00:00Oui, je vous le disais, la dictature des sauvageons convient à ceux qui haïssent la démocratie.
00:04On se souvient d'une police acclamée par la foule au lendemain des massacres de Charlie et du Bataclan
00:09et de ce rapprochement spontané entre les forces de l'ordre et la population.
00:13On vivait à un âge d'or, on se disait bon, ça y est, c'est fini, on aime les
00:17flics.
00:17Et puis l'histoire a basculé quand certains discours politiques ont décidé de saper l'autorité de l'État par
00:22pure stratégie électorale.
00:24Quand on veut déconstruire l'ordre républicain, quoi de plus facile que de salir les flics,
00:28gardien de cette paix républicaine.
00:30A force d'insultes et d'amalgames prémédités, la France insoumise a érigé la police française en bras armés répressifs
00:35de la fracture sociale et du rassisme.
00:38Rien que ça, et je peux vous dire qu'ils ne baissent pas la garde.
00:40A une époque où l'école ne fabriquait pas des crétins, où les réseaux asociaux, je dis bien réseaux asociaux,
00:46ne corrompaient pas les esprits, où le respect de l'autorité était tout simplement un paramètre légitime du vivre ensemble,
00:53ce discours aurait fait long feu.
00:54Mais aujourd'hui, dispensé par une mouvance politique installée dans nos institutions,
01:00il enflamme les inconsciences.
01:02La décérébration programmée de notre jeunesse par la mauvaise éducation nationale,
01:07aboutie à l'affligeant spectacle auquel assiste une démocratie française trahie, abandonnée et compromise par ses élites.
01:13C'est la lâcheté d'une partie de notre classe politique qui fait jette au sol la jeune policière rouée
01:19de coups dans les rues de Paris.
01:20C'est la veulerie de nos gouvernants qui lynchent le commandant de police à Belfort.
01:24Et ce sont 40 années de démission du pouvoir exécutif face aux oucasses dogmatiques d'un gauchisme viral,
01:30dans ses versions diverses et variées, pédagogisme scolaire ici,
01:34walkisme sociétal là, qui incendie le lycée Nelson Mandela à Nantes.
01:38Et ce n'est qu'un début, puisque la République n'a plus les moyens humains et financiers de faire
01:43face.
01:43On ne compte plus les préfets, avant la rage au cœur,
01:46devoir se conformer aux consignes du ministre de l'Intérieur,
01:49d'éviter à tout prix de franchir certains seuils dans le rétablissement de l'ordre.
01:53Cela fait bien longtemps que les gouvernements préfèrent s'essuyer les pieds sur l'état de droit,
01:57car c'est bien d'une dislocation de l'état de droit qu'il s'agit,
02:01plus d'eau que de faire triompher la justice et la loi.
02:04Le camp de la haine et le camp de la sédition,
02:06fort de quelques succès électoraux médiatisés, l'a bien compris,
02:10et ce sont aujourd'hui les policières et les policiers français
02:13qui se cachent pour échapper au lynchage de ceux qui prient
02:16pour que la République française, laïque et sociale, rejoigne les poubelles de l'histoire.
02:21Que n'avions-nous pas entendu lorsque Jean-Pierre Chavènement,
02:24ministre de l'Intérieur du gouvernement du Lyon de la Gauve de Lionel Jospin,
02:27avait parlé de sauvageons à propos de mineurs délinquants multirécidivistes.
02:31C'était en 1998.
02:33Tout le monde lui était tombé dessus.
02:34On sait aujourd'hui que la formule était bonne, précise et visionnaire.
02:38« Sauvageons » est le terme qui désigne des petits arbres
02:41qui poussent sans tuteur, donc de travers.
02:43Eh bien, écoutez, ce que je peux vous dire, c'est qu'aujourd'hui,
02:47ils se sont mués en commando barbares, sans limite,
02:50gavés de concepts nauséabonds, mais faciles à ingurgiter.
02:53Concepts qu'on leur a plantés dans le crâne sans difficulté,
02:56puisque leur capacité de discernement a été dissoute
02:58en même temps que les fondements de l'école républicaine.
03:01Le seul problème, ma chère Anissa,
03:03ô combien douloureux,
03:04car sans solution immédiate,
03:06est qu'ils sont devenus le visage de la France.