00:00Allez, c'est un bon argent avec nous pour le Parti communiste.
00:03Ceux qui leur montent la tête, il faut être parti de ceux qui montent la tête aux lycéens ?
00:05Non, on ne fait pas partie de ceux qui montent la tête aux lycéens.
00:08Par contre, on a été à l'initiative effectivement avec le mouvement des jeunes communistes de France
00:12parce qu'on a beaucoup d'adhérents et d'adhérences lycéens et lycéennes,
00:15de plus de 200 mobilisations en France, donc des blocus, des manifestations, etc.
00:19Donc vous, vous assumez, vous dites qu'on est là pour encourager le mouvement ?
00:21Oui, bien sûr, déjà parce que les lycéennes et les lycéens,
00:24ils sont aussi adhérents pour certains du mouvement des jeunes communistes de France
00:26et ils ont le droit de s'organiser et de revendiquer.
00:29Et nous, ce qu'on a vu sur ces blocages, sur ces manifestations,
00:32c'est des lycéens qui ont quand même beaucoup de créativité, beaucoup d'inventivité.
00:35On a lancé une grande opération qui s'appelle pour la création de cahiers de doléances
00:40et on a vu juste sur la matinée de ce matin des dizaines et des dizaines,
00:44des centaines et des milliers de témoignages remontés de lycéennes et de lycéens
00:47qui nous parlent de leurs conditions d'études, qui nous parlent de la dégradation des lycées,
00:51qui nous parlent de l'orientation aussi.
00:52Effectivement, moi je rejoins, je pense qu'on parle un peu trop de la question de la violence
00:55qui est aujourd'hui un écran de fumée qui permet au gouvernement
00:58de ne pas parler des revendications lycéennes.
01:00Parlons peut-être de Parcoursup et des 160 000 jeunes qui ont été laissés sur le carreau en juillet
01:05parce qu'une plateforme de tri social ne leur permet pas d'accéder à l'enseignement supérieur
01:09alors qu'ils sont diplômés.
01:10Parlons des milliers de jeunes qui, à la rentrée là, ont été diplômés,
01:13donc ont le baccalauréat et qui ne peuvent pas aujourd'hui entrer dans l'enseignement supérieur.
01:19Certains avec mention.
01:21Peut-être, et pour dire un mot là-dessus, pendant que nous on s'écharpe sur à qui la responsabilité
01:24des violences.
01:25J'en connais un, moi, Edouard Geffray, le ministre de l'Éducation nationale,
01:28qui est bien dans sa tour dorée là, et qui annonce des nouvelles mesures
01:31qui sont des mesures de violence sociale à l'encontre des jeunes qui vont aggraver la situation.
01:34Pour vous en donner une, le passage, le passage, pardon, de manière payante.
01:40Il est revenu dessus, le ministre, le ministre de l'Éducation nationale.
01:43On laisse expliquer, et après on dira que c'est...
01:46Que ça ne se fera jamais.
01:47Pardon, pardon, j'ai spoilé.
01:49J'espère que ça ne se fera jamais, mais le passage, un système payant pour rentrer en BTS ou en
01:54classe préparatoire.
01:55Lisa ?
01:56Je répète, le ministre est revenu dessus.
01:58J'espère, parce que qu'est-ce que ça va faire cette mesure ?
02:01Cette mesure, c'est une mesure de violence de classe qui vient précariser particulièrement les élèves
02:05qui sont en lycée professionnel, qui sont les élèves qui sont issus des classes.
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