00:00Vous savez Anthony, vous me connaissez, je crois que j'ai fait les premiers plateaux avec vous, je ne cesse
00:05de dire et de rappeler cet état qui finalement excuse les parents et leurs responsabilités
00:13et qui finalement laisse cette situation de chaos qui existe depuis pour moi plus de 40 ans, puisque comme vous
00:21le savez, ça fait plus de 40 ans que je travaille sur la question des quartiers
00:26et que malheureusement aujourd'hui on s'étonne un peu de cette situation. L'état, je ne le comprends pas
00:33parce que l'état est encore une fois responsable de ce chaos
00:37parce qu'il n'a pas su à un moment rappeler aux parents leurs responsabilités. On a un état français
00:42qui est le plus généreux au monde, le plus généreux au monde.
00:45Il donne des droits aux parents et en face il ne met pas de devoirs. Vous voyez, moi je parle
00:51souvent de la prestation sociale, alors c'était des cris d'orfraie il y a 15 ans quand j'ai
00:55commencé chez vous.
00:55Aujourd'hui je sens que c'est...
00:57Ah le vent tourne sur cette question, je pense qu'une majorité de Français est d'accord là-dessus selon
01:01nos sondages.
01:02Et c'est tout simplement, c'est simple, vous donnez des droits aux personnes pour les aider dans leur parentalité,
01:09vous leur donnez des prestations sociales.
01:11Ils ont aussi le droit à des logements sociaux. Ils ont le droit aussi à l'allocation de rentrées scolaires
01:17qui est extrêmement importante
01:19et qui est aujourd'hui seulement pour les plus modestes à cause de M. Hollande parce que c'était, je
01:23trouve, plus juste de la donner à toutes les familles.
01:27Et aujourd'hui on s'offusque, on a des cris d'orfraie quand on dit, eh bien les parents doivent
01:31payer.
01:32Ce n'est pas à nous de payer, c'est aux parents de payer et je vous dirais même...
01:36Et vous avez bien raison là-dessus, l'idée fait son chemin.
01:39L'idée fait son chemin...
01:40Il faut pouvoir identifier ces jeunes, ceux qui ne sont pas cagoulés, ceux qui ont cassé.
01:44Il faut que les parents soient solvables, s'ils ne sont pas solvables, il faut leur retirer les aides sociales.
01:48Voilà, il y a tout un cheminement à faire et ça.
01:49Et on n'en fera rien.
01:50Et on fera rien.
01:51Vous savez, les Danois, ils l'ont fait.
01:53Pourquoi les Danois font quelque chose que nous, on n'arrive pas à faire ?
01:55Le problème, c'est qu'on se met toujours des freins parce qu'il y a encore un tabou.
01:59Et dans l'élite politique, il y a encore un tabou.
02:02Il y a un tabou, effectivement, sur la gauche qui nous a conduits à ce misérabilisme.
02:07À ce misérabilisme qui est en train que tous les enfants de France puissent accéder à la transmission et à
02:13l'esprit de ce qu'est la France.
02:15Moi, je leur en veux énormément parce que tous les gamins avaient le droit, justement, qu'on leur transmise cette
02:21France.
02:22Et cette, j'allais dire, cette culture de l'effort.
02:26Aujourd'hui, la gauche les a biberonnés, justement, à la victimisation, les a biberonnés à la détestation de la France.
02:35Regardez, ils brandissent.
02:37Alors, la gauche, l'extrême gauche, disons-le.
02:38L'extrême gauche, pas toute la gauche.
02:42Anthony, ce que je suis en train de dire.
02:44On sait très bien qu'ils ont pointé le droit dans la détestation de la France.
02:47C'est la France insoumise.
02:48Je me permets de me faire de la pluie.
02:49Mon livre apparaît le 14 octobre.
02:52Édition Faillard, c'est le peuple sacrifié, la trahison des élites.
02:56C'est-à-dire que ça commence maintenant.
02:57En fait, le boulevard, il a été mis en place par qui ?
03:00Par la gauche, pour l'extrême gauche, justement.
03:03Pour que M. Mélenchon, aujourd'hui, il a un boulevard où il sacrifie ces gamins-là,
03:08où il en fait des chars à calme.
03:09Là où j'abonde en voie.