00:00Oui, mais là, on a à peu près, depuis le début de ces violences urbaines,
00:05on a environ, sur le 93, une dizaine chaque jour de collègues blessés.
00:09La plupart ne s'arrêtent pas, ne se mettent pas en arrêt,
00:12tout simplement parce qu'on n'a pas assez d'effectifs, en fait.
00:14On ne peut pas se permettre de se mettre en arrêt.
00:16Parce qu'il faut bien comprendre qu'en marge de toutes ces violences urbaines,
00:20on a également des missions à assurer.
00:22Bien sûr, il reste à faire.
00:24Exactement, on a les violences intrafamiliales, on a les trafics de stupéfiants,
00:28enfin, on a tout un tas de missions à gérer.
00:32Et donc, du coup, on ne peut pas, on a un manque de moyens humains et matériels
00:37qui ne nous permet pas aujourd'hui, qui ne permet pas en fait aux collègues
00:40de se mettre en arrêt de travail.
00:42Là encore aujourd'hui, j'ai deux collègues qui ont été blessés.
00:45J'ai les photos de leurs blessures.
00:46Ils ne se sont pas arrêtés, ils continuent de travailler.
00:49Demain, ils seront présents.
00:50Et malgré des horaires très difficiles, parce qu'on les fait finir à 22h,
00:53reprendre à 7h du matin pour être présents devant les lycées,
00:57ils ne lâchent rien et ils continuent d'être en première ligne.