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  • il y a 15 minutes
Après un premier blocage dans un lycée de Créteil le 17 septembre, un mouvement de mobilisation lycéen s'est répandu en France en l'espace de deux semaines.  

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Transcription
00:00Au moment où on a été reçu par le ministre, depuis dix jours, il y avait des centaines de lycées
00:03bloquées,
00:04aucune de nos revendications n'avait été écoutée, le ministre n'avait même pas fait semblant.
00:08Donc évidemment, il y a eu une colère qui monte, qui monte, qui monte.
00:11Aujourd'hui, enfin, on a été reçu, on n'a pas vraiment été écouté,
00:14puisque aucune mesure concrète n'a été annoncée par le ministre.
00:17Donc le mouvement va continuer, et c'est le ministre qui joue avec le feu actuellement.
00:19Vous dites, on n'a pas été écouté, on a reçu sur ce plateau énormément,
00:22puisque vous n'êtes pas unique syndicat.
00:24Les lycéens sont représentés par plusieurs syndicats et plusieurs mouvements.
00:27Certains disent, oui, le dialogue a commencé à s'instaurer,
00:30on a été écouté.
00:30En même temps, les mesures que vous demandez ne se font pas d'un claquement de doigts,
00:34ça ne peut pas être mis en place du jour au lendemain.
00:36Comment vous comptez poursuivre ce mouvement de manière pacifique ?
00:40Et très concrètement, qu'est-ce qu'il vous faudrait sur la table pour l'arrêter ?
00:43Nous, il nous faut des mesures concrètes et des engagements garantis.
00:46C'est-à-dire que là, le ministre parle d'une plateforme de concertation.
00:49Ça, on a l'habitude avec les macronistes, des choses, on va concerter, on verra ça plus tard.
00:53Il y a eu ça après les Gilets jaunes, il y a eu une convention sur les temps de l
00:55'enfant.
00:55Finalement, qu'est-ce qui a été fait ? Rien.
00:57Donc nous, on ne va pas tomber dans ce piège. On veut des choses maintenant.
00:59Et c'est pour ça qu'on va continuer la mobilisation pour maintenir la pression.
01:03J'entends ce que vous dites, mais quand vous me dites des choses, très concrètement, c'est quoi ?
01:07Eh bien, on a plein de revendications. Par exemple, liées à Parcoursup.
01:09Parcoursup, il faut ouvrir des dizaines de milliers de places en université.
01:12Chaque année, il y a des milliers d'élèves qui ont le bac et qui pourtant n'ont pas de
01:15place à l'université.
01:16Ça, ce n'est pas normal. Parcoursup, il faut aussi l'abroger.
01:19Ça crée du stress toute l'année, ça fait un tri social.
01:22Ce n'est pas normal.
01:22Il faut aussi embaucher massivement des professeurs.
01:25Aujourd'hui, dans 53% des établissements, il manque au moins un professeur.
01:28Il y a des gens qui passent le bac de français.
01:29Mais vous êtes conscients que pour embaucher massivement des professeurs,
01:31il faut qu'il y ait des personnes qui aient envie d'être professeurs ?
01:34Bien sûr. Mais ça, on peut agir dessus.
01:36Par exemple, revaloriser le salaire des professeurs, ça, c'est une action.
01:39Dans le projet de loi, dans le budget qui a été proposé hier ou avant-hier,
01:45il y a 1588 postes d'enseignants qui vont être supprimés.
01:49Ce n'est pas normal. On est en pleine mobilisation.
01:51Il faut au contraire en augmenter, augmenter le budget de l'éducation nationale.
01:54Donc, vous nous assurez que la mobilisation va se poursuivre, bien évidemment, mardi, mais aussi demain ?
01:59Mais bien sûr, aussi demain.
02:00Il y aura des centaines d'essais bloqués.
02:02Là, pendant ce temps, à chaque jour de mobilisation, il y avait davantage de personnes mobilisées.
02:05Donc, ça va se poursuivre.
02:06Et comme je le disais, c'est le ministre qui joue avec le feu aujourd'hui.
02:08Tant qu'il ne nous écoute pas, la colère va monter et la protestation va continuer.
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