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  • il y a 6 heures
Dans son édito du 06/10/2026, Thomas Bonnet revient sur la proviseure qui a refusé de répondre à CNEWS.

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Transcription
00:00Je vous replace le contexte, le lycée Nicolas-Louis Vauclin dans le 13e arrondissement de Paris a été hier la
00:05cible d'une attaque très violente.
00:06Un groupe d'individus habillés en noir, probablement extérieur à l'établissement, a incendié la porte d'entrée du lycée,
00:13obligeant les élèves et le personnel à se barricader à l'intérieur.
00:17Et c'est pour revenir sur les détails de cet incident particulièrement grave que la proviseure du lycée a pris
00:23la parole devant les médias à écouter.
00:25– Ce n'est pas mes élèves, c'est des groupes. C'est quoi là ?
00:30– C'est New.
00:31– Ah non. J'avais dit non, c'est New.
00:35– Je tombe mon micro, c'est la presse.
00:38– Pourquoi plus les autres journalistes que moi ?
00:40– Parce que je ne suis pas d'accord avec la ligne éditoriale de C'est New.
00:42– Quelle ligne éditoriale ?
00:43– Pas du bien aux jeunes.
00:44– Quelle ligne éditoriale, madame ? Je viens sur place, je tombe mon micro.
00:46– Voilà, le sectarisme dans ce qu'il a de plus extrême.
00:49La chef d'un établissement censé être le temple du savoir fait le tri entre les médias,
00:55selon ses goûts et ses opinions personnelles.
00:57Alors qu'elle vient de subir une attaque en bonne et due forme
01:00de la part de ce qui ressemble à des militants d'extrême-gauche,
01:03cette proviseure s'enferme dans une posture dogmatique,
01:07terrible symbole de fermeture d'esprit de la part d'une personne censée amener nos enfants
01:10vers le goût du dialogue, le goût du débat.
01:13– C'est symptomatique de l'état d'esprit qui habite une certaine partie des manifestants,
01:17et notamment des profs ?
01:18– On peut le dire, c'est un mouvement où les médias ne sont pas les bienvenus.
01:21Certains de nos confrères ont d'ailleurs été agressés depuis le début des violences.
01:24Les pancartes visant des groupes de presse sont parfois brandies.
01:28Comment s'en étonner quand une proviseure s'en prend à un journaliste et aux médias qu'il représente ?
01:32Comment s'en étonner quand des élus de gauche jettent en pâture
01:36les médias qui ne reprennent pas leur narratif ?
01:38On est face à l'incapacité collective à s'entendre sur les faits.
01:42Chacun vit dans sa bulle d'actualité,
01:44enfermé dans des réalités façonnées par les algorithmes.
01:47Une partie des jeunes se vit en génération persécutée par un état policier
01:51quand la réalité des violences invite à placer les interventions de police
01:54dans le contexte particulièrement chaotique qui entoure certains lycées.
01:58J'ai même entendu sur des plateaux de télévision
02:01des débats sur un prétendu rôle de militants d'extrême droite
02:05dans le climat actuel de violences.
02:06Oui, des militants d'extrême droite,
02:08comme s'il fallait dédouaner les véritables responsables.
02:11C'est-à-dire qu'on peut en mettre sous les yeux une réalité implacable,
02:14le déni est tel qu'ils restent enfermés dans leur monde parallèle.

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