36à lutte contre les VSS,
00:45:38donc événements sexuels et sexistes.
00:45:39Et l'objectif,
00:45:41c'est de former tout le monde
00:45:42d'ici 2029.
00:45:43Voilà, comme ça,
00:45:44le pardon,
00:45:45mais j'aime bien être précis.
00:45:46Pas seulement parce que
00:45:46j'ai prêté serment,
00:45:47mais c'est un peu dans ma nature.
00:45:49Donc, c'est la circulaire
00:45:49du 24 août 2026
00:45:51dédiée à la formation
00:45:51des personnels à lutte contre les VSS
00:45:52et c'est tout le monde
00:45:54formé d'ici 2029.
00:45:57Catherine Bellriti.
00:46:00Merci, M. le Président.
00:46:01Merci, M. le Ministre.
00:46:03Alors, justement,
00:46:04c'était la question
00:46:05que je voulais vous poser.
00:46:05C'était d'envisager au moins
00:46:07qu'on ait une personne
00:46:07par établissement.
00:46:08C'est extrêmement important.
00:46:09Et peut-être déterminer
00:46:11un moment d'écoute
00:46:12dans la semaine,
00:46:14bloquer peut-être
00:46:14un horaire d'écoute
00:46:16pour qu'on puisse justement
00:46:19recevoir ses enfants.
00:46:20Parce qu'on l'a fait,
00:46:20nous, on l'a fait
00:46:21dans des établissements privés
00:46:23où on avait bloqué
00:46:24dans la semaine une heure
00:46:25où on recevait
00:46:26des enfants en difficulté.
00:46:27Et bien souvent,
00:46:28ces difficultés étaient liées
00:46:29justement à ce type
00:46:30de problématiques.
00:46:31Alors, je vous dis ça
00:46:32pour le primaire,
00:46:33mais ça peut être aussi
00:46:34valable pour le collège
00:46:35où on a encore
00:46:36des petits 6e, 5e
00:46:37qui, quelquefois,
00:46:38sont encore touchés
00:46:39par ce type de problématiques.
00:46:41Vous avez parlé
00:46:41de révocation administrative.
00:46:43Moi, je voudrais savoir
00:46:43qui va avoir accès
00:46:44à ce fichier.
00:46:44Parce que bien souvent,
00:46:45ceux qui quittent
00:46:46l'éducation nationale,
00:46:47on les retrouve
00:46:47dans les associations.
00:46:49Et les associations
00:46:50sont tout aussi touchées
00:46:51que les établissements scolaires.
00:46:55Donc, je voudrais savoir
00:46:55si ce fichier,
00:46:56qui va y avoir accès ?
00:46:58Alors, est-ce que c'est aussi
00:47:02les mairies
00:47:03qui vont employer
00:47:04entre midi
00:47:05dans le péri-scolaire ?
00:47:06Donc, voilà.
00:47:08À qui va être ouvert
00:47:09ce fichier
00:47:10pour qu'on sache vraiment
00:47:12qui est la personne ?
00:47:13Merci beaucoup.
00:47:17Merci.
00:47:17Alors, la question
00:47:19de l'horaire d'écoute,
00:47:22enfin, le temps d'écoute,
00:47:23elle est importante.
00:47:24Alors, ça renvoie,
00:47:24mais je ne sais pas
00:47:25si vous voulez
00:47:25qu'on en parle maintenant,
00:47:26mais la question du questionnaire
00:47:28notamment
00:47:28que j'essaie de mettre en place.
00:47:30Mais peut-être que je peux
00:47:31voter sans dire un mot
00:47:31parce que le sujet
00:47:32est vraiment d'importance
00:47:33pour moi,
00:47:33l'étude.
00:47:34Bon.
00:47:36On part du principe
00:47:38qu'il y a deux à trois enfants
00:47:39par classe
00:47:39qui sont victimes
00:47:40de violences sexuelles.
00:47:42Il y a aujourd'hui
00:47:43une demande
00:47:44des associations
00:47:45de victimes
00:47:46notamment
00:47:46et de protection de l'enfance
00:47:47qui est un entretien annuel
00:47:49proposé systématiquement
00:47:50par deux personnes
00:47:51pendant une heure
00:47:52à tous les enfants de France.
00:47:53Donc, 12 millions d'enfants.
00:47:56Ça pose deux questions.
00:47:57Ça pose une question
00:47:58de faisabilité
00:47:58en termes de compétences
00:48:00disponibles sur le marché du travail
00:48:01parce que ça veut dire
00:48:02qu'il faut trouver 15 000.
00:48:03C'est qu'il y a un de 15 000
00:48:04équivalents en temps plein
00:48:05qui, aujourd'hui,
00:48:06n'existent pas.
00:48:07Donc, je ne sais pas l'organiser.
00:48:10Et ça pose quand même
00:48:11une question de fond
00:48:11qui est que, justement,
00:48:13ça veut dire
00:48:13qu'il y a un rendez-vous
00:48:14à heure fixe,
00:48:15si je puis dire,
00:48:16et qu'on fait défiler,
00:48:18si je puis dire,
00:48:18les enfants.
00:48:19C'est-à-dire qu'à 8h30,
00:48:20on vient chercher Sarah,
00:48:21à 9h30, Noémie,
00:48:22à 10h30, Nicolas,
00:48:24à 11h30, Ryan,
00:48:24etc.
00:48:25Parce que moi,
00:48:26je ne trouve pas forcément,
00:48:27tout en entendant,
00:48:28la nécessité
00:48:28que je ne trouve pas
00:48:29forcément évidente.
00:48:30En ayant quand même
00:48:31à l'esprit
00:48:31qu'il y a 90 % des enfants
00:48:32qui, heureusement,
00:48:34ça devrait être 99,9,
00:48:36enfin,
00:48:36il y a 90 % des enfants
00:48:37qui ne sont pas concernés
00:48:41constatant cela,
00:48:41c'est-à-dire constatant
00:48:42l'impossibilité objective
00:48:43à faire avant plusieurs années,
00:48:45en tout cas.
00:48:47Donc, ce que j'ai mis en place,
00:48:49l'idée,
00:48:49c'est qu'il y a un dispositif
00:48:50de libération universelle
00:48:52de la parole.
00:48:53Autrement dit,
00:48:54adossé à une séance
00:48:55d'Eva Revarse.
00:48:57On commence par là.
00:48:58Il y a une séance
00:48:58d'Eva Revarse.
00:49:00Évidemment,
00:49:00autour de la question
00:49:01du consentement,
00:49:02du respect du corps,
00:49:02du respect d'autrui,
00:49:03etc.
00:49:04L'idée,
00:49:05c'est que,
00:49:06à l'issue de cette séance,
00:49:09d'abord,
00:49:10les enfants,
00:49:11concernés
00:49:12ou les jeunes concernés
00:49:13soient invités,
00:49:15j'allais dire,
00:49:15s'ils sont victimes,
00:49:16etc.,
00:49:16qu'on leur rappelle
00:49:17qu'ils peuvent à tout moment
00:49:17saisir un adulte
00:49:18de confiance au établissement.
00:49:19Ce qu'on leur dit déjà,
00:49:20d'ailleurs,
00:49:21dans les plus 32% de signalement,
00:49:22il y a une part
00:49:22d'Eva Revarse,
00:49:24très clairement.
00:49:25Mais que,
00:49:26à cette occasion,
00:49:27on leur rappelle
00:49:27qu'ils peuvent à tout moment
00:49:28saisir un adulte d'établissement,
00:49:29pas seulement à la fin du cours,
00:49:30mais à tout moment de l'année,
00:49:32et que,
00:49:33donc,
00:49:33parallèlement,
00:49:34leur soit remis
00:49:35un questionnaire
00:49:36pour lequel on a travaillé
00:49:37avec des experts,
00:49:40etc.,
00:49:40qu'ils sont libres ou non
00:49:41de remplir.
00:49:43Enfin,
00:49:43ils sont libres ou non
00:49:44d'y répondre.
00:49:44Ils sont libres,
00:49:45donc,
00:49:45de répondre aux questions.
00:49:46Ils sont libres ou non,
00:49:47à la fin,
00:49:47de laisser leur nom.
00:49:49Autrement dit,
00:49:49celui qui ne veut pas répondre aux questions
00:49:51parce qu'il a peur d'y répondre
00:49:52peut simplement laisser son nom
00:49:53pour être appelé.
00:49:54Celui qui veut répondre aux questions
00:49:56mais qui a peur de donner son nom
00:49:56peut répondre aux questions.
00:49:57Et on sait que,
00:49:58dans la classe,
00:49:58il y a un enfant
00:49:59qui a été victime de quelque chose.
00:50:00Et on peut revenir après
00:50:01avec l'infirmière scolaire,
00:50:02etc.,
00:50:03discuter avec la classe,
00:50:04mais pour libérer la parole
00:50:05et donc faire ce travail
00:50:06de libération.
00:50:08Celui qui veut répondre aux questions
00:50:10et qui,
00:50:11à la fin,
00:50:11souhaite laisser son nom
00:50:12peut le faire.
00:50:13Et avec,
00:50:14dans l'idée,
00:50:15si vous voulez,
00:50:15pour moi,
00:50:15l'objectif,
00:50:16c'est d'ouvrir au maximum
00:50:17toutes les possibilités
00:50:18de libération de la parole
00:50:19sur tout support,
00:50:20par tout moyen,
00:50:20en tout temps
00:50:21et en tout lieu.
00:50:23Une fois qu'on a dit ça,
00:50:24donc,
00:50:24l'idée,
00:50:25c'est que les questionnaires,
00:50:27enfin,
00:50:27la séance des Varevars
00:50:28et le questionnaire
00:50:28qui lui est adossé
00:50:31soient assurés
00:50:31systématiquement
00:50:32par un binôme comprenant
00:50:33soit un infirmière scolaire,
00:50:34soit un assistant
00:50:35ou assistant social,
00:50:36soit un psychologue
00:50:36de gestion nationale,
00:50:37donc une des 20 000 personnes
00:50:38dont je parlais tout à l'heure.
00:50:41L'infirmière,
00:50:42partons du principe
00:50:43que c'est l'assistante sociale,
00:50:44c'est souvent elles
00:50:45qui font les signalements.
00:50:46L'assistante sociale récupère,
00:50:47permettez de parler au féminin
00:50:48pour être plus court,
00:50:49l'assistante sociale
00:50:50récupère donc les questionnaires,
00:50:51voici à un,
00:50:52deux,
00:50:52trois enfants
00:50:53qui ont fait
00:50:54état d'éléments
00:50:55et derrière
00:50:56peut déclencher quasiment
00:50:57dans la foulée
00:50:57l'entretien
00:50:59et si évidemment
00:51:00il y a des éléments graves
00:51:01qui ressortent
00:51:01directement du questionnaire,
00:51:03là on fait ce qu'on fait,
00:51:03on retombe sur notre processus
00:51:04habituel qui aboutit
00:51:05aux 14 000 signalements par an.
00:51:06Voilà.
00:51:07Tout ça pour dire que
00:51:10ce n'est pas incompatible
00:51:11avec un temps d'écoute,
00:51:13j'allais dire,
00:51:14avec un créneau identifié.
00:51:16Ma conviction profonde,
00:51:17c'est qu'en réalité,
00:51:18il faut qu'on ouvre,
00:51:20il faut laisser en fait
00:51:21en permanence
00:51:23la porte ouverte
00:51:25pour qu'un enfant puisse,
00:51:29qu'on aille vers lui
00:51:30et qu'on lui dise en fait,
00:51:31on t'ouvre la porte.
00:51:32Il ne faut pas attendre
00:51:33qu'il vienne.
00:51:33Un enfant,
00:51:34il ne viendra pas
00:51:34spontanément
00:51:35ou très difficilement.
00:51:35Il faut qu'on aille vers lui
00:51:36et qu'on lui dise,
00:51:37c'est possible,
00:51:38tu peux à tout moment,
00:51:39on peut t'appeler,
00:51:39etc.
00:51:40C'est un peu comme
00:51:41la statue de la liberté,
00:51:42vous voyez.
00:51:42I lift my lamp
00:51:43beside the golden door.
00:51:44Je laisse ma lampe allumée
00:51:45derrière la porte dorée.
00:51:46Mais c'est un peu ça l'idée.
00:51:48Deuxième élément
00:51:49et pour répondre à votre question
00:51:50sur les fichiers.
00:51:50Alors là-dessus,
00:51:51au départ,
00:51:53on était sur,
00:51:56évidemment,
00:51:57j'ai toujours des fichiers
00:51:58d'un taille d'école
00:51:59parce que c'est du point
00:51:59de l'éducation nationale,
00:52:00mais c'est bien un fichier commun.
00:52:04L'éducation administrative
00:52:05qui serait commun
00:52:06à tous les employeurs jeunesse,
00:52:08donc accueil collectif
00:52:09de mineurs,
00:52:10périscolaire,
00:52:10garderie, etc.
00:52:12Tout le secteur sportif,
00:52:14entraîneur,
00:52:14arbitre,
00:52:15voilà.
00:52:16Et tout le secteur éducation,
00:52:18y compris, évidemment,
00:52:19agriculture, etc.
00:52:21Et évidemment,
00:52:22tout ça incluant
00:52:24aussi bien
00:52:24le public
00:52:27que le privé.
00:52:29Voilà.
00:52:29Donc tout statut confondu
00:52:30et tout enceinte confondu.
00:52:32L'objectif,
00:52:33c'est qu'on puisse plus travailler
00:52:34avec des mineurs
00:52:34dans un cadre professionnel
00:52:36quand on a été réévoqué
00:52:38administrativement
00:52:38à raison de son comportement,
00:52:40pour faire simple.
00:52:41Et d'ailleurs,
00:52:41à la fin,
00:52:42parce que là,
00:52:42actuellement,
00:52:43l'article est en cours
00:52:44de réécriture.
00:52:45On a interrogé
00:52:45le conseil textaire
00:52:46parce que l'article faisait
00:52:47je ne sais plus
00:52:47combien de pages.
00:52:48Enfin, à la fin,
00:52:49il faut que c'était
00:52:49dans un principe très simple.
00:52:50La loi permet ou ordonne
00:52:51ou interdit
00:52:51à une personne
00:52:53qui a été réévoquée
00:52:53en raison de son comportement
00:52:54de travailler avec des mineurs.
00:52:56Point.
00:52:56Il faut arriver à quelque chose
00:52:57d'aussi nette que ça,
00:52:58je pense.
00:52:59Jean-Gérard Pommier.
00:53:01Merci, M. le Président.
00:53:04L'école doit être
00:53:05un lieu de confiance
00:53:06de la porte à la porte.
00:53:08Et que vous avez dit également
00:53:09l'école est le premier
00:53:10signaleur de France.
00:53:11Alors moi,
00:53:11je voudrais cibler
00:53:12sur le périscolaire à Paris
00:53:14parce que quand même
00:53:15pendant 10 ans,
00:53:16il y a eu
00:53:17de très nombreux abus sexuels
00:53:18dans de très nombreuses écoles
00:53:20maternelles et primaires.
00:53:22Écoles qui ont des directeurs
00:53:23qui sont suivis
00:53:24par des inspecteurs.
00:53:26Donc je me dis,
00:53:27quid des signalements,
00:53:28y en a-t-il eu
00:53:29et combien ?
00:53:30Parce qu'on a beaucoup
00:53:31cité nos auditions
00:53:32sur tout ce qui concerne
00:53:33la mairie de Paris,
00:53:34mais ça se situe,
00:53:36je dirais,
00:53:36dans un contexte
00:53:37et Paris n'est pas
00:53:37n'importe quelle ville
00:53:38en France,
00:53:38c'est la capitale.
00:53:40Comme élu local,
00:53:41j'ai eu l'occasion
00:53:42souvent de déplorer
00:53:43le pas de vague
00:53:44dans certains sujets
00:53:45à caractère scolaire.
00:53:46Donc je serais très intéressé
00:53:47à connaître
00:53:48le nombre de signalements
00:53:50effectués
00:53:51par l'éducation nationale
00:53:52dans ce sujet.
00:53:53Ma deuxième question,
00:53:54c'est ne pensez-vous pas
00:53:56que l'État
00:53:56doit mettre en place
00:53:58un programme national
00:53:59de formation
00:53:59des éducateurs
00:54:01en vue de leur recrutement
00:54:02sécurisé par les communes ?
00:54:04Merci.
00:54:07Pardonnez-moi,
00:54:08excusez-moi,
00:54:09votre dernière question,
00:54:09je n'ai pas entendu
00:54:10à toute fin,
00:54:10c'est...
00:54:15Pensez-vous que l'État
00:54:16doit mettre en place
00:54:17un programme national
00:54:18de formation
00:54:19des éducateurs
00:54:20en vue de leur recrutement
00:54:21sécurisé par les communes ?
00:54:23Pardonnez-moi.
00:54:25Alors,
00:54:26sur le deuxième point,
00:54:28vous me permettrez
00:54:29de renvoyer
00:54:29à l'audition
00:54:29de Marina Ferrari
00:54:30parce que pour le coup,
00:54:31c'est vraiment
00:54:31dehors de mon champ
00:54:32de compétences
00:54:32et donc je préfère
00:54:34ne pas parler
00:54:34à la place
00:54:34de ceux qui savent.
00:54:36Sur le premier point,
00:54:38je n'ai pas aujourd'hui,
00:54:39à date,
00:54:40mais c'est quelque chose
00:54:41que je peux faire faire
00:54:41si on trouve,
00:54:42sans garantie.
00:54:44Je n'ai pas aujourd'hui
00:54:45à date
00:54:47d'extraction
00:54:47qui me permettrait
00:54:48de savoir combien
00:54:49sur les 5 ou 10 dernières années
00:54:51on a eu de signalements
00:54:53propres
00:54:53au cas parisien
00:54:55qui nous seraient remontés
00:54:56dans le fait d'établissement.
00:54:57Donc ça,
00:54:57je peux le demander,
00:54:58on peut vous le fournir
00:54:59en ayant conscience
00:55:00que c'est probablement...
00:55:01Vous avez vu les chiffres
00:55:02que je vous ai donnés.
00:55:0469 signalements
00:55:05l'année dernière
00:55:05pour toute la France
00:55:08dont je vous ai dit
00:55:09je crois 57
00:55:10de mémoire
00:55:11pour les violences sexuelles.
00:55:13Il est probable
00:55:14que tout ça
00:55:15soit infinitésimal
00:55:17parce que rien qu'avec ça,
00:55:18je pense qu'on aurait pu déjà...
00:55:19Ça aurait pu remplir
00:55:20la case Paris.
00:55:22Donc je ne suis pas sûr
00:55:23malheureusement
00:55:24qu'on trouve
00:55:24dans le fait d'établissement
00:55:26des traces,
00:55:27j'allais dire,
00:55:28pertinentes
00:55:29de signalements
00:55:30qui auraient été faits
00:55:30au cours des 10 dernières années
00:55:31sur le pays scolaire parisien.
00:55:34Entre autres,
00:55:35d'ailleurs,
00:55:35pour la raison
00:55:36que j'ai indiqué au départ,
00:55:37d'abord le fait
00:55:37que le fait d'établissement
00:55:38lui-même
00:55:39a beaucoup progressé
00:55:40en 10 ans
00:55:40mais que je ne suis pas sûr
00:55:42qu'il y a 10 ans
00:55:42c'était un réflexe
00:55:43au moins de là.
00:55:46Je me suis sûr de l'inverse
00:55:46d'ailleurs,
00:55:47il y a 10 ans
00:55:47ce n'était pas un réflexe.
00:55:49Et deuxièmement,
00:55:49c'est d'autant moins
00:55:50un réflexe
00:55:50qu'en fait,
00:55:51les gens n'y intègrent,
00:55:52enfin les directeurs d'école
00:55:52et les chefs d'établissement
00:55:54n'y intégraient pas
00:55:55ou ils y intègrent encore
00:55:56très peu en été
00:55:56ce qui ne dépend pas
00:55:57de leur juridiction
00:55:59entre guillemets.
00:56:00mais on va faire
00:56:01l'extraction.
00:56:02Je vais la demander
00:56:03au moins pour savoir
00:56:04jusqu'où nous étions
00:56:04si je puis dire
00:56:06ignorants
00:56:07au niveau national.
00:56:15Merci Monsieur le Président.
00:56:16Monsieur le Ministre,
00:56:17d'abord moi je voudrais
00:56:18vous remercier
00:56:19pour la qualité
00:56:20de vos propos,
00:56:21la qualité de votre intervention,
00:56:22pour votre engagement,
00:56:23pour votre sincérité.
00:56:25Vous n'avez pas manié
00:56:26la langue de bois.
00:56:29Dans un certain nombre
00:56:31d'auditions
00:56:31que nous avons multipliées
00:56:33au cours de ces dernières semaines,
00:56:35nous avons fait
00:56:35notre stock
00:56:36de défosses
00:56:37et de langues de bois.
00:56:40Ce qui me laisse à penser
00:56:41malheureusement
00:56:42que le pas de vague
00:56:46demeure,
00:56:46même si vous le combattez
00:56:48avec la sincérité,
00:56:49que je veux bien
00:56:50vous reconnaître.
00:56:51Et je peux vous dire
00:56:52que la lecture
00:56:53de toutes ces auditions
00:56:54parfois
00:56:54et l'ambiance
00:56:55qui régnait
00:56:58montre bien
00:56:58quand même
00:56:59que
00:57:01c'est à 15h30
00:57:02et ça ne me concerne plus,
00:57:05était loin
00:57:05d'avoir disparu.
00:57:07Ce qui a créé
00:57:08parfois des moments
00:57:09un peu de tension
00:57:10dans notre commission.
00:57:12Et voilà,
00:57:12je vous remercie
00:57:12de dire les choses
00:57:13fortement.
00:57:16Je vais
00:57:17vous poser
00:57:18une question,
00:57:19faire une remarque,
00:57:19vous faire agir
00:57:20quelque chose
00:57:20sur lequel vous avez
00:57:22déjà répondu
00:57:22à Jean-Gérard.
00:57:24à Jean-Gérard Pommier
00:57:25en lui disant
00:57:25que ce n'est pas
00:57:26votre champ de compétences.
00:57:27Mais justement,
00:57:28c'est peut-être cela
00:57:29qui interroge.
00:57:31Parce que finalement,
00:57:33pour élargir un peu
00:57:34le sujet,
00:57:34je pense être le dernier
00:57:35à vous poser une question.
00:57:41pour élargir un petit peu
00:57:42le sujet,
00:57:42puisque sur les faits eux-mêmes
00:57:45et les drames eux-mêmes,
00:57:46beaucoup de questions
00:57:47vous ont été posées.
00:57:49Finalement,
00:57:51nous découvrons
00:57:52peu à peu
00:57:52dans nos auditions
00:57:55qu'un système
00:57:57périscolaire
00:57:57s'est développé
00:57:59sans qu'une politique
00:58:00n'ait été vraiment pensée,
00:58:02qu'il y a eu un empirisme
00:58:03dans la construction.
00:58:06Et alors qu'aujourd'hui,
00:58:08comme vous l'avez très bien dit,
00:58:09et sous le toit de l'école
00:58:11et sous le frontispice
00:58:12de nos écoles
00:58:13où il y a écrit
00:58:14liberté, égalité, fraternité,
00:58:16et où il y a un acte
00:58:17de confiance
00:58:17que vous avez magnifiquement
00:58:19exprimé tout à l'heure,
00:58:21eh bien, dans ce cadre-là,
00:58:23aujourd'hui,
00:58:24le temps périscolaire
00:58:26peut être parfois
00:58:27plus important
00:58:28que le temps scolaire,
00:58:29qu'il y a le temps
00:58:30de l'école
00:58:30et le temps de la classe,
00:58:32sans que,
00:58:33et que du côté
00:58:34du temps de la classe,
00:58:35il y a une longue
00:58:35politique publique
00:58:36construite, débattue,
00:58:39et sur le temps périscolaire,
00:58:40il y a un non-pensé,
00:58:43un impensé
00:58:44et une invisibilité.
00:58:46Dans une de nos auditions,
00:58:48j'ai été marqué
00:58:49par le fait que souvent,
00:58:51les parents connaissent
00:58:52le nom du professeur
00:58:54de leurs enfants,
00:58:55pas obligatoirement
00:58:56des animateurs.
00:58:57Il y a une invisibilité
00:58:59qui en dit long
00:59:00sur la non-construction
00:59:01d'une politique publique.
00:59:02Et la question
00:59:03de Jean-Jérard Ier,
00:59:04je l'élargis un petit peu.
00:59:05Dans notre pays,
00:59:07où le jardin à l'anglaise
00:59:08que vous voulez construire
00:59:09demeure encore
00:59:10un objectif,
00:59:12dans notre pays,
00:59:13lorsque l'État
00:59:15veut s'emparer
00:59:16d'une politique,
00:59:18il s'en empare.
00:59:19Et c'est vrai
00:59:20que par rapport
00:59:22à d'autres secteurs
00:59:23et à cause
00:59:23de ce cloisonnement,
00:59:24sur le sport,
00:59:24par exemple,
00:59:26la question
00:59:28des signalements,
00:59:29la question
00:59:30des abus,
00:59:31des violences
00:59:33sexistes
00:59:33dans le sport
00:59:34ont donné des réactions
00:59:35parce qu'il y avait
00:59:36un ministère
00:59:36et que ce ministère
00:59:37a piloté une politique.
00:59:39je ne doute pas
00:59:40que dans le champ
00:59:41de l'éducation,
00:59:43toutes les préventions
00:59:43sont là
00:59:44et que la vigilance
00:59:45est là.
00:59:47Sur le pays scolaire,
00:59:47le morcellement,
00:59:48l'éclatement,
00:59:49les non-responsabilités
00:59:50ou la dilution
00:59:50des responsabilités
00:59:51expliquent certainement
00:59:52ce que Jean-Gérard Pommier
00:59:53a voulu dire,
00:59:54c'est-à-dire
00:59:54ce ton surprenant
00:59:57entre les signalements,
00:59:59les premières alertes
01:00:00et la réaction.
01:00:02Et il y a fallu
01:00:03de la médiatisation.
01:00:06Et c'est cela
01:00:07qui nous intéresse.
01:00:08Alors,
01:00:08pour vous poser une question
01:00:09à laquelle vous ne pouvez pas répondre,
01:00:13est-ce qu'il ne serait pas temps
01:00:15dans l'architecture gouvernementale
01:00:17d'avoir un grand ministère
01:00:19de l'éducation,
01:00:21de la jeunesse,
01:00:22des sports
01:00:23qui puisse ainsi
01:00:24assurer cette coordination générale,
01:00:28assurer le fait
01:00:29qu'il n'y ait pas d'interstice
01:00:31et qu'il y ait
01:00:32des interactions permanentes
01:00:33pour protéger nos enfants.
01:00:40Alors,
01:00:43et sans vouloir
01:00:44créer la moindre tension
01:00:45avec mes homologues,
01:00:46parce que,
01:00:48d'abord,
01:00:50il faut quand même
01:00:51qu'on soit au clair
01:00:51sur le fait
01:00:52que c'est
01:00:53objectivement insupportable,
01:00:56que la réponse du
01:00:59c'est pas chez moi
01:01:00frappé à côté
01:01:00puisse avoir été apportée.
01:01:03Enfin,
01:01:04quand même,
01:01:04je veux dire,
01:01:06c'est pas possible.
01:01:07Bon,
01:01:07ça,
01:01:08c'est très clair.
01:01:09Deux,
01:01:10on a pour moi,
01:01:11je vais vous livrer,
01:01:12comme vous m'invitez,
01:01:13à avoir une réflexion,
01:01:14j'allais dire,
01:01:15personnelle
01:01:16et peut-être plus détachée
01:01:17de ma situation immédiate
01:01:18et sans empiéter une fois encore
01:01:19sur les compétences
01:01:20de ma collègue
01:01:22qui saura bien mieux
01:01:23vous répondre que moi.
01:01:24je suis assez d'accord
01:01:25avec vous
01:01:26quand vous dites
01:01:26que dans le fond,
01:01:27les choses se sont faites
01:01:28de manière un petit peu empirique.
01:01:30Je ne sais pas définir
01:01:31aujourd'hui
01:01:32ce qu'est le contenu
01:01:33au sens.
01:01:34Je sais définir en fait
01:01:35le pays scolaire
01:01:35comme un contenant.
01:01:37Je ne sais pas définir
01:01:37le pays scolaire
01:01:38comme un contenu
01:01:39vu de ma fenêtre
01:01:40d'éducation nationale,
01:01:40je dis bien.
01:01:42Et d'ailleurs,
01:01:42on voit bien que
01:01:42le fait qu'il y a à la fois
01:01:43des ACM,
01:01:44des accueils collectifs de mineurs,
01:01:46qui sont définis
01:01:47par des activités
01:01:49et du pays scolaire
01:01:50qui ne relève pas
01:01:50des ACM
01:01:51parce que précisément
01:01:52il n'est pas défini
01:01:52par des activités
01:01:53mais il est défini
01:01:54par autre chose.
01:01:55Je vous rappelle
01:01:55la garderie.
01:01:56Il n'y a pas d'activités
01:01:57qui lui sont juridiquement associées.
01:02:01Montre bien là-dessus
01:02:02qu'on a un petit sujet.
01:02:07Ça, je vous confirme,
01:02:08il n'y a pas de politique publique
01:02:11relative au contenu
01:02:13du pays scolaire.
01:02:13Il n'y en a jamais eu.
01:02:15Sauf erreur de ma part,
01:02:16mais je ne crois pas
01:02:16qu'il y en ait.
01:02:16En tout cas,
01:02:17je n'en ai pas vu
01:02:18de traces construites
01:02:21parce qu'il y avait l'idée
01:02:21que c'était un temps
01:02:22qui n'était pas un temps
01:02:24d'enseignement
01:02:25et que donc
01:02:25ce n'était pas
01:02:26l'éducation nationale
01:02:26parce qu'il y avait l'idée
01:02:27que ça dépendait
01:02:27des collectivités locales
01:02:29etc.
01:02:30Si on essaie
01:02:31de se projeter à long terme,
01:02:33là aussi,
01:02:33ma conviction profonde
01:02:34c'est qu'en réalité,
01:02:35d'abord,
01:02:35le temps du pays scolaire
01:02:37peut être un temps
01:02:38d'apprentissage,
01:02:39pas d'enseignement
01:02:39mais d'apprentissage
01:02:41et qu'on continue
01:02:42à apprendre
01:02:42sur le pays scolaire.
01:02:43Mais typiquement,
01:02:44moi je suis parti
01:02:44de ceux qui,
01:02:47le fait que le quart d'heure lecture
01:02:48soit plutôt fait
01:02:49sur le pays scolaire
01:02:50qu'à l'école
01:02:50parce que je ne vois pas
01:02:51pourquoi on ne pourrait
01:02:51pas lire au pays scolaire.
01:02:53Deuxième élément,
01:02:54il faut aussi par conséquent
01:02:55se mettre d'accord,
01:02:57ça renvoie à ce que vous disiez
01:02:57tout à l'heure,
01:02:58madame la sénatrice,
01:02:58madame la rapporteure,
01:03:01sur, entre guillemets,
01:03:01un peu le partage des lieux.
01:03:03Il y a des endroits
01:03:04où le pays scolaire
01:03:05et le scolaire
01:03:06sont dans le même
01:03:09espace bâtimentaire
01:03:11mais où il n'est pas concevable
01:03:12que le pays scolaire
01:03:13puisse se rendre
01:03:13dans la bibliothèque de l'école
01:03:14pour y faire dire les gamins.
01:03:17Pardon,
01:03:17mais je veux dire,
01:03:18on marche sur la tête.
01:03:19Il y a une bibliothèque
01:03:20et de l'autre côté,
01:03:20une porte vitrée.
01:03:21Les gamins peuvent y aller
01:03:22quand ils ont classe
01:03:22mais ils ne peuvent pas y
01:03:23quand ils sont au pays scolaire.
01:03:25On se dit quand même
01:03:26qu'il y a quand même
01:03:26quelque chose à faire.
01:03:27Et c'est tout à fait
01:03:30ce que vous dites aussi
01:03:30est très vrai
01:03:31sur l'invisibilité
01:03:33d'ailleurs tout simplement
01:03:34des endroits
01:03:34au pays scolaire
01:03:36qui d'ailleurs,
01:03:36on le roule,
01:03:37même la question,
01:03:38pardon,
01:03:38ce n'est pas chez moi,
01:03:39mais le terme animateur
01:03:41dit quelque chose.
01:03:41Ils sont là pour animer.
01:03:43Bon,
01:03:44donc,
01:03:45ce qu'on porte
01:03:45avec Marina Ferrari
01:03:48sur la...
01:03:50Alors,
01:03:51l'on était obligé
01:03:52de dire que je suis heureux,
01:03:54les gens ne se rendent pas compte
01:03:55s'ils nous écoutent,
01:03:55mais que je suis heureux
01:03:56que la température
01:03:57baisse d'un ou deux degrés.
01:03:59Mais,
01:04:01on essaie justement
01:04:02de mettre fin
01:04:02dans la même loi
01:04:03qui vous sera soumise,
01:04:04le projet de loi
01:04:05pour la protection des enfants,
01:04:06justement,
01:04:07à l'invisibilité
01:04:07des animateurs.
01:04:09Ça fait l'objet
01:04:09de débats assemblés,
01:04:10ça en fera aussi probablement
01:04:11l'objet au Sénat
01:04:11parce que,
01:04:13évidemment,
01:04:14certains ont dit
01:04:14mais ça risque de stigmatiser.
01:04:16Je crois qu'il faut partir de ça.
01:04:17Il faut partir du fait
01:04:18qu'on stigmatise.
01:04:19Il faut partir du principe
01:04:20que je connais l'animateur
01:04:21de mes enfants
01:04:22comme je connais
01:04:22le professeur de mes enfants
01:04:24parce qu'il fait partie
01:04:25dans le fond
01:04:25d'un même continuum
01:04:26de prise en charge.
01:04:28Ça, c'est la première chose.
01:04:28Et je pense qu'il faut
01:04:29le poser positivement.
01:04:30La deuxième chose,
01:04:31c'est qu'effectivement,
01:04:33à long terme en tout cas,
01:04:35mais Marina Ferrari
01:04:36aura un avis
01:04:37bien plus informé
01:04:38que le mien,
01:04:39s'interroger sur le contenu,
01:04:41comme on l'a fait pour les ACM,
01:04:42mais sur le contenu
01:04:43de ce qu'est un occupé scolaire,
01:04:45mérite d'être travaillé.
01:04:46On y travaille d'ailleurs,
01:04:47j'allais dire un peu
01:04:48en termes de réflexion interministnelle,
01:04:50mais voilà,
01:04:51ça, je pense qu'il y a quelque chose à faire.
01:04:52Et j'en arrive du coup
01:04:53à la question finale
01:04:54à laquelle, effectivement,
01:04:55je ne peux pas répondre.
01:04:56Et d'ailleurs,
01:04:57je serais bien en peine
01:04:58d'y répondre.
01:04:59Mais vous voyez,
01:05:00je ne suis pas sûr
01:05:00qu'à la fin,
01:05:02le fait que ça relève
01:05:03d'un ou de plusieurs ministres
01:05:04change la réalité.
01:05:06Il y a tout un tas
01:05:07de domaines
01:05:07dans lesquels
01:05:08il n'y a pas de continuum,
01:05:08enfin, il y a un continuum
01:05:09de vie sans qu'il y ait
01:05:10un continuum
01:05:10de périmètre ministériel.
01:05:11Et pour autant,
01:05:12ça marchera bien.
01:05:13La police et la justice
01:05:14ne sont pas les mêmes ministères
01:05:15et pourtant,
01:05:15c'est parfois les mêmes clients.
01:05:18Donc, nous avons
01:05:19les mêmes usages
01:05:19du service public,
01:05:20des enfants.
01:05:21Ils peuvent passer
01:05:21de l'un à l'autre.
01:05:23Voilà, je n'éprouve pas
01:05:24le besoin impératif,
01:05:26a fortiori pour le temps
01:05:27qui me reste,
01:05:29d'avoir un grand ministère.
01:05:30Qu'à l'avenir,
01:05:31la question se pose,
01:05:32ça, c'est autre chose.
01:05:33Elle s'est déjà posée
01:05:34précédemment.
01:05:35Jean-Michel Blanquer,
01:05:35à un moment, par exemple,
01:05:36a été ministre des Troyes.
01:05:38Donc, ça n'est pas
01:05:38des possibilités.
01:05:38Mais si ça suffisait
01:05:40à garantir le continuum
01:05:41de la prise en charge,
01:05:43ça se saurait.
01:05:46Alors, encore trois questions.
01:05:47On va commencer par celle
01:05:48d'Adelziane.
01:05:48Très rapidement.
01:05:49Merci, Président.
01:05:51Monsieur le ministre,
01:05:51merci pour votre présence
01:05:52aujourd'hui.
01:05:53Une des questions
01:05:53qui revient de manière
01:05:54lancidante,
01:05:54vous en avez parlé,
01:05:55c'est en écho avec la question
01:05:56de ma collègue Catherine Belretti
01:05:57sur les fichiers.
01:05:59C'est un point
01:06:00qui est revenu régulièrement,
01:06:02qui était en filigrane
01:06:02dans un premier temps.
01:06:03Et nous avons un peu
01:06:05construit cette réflexion
01:06:06autour de cette problématique
01:06:08du nomadisme pédocriminel,
01:06:09c'est-à-dire,
01:06:10dans le milieu périscolaire,
01:06:13un animateur qui peut être signalé,
01:06:15avoir eu des attitudes
01:06:17qui ont été remarquées
01:06:18par l'administration,
01:06:19qui oeuvrent, je ne sais pas moi,
01:06:22à Toulouse,
01:06:22et puis qui, du jour au lendemain,
01:06:24pourra exercer le même type
01:06:25de fonction potentielle
01:06:26dans le nord de la France,
01:06:28dans les Alpes ou ailleurs.
01:06:29Cette question de la constitution
01:06:30d'un fichier,
01:06:31c'est votre prédécesseur,
01:06:32un de vos prédécesseurs,
01:06:33Jean-Michel Blanquer,
01:06:34qui, lorsqu'il a été auditionné,
01:06:35avait parlé de ce fichier
01:06:36que vous avez évoqué
01:06:38au niveau de l'éducation nationale.
01:06:40L'idée, c'est que dans les propositions
01:06:41et les recommandations
01:06:42que nous pourrons faire
01:06:43dans la perspective
01:06:43du projet de loi intégral
01:06:45sur les violences,
01:06:47ma question,
01:06:47elle se pose au sein
01:06:49de votre ministère,
01:06:49comment a-t-il été constitué ?
01:06:50C'est très pratico-pratique,
01:06:52peut-être que c'est un peu compliqué
01:06:53de l'évoquer ici,
01:06:54mais il y a les questions
01:06:54CNIL, RGPD en particulier,
01:06:56qui se posent.
01:06:58Comment fonctionne-t-il concrètement ?
01:07:00Et là, vous avez évoqué
01:07:00des nouvelles évolutions.
01:07:01Moi, c'est vraiment
01:07:02l'interrogation que je me pose,
01:07:05comment celui-ci pourra-t-il
01:07:07potentiellement être déployé
01:07:08à l'échelle du pays,
01:07:10sachant qu'un des problèmes majeurs,
01:07:12c'est cette faible interaction
01:07:15qui existe entre des difficultés
01:07:18des personnes qui peuvent avoir
01:07:19commis des actes répréhensibles
01:07:21au sein de l'éducation nationale,
01:07:22mais ensuite, un peu partout
01:07:24dans les univers
01:07:25où les enfants vont être présents.
01:07:26Donc, on en parlait en aparté,
01:07:28on parlait des associations sportives,
01:07:30mais également culturelles,
01:07:32culturelles.
01:07:33Comment est-ce qu'ensuite,
01:07:35nous pourrions concrètement,
01:07:37à partir du travail
01:07:38que vous avez effectué,
01:07:39le déployer,
01:07:40je l'espère,
01:07:40à l'échelle nationale ?
01:07:42C'est trop rapide.
01:07:46Alors, d'abord, évidemment,
01:07:47vous avez entièrement raison
01:07:48quand vous parlez
01:07:49de nomadisme pédocriminel
01:07:52qui s'applique d'ailleurs...
01:07:54C'est tout l'enjeu, en fait,
01:07:55de la distinction
01:07:56entre condamnation pénale
01:07:57et pas condamnation pénale.
01:07:58Au niveau des condamnations pénales,
01:08:01nous, par définition,
01:08:02ou d'inscription d'ailleurs
01:08:03dans le FIJIS,
01:08:04qui est l'information judiciaire.
01:08:09En gros,
01:08:09à partir du moment
01:08:10où c'est judiciarisé,
01:08:11on arrive à le détecter.
01:08:13Et d'ailleurs,
01:08:14je pense que Marina Ferrer
01:08:15le dirait bien mieux que moi,
01:08:16mais il ne faut pas oublier
01:08:17que le ministère
01:08:18de la Génénie et des Sports,
01:08:19c'est 2 millions
01:08:19de contrôles par an
01:08:20de ce point de vue-là,
01:08:21de contrôles non-habités.
01:08:21Donc, il n'y a pas
01:08:22de contrôle à l'entrée.
01:08:24Ce que révèle
01:08:24l'enjeu du pays scolaire parisien,
01:08:26c'est qu'à partir du moment
01:08:26où il y a un comportement déviant,
01:08:31notamment,
01:08:32n'est pas au point.
01:08:34Mais en tout cas,
01:08:35ce qu'il y a de sûr,
01:08:35c'est qu'il existe
01:08:36des contrôles à l'entrée aussi
01:08:37pour la partie,
01:08:39j'allais dire,
01:08:40avec le collectif de mineurs,
01:08:41etc.
01:08:43Donc là-dessus,
01:08:47sur la partie
01:08:48condamnation judiciaire,
01:08:49on y arrive.
01:08:50Le problème,
01:08:50c'est quand j'ai écarté
01:08:52quelqu'un administrativement
01:08:53qui n'a pas été condamné pénalement,
01:08:55donc ça n'a pas été judiciarisé.
01:08:57Et à ce moment-là,
01:08:57effectivement,
01:08:58il peut refrapper à la porte,
01:08:59y compris à la porte
01:09:01des concours administratifs.
01:09:03C'est-à-dire que je peux
01:09:05écarter un personnel
01:09:06qui a été recruté
01:09:07sur concours
01:09:09parce qu'on détecte très vite
01:09:10qu'il a un comportement
01:09:11totalement aberrant.
01:09:14Passage en formation disciplinaire,
01:09:15sanction disciplinaire,
01:09:16révocation,
01:09:17il revient trois ans plus tard
01:09:18ou deux ans plus tard
01:09:19et repasse le concours
01:09:20comme si dans l'été.
01:09:22Donc on a vraiment
01:09:23une faille dans le système.
01:09:25Et c'est cette faille
01:09:26dont on essaie
01:09:26de corriger
01:09:27avec le fichier
01:09:31d'interdiction.
01:09:32Alors,
01:09:32le fichier interdiction.
01:09:34On a aujourd'hui,
01:09:35donc,
01:09:35il y a un fichier
01:09:37périscolaire
01:09:37qui existe
01:09:38à la Djebba.
01:09:39Il y a un fichier
01:09:40des interdits de sport
01:09:41qui existe
01:09:41à la direction des sports.
01:09:42Et puis,
01:09:44nous-mêmes,
01:09:44nous n'avons pas,
01:09:46à part les fichiers,
01:09:47enfin,
01:09:47à part les,
01:09:48comment dire,
01:09:49le dossier administratif
01:09:49de l'agent,
01:09:50nous n'avons pas
01:09:51aujourd'hui
01:09:52de fichiers
01:09:53des personnes révoquées.
01:09:55Nous n'avons pas.
01:09:56Nous n'avons pas
01:09:56l'autorisation législative
01:09:57pour le faire.
01:09:58On a juste
01:09:58les dossiers administratifs
01:09:59de l'agent,
01:10:00mais on n'a pas
01:10:00un fichier en tant que tel.
01:10:02Donc,
01:10:02dans l'immédiat,
01:10:03ce qui va se passer,
01:10:04c'est que,
01:10:06donc,
01:10:07avec l'autorisation législative,
01:10:08nous allons constituer
01:10:08ce fichier.
01:10:09Et donc,
01:10:10il y a un premier temps
01:10:11qui sera un temps,
01:10:12en fait,
01:10:12d'interconnexion
01:10:13des trois fichiers.
01:10:15Autrement dit,
01:10:16et ça ne peut au début
01:10:16marcher que comme ça.
01:10:18Autrement dit,
01:10:19quand je vais interroger,
01:10:20j'aurai,
01:10:21on va être très concret,
01:10:23en tout cas,
01:10:23la façon dont je vois
01:10:24les choses,
01:10:24parce qu'elles ne sont pas faites,
01:10:25mais enfin,
01:10:25voilà,
01:10:26c'est que j'aurai un portail unique
01:10:28et que ce portail
01:10:29interrogera les trois fichiers
01:10:30en me disant
01:10:31feu rouge,
01:10:32feu vert.
01:10:33À terme,
01:10:34l'étape 2,
01:10:35c'est bien d'avoir
01:10:36un fichier unique,
01:10:38mais ça ne peut être
01:10:39qu'une étape 2
01:10:39parce que ça prendra du temps.
01:10:40Et donc,
01:10:41si on veut être efficace,
01:10:41il faut d'abord passer
01:10:42par l'étape interconnexion.
01:10:44Mais l'étape 2,
01:10:45c'est bien qu'il faudra
01:10:46un fichier unique
01:10:47au bout d'un moment
01:10:48des personnes
01:10:50écartées administrativement
01:10:52à raison de leur comportement
01:10:53avec les mineurs.
01:10:54On sera toujours obligé
01:10:55d'interroger les deux
01:10:56parce que, par contre,
01:10:56je parle sous le couvert
01:10:57de mon dâge,
01:10:59je ne crois pas
01:10:59qu'on arrivera
01:11:00à faire un récit commun
01:11:01à la fois judiciaire
01:11:02et non judiciaire.
01:11:03Ça, je ne crois pas
01:11:04qu'il y ait la possibilité
01:11:05de le faire,
01:11:05sauf erreur.
01:11:07Mais,
01:11:08en revanche,
01:11:09il y aura donc
01:11:10deux plateformes,
01:11:11si je puis dire,
01:11:12d'interrogation.
01:11:12Mais pour la partie
01:11:13révocation administrative,
01:11:14à terme,
01:11:14l'objectif,
01:11:14c'est qu'on a un récit commun.
01:11:16Pour être sûr
01:11:16que ce récit commun
01:11:17ait lieu,
01:11:18on a d'ores et déjà,
01:11:19donc avant même
01:11:19l'autorisation législative,
01:11:20d'ilégenter une mission
01:11:22interministérielle,
01:11:22des inspections,
01:11:23pour commencer à travailler
01:11:24sur ce que sera
01:11:25ce futur fichier commun,
01:11:27qui passa donc
01:11:27par un décret
01:11:28au Conseil d'État
01:11:28après la vie de la CNIL.
01:11:29Donc, on fera évidemment
01:11:30quelque chose,
01:11:31comme d'habitude,
01:11:32de propre.
01:11:33Et en attendant,
01:11:34on sera sur
01:11:34de l'interconnexion.
01:11:36Je ne sais pas
01:11:37si ça a rapport
01:11:37à votre question.
01:11:38Je voudrais revenir
01:11:39sur le questionnaire,
01:11:41Monsieur le ministre.
01:11:42Vous avez dit
01:11:42tout à l'heure
01:11:43les chiffres
01:11:43qui sont évidemment
01:11:45très effrayants.
01:11:48Un enfant sur dix,
01:11:49pardon,
01:11:49est victime
01:11:50d'une violence
01:11:51sexiste ou sexuelle.
01:11:53Et ce qui veut dire
01:11:54deux à trois enfants
01:11:55par classe victimes.
01:11:57Et dans le même temps,
01:11:58vous nous avez dit,
01:11:59en disant ça,
01:12:01vous nous avez dit,
01:12:01il faut qu'on s'arrête tous
01:12:03et qu'on fasse de ce sujet
01:12:04quelque chose
01:12:05de prioritaire.
01:12:06Et dans le même temps,
01:12:07quelques minutes après,
01:12:07vous nous avez dit,
01:12:09je ne peux pas interroger
01:12:12chacun des enfants.
01:12:13Ce sera très compliqué
01:12:14à mettre en oeuvre
01:12:14dans les écoles.
01:12:15Est-ce que j'aurai
01:12:16assez de moyens ?
01:12:16Est-ce qu'il y a,
01:12:17vous ne craignez pas
01:12:18qu'il y ait une forme
01:12:18de contradiction à dire
01:12:21c'est un vrai problème ?
01:12:22Ça doit être prioritaire
01:12:23et se dire,
01:12:24mais pour autant,
01:12:25on ne peut pas faire
01:12:27un travail individuel,
01:12:28en fait,
01:12:29par la parole
01:12:30et on est obligé
01:12:31de passer par l'écrit,
01:12:32sachant que l'écrit,
01:12:33en plus,
01:12:34ça s'adressera
01:12:34d'avoir un certain
01:12:35nombre de questions
01:12:36sur l'efficacité
01:12:36du questionnaire
01:12:37qui se pose,
01:12:38d'autant plus
01:12:39si le questionnaire
01:12:40s'adresse à des enfants
01:12:41en très bas âge.
01:12:42Je crois que vous avez prévu
01:12:43de le commencer
01:12:43en grande section.
01:12:45Quelle est l'efficacité
01:12:46d'un questionnaire
01:12:47de ce type ?
01:12:48L'efficacité au sens,
01:12:49est-ce qu'il sera
01:12:50en mesure de répondre
01:12:53pour quand il s'adressera
01:12:54à des enfants
01:12:54de grande section
01:12:55ou de CP ?
01:12:58Merci,
01:12:58M. le Président.
01:13:01D'abord,
01:13:02l'hypothèse
01:13:03de l'entretien individuel
01:13:04avec chaque enfant
01:13:06est une hypothèse
01:13:06qui, précisément,
01:13:07pour moi,
01:13:08ne peut être
01:13:09qu'une hypothèse
01:13:09de temps très long.
01:13:11Parce qu'à supposer même
01:13:12qu'on ait les 15 000
01:13:13ETP pour le faire,
01:13:14ça veut dire
01:13:14qu'ils le feraient
01:13:15toute l'année
01:13:15du 1er septembre
01:13:16au 30 juin.
01:13:18Et donc,
01:13:18aujourd'hui,
01:13:19en fait,
01:13:20si nous avions le vivier
01:13:21aujourd'hui
01:13:22et qu'on commençait
01:13:22aujourd'hui,
01:13:23on finirait
01:13:23en septembre prochain.
01:13:25Alors,
01:13:26non,
01:13:26non,
01:13:26mais justement,
01:13:27je vais y arriver.
01:13:28Enfin,
01:13:28quand même.
01:13:28Et aujourd'hui,
01:13:29on n'a pas le vivier.
01:13:29Et d'ailleurs,
01:13:30actuellement,
01:13:31à l'Assemblée nationale,
01:13:32a été,
01:13:32je crois,
01:13:32déposé un amendement
01:13:33sur cet article
01:13:34qui prévoit
01:13:34que ce serait en 2032.
01:13:37Je considère
01:13:38que l'urgence
01:13:39est un peu plus forte
01:13:39que cela.
01:13:42Avec un enjeu,
01:13:43c'est qu'il ne faut pas
01:13:44que la nécessaire réactivité
01:13:47de notre institution
01:13:49se fasse au détriment
01:13:50de la sécurisation
01:13:51du jeune
01:13:52qui accepte de parler.
01:13:54Parce qu'il y a une chose
01:13:54sur laquelle
01:13:55tous les...
01:13:56Enfin,
01:13:56il n'y en a pas qu'une,
01:13:56mais il y a un des points
01:13:57sur lesquels
01:13:57tous les professions
01:13:58sont d'accord,
01:13:58c'est qu'à partir du moment
01:13:59où un enfant parle,
01:14:01il faut être sûr
01:14:05que le processus
01:14:06derrière fonctionne.
01:14:08Ça,
01:14:08c'est la première chose.
01:14:09La deuxième chose,
01:14:10du coup,
01:14:10c'est que,
01:14:12justement,
01:14:12c'est pour ça
01:14:12que je fais ce système,
01:14:14ce dispositif complet,
01:14:15cet écosystème,
01:14:16pour reprendre le terme
01:14:17du secrétaire général
01:14:17de la civise,
01:14:19qui est un vrai point
01:14:19de rupture.
01:14:20C'est quand même
01:14:21la première fois
01:14:21qu'on a une libération
01:14:22universelle de la parole.
01:14:23Mais c'est bien
01:14:24un écosystème.
01:14:25C'est-à-dire qu'il y a
01:14:25à la fois la séance
01:14:26des Varevars,
01:14:27la possibilité de solliciter
01:14:28tout de suite
01:14:29l'adulte qu'on rencontre,
01:14:31la possibilité
01:14:32de laisser une trace écrite
01:14:33pour pouvoir être
01:14:34rappelé en toute sécurité.
01:14:36Et ça,
01:14:37pour le coup,
01:14:38l'idée,
01:14:38c'est que
01:14:40une très grande partie
01:14:41des élèves
01:14:41l'est passée
01:14:42quelque part
01:14:42entre novembre,
01:14:43début novembre
01:14:44et les vacances de Noël.
01:14:46Ça se prolongera
01:14:46probablement un peu au-delà
01:14:47parce qu'il y a des questions
01:14:48de mobilisation suffisante
01:14:49de tous les personnels.
01:14:50Enfin,
01:14:51grosso modo,
01:14:52ça veut quand même dire
01:14:53qu'en quelques mois,
01:14:55en trois mois peut-être,
01:14:56ouvrés,
01:14:58nous aurons permis
01:14:59à tous les enfants de France
01:15:02d'entendre
01:15:03ce qui n'est pas normal,
01:15:04de dire
01:15:06s'il leur avait
01:15:06quelque chose de normal
01:15:08et d'être appelé
01:15:10par un adulte
01:15:11de confiance
01:15:12pour avoir une suite,
01:15:13d'avoir un entretien
01:15:14à cette suite.
01:15:16Alors,
01:15:16j'aurais aimé
01:15:17que ça se passe
01:15:17en 24 heures.
01:15:18C'est pas possible.
01:15:20Donc,
01:15:20ça prendra probablement
01:15:21deux ou trois mois,
01:15:23mais quand même.
01:15:25Le troisième élément,
01:15:26c'est que le questionnaire,
01:15:27il y a cinq questionnaires,
01:15:28en fait,
01:15:29différents.
01:15:31Grande section,
01:15:32c'est PCE1,
01:15:33CM1, CM2,
01:15:34sixième,
01:15:34cinquième,
01:15:35quatrième,
01:15:35troisième,
01:15:36lycée.
01:15:37Adapté à l'âge
01:15:38à chaque fois.
01:15:39Évidemment,
01:15:39le plus sensible,
01:15:40c'est grande section,
01:15:41c'est PCE1.
01:15:42Donc,
01:15:43le modèle que nous avons retenu
01:15:44en lien avec des pédopsychiatres,
01:15:46etc.,
01:15:46c'est un modèle,
01:15:47en fait,
01:15:47alors d'abord,
01:15:48il y a un guide de passation,
01:15:48c'est-à-dire que le professeur
01:15:49lit les questions,
01:15:50enfin,
01:15:50les deux adultes lisent
01:15:52les questions,
01:15:52expliquent.
01:15:53Il y aura un système
01:15:54de petites vignettes,
01:15:55donc des images,
01:15:57avec un enfant.
01:15:59Et en gros,
01:16:00c'est,
01:16:00si vous voulez,
01:16:00pour faire simple,
01:16:02c'est Alix
01:16:04se sent en sécurité
01:16:05à la maison,
01:16:06Alix se sent en sécurité
01:16:07dans son bain.
01:16:09Et toi,
01:16:09est-ce que tu te sens
01:16:10comme Alix ?
01:16:11Et donc,
01:16:12si tu te sens comme Alix,
01:16:12tu entoures l'image,
01:16:13si tu ne te sens pas comme Alix,
01:16:14tu entoures l'autre image.
01:16:16Alix a un secret
01:16:17qu'on lui a demandé
01:16:18de ne surtout pas révéler
01:16:20parce que sinon,
01:16:21il pourrait lui arriver malheur.
01:16:23Tu es comme Alix
01:16:24ou pas comme Alix ?
01:16:24Ce qu'on appelle
01:16:25le secret poison
01:16:25qui est l'un des leviers
01:16:27classiques de l'inceste.
01:16:28Donc,
01:16:28il y a comme ça
01:16:29une série de questions.
01:16:30Alors,
01:16:30elles sont évidemment
01:16:30moins nombreuses
01:16:31pour une grande section
01:16:32que pour un adulte,
01:16:33mais justement,
01:16:34on part d'une situation
01:16:34très concrète,
01:16:35si je puis dire,
01:16:37externalisée,
01:16:37on dit à l'enfant
01:16:38et toi,
01:16:38est-ce que tu te sens
01:16:38comme Alix
01:16:39ou pas comme Alix ?
01:16:40Et donc,
01:16:41c'est très adapté
01:16:42à l'âge de l'enfant
01:16:43qui va pouvoir par conséquent
01:16:45non seulement comprendre
01:16:46mais en fait réagir.
01:16:47Et ensuite,
01:16:48évidemment,
01:16:49c'est l'entretien
01:16:50qui aura lieu
01:16:50parce que notre métier
01:16:52n'est pas d'investiguer,
01:16:53on n'est pas à faire
01:16:53de l'enquête.
01:16:55On est là pour simplement
01:16:58libérer la parole
01:16:58et éventuellement
01:16:59accueillir la première parole.
01:17:00Et donc,
01:17:00après,
01:17:01il y aura accueillir
01:17:01de la première parole
01:17:02éventuellement aux entretiens.
01:17:03Et si on constate,
01:17:04j'allais dire,
01:17:04qu'il y a effectivement
01:17:06une problématique,
01:17:08là,
01:17:08on partira sur un schéma,
01:17:09pardon,
01:17:09on est comme ça,
01:17:10mais classique
01:17:12de suivi de l'enfant
01:17:13et de signalement
01:17:14à l'autorité judiciaire.
01:17:16Donc,
01:17:16en réalité,
01:17:17à date,
01:17:18si j'ai proposé ce système,
01:17:19c'est parce que je pense
01:17:20qu'il n'y a pas plus,
01:17:21à date,
01:17:22je dis bien,
01:17:22il n'y a pas plus rapide
01:17:23et efficace
01:17:23pour permettre aux 10% d'enfants
01:17:25qui sont effectivement victimes
01:17:26d'avoir rapidement un entretien.
01:17:28Voilà.
01:17:28Dernière question
01:17:29de notre rapporteur.
01:17:31deux petites questions,
01:17:32justement,
01:17:33sur l'entretien dont vous parlez.
01:17:35En fait,
01:17:35il faut bien avoir conscience
01:17:36que la parole de l'enfant,
01:17:37elle a toujours été libérée,
01:17:39sauf qu'elle n'a pas été entendue.
01:17:41Et donc,
01:17:41je pense que ce questionnaire,
01:17:43bien sûr,
01:17:43c'est très bien
01:17:44pour écouter les enfants,
01:17:45mais si les institutions,
01:17:47derrière,
01:17:47ne font pas le travail,
01:17:49on en a parlé hier
01:17:50avec Gérald de Darmanin,
01:17:51aujourd'hui,
01:17:52la difficulté,
01:17:53et même le procureur de Paris,
01:17:55de Nanterre,
01:17:55l'a reconnu,
01:17:56c'est qu'en fait,
01:17:57les délais sont excessivement longs
01:18:00pour auditionner un enfant
01:18:01qui a été agressé.
01:18:03Et il y a même
01:18:03une hétérogénéité territoriale,
01:18:05c'est-à-dire qu'un enfant
01:18:06qui va porter plainte à Tarnos,
01:18:08par exemple,
01:18:09peut être entendu
01:18:09dans les 24 heures,
01:18:10puis un autre
01:18:11attend toujours sa convocation
01:18:12depuis 4 mois.
01:18:13Or,
01:18:14il a 3 ans,
01:18:14cet enfant,
01:18:15il a 3,
01:18:154 et 5 ans,
01:18:16et on sait qu'en fait,
01:18:18la mémoire de l'enfant,
01:18:19la mémoire traumatique
01:18:21de l'enfant
01:18:21s'efface
01:18:22quand ils ont 3 ou 4 ans,
01:18:23au bout de 3,
01:18:244 semaines,
01:18:24et qu'ensuite,
01:18:26quand il est auditionné
01:18:26au bout de 4 mois,
01:18:27on l'écoute
01:18:28et c'est ça
01:18:29qui vaut preuve pénale.
01:18:30Sa parole n'est pas limpide,
01:18:32sa parole n'est plus très claire,
01:18:34sa parole n'est pas recoupée,
01:18:35sa parole n'est pas corroborée.
01:18:36Et en général,
01:18:37malheureusement pour les parents,
01:18:38ça se termine
01:18:39par un classement sans suite.
01:18:40Voyez,
01:18:41donc attention
01:18:41à ouvrir les vannes
01:18:42de questionnaires
01:18:44qui finalement,
01:18:45en fait,
01:18:46aboutissent
01:18:46à une parole
01:18:47qui est libérée
01:18:48mais qui ne sera pas
01:18:48du tout entendue.
01:18:50et c'est un double traumatisme
01:18:51à la fois pour les familles
01:18:53parce qu'elles ne sont pas
01:18:55accompagnées
01:18:55et d'ailleurs,
01:18:56est-ce qu'ils ne pourraient pas...
01:18:57Là aussi,
01:18:58j'ai entendu beaucoup
01:18:59de parents nous dire
01:18:59en fait,
01:19:00dès lors que notre enfant
01:19:01a parlé,
01:19:02il a eu le courage
01:19:03de le faire,
01:19:04on s'est tourné
01:19:04vers les institutions
01:19:05et là,
01:19:06c'est un silence total.
01:19:08Silence en fait
01:19:09parce que présomption
01:19:09d'innocence,
01:19:11secret de l'enquête,
01:19:12silence parce qu'en fait,
01:19:13on nous dit
01:19:13c'est la brigade de protection
01:19:14des mineurs
01:19:15qui renvoie vers la justice,
01:19:16la justice renvoie encore.
01:19:17Vous voyez,
01:19:18et c'est vrai que
01:19:19c'est des sujets
01:19:20et c'est très bien
01:19:21qu'il y ait un sursaut collectif
01:19:23mais encore une fois,
01:19:24si les institutions derrière
01:19:25ne sont pas organisées
01:19:26pour prendre en charge
01:19:27même psychologiquement
01:19:28les parents
01:19:30parce que pour l'instant,
01:19:31ils sont vraiment seuls.
01:19:33Et deuxième question
01:19:34et j'en terminerai là,
01:19:36sur la loi de 2013
01:19:37sur la refondation de l'école.
01:19:38L'objectif pédagogique affiché
01:19:40était évidemment
01:19:41d'alléger la journée
01:19:43de l'enfant
01:19:44et de s'adapter
01:19:45au rythme chronobiologique
01:19:46des enfants.
01:19:47Et on voit bien qu'en fait,
01:19:48et vous l'avez dit vous-même,
01:19:49aujourd'hui,
01:19:50bon, ça a créé
01:19:51ces activités périscolaires
01:19:52sauf qu'on ne sait pas aujourd'hui
01:19:53si c'est un temps de garde
01:19:53ou un temps éducatif.
01:19:55Si c'est un temps éducatif,
01:19:56alors dans ces cas-là,
01:19:57pourquoi est-ce qu'on ne donne pas
01:19:59les mêmes exigences
01:20:00qu'on a dans l'éducation nationale
01:20:01en termes de qualification ?
01:20:03Voilà, c'était ça mes deux questions.
01:20:09Merci, Mme Rapporteur.
01:20:10Alors,
01:20:13effectivement,
01:20:14ça recoupe ce qu'on disait tout à l'heure,
01:20:15c'est-à-dire que
01:20:17libérer la parole,
01:20:17c'est bien,
01:20:18mais ça suppose de sécuriser ensuite
01:20:21l'enfant qui s'est confié.
01:20:24Là-dessus,
01:20:25donc,
01:20:25pour que les choses soient très claires,
01:20:27on travaille actuellement
01:20:28une instruction interministérielle
01:20:29avec le ministère de la Santé,
01:20:31le ministère de l'Intérieur
01:20:32et le ministère de la Justice
01:20:34pour faire en sorte
01:20:35d'articuler l'intégralité
01:20:36de la réponse.
01:20:38Et donc,
01:20:39en lien avec l'écosystème,
01:20:42enfin,
01:20:42le dispositif que j'ai décrit
01:20:43tout à l'heure,
01:20:43c'est-à-dire qu'il y a vraiment,
01:20:44on est en train de travailler
01:20:45en ce moment même,
01:20:46une continuité entre les différents ministères
01:20:47pour faire en sorte que,
01:20:49pour encapsuler,
01:20:49si je puis dire,
01:20:50l'ensemble du processus
01:20:52du moment où l'enfant
01:20:53rentre dans la classe
01:20:54pour sa séance des VAR et VAR
01:20:55au moment où,
01:20:56éventuellement,
01:20:57le juge prend des mesures
01:20:58de protection.
01:20:59Donc,
01:21:00ça, c'est la première chose.
01:21:00Donc,
01:21:00je n'ai pas encore les détails
01:21:01parce que tout ça travaille
01:21:02en interministériel,
01:21:03mais voilà,
01:21:04pour être clair,
01:21:04c'est vraiment
01:21:06une conscience partagée.
01:21:08Deuxièmement,
01:21:10sur les parents,
01:21:12singulièrement sur les parents,
01:21:13mais aussi sur les enfants,
01:21:14il y a aussi très clairement
01:21:15un travail à faire
01:21:16avec les associations.
01:21:17On ne peut pas ignorer
01:21:18le tissu associatif.
01:21:19Il y a un tissu associatif
01:21:20qui est compétent
01:21:21et qui peut,
01:21:22évidemment,
01:21:23venir en aide
01:21:24aux familles
01:21:26et avec lequel
01:21:27on peut plus facilement
01:21:28être mis en relation.
01:21:29Donc,
01:21:29on a là aussi,
01:21:30au cours des prochains mois,
01:21:31un travail,
01:21:32j'allais dire,
01:21:32de densification
01:21:33de nos relations à faire
01:21:34pour pouvoir éventuellement
01:21:35orienter les familles
01:21:37vers les associations
01:21:38et les questions.
01:21:38Parce qu'il y a deux choses
01:21:40que l'éducation nationale
01:21:40ne sait pas faire.
01:21:42L'éducation nationale
01:21:43ne sait pas investiguer
01:21:45à la place de la justice
01:21:46et l'éducation nationale
01:21:47ne sait pas soigner
01:21:48à la place des autres.
01:21:51Et il ne faut pas faire faire
01:21:52aux professeurs
01:21:52et aux personnes
01:21:53de l'éducation nationale
01:21:53ce qui n'est pas leur rôle.
01:21:54Nous,
01:21:54nous avons un rôle
01:21:55de détection
01:21:56et d'orientation.
01:21:57Ce qu'il faut,
01:21:58c'est que quand on détecte
01:21:58et qu'on oriente,
01:21:59on ne rentre pas
01:21:59vers une porte fermée,
01:22:01vers une porte ouverte.
01:22:03Mais d'où l'intérêt
01:22:04de travailler à la fois
01:22:05en interministérielle
01:22:06et avec le secteur associatif.
01:22:07Parce qu'on pourra orienter
01:22:08évidemment les parents
01:22:09vers tel ou tel partenaire.
01:22:11Mais on ne pourra pas
01:22:12assurer cette prise en charge
01:22:13de même.
01:22:14Sur la loi de 2013,
01:22:15alors il y a aujourd'hui
01:22:16un certain nombre
01:22:17de qualifications
01:22:17pour les animateurs.
01:22:19Il y a notamment le BAFA,
01:22:20le BFD, etc.
01:22:20Enfin, pour le coup,
01:22:21je pense que Marina Ferrari
01:22:22sera plus compétente
01:22:25que moi.
01:22:28mais il me semble...
01:22:31Beaucoup trouvent
01:22:31que le BAFA est insuffisant.
01:22:32Moi, j'en parlerai avec...
01:22:33Il me semble...
01:22:34Voilà, je ne veux pas
01:22:35engager la parole
01:22:35du gouvernement
01:22:36sur un sujet
01:22:36qui n'enlève pas
01:22:37ma compétence une fois encore.
01:22:38Il me semble,
01:22:39à titre strictement personnel,
01:22:41que tout ce qui participe
01:22:42à la densification
01:22:43des compétences
01:22:44dans ce secteur
01:22:44est bon à prendre.
01:22:46Voilà.
01:22:47Sans non plus arriver
01:22:48à un degré d'exigence
01:22:49qui serait sans proportion
01:22:50avec l'activité réelle.
01:22:52C'est toujours pareil.
01:22:53On ne va pas demander
01:22:54des gens d'avoir
01:22:54un master d'animateur
01:22:55pour...
01:22:55Voilà.
01:22:56Mais...
01:22:57Ce n'est pas professeur, quoi.
01:22:59Mais en revanche,
01:23:01je pense qu'il y a
01:23:02une nécessité,
01:23:03objectivement,
01:23:04en tout cas à titre personnel,
01:23:06je trouve que la densification
01:23:07des compétences
01:23:08sur la matière
01:23:08serait bonne à prendre.
01:23:09Mais une fois encore,
01:23:10je suis prudent
01:23:10parce que je ne veux pas
01:23:11parler à la place
01:23:11de ceux qui savent.
01:23:13Voilà pour cette audition
01:23:14du ministre
01:23:15de l'Éducation nationale,
01:23:16Edouard Geffray,
01:23:17par la commission d'enquête
01:23:18sur les violences
01:23:19commises dans le périscolaire.
01:23:21Des propositions
01:23:22du ministre de l'Éducation
01:23:23qui sont complémentaires
01:23:25de celles formulées
01:23:26par Gérald Darmanin,
01:23:27le ministre de la Justice.
01:23:29Il proposait,
01:23:29devant les sénateurs
01:23:30de la commission d'enquête,
01:23:32d'adapter la justice
01:23:33au temps de l'enfant.
01:23:34On regarde.
01:23:35Comme vous,
01:23:36je veux dire
01:23:37que si les faits
01:23:40pour le révéler
01:23:41ces derniers mois
01:23:41dans le cadre
01:23:41périscolaire
01:23:43semblent soulever
01:23:44des questions médiatiques
01:23:45comme maire
01:23:46de ma commune
01:23:47depuis 2014,
01:23:49mais aussi
01:23:49comme ministre
01:23:49de l'Intérieur
01:23:50où j'ai créé
01:23:51le premier office
01:23:52de police judiciaire
01:23:53sur les mineurs
01:23:54qui n'existait pas
01:23:55auparavant
01:23:55et la faiblesse
01:23:56parfois des moyens
01:23:57d'enquête
01:23:58sur les questions
01:23:59qui concernaient
01:23:59des enfants
01:24:00parfois de très jeune âge.
01:24:02Dès le début
01:24:03de mon arrivée
01:24:03au ministère de la Justice,
01:24:04j'ai essayé
01:24:04de continuer
01:24:05à restructurer
01:24:06et de mettre
01:24:06des moyens.
01:24:07On verra
01:24:07qu'ils sont
01:24:08sans doute
01:24:08très insuffisants,
01:24:09mais des moyens
01:24:10pour que les procureurs
01:24:11de la République,
01:24:11mais ils vous l'ont expliqué,
01:24:12j'imagine,
01:24:13ne soient pas
01:24:14dans un rapport
01:24:15de je crois
01:24:15ou je ne crois pas
01:24:16à l'enfant.
01:24:16Ce n'est pas l'objet
01:24:17de ce que fait
01:24:17un procureur de la République,
01:24:18mais est-ce que j'ai
01:24:19des moyens
01:24:19de poursuivre
01:24:20ou ne pas poursuivre
01:24:22quelqu'un
01:24:22pour qu'il soit
01:24:24directement condamné
01:24:25en le renvoyant
01:24:25devant le tribunal
01:24:26correctionnel,
01:24:27soit permettant
01:24:28une version
01:24:28d'information judiciaire.
01:24:29Et je pense que
01:24:30dans un très grand nombre
01:24:31d'enquêtes classées
01:24:32et parfois classées
01:24:33avant même
01:24:34d'être ouvertes,
01:24:35je pense qu'il y a
01:24:36d'abord l'insuffisance
01:24:38des preuves
01:24:40dont la communauté
01:24:41au sens large
01:24:43nationale
01:24:44permet aux services
01:24:45enquêteurs
01:24:46et aux magistrats
01:24:47de pouvoir faire
01:24:48correctement leur travail.
01:24:49Il y a sans doute
01:24:49aussi un manque
01:24:50de priorisation
01:24:51jusqu'à présent
01:24:51de ces enquêtes.
01:24:53Et sans doute,
01:24:54je bats ma coulpe,
01:24:56je crois que
01:24:57dans l'incroyable
01:25:00travail qu'a fait
01:25:01la police,
01:25:02la gendarmerie
01:25:02et les magistrats
01:25:03sous impulsion
01:25:05du gouvernement
01:25:06et du Parlement
01:25:07de lutte
01:25:07contre les violences
01:25:08intrafamiliales,
01:25:09je pense qu'on a tous
01:25:09compris que dans
01:25:10violences intrafamiliales
01:25:11il y avait
01:25:11femmes et enfants
01:25:12alors que je pense
01:25:14que l'interprétation
01:25:15a été souvent
01:25:16les femmes
01:25:17et oubliant
01:25:18très souvent
01:25:18les enfants
01:25:19de ces violences
01:25:21ou de manière
01:25:22très annexe.
01:25:23Je vais vous dire
01:25:24un dernier point
01:25:24en incipite
01:25:26en effet
01:25:27des statistiques
01:25:28que j'y répondrai
01:25:28à votre question
01:25:29M. le Président
01:25:30mais avant tout
01:25:31je pense qu'il est
01:25:32nécessaire
01:25:32de comprendre
01:25:34les difficultés
01:25:34auxquelles nous
01:25:35nous trouvons.
01:25:36D'abord l'essentiel
01:25:36des violences sexuelles
01:25:37se font dans le cadre
01:25:38de la famille
01:25:39ou dans un cadre
01:25:40qu'on va dire
01:25:42familial
01:25:43ou très amical
01:25:44du cercle familial
01:25:45et en effet
01:25:46d'après les statistiques
01:25:47que j'ai eu à connaître
01:25:48comme Mise d'Intérieur
01:25:49et comme Mise d'Injustice
01:25:51le temps périscolaire
01:25:52et de manière générale
01:25:53le temps de l'enfant
01:25:54en dehors de sa famille
01:25:56évidemment est un moment
01:25:57de fragilité pour lui
01:25:58mais n'est pas la majorité
01:26:00des actes de violence
01:26:02qui touchent
01:26:02psychologiquement
01:26:03ou physiquement
01:26:03ou sexuellement
01:26:04les enfants.
01:26:05C'est peut-être
01:26:05un peu contre-intuitif
01:26:06mais c'est important
01:26:07de le dire
01:26:07sur lutter globalement
01:26:08contre le phénomène
01:26:09et on l'avait déjà vu
01:26:10lorsqu'on avait eu
01:26:12déjà des problèmes
01:26:13et le Saint-Père
01:26:14est en ce moment
01:26:15sur le territoire national
01:26:16autour du secret
01:26:17de la confession
01:26:18ou du secret médical
01:26:19qui concerne les enfants
01:26:21dans le cadre
01:26:21des violences
01:26:23faites dans l'Église
01:26:24et dans toute activité
01:26:26on va dire
01:26:27périscolaire
01:26:28ou confessionnelle
01:26:28et on avait déjà eu
01:26:29ce débat
01:26:30quand j'étais ministre
01:26:30de l'Intérieur
01:26:32et l'Église répétait
01:26:34ce qui est vrai
01:26:35et ce qui ne retire rien
01:26:35aux actes abominables
01:26:36qui ont été commis
01:26:37que la majorité
01:26:38des actes
01:26:39qui touchent les enfants
01:26:39sont dans un cadre
01:26:41familial ou amical
01:26:42et pas dans un cadre
01:26:43public
01:26:44même si évidemment
01:26:45nous devons combattre
01:26:45et les protéger
01:26:47le plus possible
01:26:47surtout lorsqu'ils sont
01:26:48confiés à l'éducation nationale
01:26:49ou aux services publics
01:26:50municipaux
01:26:50qui organisent
01:26:51les activités
01:26:52périscolaires
01:26:55évidemment on peut avoir
01:26:56derrière les faits
01:26:58et les dysfonctionnements
01:26:58municipaux
01:26:59parfois constatés
01:27:00alors c'est jamais facile
01:27:01d'organiser
01:27:03le service public
01:27:04du périscolaire
01:27:05mais ayant été maire
01:27:06je pense
01:27:08qu'un certain nombre
01:27:09de choses
01:27:09doivent enlever
01:27:10des collectivités locales
01:27:11et doivent le faire
01:27:11le plus sérieusement possible
01:27:13avec sans doute
01:27:14un lien amélioré
01:27:14avec les services de police
01:27:15et services
01:27:18de l'autorité judiciaire
01:27:19pas toujours à l'écoute
01:27:20c'est vrai
01:27:21des collectivités locales
01:27:22devant la masse
01:27:22parce que nous parlons bien
01:27:23de contentieux de masse
01:27:24il y a des centaines
01:27:25de milliers
01:27:26de plaintes
01:27:26de signalements
01:27:27de toutes formes
01:27:28qui touchent les enfants
01:27:29alors des formes
01:27:30évidemment des articles 40
01:27:32ou des plaintes
01:27:32c'est sans doute
01:27:33ce que nous connaissons le plus
01:27:34enfin des mails
01:27:35des coups de téléphone
01:27:36parfois des mots
01:27:37sur le carnet
01:27:38de correspondance
01:27:39des signalements
01:27:40dans des réunions
01:27:41de concertation
01:27:42et donc l'une des difficultés
01:27:44sans doute
01:27:44qu'ont les services
01:27:45de police
01:27:45et de justice
01:27:46c'est d'avoir
01:27:47comme nous l'avons
01:27:48sur la prévention
01:27:49de la radicalisation
01:27:50comme nous l'avons
01:27:51désormais
01:27:52je pense en partie
01:27:52sur le narcotrafic
01:27:53une organisation
01:27:54une meilleure méthode
01:27:55de lien avec tous ceux
01:27:56qui ont à connaître
01:27:57des violences
01:27:58qui sont faites aux enfants
01:27:58avec cette difficulté
01:27:59que sur la radicalisation
01:28:01et l'islamisme radical
01:28:02ou les dérives sectaires
01:28:04ce sont quelques milliers
01:28:06de cas par an
01:28:06là nous sommes devant
01:28:07des masses
01:28:08de plus de centaines
01:28:09de milliers
01:28:10de cas potentiels par an
01:28:12avec évidemment
01:28:13des difficultés
01:28:13pour un enfant
01:28:14de pouvoir témoigner
01:28:16ou de mettre des mots
01:28:16sur les choses
01:28:17bien évidemment
01:28:18Voilà pour cette audition
01:28:19de Gérald Darmanin
01:28:21ministre de la Justice
01:28:22devant la commission
01:28:23d'enquête
01:28:23sur les violences
01:28:24commises dans le périscolaire
01:28:26le rapport
01:28:26de la commission d'enquête
01:28:27sera remis
01:28:28dans les prochaines semaines
01:28:29et ce sera évidemment
01:28:29à suivre sur Public Sénat
01:28:31et sur notre site internet
01:28:33100% Sénat
01:28:34c'est fini pour aujourd'hui
01:28:35merci beaucoup
01:28:35de nous avoir suivis
01:28:36très bonne journée
01:28:37sur les chaînes parlementaires
01:28:38Sous-titrage Société Radio-Canada
01:28:40Sous-titrage Société Radio-Canada
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