[#Journal] Le 19H30 du 04 Octobre 2026
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00:15Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue dans votre journal sur GMT TV du dimanche 4 octobre
00:202026. A la une ce soir, le ministère des PMI, PME gabonais multiplie les petits projets,
00:27mais le chômage des jeunes reste énorme. Nous le disions en titre, les PMI et PME sont censés être le
00:32moteur de l'emploi des jeunes.
00:34Pourtant au Gabon, les projets restent petits et les chômages nus, mais c'est ce que grandir.
00:38Micro-projets contre méga-chômage, le dispositif est informant à la hauteur, le point de notre reportage.
00:44Alors que le chômage des jeunes continue de progresser au Gabon, près de 35% des moins de 35 ans
00:49selon les récentes données de la Banque mondiale,
00:51la réponse du ministère des PME-PMI laisse à désirer. Les projets déployés à ce jour de portée limitée peinent
00:58à produire un effet d'entraînement
01:00sur l'ensemble du marché de l'emploi. Au Gabon, d'un côté, la fonction publique, longtemps premier débouché des
01:06diplômés,
01:07n'a plus la capacité d'absorber les nouveaux entrants. De l'autre, le secteur privé reste frileux,
01:12faute d'un écosystème favorable à l'écosion et à la survie des jeunes entreprises.
01:16Entre ces deux impasses structurelles, une génération entière se retrouve en attente d'une perspective.
01:21Les jeunes dépriment face à un pays qui les opprime. C'est précisément là que l'action du ministère des
01:27PME-PMI est attendue.
01:29Or, les mécanismes d'incitation et d'accompagnement des jeunes entrepreneurs demeurent de l'avis de nombreux observateurs
01:34insuffisants, voire inexistants. Les aménagements fiscaux susceptibles d'alléger les charges des start-up naissantes
01:40se font toujours attendre. L'accès au crédit bancaire reste un parcours du combattant pour des porteurs de projet.
01:46Ces derniers se retrouvent dépourvus de garantie. Quant aux structures d'incubation,
01:50elles sont trop rares pour transformer des idées prometteuses en entreprises viables et créatrices d'emplois.
01:55Cette situation interroge sur le rôle réel du ministère face à l'urgence sociale.
02:00Multiplier les initiatives ponctuelles ne sauraient tenir lieu de politiques publiques.
02:04L'enjeu n'est plus de financer quelques projets vitrines, mais de bâtir un cadre structurant.
02:09Résumes fiscaux incitatifs, fonds de garantie facilitant l'accès au financement,
02:13réseaux d'incubateurs sur l'ensemble du territoire, accompagnement post-création.
02:18Ce sont les chantiers sur lesquels Zedama Nyinga Channing est attendu par les acteurs du monde entrepreneurial.
02:23A défaut, le risque est de voir les talents s'exiler ou s'installer durablement dans la précarité
02:27et laisser s'aggraver une frustration sociale aux conséquences incertaines.
02:31La Vème République doit faire mieux que la précédente.
02:35Des chiffres qui donnent le vertige, en 2020 et 2025, la Banque mondiale a recensé
02:393 500 milliards de francs CFA de marché public au Gabon.
02:43Où est allé cet argent et qui en a profité ?
02:45Éléments de réponse dans cet élément.
02:48Dans une étude approfondie de 152 pages publiée le 29 septembre 2026,
02:53la Banque mondiale passe au crible la gestion financière et la commande publique au Gabon.
02:58L'analyse qui porte sur l'examen de 2273,
03:01contrat attribué entre février 2020 et août 2025
03:05pour une enveloppe globale de 3 500 milliards de francs CFA,
03:08met en lumière d'importantes faiblesses structurelles
03:11et une forte concentration des attributaires.
03:14Représentant près de 4,4% du produit intérieur brut sur la période observée,
03:19la commande publique gabonais se caractérise par une prédominance marquée des travaux publics
03:23qui captent à eux seuls 45% de la valeur cumulée des marchés.
03:27Le reste des engagements se répartit entre les fournitures,
03:30les prestations intellectuelles et d'autres services divers.
03:34L'un des enseignements majeurs du rapport
03:36réside dans l'hégémonie de certains prestataires
03:38au détriment d'une concurrence ouverte.
03:40Les analystes de l'institution internationale révèlent qu'une entité
03:43désignée sous le pseudonyme d'entreprise X
03:45a décroché à elle seule plus de 900 millions de dollars,
03:48soit 531,3 milliards de francs CFA à travers 5 marchés.
03:53La totalité de ces contrats lui a été attribuée par la voie de l'entente directe.
03:56Dans la même dynamique, une entreprise Y a obtenu 9 marchés
04:00représentant environ 120 millions de dollars,
04:02soit 70,8 milliards de francs CFA,
04:05dont 8 accordés sans mise en concurrence préalable.
04:08Cette pratique du gré à gré tend à s'imposer comme la norme.
04:11En 2024, les procédures par entente directe ont représenté
04:15jusqu'à 90% de la valeur globale des marchés publics passés par l'État,
04:19tout en rappelant que la taille ou les capacités financières des entreprises
04:22peuvent justifier certains choix.
04:24La Banque mondiale alerte sur le fait qu'une telle concentration
04:27étouffe la contestabilité des marchés
04:29et limite la capacité de l'État à optimiser ses deniers publics.
04:33Le document met également en évidence
04:35un calendrier de passation des marchés particulièrement déséquilibrés.
04:38Les volumes et les montants engagés connaissent systématiquement
04:41des pics entre septembre et décembre
04:43à la clôture de l'exercice budgétaire.
04:46Cette précipitation de fin d'année traduit des carences récurrentes
04:48dans la planification des achats compliquées par les contraintes
04:51de trésorerie du trésor public,
04:53incitant les administrations à engager les crédits
04:55dans l'urgence plutôt qu'en fonction d'impératifs stratégiques.
04:59Face à ces dérives, le chantier des réformes réglementaires
05:01accuse un retard préoccupant.
05:03À la mi-2026, seuls deux des quatre textes jugés
05:06indispensables pour moderniser et clarifier
05:08le cadre institutionnel de la commande publique
05:10avaient été effectivement revus ou rédigés.
05:12Un manquement qui freine l'instauration
05:15d'une gouvernance plus transparente et efficace
05:17au sein des finances publiques gabonaises.
05:20Rentrée scolaire oblige, les écoles privées hors cursus étrangers
05:23sont rappelées à l'ordre.
05:25Elles doivent désormais suivre le programme national,
05:27une décision qui fait réagir parents et promoteurs.
05:30Explication.
05:31Le ministère de l'Éducation nationale a lancé
05:33une série d'inspections inopinées dans les établissements privés
05:36afin de faire respecter les normes en vigueur
05:38et de lutter contre l'exercice illégal.
05:41Les équipes d'inspecteurs pédagogiques sillonnent notamment
05:44Libreville et ses environs pour vérifier la conformité
05:47administrative des structures, mais aussi des contenus enseignés.
05:51Cette opération traduit la volonté des autorités
05:53de renforcer le contrôle du secteur éducatif privé
05:56et de garantir le respect du programme national.
05:59Lors de ces descentes, plusieurs irrégularités ont été relevées.
06:03Au complexe scolaire heureux d'IPAD à Ovendo,
06:06les inspecteurs ont découvert un établissement
06:09qui se réclamait du système éducatif français
06:11sans toutefois figurer sur la liste officielle.
06:14Au lycée Sainte-Thérèse de l'Enfant-Jésus à Libreville,
06:17les cours étaient dispensés dans le cadre d'un partenariat
06:20supposé avec le CNED français sans application du programme gabonais
06:24ni d'un cursus étranger officiellement reconnu
06:26par la réglementation nationale.
06:28Face à ces constats, les responsables du ministère rappellent
06:31que les établissements privés doivent se conformer aux règles établies.
06:35Joachim Ongila, inspecteur général des services,
06:39souligne que les séances de sensibilisation avaient été organisées
06:42auprès des promoteurs depuis le début de l'année scolaire.
06:45Pour Ferdinand Patrick Mbaé-Sono, inspecteur d'administration
06:49de l'éducation nationale, l'enseignement dispensé au Gabon
06:52doit également intégrer les réalités nationales
06:54et contribuer à former les citoyens conscients des enjeux de leur pays.
06:59Désormais, les contrôles se veulent plus réguliers
07:02et directement menés sur le terrain.
07:03Les inspecteurs vérifient la qualification des enseignants,
07:07les programmes appliqués, ainsi que les conditions d'accueil des élèves.
07:11Barres, églises, concerts, klaxons, le bruit est partout
07:15mais les sanctions, elles sont toujours aux abonnés absents.
07:18Pourquoi les contrevenants ne sont-ils pas inquiétés ?
07:21À Libreville, les nuisances sonores sont devenues un fléau quotidien pour les populations.
07:27Des maquets animés au terrasse de bistrots diffusant de la musique parfois jusqu'à l'aube
07:31en passant par des églises et plusieurs établissements commerciaux.
07:35Le niveau sonore dépasse largement le seuil tolérable.
07:39Un abus qui interroge quand l'autorité municipale avait, il y a quelques mois pourtant,
07:45tapé du poing sur la table en interdisant le maintien de bruit à des heures avancées de la nuit.
07:52Seulement face à cette dégradation continue du cadre de vie,
07:55la réaction des pouvoirs publics tarde à se concrétiser sur le terrain.
07:59En effet, bien que la mairie ait interdit le volume au-delà de 85 décibels,
08:05les auteurs de ces troubles semblent faire leur loi au vu et au su des autorités compétentes.
08:10Or, sans suivi ni application ferme de sanctions,
08:13ces discours ne resteront que des mots dans les oreilles des contrevenants.
08:18Ceux, au grand désarroi des populations contraintes souvent de conjuguer
08:22avec ces nuisances au péril d'une nuit de sommeil paisible.
08:26Pourtant, l'article 593 du Code de la Santé fixe, le volume à 85 décibels,
08:32et Eugène Bas, édite de la ville de Libreville,
08:35avait dans sa sortie du 24 mai dernier fixé des mesures strictes dans la diffusion de ces bruits.
08:42Mais se rendre au marché de Montbouet ou dans d'autres grands carrés forts de la capitale,
08:47mais souvent mal à l'aise,
08:49cette tolérance de fait entretient un sentiment généralisé d'impunité chez les contrevenants
08:54qui considèrent le bruit excessif comme un élément indiscutable de la vie festive ou religieuse locale.
09:00Au-delà de la simple gêne, cette passivité administrative comporte un coût sanitaire lourd
09:06pour les livres illois exposés au stress et aux insomnies chroniques.
09:10Un bras de fer qui laisse germer de multiples interrogations.
09:14La mairie peine-t-elle à appliquer des sanctions sur ces auteurs de nuisances ?
09:18Il serait grand temps de passer des discours aux actes afin de restituer aux habitants
09:24leur droit légitime à la tranquillité.
09:27Plus de deux ans après le lancement de l'opération d'établissement de la CRN,
09:30la carte nationale d'identité électronique,
09:33nous sommes allés demander aux Gabonais ce qu'ils pensent du dispositif.
09:36Les avis sont partagés.
09:38Écoutons plus tôt.
09:38Nous nous demandons de nous faire d'abord du succès, ensuite il fallait faire une démarche.
09:43On a fait une démarche, mais après, une dernière demande, on a pas fait de passer à l'établissement.
09:48On est toujours en train d'attendre, de voir ce que ça m'a attendu.
09:52Merci.
09:53Bien, moi, en tant que citoyen gabonais, je pense déjà que l'opération a échoué.
10:00Du fait que moi-même je n'en ai pas, ça fait depuis un an, j'ai fait la carte
10:06jusque-là, je ne l'ai pas.
10:07Ça veut dire qu'il y a des échecs dans tout ce qu'on fait.
10:11Peut-être parce que ce n'est pas payant pour les Gabonais, alors que c'est le même logiciel qui
10:18produit les cartes de séjour, qui produit la carte nationale.
10:22Je ne comprends pas qu'après, on vous demande de revenir trois mois après.
10:27Trois mois après, il n'y a aucune carte. Ça fait un an, ce n'est pas la carte.
10:30Je ne pense pas que les Gabonais tous ont pu avoir cette carte.
10:35Bon, je ne veux pas.
10:38Les chargés de ça, ceux qui s'occupent de la documentation et tout, c'est normal, eux, ce sont eux
10:43qui peuvent, qui sont bien placés normalement pour prendre à cette question.
10:48Nous, on ne faut que constater seulement.
10:51Moi, par exemple, présentement, j'ai refait la carte biométrique, mais il y a un an et plus, qu'est
10:57-ce qui se passe ?
10:57On me dit non, il y a des étapes, il y a ci, il y a...
11:00Vous voyez, donc vraiment, je ne sais pas comment expliquer. C'est compliqué.
11:04Déjà, pour commencer, moi, je dirais que lorsqu'on prend des initiatives, il faut des mesures d'accompagnement.
11:10C'est premièrement, je crois.
11:12Et sans des mesures d'accompagnement, même si vous mettez tout un système en place, ça ne pourrait pas suivre,
11:16au fait.
11:17On a demandé aux Gabonais d'aller faire des cartes électroniques, des cartes électorales électroniques.
11:22Mais malheureusement, je crois que les mesures d'accompagnement n'étaient pas suivies, au fait.
11:29Lorsqu'on décide de sortir d'un système pour un autre, il faut que tout un processus soit mis en
11:33place, au fait.
11:35Et là, la faute ne retombe pas sur les Gabonais, mais retombe sur le système actuel.
11:40Parce que déjà, on annule, on passe par l'annulation des anciennes cartes qui n'étaient pas biomiques.
11:47Je crois que c'est ça le terme.
11:49Les anciennes cartes n'étaient pas biomiques pour des cartes actuelles qui sont biomiques.
11:52Donc ça veut dire que le lancement des cartes intérieures, si ça prenait peut-être deux mois, les biomiques vont
11:59vous prendre sept ans.
12:00Non, pour moi, c'est une question d'actualité. Au revoir. Merci.
12:04Et là, comment feront les Gabonais pour circuler pendant tout ce laps de temps-là ?
12:09Parce qu'il y a des contrôles qui se sont accélérés au niveau de la capitale.
12:12Et la faute ne retombe pas sur un Gabonais qui sort sans ses papiers.
12:17Parce que déjà, la facilité pour avoir le papier ou bien le macaron, ça prend du temps.
12:23Donc pour moi, la faute retombe sur le système en place.
12:27Désolé de dire ça, mais je crois que c'est la triste réalité.
12:29Est-ce que ça va aboutir ? On n'est pas partout.
12:33Sommes dans la dent, comment on peut ?
12:50Le chiffre du jour, 97%, c'est la part cumulée du pétrole, du manganèse et du bois dans les recettes
12:55d'exportation du Gabon, illustrant la dépendance aux matières premières.
12:59Dans le cadre de la journée dédiée aux personnes âgées et aux retraitées, nous savons qu'il y a beaucoup
13:04qui ont du mal à se déplacer.
13:06Donc nous avons fait le choix de les rapprocher par rapport aux soins de santé ici par Caravane Médicale.
13:12Ces mots sont du docteur Armand Longo-Moulengui, ministre des Affaires Sociales.
13:16Voilà qui termine ce journal. Merci de l'avoir suivi sur GMT TV.
13:20Excellente soirée, excellent dimanche à toutes et à tous. A très bientôt.
13:29Sur vos différents réseaux sociaux.