Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 11 minutes
Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce lundi, Pascal Praud revient sur l'agression d'une famille à Nantes par des casseurs voulant passer par chez eux pour rentrer dans le lycée.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00On dit beaucoup sur une famille du Mans qui a été tabassée.
00:03Je ne sais pas si vous connaissez cette histoire.
00:05Donc, cette famille habite tout près du lycée le plus important au Mans
00:10et il y a des jeunes gens qui veulent passer dans ce lycée via cette maison
00:15qui jouxte le lycée.
00:20Vous avez compris.
00:21Et ils ont été tabassés.
00:22Ils ont été tabassés.
00:24Et le monsieur, il est déficient visuellement.
00:27Il était handicapé.
00:29Mais ils n'en ont rien à faire.
00:30Ce sont des jeunes gens.
00:31Ils tabassent.
00:32Ils se croient dans un jeu vidéo.
00:33Que sais-je ?
00:34Voyez ce reportage.
00:36Reportage qui est signé.
00:38Je ne sais pas de qui il est signé.
00:40Des équipes de Cédiaus.
00:44Cette vidéo d'une rare violence.
00:46On voit plusieurs individus cagouler s'en prendre à un autre jeune et le rouer de coup.
00:51C'est le fils de la famille qui vit ici.
00:53Dans un pavillon qui jouxte le plus grand lycée du Mans.
00:56L'idée des assaillants était de pénétrer dans l'établissement en passant par le jardin.
01:02La suite, c'est le père de famille qui la raconte.
01:04Nous avons simplement demandé à ce groupe de personnes de ne pas pénétrer dans notre résidence
01:09afin d'éviter toute dégradation.
01:13En réponse, nous on a subi une agression violente, disproportionnée.
01:18Vraiment une agression traumatisante à ce moment-là.
01:21J'ai un lourd handicap visuel.
01:23Je ne peux pas me défendre.
01:25Pour ma part, ils étaient deux.
01:29Ils se sont déchaînés sur moi et sur mon fils, ils étaient cinq.
01:33Aujourd'hui, nos nuits sont très difficiles.
01:37Toute la famille, moi personnellement, je me réveille régulièrement.
01:42Ma femme, elle pleure régulièrement, mais ma fille, elle ne trouve toujours pas le sommeil.
01:47Une enquête est en cours.
01:49La police étudie de très près.
01:50La vidéo postée sur les réseaux sociaux est filmée par l'un des membres du groupe d'assaillants.
01:57Orange mécanique.
01:58Alors exactement, quand Laurent Oberton avait sorti son livre La France orange mécanique,
02:04il n'était reçu nulle part.
02:06Tout le monde le traitait de fasciste.
02:09Et effectivement, tout le monde disait qu'il exagérait.
02:12Moi, j'ai relu des passages ce week-end.
02:14En fait, il est en dessous de la réalité.
02:15C'est pire.
02:17Mais ce n'est que le début.
02:18Bien sûr.
02:19Ce n'est que le début, c'est ce que je dis en permanence.
02:21Ce n'est que le début.
02:23Oui.
02:23Et nous avons été nombreux.
02:25Nombreux à alerter et à dire ce qui allait se passer.
02:27Certains sont étonnés quand ils voient ce qui se passe actuellement.
02:30Je veux dire, on est quand même très nombreux à ne pas du tout être étonnés.
02:33Sophie Audugé.
02:33Je vous rappelle que Maurice Berger avait écrit
02:36« Voulons-nous des enfants barbares ? »
02:37Tout à fait.
02:37Il l'entend.
02:38Vous voulez, ça a quand même plus de, je crois, 15 ans ou 20 ans.
02:422008.
02:43Là, ce ne sont pas des élèves.
02:45Ce sont des sauvages.
02:46Parfois, on dit qu'ils sont décivilisés.
02:48Pour être décivilisés, il faut avoir été civilisés.
02:50Ils n'ont pas été civilisés.
02:52Quand on parle de lycéens, on parle de jeunes qui ont entre 15 ans et 18 ans.
02:55C'est les âges du lycée.
02:57Ça veut dire que vu qu'ils sont rentrés à l'école au plus tard à 6 ans,
03:00puisque maintenant c'est 3 ans, mais à l'époque c'était 6 ans,
03:03ils ont passé 10 ans sur les bancs de l'instruction publique.
03:07Sauf qu'il n'y a plus d'instruction publique.
03:09Il y a une éducation nationale qui fait ce qu'a demandé le plan Langevin-Wallon en 47,
03:15c'est-à-dire de laisser faire les élèves, de faire les cours en fonction de ce qu'ils demandent.
03:20C'est l'autodiscipline.
03:21En 47 ?
03:22En 45.
03:24Langevin-Wallon, c'est 47.
03:25C'est la Bible du monde.
03:27Oui, mais moi quand je suis passé, je suis passé en 70 ou 68, je ne faisais pas ce que
03:33je voulais.
03:33Bien sûr, Pascal, mais il y a une dynamique dans des mouvements comme ça.
03:36C'est-à-dire que ça a mis 20 ans, 30 ans à s'installer durablement.
03:40Aujourd'hui, vous essayez de changer quelque chose qui maintenant,
03:43alors pas à votre époque, mais aujourd'hui a plus de 30 ans d'installation et d'infiltration.
03:47Et si vous voulez, à un moment, si vous ne changez pas le système complètement,
03:51que vous le remettez totalement à plat...
03:52Est-ce qu'on peut le faire ? Moi, parfois, je vous assure que...
03:55Je sais, vous avez raison, c'est une vraie question.
03:57Je suis très...
03:57Pour le confier aux régions.
03:58Il faut faire exploser l'éducation nationale pour le confier aux régions.
04:01Qu'est-ce qu'on va faire avec les jeunes gens ?
04:01Alors là, vous...
04:03Qu'est-ce qu'on va faire ?
04:04Entre les syndicats de la magistrature, les médias, tous ces gens-là disent n'importe quoi, aujourd'hui.
04:11Vous avez plusieurs questions dans celles que vous posez.
04:13La première, c'est est-ce qu'on peut retrouver une instruction publique ?
04:16C'est ce que vous dites régulièrement, c'est-à-dire est-ce qu'on peut réformer en profondeur le
04:20système
04:21et se limiter à de l'instruction publique jusqu'au lycée, le reste, c'est ailleurs.
04:25C'est possible.
04:26C'est possible à partir du moment où on a une décision politique majeure.
04:30Et c'est possible que dans un système qui est quelque part dans une émulation positive.
04:35Certains parleront de concurrence, c'est-à-dire qu'avec un privé libéré et une décentralisation en région.
04:41L'instruction publique doit être, c'est le seul moyen de la sauver, en concurrence avec ceux qui sont meilleurs
04:47qu'elle.
04:47Et là, ce que vous dites, c'est-à-dire qu'on va découvrir, tiens, comme par hasard,
04:50que les établissements aujourd'hui qui ont les meilleurs résultats,
04:53qu'ils soient d'ailleurs publics, peu nombreux, ou privés sous contrat ou hors contrat,
04:58ce sont des établissements qui pratiquent les méthodes qui ont marché,
05:01qui ont mis en place, en tout cas pas enlevé l'autorité,
05:03qui ont des professeurs très exigeants, des élèves qui connaissent le cadre dans lequel ils doivent être instruits.
05:09Et quand on parle de désordre, là on s'étonne du désordre extérieur,
05:11mais elle est dans une classe de cours.
05:13Aujourd'hui, la France est le dernier élève en termes de conditions d'apprentissage.
05:17Bon.

Recommandations