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  • il y a 1 minute
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:02Europe 1
00:0416h, 18h, Pascal Prouy
00:06Mathieu Vallée est avec nous, député du Rassemblement National.
00:09C'est vrai que c'est une émission particulière parce qu'on a parlé des blocages depuis 16h.
00:13Écoutons Edouard Philippe.
00:15Il faut donc que tous ceux qui instrumentalisent cette violence,
00:19souvent de façon très cynique, souvent de façon très politique,
00:23aient conscience, je pense notamment à la France insoumise,
00:26aient conscience que c'est inacceptable.
00:28Ce qu'il nous prépare, c'est l'affrontement généralisé.
00:32Nous voyons à l'œuvre ce que ceux qui ont théorisé la conflictualisation permanente
00:37sont en mesure de produire sur le territoire national.
00:40Ça n'est pas acceptable.
00:42Au Havre, les lycées demain seront fermés.
00:45C'est une mesure de précaution,
00:47et c'est une mesure dont chacun comprend bien qu'elle a des impacts considérables
00:51sur l'éducation de nos enfants.
00:53Ça n'est pas comme ça que nous préparons l'avenir.
00:55Il a raison.
00:56En l'espèce, en même temps,
00:58et c'est là toute la difficulté des hommes politiques.
01:02Lorsqu'il était Premier ministre,
01:04lorsqu'il fallait faire preuve de fermeté,
01:07et je pense à la ZAD de Nantes,
01:09parce que c'est un sujet souvent dont on a parlé ici,
01:12qu'il fallait entrer dans la ZAD de Nantes,
01:14qui était la ZAD de Notre-Dame-des-Landes,
01:16avec des jeunes militants extrême-gauches,
01:19qui ne souhaitaient pas de l'aéroport Notre-Dame-des-Landes,
01:22et qu'il fallait dégager.
01:24Le pouvoir a tremblé.
01:25Pourquoi le pouvoir a tremblé ?
01:27Parce que, évidemment, Mathieu Vallée,
01:29il redoute un accident.
01:33Il redoute à mort.
01:34C'était l'opération César menée par les Jordans.
01:36Il y a eu deux opérations face à l'ultra-gauche.
01:39On était sur des ultras très bien entraînés.
01:41Il redoute à mort.
01:42Bon, et cette ZAD n'a pas été évacuée.
01:44Manuel Valls était également Premier ministre,
01:46sous François Hollande.
01:47Je crois même qu'il y avait un référendum local
01:49qui avait...
01:49Il y avait un référendum, tout à fait,
01:51qui avait opté pour...
01:53Bon, alors après, c'est une décision politique,
01:55c'est Emmanuel Macron qui avait retiré ce projet.
01:59Pourquoi pas ?
02:00C'est sa décision politique.
02:01Mais la ZAD, il fallait entrer dans la ZAD
02:04et faire preuve de fermeté.
02:05Donc, Edouard Philippe, aujourd'hui,
02:07il regrette, mais il n'est pas le seul responsable.
02:10Ça fait 40 ans, 40 ans,
02:14que les décisions ne sont pas prises dans plein de domaines.
02:17Donc, effectivement, vous payez, aujourd'hui,
02:20toutes les factures.
02:21Et l'école est terrible.
02:24L'état de l'enseignement est terrible.
02:26C'est-à-dire que vous sortez de 10 ans d'Emmanuel Macron,
02:29je crois qu'il y a eu 8 ministres différents
02:32de l'éducation nationale.
02:33Comment voulez-vous qu'il y ait une cohérence là-dedans ?
02:35Impossible.
02:36Vous auriez pu commencer, Pascal Praud,
02:37par dire que face aux agriculteurs, à nos paysans,
02:40qui, eux, s'élèvent très tôt, 7 jours sur 7,
02:42font vivre le pays et nourrissent le pays
02:44à la sueur de leur front.
02:45Eux, il y a eu les hélicoptères de la gendarmerie,
02:47il y a eu les centaures,
02:48il y a eu une armada sécuritaire que le gouvernement a déployée.
02:50Et face aux casseurs,
02:51que ce soit après Naël, c'était en juin 2023,
02:53que ce soit après le PSG, c'était en 2025,
02:55et en 2026,
02:56j'étais venu chez vous en parler,
02:57parmi tant d'autres,
02:58et que maintenant, ça soit face à des casseurs
02:59qui volent le mouvement des lycéens,
03:01je ne comprends pas qu'on ait une incompétence
03:04aussi significative d'un gouvernement qui...
03:06Mais je sais qu'ils ont la crouille.
03:08Ils savent très bien que l'agriculteur,
03:09t'as un incident avec un agriculteur,
03:11c'est pas grave,
03:13mais c'est pas la même chose qu'avoir un incident avec un jeune.
03:16Quand j'étais commissaire de police sur Val-de-Marne de nuit,
03:18des agriculteurs avaient, oula,
03:20commis le crime de l'Est Majesté
03:22d'aller à Rungis sans rien casser.
03:23J'avais une centaine de gardés à vue.
03:25Je vais vous dire que moi,
03:26je ne les ai pas traités comme des crapules,
03:27je les ai traités comme des honnêtes gens
03:28qu'il fallait considérer,
03:29qu'il fallait respecter,
03:30d'autant plus que, pour moi,
03:32ce n'était absolument pas des voyous.
03:33Donc, on les a laissés ensemble par région,
03:35ils ont mangé avec les fonctionnaires de police la nuit,
03:37et je peux vous dire que moi,
03:38je préfère voir des casseurs en garde à vue
03:40au tribunal et en prison,
03:41et les agriculteurs,
03:42il faut les respecter,
03:43il faut les écouter.
03:44Mais dans ce pays,
03:44le gouvernement fonctionne tout à l'envers.
03:46Donc, je suis désolé,
03:47on arrive à réprimer des agriculteurs,
03:48des paysans,
03:49parce qu'ils la ferment,
03:50et ils n'emmerdent personne.
03:51Par contre, des casseurs,
03:52on les laisse tout faire,
03:53on les laisse saccager des camions de pompiers,
03:54saccager une policière au sol
03:56qui font tomber,
03:57et derrière,
03:58monsieur Philippe est gentil,
03:59mais c'est mou.
04:00Tout ça, c'est mou en fait,
04:01leur déclaration,
04:01puis on veut des actes.
04:02Donc moi, c'est pour ça que je me suis engagé
04:04aux côtés de Marine Le Pen et Jordan Berdella,
04:05parce que moi,
04:06quand je reparle avec Marine et Jordan,
04:07les instructions seront claires,
04:09les moyens y seront mis,
04:10et on n'aura pas la trouille.
04:11Parce que les honnêtes gens,
04:11ils en ont marre de payer pour tout le monde,
04:13et qui plus est,
04:14quand on a des honnêtes gens
04:14qui veulent défendre leur travail,
04:16défendre les Français,
04:17et qui eux, par contre,
04:18n'ont aucun cadeau du gouvernement.
04:19Je parle en termes d'ordre public.
04:20Ce matin,
04:21il y avait la chronique,
04:21comme chaque matin de Laurent Tessier,
04:24et il soulignait la prise de parole
04:26d'Edouard Geffray,
04:27ministre de l'Éducation nationale,
04:29qui parle d'une grande plateforme
04:30de concertation.
04:31Qu'est-ce que tu vas avoir
04:32d'une grande plateforme de concertation
04:34avec des gens qui, manifestement,
04:35ne veulent pas se concerter du tout ?
04:37Pourquoi pas un numéro vert ?
04:38Donc écoutez, monsieur Geffray.
04:39Nous allons ouvrir
04:40une grande plateforme de concertation
04:41à laquelle tous les lycéens,
04:43soit à titre individuel,
04:45soit à titre collectif,
04:47pourront alimenter cette plateforme.
04:48Ils pourront faire part
04:50de toutes leurs demandes,
04:51de leurs inquiétudes,
04:52de leurs angoisses,
04:53de leurs incompréhensions,
04:55de leurs revendications aussi.
04:58À 17h37,
04:59il y avait également
05:01Laurent Tessier ce matin
05:03le tuto que vous aviez mis en place.
05:06C'est bien cela ?
05:06Oui, un syndicat lycéen
05:07et un syndicat étudiant
05:08ont publié sur leurs réseaux sociaux
05:10le tuto.
05:10Cinq étapes pour pouvoir bloquer
05:12sa fac ou son lycée.
05:13Et c'est ce que vous disiez ce matin.
05:14Alors l'étape 1,
05:15c'est réunir du monde,
05:16créer un groupe
05:16où tous les membres
05:17sont prêts à bloquer.
05:18Étape 2, prévoir des pancartes,
05:20des enceintes,
05:20des slogans,
05:21voici quelques idées,
05:22je cite,
05:22Macron nous fait la guerre
05:23et sa police aussi,
05:24mais on reste dehors
05:27pour bloquer.
05:27Déter, ça veut dire quoi ?
05:29Déterminer.
05:29Ah, on reste déter.
05:30Je suis déter.
05:31C'est déter.
05:31Donc c'est effectivement...
05:32C'est la langue des jeunes, oui.
05:33C'est la langue des jeunes.
05:34Je suis déter.
05:35Les gens disent ça.
05:36Oui, on le dit.
05:37Ah, on dit tous,
05:38je suis déter aujourd'hui.
05:38Comme l'AREF.
05:40Vous avez l'AREF ?
05:41Oui, enfin, moi je ne sais pas.
05:42Enfin, on parle de l'AREF, oui.
05:44Oui, on parle un peu en français, surtout.
05:45Non, c'est vrai, moi, maintenant,
05:48venir à 6h30, c'est bloqué.
05:50Si quelqu'un me dit,
05:51t'es déter,
05:52je dis, t'es déter.
05:53Oh, ça va, c'est des mots de jeunes.
05:54Mais ça, oui.
05:55Ça raccourcit,
05:56c'est pas non plus...
05:57Oui, ça, pour être raccourci,
06:00ils sont raccourcis, les jeunes.
06:01Je vous le dis.
06:01Pour bloquer,
06:02il faut venir en vacances
06:03pour avoir le temps
06:04de trouver les poubelles,
06:05barrières, etc.,
06:06à mettre devant l'établissement.
06:08Étape 4,
06:08tout filmer.
06:09Il est partagé
06:10au syndicat lycéen-étudiant
06:11pour montrer que les blocages
06:13s'étendent partout en France.
06:15Et étape 5,
06:16faire face à la répression.
06:18Filmer les interventions de policiers
06:19pour montrer les violences policières.
06:21Il y a des conseils, etc.
06:22Donc ça, c'est...
06:23C'est le tuto, ça, c'est ça ?
06:24Le syndicat lycéen-étudiant
06:25qui publie un tuto pour...
06:27Un tuto, tuto.
06:28Un tuto.
06:28S'il vous plaît.
06:29Je me suis retenue de rire.
06:31C'est pas italien,
06:31c'est pas un tuto.
06:32C'est le tuto.
06:33Un tuto, rien.
06:35Un tuto.
06:36Voilà.
06:37Un tuto.
06:38C'est pas tuto comme tout en italien.
06:39Un tuto, si vous voulez un tuto.
06:42Je veux bien que vous me repreniez.
06:43Mais non !
06:44Mais c'est pour vous !
06:45Si vous dites tuto comme ça...
06:48Vous avez des amis bienveillants,
06:49Pascal Brou, sur le...
06:50Je suis d'accord avec vous.
06:51Sur vos coéquipiers.
06:53Je vais vous dire quelque chose,
06:54je suis déter.
06:56C'est tout ce que j'ai à vous dire.
06:58Je suis déter pour la fin de l'émission.
07:00Bon, on marque une petite pause à 17h39.
07:03Vous restez en...
07:04Frérot, t'as pas honte d'appeler Pascal.
07:07Un peu de respect.
07:08Qu'est-ce que vous avez dit, là ?
07:08Qu'est-ce que vous avez dit ?
07:11Frérot, j'ai parlé...
07:12J'ai dit, ben oui, frérot.
07:14Non, mais écoutez...
07:15Voilà, il n'y a plus de respect.
07:15Non, mais ça va, on parle dans notre plan.
07:17C'est bon.
07:17Non, mais...
07:18Je vous donne quelques primos comme ça.
07:19Je vous enrichis.
07:20Remerciez-moi.
07:21Non, mais vous dites ça dans la vie de tous les jours.
07:24Frérot.
07:24Ah, ben, mon frère, oui, frérot.
07:25Oui.
07:25À Laurent Tessier, voilà, là, là, là, ça va, frérot.
07:27Voilà.
07:27Mais moi, je ne suis pas votre frère.
07:31C'est tout ce que je voulais.
07:38Ah, je me suis fait recale.
07:41Mais non, on va être avec Nathanael Combary.
07:46Nathanael Combary, qui est président du conseil d'administration de Renouveau Lycéen,
07:49association qui représente les lycéens, évidemment.
07:52Et Mathieu Vallée reste avec nous.
07:53À tout de suite.
07:54Et vous pouvez...

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