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  • il y a 9 minutes
À quelques mois de la présidentielle, les cinq candidats à la primaire sociale-démocrate, dont le premier tour est prévu le week-end prochain, débattent sur BFMTV, en partenariat avec Libération, ce dimanche 4 octobre. Ségolène Royal, Olivier Faure, Emmanuel Maurel, Jérôme Guedj et Raphaël Glucksmann seront ensuite interrogés par un panel de Français, présents en plateau. 

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Transcription
00:00Je pense que la question qui est posée, au-delà de la question de fonds sur les retraites,
00:04c'est la question de notre fiabilité.
00:07Quand on manifeste, quand on accompagne un mouvement social
00:12et que l'on dit quelque chose, on le tient.
00:16Si on ne le fait pas, alors on n'est plus jamais cru.
00:20Et donc, oui, il y aura, si je devenais président de la République,
00:25abrogation immédiate de la réforme borne.
00:27Nous avons tenu sa suspension, qui a bloqué effectivement le compteur à 72 ans et 9 mois.
00:31On reviendra à 62 ans.
00:34On fera, et c'est un point que je partage avec Jérôme Gage,
00:37attention au fait que la deuxième borne d'âge puisse se rapprocher de la première,
00:42puisque c'est celle du taux plein pour les femmes, notamment, essentiellement,
00:46qui n'ont pas le nombre de trimestres requis et qui doivent attendre 67 ans
00:50pour pouvoir enfin partir à la retraite.
00:53Donc vous l'emmenez à ?
00:54Aux femmes de ménage, ça peut être 65 ans.
00:56C'est en fait la possibilité pour des métiers qui sont souvent des métiers pénibles,
01:01pour des femmes qui sont souvent des mères qui ont élevé seules leurs enfants,
01:05qui ont eu des métiers qui étaient des métiers très difficiles,
01:07avec des carrières très hachées, avec malheureusement…
01:11Mais vous financez ça comment ?
01:12Avec le temps plein qui était souvent une option, mais souvent des temps partiels subis.
01:21Et donc, oui, il faut effectivement que nous puissions faire en sorte qu'il y ait un peu de justice.
01:26Et donc, pour en venir au financement, 62 ans, c'est la butée que je conserve,
01:33contrairement à ce que dit Jérôme, et donc qui laisse penser qu'on pourrait se retrouver dans une situation
01:38où on pourrait partir à n'importe quel âge, avec une décote, avec un nombre d'annuités qui resterait à
01:45définir.
01:46Ensuite, moi je pense…
01:48Il n'y a pas de décote, Olivier, justement.
01:49La décote, c'est à partir d'un âge légal.
01:50Donc, si je peux me permettre cette clarification, il n'y a pas de décote ni de surcote quand il
01:54n'y a plus d'âge légal.
01:55Là, en l'occurrence, il faudrait bien que tu fixes un nombre d'annuités à réaliser, par métier,
02:01qui permettrait de partir ou pas, et donc partir à un âge, etc.
02:05C'est une individualisation du départ à la retraite en fonction de la nature des métiers,
02:09qui est soumis à la négociation des partenaires sociaux, évidemment, à qui il faut donner la gouvernance.
02:14Je ne veux pas construire une opposition factice entre nous.
02:16Non, non, non, c'est juste un échange.
02:17On a beaucoup échangé et, en réalité, il y a des options qui sont assez voisines.
02:22Ce que je dis simplement, c'est qu'il va falloir se poser la question, effectivement, de l'intelligence artificielle.
02:26Ça a été dit avant moi.
02:27Mais si vous avez dans une entreprise dix comptables et que d'un seul coup,
02:33parce que vous avez l'intelligence artificielle qui vient remplacer neuf comptables,
02:38vous avez là neuf cotisations qui ne rentrent plus
02:41et vous avez, pour la Sécurité sociale, la charge de neuf personnes qui sont désormais au chômage.
02:48Eh bien, il faut, à un moment, faire payer aussi ce que rapporte l'intelligence artificielle.
02:53Et donc, c'est ce qu'on a appelé le dividende IA qui permettrait, effectivement,
02:58de financer, de participer au financement de nos retraites.
03:01Merci.
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