- il y a 8 heures
Le président LR de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, a répondu ce lundi 5 octobre aux questions d'ICI Nord. Il réagit au mouvement de blocus des lycéens, explique comment il compte y répondre, et annonce de nouvelles aides face à la hausse des prix des carburants.
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00:00Bonjour, vous avez Bertrand. Bonjour.
00:01À l'Anse, un lycéen a eu la main arrachée hier lors d'une manifestation,
00:05arrachée par une grenade. Votre réaction à ce qu'il s'est passé ?
00:08Est-ce que l'usage de la force est proportionné dans le cadre de cette manifestation ?
00:11J'étais en séance quand j'ai appris cette nouvelle terrible par différentes alertes.
00:17J'ai été profondément marqué parce que c'est un drame, un drame terrible.
00:22Ce jeune qui a perdu sa main, une blessure très très grave également à l'avant-bras.
00:30Et quand j'ai rencontré d'ailleurs les jeunes des lycéens et des étudiants,
00:33j'ai commencé par cela parce qu'il n'y a aucune manifestation
00:38qui devrait produire justement un drame aussi terrible. Aucune.
00:42J'ai eu l'occasion d'en parler avec le maire de Lens.
00:44J'ai eu l'occasion aussi d'en parler avec le préfet qui aussi était très marqué
00:50et qui m'a garanti qu'aussitôt une enquête de l'IGPN,
00:53c'est l'inspection générale de la police nationale,
00:55avait été diligentée pour faire justement toute la lumière sur les circonstances.
00:58Mais ce qui se passe aujourd'hui, c'est qu'il y a un jeune qui a perdu une.
01:01Le Premier ministre a demandé à recevoir, ou en tout cas à s'entretenir,
01:05lors d'une réunion avec les présidents de région.
01:07Vous allez participer à une réunion puisque Sébastien Lecornu,
01:09après plus d'une semaine de manifestations et de blocages aux abords des lycées,
01:13veut, sur la rénovation des établissements scolaires spécifiquement,
01:16identifier les urgences, établir un calendrier.
01:18Qu'allez-vous présenter, qu'allez-vous dire à Sébastien ?
01:20Vous savez, on n'a pas attendu cette réunion pour rénover les établissements.
01:24Plus d'un milliard d'euros qui ont été consacrés,
01:25mais ce n'est pas avec des chiffres qu'on va répondre à la crise.
01:28Parce qu'il y a deux choses profondément différentes dans les réponses à apporter,
01:33mais il y a quand même une situation.
01:34Est-ce que je veux dire que ça plaise ou non ?
01:37Il faut bien regarder en face le malaise profond de cette génération de jeunes.
01:41C'est un malaise profond.
01:43Mais regardez bien, et mettons-nous aussi un peu à leur place.
01:47Quand on parle du classement PISA, vous croyez qu'ils ne voient pas ce que ça veut dire,
01:51le classement PISA dans lequel la France recule année après année ?
01:54Quand on parle des moyens d'éducation nationale,
01:56quand on parle du remplacement des profs,
01:58et ces jeunes qui voient qu'aujourd'hui, leur avenir est incertain,
02:02et qu'en plus leur orientation va dépendre de parcours sup'
02:07auxquels les jeunes, comme les familles, ne comprennent quand même pas grand-chose,
02:12et on va leur dire que tout va bien ?
02:14Certainement pas, oui.
02:15Et il faut bien entendre aussi cela.
02:17Alors certains disent, ouais, il n'y a rien de grave dans ce qu'ils vivent.
02:21Non, il faut aussi entendre ça.
02:22Mais tout ça, ce sont des revendications qui peuvent concerner l'éducation nationale.
02:25Pour le coup, il y a aussi un certain nombre de revendications.
02:26Non, non, ça concerne toute la société française.
02:28Toute la société française.
02:29Mais qui s'adresse à l'éducation nationale.
02:31Non, non, non, mais ça concerne tout le monde quand même.
02:34Parce que vous savez, on dit toujours, les jeunes, on les aime bien,
02:37c'est la chose la plus importante, mais qu'est-ce qu'on s'en occupe mal ?
02:39Et vous prenez en plus les tensions géopolitiques, la question climatique,
02:43et ils n'auraient pas le droit d'exprimer ça, eux.
02:46Alors il y a des sujets qui relèvent, vous avez raison, entièrement raison,
02:49de l'éducation nationale.
02:50Et il y a des choses qui relèvent également des conseils régionaux.
02:53Parce que nous, on s'occupe du bâtiment,
02:55on s'occupe de l'entretien et de la restauration.
02:58Alors j'entends bien que le problème numéro un, c'est justement le renseignement.
03:03Et d'ailleurs, l'une des réponses, c'est qu'on ne peut plus avoir un système
03:06aussi centralisé que l'éducation nationale, qu'on peut avoir aussi un pays comme le nôtre
03:10qui fonctionne uniquement à partir de Paris, où tout se décide à Paris.
03:14Mais en attendant, il y a aussi des réponses qui relèvent du conseil régional.
03:18Et la vérité, c'est que pour le conseil régional, il faut aussi entendre les demandes des jeunes.
03:23Ils nous disent, peut-être que vous discutez avec les proviseurs,
03:27peut-être que vous discutez avec vos équipes techniques, tout ça,
03:29mais nous, on a parfois le sentiment qu'il y a des problèmes qui ne sont pas réglés,
03:32qu'on n'est pas entendus.
03:33La raison pour laquelle j'aurais proposé de mettre en place un nouveau système
03:36pour qu'en plus de ce que nous faisons pour les travaux urgents,
03:40ils aient la possibilité de nous saisir, de nous interpeller directement
03:43avec l'obligation pour nous de répondre.
03:45Ce serait sous quelle forme ?
03:46Écoutez, c'est une sorte de plateforme où est-ce qu'on va utiliser des réseaux sociaux
03:51pour qu'ils puissent dire, dans tel lycée, on a tel problème.
03:54Encore une fois, ils nous disent, on n'est pas là pour faire le boulot de vos services,
03:56et ils ont raison, on n'est pas là pour faire le boulot de l'éducation nationale,
03:59mais quand il y a un problème, nous, on ne comprend pas pourquoi ce n'est pas réglé,
04:02je leur ai proposé qu'ils puissent nous interpeller.
04:04C'est quelque chose que j'avais fait dans ma ville quand j'étais maire,
04:07système d'interpellation directe des citoyens,
04:09pour dire, dans les 48 heures, vous aurez une réponse.
04:11Soit ce sera réglé, soit on vous dit en combien de temps c'est réglé,
04:14avec une obligation de résultat.
04:16Encore une fois, c'est en plus de ce qui existe, ce n'est pas à la place,
04:19parce qu'ils sont tenus à dire, écoutez, au début,
04:22je ne sais pas si c'est intéressant, à la fin, ils disent, on est prêts à prendre.
04:26Ensuite, comment on parle avec les jeunes de la rénovation, de la restructuration des lycées ?
04:31Les lycées de demain, ce n'est pas les mêmes que ceux d'hier.
04:33Aujourd'hui, on en parle beaucoup, encore une fois, avec les proviseurs,
04:35avec les équipes techniques des lycées et chez nous,
04:38on n'en parle pas tant que ça avec les jeunes.
04:40Il n'y a que les administrateurs dans les conseils,
04:42qui, le moment venu, seront au courant, mais assez tard.
04:45Et donc, ce que je voudrais, c'est département par département,
04:49qu'on puisse avoir un dialogue, soit avec des conseils de la vie lycéenne,
04:52soit avec les administrateurs lycéens,
04:54pour justement parler de sujets plus globaux,
04:57mais des sujets aussi de restructuration,
04:59et de la façon dont, dans les lycées des Hauts-France,
05:01ils trouvent clairement leur place.
05:03Voilà, ça fait un petit moment que je dis que pour le lycée de demain,
05:07il faut réussir à les associer, les jeunes.
05:09On a commencé à pouvoir dialoguer, mais ce n'était pas aussi construit que ces idées-là.
05:13Donc, je vais les tester auprès des jeunes,
05:14savoir s'ils sont tout à fait partants,
05:17pour qu'on essaye d'améliorer les choses.
05:18Et puis, il y a aussi autre chose qui n'a rien à voir avec les travaux.
05:22C'est ce qu'on appelle la dotation globale de fonctionnement,
05:24année après année.
05:25C'est ce qui permet de chauffer les locaux,
05:27d'entretien les locaux, c'est la restauration.
05:29On a un système de calcul savant, établissement par établissement,
05:33mais qui fait qu'au final,
05:35initialement, on avait une baisse de 160 000 euros sur 80 millions.
05:39Donc, on nous dit sa baisse,
05:40alors que chaque année, au final,
05:42elle finit par augmenter.
05:43Donc, plutôt que de renvoyer l'augmentation à dans quelques mois,
05:47j'ai voulu faire une grosse partie de l'augmentation,
05:49dès maintenant, pour pouvoir justement donner de la visibilité.
05:53Est-ce qu'il y a également des travaux urgents
05:55que vous avez pu identifier lors de cette semaine de mobilisation ?
05:58Est-ce qu'il y a eu des témoignages dans tel lycée ?
06:00Il y a eu des témoignages,
06:01mais pour lesquels on a besoin d'aller voir sur place.
06:03J'ai proposé à des jeunes qu'il y ait des réunions sur place.
06:06Parce qu'on dit, oui, il y a des établissements
06:09où dans les dortoirs, il y a du moisi.
06:11Attendez, je ne vais pas laisser un seul des établissements de la région
06:14avec des internes.
06:15J'étais moi-même surveillant d'internat à une époque
06:19où j'ai connu des époques très difficiles.
06:21Aujourd'hui, on est en 2026,
06:23il n'y a pas un élève qui doit dormir dans de telles conditions
06:25ou prendre sa douche dans lesquelles il y aurait du moisi.
06:28Ce n'est pas possible.
06:29Les provisoires, on dit, non, ce n'est pas le cas.
06:31On ne va pas être parole contre parole.
06:33Je veux voir établissement par établissement.
06:35C'est ça, notre responsabilité.
06:37Quelle issue pourriez-vous à ce mouvement ?
06:39Est-ce que le gouvernement va savoir y répondre ?
06:40Il faut aussi qu'il y réponde,
06:42mais j'entends aussi, à un moment donné,
06:45il ne faut pas faire d'amalgame.
06:47Parce que vous savez, les jeunes expriment,
06:49j'en suis convaincu, un réel malaise.
06:52Mais ceux qui expriment un malaise
06:54viennent à visage découvert.
06:55Ils manifestent à visage découvert.
06:57Et puis, il y a ceux qui viennent pour casser.
07:00Et ceux-là, ils ne viennent pas à visage découvert.
07:03Ils ont une cagoule.
07:04Ce n'est pas compliqué de faire la différence.
07:06Ce n'est pas compliqué de refuser l'amalgame.
07:09Et je vois bien le petit jeu de ceux
07:11qui pourraient être dans la provocation,
07:13mais la réalité, c'est qu'il y a des jeunes
07:15qui passent un véritable message
07:16et que ce message, on a l'obligation d'y répondre.
07:18Pour le reste, je l'aurais dit tout à l'heure,
07:21rien ne peut se régler par la violence.
07:23Que ce soit les dégradations sur les bâtiments,
07:26ce n'est pas possible.
07:27Il ne peut pas y avoir aussi des proviseurs,
07:29des personnels, des professeurs
07:32qui ont été agressés.
07:33Ce n'est pas possible non plus.
07:35La violence n'a jamais rien réglé.
07:36Elle ne réglera strictement rien.
07:38Et il est vrai également en la matière,
07:41Le respect, ça impose également
07:43que nous demanderons aux parents
07:45dont les mineurs auront été reconnus
07:48coupables d'agissements et de détériorations.
07:50Je ne veux pas que ce soit l'assurance
07:52de la région qui paye.
07:53Je veux que ce soit les parents
07:54qui assurent cette forme de réparation.
07:57Et la région se portera partie civile à chaque fois.
08:01Xavier Bertrand, des plateformes de la région
08:04ont été victimes récemment d'une cyberattaque
08:06avec des fuites de données.
08:07Cela arrive après déjà l'atteinte informatique
08:09qui avait touché les lycées de la région
08:10en dernier.
08:11Est-ce qu'on peut prendre des mesures
08:12pour que ça n'arrête plus ?
08:13Oui, bien sûr.
08:13La première des mesures,
08:14c'est de jouer la transparence
08:15vis-à-vis des personnes concernées.
08:18Un, c'est la région qui en est responsable,
08:20même si on a des partenaires,
08:21des partenaires connus.
08:22On a DocaPost, qui est une filiale de La Poste.
08:25Donc, on a pris des gens sérieux.
08:26Mais il s'avère qu'aujourd'hui,
08:28on s'aperçoit que c'est quand même très difficile
08:30d'avoir des systèmes qui sont inviolables.
08:32Donc, la première des choses,
08:33j'ai voulu que l'on informe
08:35dès qu'on a eu des informations
08:37sur l'ensemble des personnes concernées.
08:38C'est-à-dire plus d'un demi-million de personnes
08:40et on est en train de voir si c'est 500 000
08:42ou si c'est 700 000 personnes
08:43et de leur dire,
08:44voilà ce qui a été récupéré par des hackers.
08:49Sauf qu'entre ça,
08:51la plateforme PassePasse,
08:52les lycées, trois attaques,
08:54c'est trois attaques de trop.
08:56Ce que j'ai demandé très clairement,
08:57c'est qu'on puisse faire auditer
08:59l'ensemble de nos services,
09:01l'ensemble de nos prestataires,
09:03pas seulement les services de la région.
09:04C'est vrai que quand on paye un prestataire,
09:06on pense qu'on est bordé ceinture et bretelles.
09:10Visiblement, ce n'est pas le cas.
09:11Donc, on va s'auditionner
09:12par les meilleurs experts,
09:14ce que c'est régionalement
09:15et ce que c'est nationalement,
09:16de façon européenne,
09:17l'ensemble des services de la région,
09:19de façon à ce que l'on puisse apporter
09:20une garantie maximum.
09:22Donc, les services de la région,
09:23services internes et prestataires externes.
09:25Les deux,
09:26à partir du moment où ça concerne la région.
09:27Je sais que d'autres régions étaient concernées,
09:29d'autres services,
09:29il n'empêche.
09:30Même s'il est très difficile
09:31de se protéger à 1 000%,
09:33je veux qu'on ait un maximum de protection
09:35et on va donner aussi
09:36toutes les informations
09:37à celles et ceux, par exemple,
09:39où l'adresse aurait pu être prise,
09:41par exemple,
09:41les papiers d'identité
09:42et aussi des RIB
09:44pour leur rappeler justement
09:45en la matière
09:46combien il convient d'être prudent.
09:48Moi-même,
09:49en étant client notamment
09:51de marques de distribution
09:54qui sont installées chez nous,
09:56j'ai déjà reçu des messages
09:57en disant,
09:57attention,
09:58votre RIB,
09:59tout ça a été hacké.
10:01On doit faire attention.
10:02Donc, ce n'est pas grave ?
10:02Pardon ?
10:02Donc, ce n'est pas grave
10:03si même à vous,
10:04ça vous est arrivé ?
10:05Je ne sais pas,
10:06mais vous avez l'air de dire
10:07moi aussi,
10:07ça m'est arrivé.
10:08Donc, ça peut arriver tout ?
10:09Il y a comme une sorte de fatalisme ?
10:10Pas du tout.
10:11C'est le contraire que je vous dis.
10:12Je vous dis que ce n'est pas normal.
10:13D'accord.
10:13Ce que je vous dis juste,
10:14c'est que quand vous avez l'information,
10:15vous faites encore plus attention
10:17sur les messages
10:18que vous pouvez recevoir
10:19des mails.
10:19bien sûr que c'est grave.
10:21Et puis, en plus,
10:21quand les gens nous font confiance,
10:23c'est encore plus grave
10:24quand leur confiance,
10:25elle n'a pas été placée
10:26comme ils le voulaient.
10:27Ce n'est pas grave,
10:28c'est gravissime, oui.
10:29Vous nous avez dit,
10:30vous avez voté en séance plénière
10:31une hausse de la dotation globale
10:33de fonctionnement,
10:3491 millions d'euros,
10:35face à la hausse des prix
10:36des carburants.
10:36Vous avez également voté des aides
10:38ou revalorisé certaines aides.
10:40Vous pouvez nous les présenter ?
10:41On a décidé que jusqu'à la fin de l'année,
10:43si les prix du carburant se maintiennent,
10:45on va augmenter de 50 % l'aide.
10:46Vous savez qu'on verse 220 euros par an.
10:49On va donc augmenter cette aide.
10:50C'est une aide supplémentaire,
10:54supplémentaire de 10 euros.
10:55Ça veut dire que ça va faire 30 euros par mois.
10:57Ce n'est pas énorme, hein ?
10:58Et normalement,
10:59ce n'est pas à nous de le faire.
11:00Ça fait 10 ans que le conseil régional le fait.
11:02On est la seule région à le faire.
11:03Cette aide, en plus,
11:04elle est non imposable.
11:05Je m'étais battu
11:05pour qu'elle ne soit pas imposable.
11:07Ce n'est pas à nous de le faire
11:08parce que normalement,
11:08c'est au gouvernement
11:09de réagir beaucoup plus vite
11:10et beaucoup plus fort.
11:11Je dis, je leur en veux.
11:12Je leur en veux parce que,
11:14cette fois-ci,
11:14on voit bien que ce n'est pas
11:15comme les Gilets jaunes
11:16où c'était le gouvernement
11:17à l'époque
11:17qui était directement responsable
11:19de ce qui s'est passé
11:19en augmentant les taxes.
11:21Là, c'est vrai que c'est Trump
11:22avec la guerre en Iran
11:23qui est responsable de tout ça.
11:25Et moi, je leur en veux
11:26d'avoir autant attendu,
11:27autant traîné,
11:28d'avoir joué la montre.
11:30Or, pour des aides ciblées,
11:31il a fallu que les professions
11:32menacent justement
11:33de se mettre en mouvement.
11:34Et puis, il a fallu mesurer
11:35le ras-le-bol
11:36dans des sondages des Français
11:37pour se dire
11:38qu'il fallait faire des aides
11:39pour les gros rouleurs.
11:40Mon Dieu !
11:41Eh bien, en tout cas,
11:42nous, ça fait 10 ans
11:42qu'on le fait
11:43et on le fait davantage
11:44encore aujourd'hui.
11:45Ça va nous coûter.
11:46Mais je pense que c'est
11:48absolument nécessaire.
11:49On aide, vous savez,
11:49les gens qui travaillent
11:51et qui prennent le train,
11:51ils sont subventionnés.
11:53Parce qu'on ne paye pas
11:53le vrai prix du billet de train.
11:54La région, on paye les deux tiers.
11:56Ceux qui prennent leur voiture
11:57ne sont jamais aidés.
11:57Ceux qui travaillent
11:58ne sont jamais aidés.
11:59Dans la région des Hauts-de-France,
12:00si.
12:00Mais on a décidé
12:01de faire autre chose
12:02parce que le lien social,
12:05surtout aujourd'hui
12:06avec ce qu'on connaît,
12:07c'est très, très important.
12:08Très important.
12:09Et regardez ce qui se passe
12:11dans les clubs sportifs.
12:12Aujourd'hui,
12:12les clubs sportifs,
12:13il y a des bénévoles
12:14qui ont du mal
12:15à pouvoir conduire les jeunes
12:17sur un terrain de sport
12:18pour un match
12:19ou alors pour des entraînements.
12:21Et ça, c'est quelque chose
12:22qui généralise.
12:23À la Ligue de football,
12:24ces jours derniers,
12:25la question a été évoquée.
12:26Mais ils n'ont pas de solution.
12:28Si vous ne comptez pas
12:29sur le gouvernement
12:30pour vous filer un coup de main.
12:31Alors, encore une fois,
12:32ce n'est pas le rôle de la région,
12:33mais le Conseil régional
12:34des Hauts-de-France
12:34va les aider.
12:35Antoine Silani finalise
12:36un dispositif
12:37où on va verser
12:392 ou 3 euros par licencié
12:41qui va aller directement
12:43pour les clubs
12:44pour prendre en charge
12:45le carburant
12:47pour les bénévoles.
12:48On finit de verser
12:48pour les clubs.
12:49Oui, il va falloir derrière
12:50que quand ils vont faire ça,
12:51l'URSAP se mette
12:52sur le dos
12:52des personnes concernées.
12:53Moi, si je mets de l'argent,
12:55c'est clairement
12:55pour que ça aille
12:56dans les clubs
12:57pour les bénévoles.
12:58Parce que ce que je ne veux pas,
12:59il y a quelque chose
13:00qui m'a marqué,
13:01des gens qui me disent
13:01« Vous savez, M. Bertrand,
13:02on ne sait pas
13:03si on va pouvoir
13:03continuer à amener nos jeunes.
13:04D'autres qui disent
13:05« On ne peut plus sortir
13:06comme on voulait
13:07à cause du prix du carburant.
13:08Il faut absolument
13:09maintenir ce lien. »
13:10C'est une conversation
13:10qu'on avait dernièrement
13:11avec Jean-Louis Borloo.
13:12Vous savez,
13:13la place qu'il accorde
13:14comme moi aux éducateurs,
13:16aux éducateurs sportifs,
13:17ce qui tient encore le pays.
13:19Eh bien, on ne peut pas
13:19se permettre
13:20que ce lien-là,
13:21il s'effiloche lui aussi.
13:23Donc, c'est dû au carburant.
13:25OK.
13:25Donc, la région
13:26va aider ces clubs
13:27dans ce moment difficile.
13:29Vous savez,
13:29le lien, le lien,
13:30c'est ce qui explique
13:30que le sport et la culture
13:31soient aussi importants
13:32à mes yeux.
13:33Mais encore une fois,
13:34il ne faut pas faire
13:34des discours maintenant.
13:35Il faut être très concret.
13:36Ce n'est pas seulement
13:37pour le football.
13:38C'est pour toutes celles et ceux
13:39qui ont des bénévoles
13:40qui conduisent les jeunes,
13:42notamment pour les déplacements.
13:43Et ces mesures ont donc
13:44été décidées
13:44lors de la séance plénière.
13:46Merci beaucoup,
13:46Xavier Bertrand,
13:47d'avoir accepté
13:48de nous recevoir ici.