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Marine Le Pen s'est exprimée ce mercredi 6 octobre à Paris lors d'une conférence de presse. Elle a énuméré ses objectifs sur les dépenses publiques en évoquant notamment le pouvoir d'achat des Français et le budget du pays.

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Transcription
00:00Cette campagne présidentielle n'apparaît pas seulement comme le crépuscule de ce système,
00:04mais celui d'une France qui, si elle ne fait pas les bons choix,
00:08pourrait tout simplement perdre sa souveraineté financière et donc sa liberté tout court.
00:14Emmanuel Macron a tant fragilisé notre pays que la France devient l'objet de toutes les inquiétudes des investisseurs internationaux.
00:21Avant de décrire précisément aux Français la situation dramatique que va nous léguer Emmanuel Macron,
00:26Edouard Philippe et Gabriel Attal, puis exposer la trajectoire particulièrement solide mais exigeante que je vais proposer aux Français,
00:33je tiens à indiquer dès maintenant les objectifs que j'entends fixer pour redresser les comptes de la nation.
00:39Je veux être claire, la politique que je mènerai rétablira un équilibre primaire en 18 mois,
00:45puis atteindra un déficit public inférieur à 3% en 2030, stoppera puis baissera de 10 points en 5 ans
00:53l'endettement de la France.
00:54Le 27 août, j'avais assumé seule devant le MEDEF qu'il fallait opérer un ajustement minimal de 125 milliards
01:01d'euros,
01:02une réalité comptable, arithmétique, correspondant tout simplement à l'effort indispensable pour reprendre le contrôle.
01:10Compte tenu de la hausse des taux et du budget indigent que proposent Sébastien Lecornu et Emmanuel Macron,
01:15je vous annonce dès maintenant que nous portons l'ajustement nécessaire à 140 milliards d'euros nets d'économie en
01:222032 par rapport à 2026.
01:25J'espère ne pas être obligé d'augmenter encore ce seuil si une nouvelle dégradation de la situation devait survenir
01:31avant le 2 mai.
01:33Comme je l'avais annoncé, cette trajectoire sera confortée par l'adoption d'une règle d'ordre budgétaire constitutionnelle
01:40adoptée par référendum afin que le peuple français s'approprie ce choix indispensable à son redressement.
01:46Dans une tribune publiée jeudi dernier, j'ai détaillé précisément les contours de cette règle d'or
01:51qui me semble le minimum nécessaire pour aujourd'hui,
01:55mais surtout, et c'est pour cela que je souhaite qu'elle soit inscrite dans la Constitution dans le temps
01:59long.
02:00Je souhaite qu'elle évite que demain, notre pays se retrouve à nouveau confronté à la difficile situation que nous
02:06connaissons.
02:07Néanmoins, le plan que je présente aujourd'hui est bien plus exigeant que cette règle d'or.
02:14Afin de stopper sans délai l'emballement des marchés et de la dette,
02:18nous restaurerons un excédent primaire du budget avant la fin de l'année 2028.
02:23Au terme de mon mandat, les dépenses publiques auront été ramenées sous la barre des 50% du PIB.
02:28Cet ajustement de 140 milliards d'euros par les dépenses sera parallèle à une baisse des impôts d'au moins
02:3430 milliards d'euros nets.
02:36En 2032, nous aurons un excédent primaire d'au moins 1%, un déficit public inférieur à 2,5%, une dette
02:44publique qui sera repassée à 112%.
02:47Voilà les objectifs que je fixe, les objectifs auxquels je m'engage auprès des Français.
02:52Les objectifs qui seront ceux du gouvernement de Jordan Bardella et de son ministre des Comptes publics si les Français
02:58nous font confiance au printemps prochain.
03:01Pour comprendre la trajectoire que je propose aujourd'hui, il faut expliquer comment la France en est arrivée là.
03:07Depuis 52 ans, les gouvernements ont systématiquement fait adopter des budgets en déficit, accumulant année après année une dette toujours
03:15plus lourde.
03:17Emmanuel Macron se distingue tristement de ses prédécesseurs en ayant, sous son deuxième quinquennat, systématiquement aggravé le déficit moyen de
03:25la France entre 5 et 6%.
03:27Et dire qu'il y a quelques années seulement, le débat public s'interrogeait sur notre capacité à respecter la
03:32limite maximale de 3% autorisée par le traité de Maastricht.
03:36De déficit en déficit, de chèque en blanc en chèque en bois, Emmanuel Macron a créé à lui seul plus
03:42de dettes que tous les présidents de la République, du général de Gaulle à Jacques Chirac, soit 1 400 milliards
03:48d'euros de dettes.
03:50On atteindra probablement les 1 500 milliards avant mai 2027.
03:55Oui, Emmanuel Macron aura été responsable d'un endettement de 1 500 milliards, soit près de 50% du PIB
04:02actuel à lui seul.
04:05Cette situation a pour origine au moins trois grandes causes, soit autant d'erreurs politiques et d'impasses économiques choisis
04:12par Emmanuel Macron.
04:14La première raison, c'est l'incapacité d'Emmanuel Macron à diminuer réellement les dépenses publiques en menant de vraies
04:19réformes structurelles.
04:20Le poids des dépenses publiques dans le PIB en 2026 est sensiblement le même qu'en 2012.
04:27Jamais Emmanuel Macron n'est parvenu à les baisser durablement.
04:31Dans le budget 2027, elles augmentent encore en volume de 0,2% et ils continuent par ailleurs à augmenter
04:37la masse salariale des administrations publiques.
04:40Tous les rapports annuels de la Cour des comptes étaient et sont pourtant clairs depuis 2017.
04:46D'année en année, cette institution n'a eu de cesse d'alerter sur l'absence de réformes structurelles capables
04:51de financer la politique d'Emmanuel Macron
04:55et de nous remettre dans le droit chemin budgétaire.
04:58Aucune de ces alertes n'a été entendue.
05:01Faute de baisser les dépenses, alors que la France était déjà en lourd déficit, les impôts n'ont pas pu
05:06durablement baisser non plus.
05:08C'est la deuxième cause de la gabegie macroniste.
05:11Le poids des prélèvements obligatoires en 2026 est légèrement inférieur à celui de 2017,
05:16mais compte tenu de la croissance du PIB, les impôts ont en réalité augmenté de près de 350 milliards d
05:22'euros.
05:23Au cours des deux dernières années, les impôts ont augmenté de 38 milliards d'euros
05:27et en 2027, Sébastien Lecornu veut encore les alourdir de 17 milliards.
05:31L'écart entre le poids des dépenses publiques et les recettes s'est creusé de 1,6 point de PIB,
05:38soit près de 50 milliards d'euros de déficit annuel supplémentaire.
05:42Enfin, la France d'Emmanuel Macron est prisonnière d'une croissance des plus à tonne.
05:47En réalité, le PIB par habitant a quasiment stagné depuis 2005.
05:52Le troisième mensonge, c'est la pseudo-politique de l'offre d'Emmanuel Macron.
05:56Elle n'a en réalité jamais existé et donc n'a jamais fonctionné.
06:01Soumis à une bureaucratie européenne malthusianiste et destinée à suicider tout le continent,
06:06Emmanuel Macron n'a développé ni l'industrie, ni l'agriculture, ni l'innovation.
06:11Bien au contraire.
06:13La productivité a complètement décroché par rapport aux États-Unis
06:16et nos dépenses en recherche sont incapables de nous donner le moindre avantage comparatif
06:21dans la bataille technologique qui fait rage.
06:24Quant à l'avantage compétitif considérable du modèle énergétique français,
06:28fondé sur le nucléaire et l'hydroélectricité,
06:31il a été sabordé.
06:33Faute de croissance et à cause du poids mort des 1 600 milliards d'euros de dépenses publiques,
06:38notre modèle social ne peut pas être financé,
06:41d'autant plus qu'il est grévé par une immigration hors contrôle,
06:44très majoritairement peu qualifiée ou inactive.
06:47Cette immigration qui a littéralement explosé sous Emmanuel Macron,
06:51aggravant encore et toujours les problèmes fondamentaux qu'un tel phénomène cause
06:54sur les équilibres de notre nation.
06:56Ce bilan dramatique d'Emmanuel Macron ne peut plus être maquillé ou caché par un petit milieu parisien complice
07:03ni par des agences de notation dont la complaisance n'a eu aucune limite.
07:07Le petit numéro de prestidigitateurs macronistes ne fonctionne plus face au jugement des marchés
07:13et des investisseurs internationaux qui font hélas payer au prix fort
07:18la désillusion immense qu'ils ont subie avec le faux Mozart de la finance.
07:23Alors que les marchés obligataires sont en forte tension pour des raisons étrangères à la France,
07:28l'incapacité du gouvernement à présenter un budget rétablissant les comptes
07:32se traduit par des hausses considérables de taux et un écart avec l'Allemagne au plus haut.
07:37La France devant émettre chaque mois plusieurs dizaines de milliards d'obligations,
07:41la hausse des taux augmente dangereusement la charge d'intérêt
07:45mais contamine aussi tout le reste de l'activité.
07:49Prêts immobiliers, financement des entreprises, trésorerie des entrepreneurs,
07:53c'est toute l'économie française qui paie les conséquences de cette incurie.
07:59L'incapacité des gouvernements macronistes à anticiper la moindre politique économique,
08:03financière et budgétaire susceptible d'empêcher le nœud coulant de la charge d'intérêt d'étouffer la France
08:08est particulièrement préoccupante.
08:11En effet, les travaux du groupe RN à l'Assemblée nationale ont démontré que ni les ministres,
08:15ni le Premier ministre, ni aucune des administrations en charge de ces questions
08:19n'avaient préparé le moindre plan de sortie de la politique monétaire exorbitante
08:24menée par la BCE de 2012 à 2022.
08:28Toute personne sérieuse savait pourtant que la remontée des taux devait nécessairement arriver,
08:33entraînant un emballement rapide de la charge d'intérêt
08:36et ce, même s'il n'y avait pas eu les tensions obligataires actuelles.
08:41Le Rennes avait parfaitement conscience des enjeux,
08:44tant et si bien qu'à peine avions-nous un groupe parlementaire
08:47que nous nous sommes saisis du rapport spécial sur la gestion de la dette en Commission des Finances.
08:52Nous savions que la fête était finie
08:54et que 2027 serait un moment de vérité budgétaire et donc de vérité politique.
09:00Entre 2012 et 2022, aucun gouvernement n'a profité de la politique de la BCE
09:05pour faire les réformes structurelles d'économie
09:07ou les investissements favorables à la croissance.
09:10Ils ont continué à accumuler de la dette
09:12avec l'illusion que la charge d'intérêt baisserait encore et toujours.
09:18Ainsi, entre 2017 et 2020, la dette augmente de 400 milliards d'euros
09:23et pourtant la charge de la dette passe de 40 à 30 milliards d'euros.
09:27La BCE avait ouvert une chance unique au gouvernement français.
09:31Les macronistes l'ont complètement gâchée
09:33et nous ont exposé au pire une charge de la dette
09:37qui a été multipliée par 3 en 7 ans
09:39qui va engloutir presque toutes les recettes de l'impôt sur le revenu en 2027.
09:44Ce bilan désastreux, ce n'est pas juste des chiffres en l'air.
09:48Il se traduit au quotidien, dans le pouvoir d'achat des Français,
09:51le poids des dépenses et des impôts,
09:53mais aussi la morosité économique qu'elle produit
09:55sont largement responsables de la crise du pouvoir d'achat des familles françaises.
09:59D'après l'IFE, une famille de deux adultes et deux enfants
10:03a perdu 1 600 euros de pouvoir d'achat en deux ans.
10:07C'est intolérable et intenable.
10:10Cette incompétence et cette irresponsabilité ont une conséquence redoutable.
10:14La France est sans doute au bord d'un effet boule de neige de sa dette,
10:17à savoir que la croissance de la charge d'intérêt
10:20devient supérieure à ce que notre croissance économique et l'inflation absorbent.
10:26Alors que ce risque ne devait pas exister avant 2030,
10:29selon les experts auditionnés par le rapporteur spécial RN
10:32de la Commission des finances, Kevin Mauvieux,
10:34le Haut Conseil pour les finances publiques a révélé ce jeudi
10:37que cet abîme était juste devant nous.
10:40Il faut donc agir sans délai,
10:42au risque de perdre le contrôle de nos finances publiques,
10:45ce qui conduirait notre pays à devoir faire des choix
10:48injustes socialement et économiquement suicidaires.
10:52Voici à quoi nous expose la poursuite de la politique macroniste,
10:56non d'après le RN, mais selon le consensus des experts,
11:00en particulier le FMI.
11:02Sans action décisive,
11:04le déficit public dérivera jusqu'à 7,2% du PIB en 2032.
11:09La charge de la dette atteindra alors les 156 milliards d'euros
11:13et la dette elle-même se rapproche des 4 500 milliards,
11:17137% du PIB en hausse de 1 300 milliards.
11:21Cette dérive imposera à la France de travailler et de payer uniquement
11:24pour financer toujours plus de charges de la dette
11:27et de refinancement de la dette.
11:29Le besoin de financement de notre pays passerait de 342 milliards en 2026
11:33à 613 milliards en 2032,
11:37un quasi-doublement, tout simplement, insupportable pour notre économie,
11:41une véritable purge,
11:43ruinant tout investissement dans l'avenir
11:45et asséchant notre modèle social.
11:48Et encore, ce scénario ne prend pas en compte
11:50l'emballement des taux souverains actuels,
11:52l'emballement qui s'aggraverait avec de telles perspectives.
11:56Dans ce scénario du pire, hélas possible,
11:59si les Français ne choisissent pas une rupture politique,
12:01la France court vers le défaut.
12:03De fait, la dette de la France est majoritairement possédée
12:07par des intérêts étrangers
12:08et la situation a considérablement empiré.
12:11Depuis le changement de politique monétaire de la BCE
12:14et jusqu'au 1er janvier 2026,
12:16la part de notre dette détenue par les non-résidents
12:18a augmenté de 7,7 points
12:20contre seulement 2 à 4 points pour les investisseurs français,
12:24en dehors des assureurs,
12:25qui ont même réduit leur possession de dette française de 2 points.
12:28Si on isole les OAT détenus par la Banque de France,
12:31la dette française est possédée par des étrangers
12:33non pas à 54%,
12:34mais à près de 70% en 2026.
12:38À titre de comparaison,
12:39les Italiens possèdent 66% de leur dette.
12:42Ni le RN,
12:44ni moi-même
12:45ne sommes responsables
12:46de cette situation de dépendance.
12:48Au contraire,
12:50je déplore cette véritable humiliation nationale
12:52du plus profond de mon cœur.
12:55Je rappelle souvent ces mots attribués à Napoléon Bonaparte,
12:58aussi simple qu'intemporel,
12:59la main qui donne est toujours au-dessus de celle qui reçoit.
13:04Les parties du système nous ont mis dans la main de nos créanciers,
13:07mais je refuse de mentir aux Français en disant que tout cela n'a pas de conséquences.
13:12Évidemment que cela a des conséquences.
13:14Si nos créanciers ne prêtent plus qu'à des taux exorbitants,
13:17notre État et notre modèle social s'effondreront.
13:21Il faut donc réagir,
13:23comme le général de Gaulle avait réagi à son arrivée au pouvoir.
13:27La IVe République avait alors mis les finances publiques de la France
13:30au bord d'une situation
13:31qui aurait contraint le gouvernement à demander l'aide du FMI
13:34si le plan Pinay-RUEF
13:36n'avait pas été exécuté avec succès.
13:39La première réaction est collective.
13:42C'est l'instauration de la règle d'or que j'ai évoquée plus haut.
13:46Je propose aux Français
13:47de n'autoriser qu'un déficit public inférieur
13:50au seuil stabilisant de la dette française
13:52afin que notre pays se libère progressivement de ce poids mort.
13:56Décider arbitrairement d'un taux de déficit autorisé,
13:59par exemple 1%,
13:59aurait eu le mérite de la simplicité,
14:02mais aurait été un choix de pure communication politique
14:05sans aucun sens économique ni financier.
14:09J'ai donc choisi une règle qui porte en elle-même un sens économique,
14:12celui du désendettement de notre pays dans la durée,
14:15sans retour en arrière.
14:17Nous voulons qu'à chaque budget voté,
14:20désendette progressivement et durablement la France
14:23jusqu'à revenir à une dette maximum de 60% du PIB
14:26conformément à nos engagements internationaux,
14:28mais surtout à une bonne gestion.
14:31J'ai entendu certains commentateurs dire
14:32que cette règle était trop compliquée pour eux.
14:35C'est sans doute bien le problème du débat politique français.
14:38Certains sont censés éclairer nos concitoyens,
14:41mais sont moins compétents que les électeurs eux-mêmes.
14:44J'entends aussi des critiques sur le fait qu'il serait plus sage
14:47de changer la Constitution en passant par le Congrès
14:50plutôt que par le vote direct des Français.
14:52J'ose espérer que ces critiques sont de mauvaise plaisanterie
14:55ou alors elles illustrent tristement la morgue
14:57de fausses élites politiques
14:59qui, non contentes d'être coupables de la faillite publique,
15:03se sentent par principe supérieurs au peuple
15:06et vont jusqu'à l'accuser
15:09alors même qu'elles n'ont eu de cesse de lui mentir.
15:13Tous les gouvernements ont promis aux élections
15:15de rétablir les comptes.
15:17Les Français n'ont jamais voté volontairement
15:20pour plus de dettes.
15:22Pire, aux élections, ils ont été trompés
15:24par de faux experts,
15:26relayés par des médias complaisants
15:27pour faire barrage au RN,
15:29justement au nom de la bonne gestion publique.
15:32Combien de milliers, de unes, d'articles,
15:35de tribunes, d'éditos,
15:37puent mensonger et orienter les uns que les autres
15:39pour expliquer qu'Emmanuel Macron,
15:40Mozart de la finance,
15:42sauverait les comptes publics
15:43de je ne sais quel danger populiste.
15:46Pendant dix ans, chaque année,
15:48ont été joués les mêmes couplets
15:50ont été récités les mêmes fornettes,
15:52ont été gobés les mêmes documents budgétaires maquillés.
15:56L'échec économique d'Emmanuel Macron
15:58et sa traduction budgétaire suicidaire
15:59ont toujours été visibles
16:00pour ceux qui voulaient les voir.
16:03Les élites françaises ont failli volontairement
16:05et pire, ont menti
16:07pour contrer la victoire du RN.
16:09Le triste résultat est là.
16:12Il est donc hors de question
16:13de demander aux responsables de cette débâcle
16:15de voter dans le dos du peuple
16:16une règle d'ordre budgétaire.
16:18Enfin, contrairement à ce que j'ai entendu
16:20avec une mauvaise foi ahurissante,
16:22la règle d'or que je propose
16:23ne permet évidemment pas aux parlementaires
16:25d'éviter la discipline budgétaire.
16:27Certes, j'estime qu'en cas de crise économique majeure,
16:30un vote des 3 cinquièmes du Parlement
16:32permet d'y déroger un an.
16:34Bon courage pour obtenir une telle majorité
16:36sans bonne raison.
16:37Mais dès la deuxième année,
16:39c'est le peuple français par référendum
16:40qui seul peut l'autoriser.
16:43Bref, cette règle d'or est plus exigeante
16:46que celle retenue par les Allemands
16:47sur le fond et sur la forme bien plus démocratique
16:50tout en permettant à la France
16:52de recouvrer sa souveraineté.
16:54Cette règle d'or est en réalité gaullienne
16:56et c'est sans doute ce qui dérange
16:57les responsables de la ruine du pays.
16:59Je vais être à nouveau très clair.
17:01La règle d'or est la trajectoire minimum
17:04que doit suivre la France
17:06car elle doit être la plus consensuelle possible.
17:09La règle d'or que la nation choisit
17:11ne peut être le miroir de la trajectoire
17:13de redressement proposée par une candidate.
17:15Même si je suis évidemment ouverte
17:17à toute proposition permettant
17:18d'améliorer cette règle d'or,
17:20toutes les forces politiques
17:22qui n'en suivent pas la philosophie
17:24mèneront la France au défaut.
17:26Faute de ce choix,
17:28elles devront assumer une alternative délirante
17:30comme le contre-budget officiel des Insoumis
17:32voulant augmenter les impôts
17:33de 183 milliards d'euros,
17:35non pas sur les soi-disant riches,
17:37mais sur tout le monde.
17:38Quant à mes opposants venant de la Macronie,
17:41de Gabriel Attal à Bruno Retailleau
17:42en passant par Édouard Philippe,
17:43je constate qu'ils n'ont aucun plan à proposer.
17:46Les 150 milliards de Gabriel Attal
17:49se limitent littéralement
17:50dans sa propre conférence de presse
17:51à des propositions tenant
17:52dans une phrase de 10 secondes montrant main.
17:56Mes opposants macronistes
17:57ne peuvent pas avoir de plan de redressement
17:59pour une raison simple,
18:00soit on s'attaque au grand tabou
18:01des gouvernements sortants,
18:02l'immigration, la contribution à l'Union européenne,
18:05le mille-feuille administratif,
18:06les fraudes innombrables,
18:07les agences de l'État
18:08ou encore les formes de corruption
18:10qui entourent certaines politiques publiques
18:11comme celle de l'énergie,
18:13soit on s'attaque au modèle social,
18:15ce que les macronistes sont incapables
18:16d'assumer aux élections.
18:18Résultat, ils mentent,
18:19ils dissimulent,
18:20ils avancent masqués.
18:23Voyons maintenant le plan concret
18:24que je propose.
18:25Ma trajectoire rétablit un équilibre primaire
18:27en 18 mois de mandat
18:28avec un ajustement de plus de 71 milliards d'euros
18:31et des baisses d'impôts brutes
18:32de 54 milliards,
18:34soit 28 milliards nets.
18:36Ces choix permettent de passer
18:37sous les 3% de déficit général
18:40en 18 mois.
18:41Cet effort radical est volontaire.
18:44Envoyer le signal limpide
18:46que la dérive des comptes publics est finie
18:48et que les marchés peuvent considérer
18:50à nouveau la France
18:51comme un partenaire fiable.
18:52Mon objectif est clair,
18:55rétablir un équilibre primaire,
18:57c'est arrêter l'emballement
18:58de la charge d'intérêt
18:58et économiser au plus vite
19:00des dizaines de milliards d'euros
19:01d'impôts des Français.
19:03A ce titre,
19:04et une fois l'équilibre primaire rétabli,
19:06l'essentiel de l'effort d'ajustement
19:07sera réalisé au cours
19:08des 3 premières années
19:09avec une baisse des dépenses
19:11de 125 milliards d'euros
19:12avant 2030
19:13pour aboutir à 140 milliards d'économies
19:16en 2032.
19:17Ces décisions permettent
19:19de reprendre le contrôle
19:20des finances publiques.
19:22L'équilibre primaire
19:23atteint dès la première année pleine
19:24devient un excédent primaire
19:26supérieur à 1%
19:27entre 2030 et 2032,
19:29tandis que le déficit public
19:30passera sous les 2%
19:31dès 2030.
19:33La charge de la dette
19:34ralentit considérablement.
19:36Cette politique permettant
19:37d'économiser 90 milliards d'euros
19:39de charges d'intérêt
19:40sur le quinquennat
19:41est au moins 31 milliards
19:42rien qu'en 2032.
19:44Cette politique permet
19:45d'amorcer le désendettement
19:46de la France
19:47qui passerait de 121%
19:48en 2027
19:49à 112%
19:50en 2032.
19:53Comme je l'ai évoqué précédemment,
19:54ce redressement
19:55des comptes publics
19:56s'attaque à tous les tabous,
19:58toutes les lâchetés,
19:59tous les lobbies.
20:01La mère des réformes
20:02est la réorganisation
20:03de l'État.
20:05Symbole de cette rationalisation,
20:07les recettes de TVA,
20:08un pôle le plus dynamique
20:09et central
20:09à la souveraineté financière
20:11de la France,
20:11seront à nouveau
20:12entièrement centralisées.
20:14Chaque année,
20:15l'État transférera
20:16aux collectivités territoriales
20:17et à la sécurité sociale
20:18les ressources
20:19que le Parlement
20:20estime nécessaires
20:21à leur équilibre.
20:22Autre symbole
20:23de la rationalisation
20:24de l'État,
20:25je confirme
20:26la suppression
20:27de plus de 120 taxes
20:28ridicules ou inutiles,
20:29une mesure indispensable
20:31de simplification administrative
20:32que je compte bien amplifier
20:33dès que nous aurons accès
20:34au service de Bercy.
20:36Dernier acte symbolique
20:38de rationalisation,
20:39il n'y aura plus aucune
20:39validation a priori
20:40aux reconductions
20:41de dépenses
20:42d'une année sur l'autre
20:42sans visa du ministre
20:44des Comptes publics,
20:45y compris l'évolution
20:46des taxes affectées
20:47sur lesquelles
20:48nous reprendrons la main
20:49ainsi qu'un pilotage
20:51serré
20:51des trésoreries diverses
20:53faites sur le dos
20:54de l'État.
20:55Il s'agit d'abord
20:56de rationaliser
20:57les dépenses
20:57des collectivités territoriales
20:59et de mettre fin
21:00aux millefeuilles
21:01administratives français.
21:03Nous réaliserons
21:04une simplification radicale
21:05qui clarifiera
21:05définitivement
21:06les compétences.
21:08Cette rationalisation
21:09du millefeuille territorial
21:09aura son pendant national
21:11avec la fin
21:12de la quasi-totalité
21:13des agences
21:14et autres organismes parasites.
21:17Les déparences
21:18de l'État
21:18seront diminuées
21:19tout comme celle
21:20de la politique
21:20de la ville,
21:21des associations
21:22sans lien
21:22avec l'intérêt général
21:23ou encore
21:24l'aide publique
21:25au développement.
21:27Cette rationalisation
21:28des dépenses
21:29de l'État
21:29permettra de dégager
21:30des moyens
21:30pour nos outre-mer
21:32en mettant fin
21:33définitivement
21:33à l'octroi de mer
21:34intégralement compensé
21:35aux collectivités
21:36ultramarines
21:37ainsi qu'une enveloppe
21:38de 3 milliards supplémentaires
21:39d'ici 2032.
21:41L'ensemble
21:42de ces politiques
21:42de rationalisation
21:43aura pour conséquence
21:44une diminution
21:45du nombre
21:45d'agents publics
21:46nécessaires.
21:47Si certains
21:48seront réaffectés
21:49pour augmenter
21:49le service
21:49aux usagers,
21:51d'autres ne seront
21:51pas remplacés
21:52lors de leur départ
21:53à la retraite.
21:55Enfin,
21:56la Sécurité sociale
21:57sera elle-même
21:58réorganisée
21:59et profondément simplifiée
22:00dans l'esprit
22:01des travaux
22:01de la commission
22:02d'enquête parlementaire
22:03de Joël Melun.
22:04Il est totalement
22:05inadmissible
22:06que certaines branches
22:07de la Sécurité sociale
22:08n'aient pas
22:08leur compte certifié.
22:10Ainsi remise
22:11d'équerre,
22:12la Sécurité sociale
22:13sera apte
22:14à réaliser un certain
22:14nombre d'économies
22:15structurelles
22:16et à lutter
22:16pleinement
22:17contre les fraudes.
22:19Afin de financer
22:20les nouvelles dépenses
22:21liées au vieillissement
22:21et aux innovations médicales,
22:23nous avons identifié
22:25un nombre important
22:26de dispositifs
22:27à rationaliser
22:28en particulier
22:28en améliorant
22:30le contrôle des prescriptions
22:31et l'organisation
22:31du système de santé.
22:33Sur un sujet
22:34qui monopolise
22:35parfois l'attention,
22:36je veux parler
22:37des retraites.
22:38Nous avons apporté
22:39une attention particulière
22:40pour financer
22:41notre réforme
22:42confirmée lors
22:43de la dernière
22:43rentrée politique.
22:45L'important déficit
22:46structurel des retraites
22:47laissé par Emmanuel Macron
22:48nous a imposé
22:49une importante revue
22:50des dépenses actuelles,
22:52notamment grâce
22:53aux travaux du corps.
22:54Dans les semaines à venir,
22:56nous vous présenterons
22:56des corrections
22:57de mesures injustes
22:58ou inefficaces
22:59du système actuel
23:00permettant de dégager
23:01entre 15 et 20 milliards
23:02d'économies à terme
23:03afin de financer
23:04notre propre réforme
23:05et de baisser
23:06le déficit laissé
23:07par Emmanuel Macron.
23:09Je vous confirme aussi
23:10que nous vous présenterons
23:11à cette occasion
23:12une grande réforme
23:12de la capitalisation
23:14individuelle et collective
23:15et que je proposerai
23:17bientôt la création
23:18d'un véritable pilier
23:19de capitalisation.
23:21Nous sommes bien sûr
23:22ouverts à toutes
23:23les ressources manquantes
23:24avec d'autres forces
23:26politiques et les partenaires
23:27sociaux pour que notre
23:28réforme des retraites
23:29soit à l'équilibre.
23:31La deuxième réforme
23:32structurelle est évidemment
23:33la reprise en main
23:33de notre politique migratoire
23:35et l'instauration
23:36de la priorité nationale.
23:38Ces politiques,
23:38déjà exposées maintes fois,
23:39rapporteront 15 milliards
23:41la première année,
23:4229 milliards
23:43en année pleine.
23:44La rationalisation
23:46de la politique migratoire
23:47pèse donc autour
23:48de 20%
23:48de notre plan d'économie.
23:50La troisième grande
23:52réforme structurelle
23:53est la politique
23:53écologique et énergétique.
23:56En mettant fin
23:56à une vision punitive
23:58et affairiste
23:59de l'écologie,
24:01notre politique
24:01de transition
24:02sera au service
24:03des Français
24:04et deviendra
24:05un pilier
24:05du développement
24:06économique durable.
24:08La reprise en main
24:09de notre production
24:10d'électricité
24:11permettra non seulement
24:12de baisser massivement
24:13les factures
24:14mais de cesser
24:15les subventionnements
24:16à perte
24:16des énergies intermittentes
24:18tout en atteignant
24:19avant 2050
24:20la neutralité carbone.
24:22Le plan 100%
24:24Rénov'
24:24et 100%
24:25Clim'
24:25permettront de financer
24:27plus de 20 milliards
24:27de travaux
24:28de modernisation
24:29de l'habitat,
24:30de confort
24:31et d'économie d'énergie
24:32tout en relançant
24:33la croissance
24:34et donc les recettes fiscales.
24:36Sous le premier quinquennat,
24:37cette politique
24:38sera bénéficiaire.
24:40Nous réfléchissons
24:41d'ailleurs
24:41à ouvrir
24:42les prêts
24:42à taux zéro
24:43au financement
24:44des voitures propres.
24:45A ce titre,
24:46nous reverrons
24:47totalement
24:48le malus automobile
24:49pour qu'il sanctionne
24:50les voitures produites
24:51dans des conditions
24:51polluantes
24:52et favorise
24:53les voitures fabriquées
24:54en France.
24:56La rebudgétisation
24:57des certificats
24:58d'énergie.
24:59Les projets financés
25:00passent sur 100%
25:01Rénov'
25:02en évitant ainsi
25:02tout fraude
25:03et abus
25:03et les retours
25:04de TVA
25:05permettent de financer
25:07la moitié
25:07de la baisse
25:07des taxes
25:08sur les énergies,
25:09baisse permettant
25:10de soulager
25:11massivement
25:11les familles
25:12et les entrepreneurs.
25:15Enfin,
25:15nous transformons
25:17le fonds vert
25:17en fonds de prévention
25:18des catastrophes naturelles
25:20dont nous anticipons
25:21que leur fréquence
25:22pourrait augmenter
25:23du fait du réchauffement
25:23climatique
25:24avant une hausse
25:25de l'enveloppe
25:26de 25%.
25:27Nous consacrons
25:28aussi sur le mandat
25:291,2 milliard
25:31aux pompiers
25:31et à la prévention
25:32incendie.
25:34La quatrième
25:35grande réforme
25:35c'est la politique
25:36européenne.
25:37Nous profiterons
25:38de la renégociation
25:39du cadre financier
25:40pluriannuel européen
25:41pour revoir
25:42notre contribution
25:42à l'Union européenne.
25:44En exigeant
25:45des économies massives
25:46sur les programmes
25:47européens actuels
25:48que nous ne voulons
25:49plus financer,
25:51nous baisserons
25:51notre contribution
25:52nette
25:53à 5 milliards
25:53d'euros
25:54seulement.
25:55notre contribution
25:57nette
25:58à 5 milliards
25:59d'euros seulement,
26:00soit le niveau
26:01post-élargissement
26:02accepté par Jacques Chirac
26:03et qui fonctionnait
26:05très bien ainsi.
26:06Pour montrer
26:07notre bonne foi
26:08quant au financement
26:09pérenne
26:09des programmes
26:10européens positifs,
26:11nous proposerons
26:12d'uniformiser
26:13la taxation
26:13sur le tabac
26:14et l'alcool
26:15dans toute l'Europe
26:15puis d'en transférer
26:17l'essentiel
26:17comme contribution
26:18à l'Union européenne.
26:19Il s'agira
26:20non seulement
26:21d'une ressource pérenne
26:22mais aussi
26:23du moyen
26:23le plus efficace
26:24pour lutter
26:25contre la fraude
26:25et le trafic
26:26transfrontalier.
26:28Un tel transfert
26:29dégagera en fait
26:30des recettes nouvelles
26:31pour la France
26:31tout en renforçant
26:32nos buralistes.
26:33Notre politique
26:34européenne,
26:35vous l'avez compris,
26:36sera constructive.
26:38Ainsi,
26:39pour renforcer
26:39le respect
26:40des accords
26:40de Paris
26:41sur le climat,
26:42nous proposerons
26:43qu'une partie
26:43de la contribution
26:44des États
26:45soit désormais calculée
26:46sur l'intensité carbone
26:47de leur économie.
26:49Je profite
26:50de cette annonce
26:51pour vous confirmer
26:51que je présenterai
26:52au cours de ma campagne
26:53non seulement un nouveau
26:54programme écologique
26:55très ambitieux
26:56mais aussi
26:57notre propre version
26:58de la stratégie nationale
27:00bas carbone
27:00permettant d'atteindre
27:02la neutralité carbone
27:03avant 2050
27:04et de respecter
27:06les accords de Paris.
27:07Comme je l'avais dit
27:08à Emmanuel Macron
27:09lors du débat du second tour
27:10en 2022,
27:11je ne laisserai pas
27:12l'écologie
27:13aux forces politiques
27:14climato-hypocrites
27:16qui ont beaucoup promis
27:17mais n'ont rien fait
27:18pour répondre
27:19à l'immensité
27:19des enjeux.
27:21La cinquième grande réforme
27:23c'est la lutte
27:23contre les fraudes
27:24mais aussi les ententes
27:25et les cartels.
27:27Je n'ai jamais opposé
27:28les fraudes entre elles
27:29qu'elles soient
27:30fiscales ou sociales
27:31que ce soit des ententes
27:33ou de la suroptimisation
27:34toutes ces fraudes
27:35doivent être combattues
27:36car elles sont du vol
27:38pour toute la société.
27:40Le déploiement de l'IA
27:42changera naturellement
27:42beaucoup de choses
27:43mais d'autres réformes
27:45structurelles sont nécessaires.
27:47Ainsi,
27:48la lutte contre la fraude
27:49à la TVA
27:49a été complètement délaissée
27:51alors qu'elle pèse
27:5126 milliards d'euros.
27:53La Belgique a presque
27:54totalement éliminé
27:55ce phénomène
27:55et le paiement
27:56de la TVA à la source
27:57sera un changement
27:58révolutionnaire.
28:00Contre vents et marées,
28:02j'assumerai pleinement
28:03de lutter contre
28:03la suroptimisation
28:04des multinationales
28:05qui s'apparentent souvent
28:06à de la fraude fiscale.
28:08Il est intolérable
28:09que les grandes entreprises
28:10profitent de la France
28:11et des Français
28:11sans payer leur juste part
28:12pendant que les TPE-PME
28:14paient plein pot.
28:16Les multinationales
28:17qui de toute évidence
28:17ne paient pas leur dû
28:18seront taxées
28:19selon un principe simple.
28:20L'IS sera appliquée
28:22sur la part du chiffre
28:22d'affaires
28:23qu'ils réalisent en France
28:24auquel sera appliqué
28:25leur taux de marge moyen.
28:27Sur la fraude sociale,
28:29nous mettrons en place
28:29le mécanisme
28:30de l'allocation sociale unique
28:32afin de différencier
28:33définitivement
28:34l'assistanat
28:35de la juste solidarité nationale.
28:38Les douanes
28:39et la DGCCRF
28:40seront considérablement
28:42renforcées.
28:43Deux services publics
28:44qui, par définition,
28:45rapportent plus
28:45qu'elles ne coûtent
28:46et dont l'efficacité
28:47sera plus redoutable
28:48que l'inénarrable
28:49taxe nationale
28:50petit colis
28:50à abolir.
28:52Ainsi,
28:53l'amende minimale
28:54sera forcément supérieure
28:55au préjudice économique
28:56créé,
28:56une véritable révolution
28:58en France
28:58qui n'a que trop tardé.
29:00J'engagerai aussi
29:01une réforme
29:02des marchés publics
29:03pour mettre fin
29:03aux cartels
29:04et aux surfacturations.
29:06La liste des économies
29:08n'est pas exhaustive.
29:09Comme vous le verrez,
29:10il y a une centaine
29:12de lignes dans le tableau
29:13qui ne reprend
29:14sauf exception
29:14que les mesures
29:15supérieures
29:16à 100 millions d'euros.
29:19Parallèlement,
29:19cette trajectoire budgétaire
29:20renforce le choc
29:21de compétitivité.
29:23En effet,
29:24contrairement aux
29:24sans-nettes
29:25d'un néo-kenésianisme
29:26dévoyé,
29:27la dépense publique
29:28ne soutient pas
29:29forcément la croissance.
29:31Non seulement la nature
29:32de la dépense
29:33joue énormément,
29:33mais les 1 600 milliards
29:35d'euros de dépense
29:36et les 1 400 milliards
29:37de prélèvements obligatoires
29:38pèsent comme un poids mort
29:39sur l'économie française.
29:41La quasi-totalité
29:43de nos baisses de dépense
29:44sont non récessives
29:45et permettent au contraire
29:46de relancer la croissance.
29:48La baisse massive
29:49du coût de l'énergie,
29:50en particulier l'électricité.
29:52La fin de la fuite
29:53des capitaux français
29:54via l'Europe.
29:55Le ciblage
29:56de l'aide publique
29:56au développement.
29:58L'allègement
29:58de la facture
29:59d'une immigration
29:59peu qualifiée
30:00et non assimilée
30:01conduisant à la saturation
30:02des services publics.
30:03La priorité nationale
30:05à l'emploi
30:05et au logement.
30:06La fin du millefeuille
30:07administratif parallèle
30:08à la simplification
30:09normative considérable
30:10que nous allons opérer,
30:11soit la baisse
30:12d'un impôt papier
30:13représentant à elle seule
30:14l'équivalent
30:14de plusieurs dizaines
30:15de points de PIB
30:16de prélèvements obligatoires.
30:18Cette liste non exhaustive
30:20représente en réalité
30:21des baisses de dépenses
30:22qui sont autant de gains
30:23pour l'économie nationale
30:24et le pouvoir d'achat
30:26des Français.
30:27Ces baisses de dépenses
30:28permettent de financer
30:29un véritable choc
30:30de compétitivité.
30:31Ainsi, je confirme
30:33la baisse de 20 milliards
30:34d'euros des impôts
30:34de production
30:35ainsi que le renforcement
30:36du pacte d'Utreil.
30:38Une réforme de l'impôt
30:39sur les sociétés
30:40en faveur des TPE-PME
30:41est toujours en cours
30:42de finalisation
30:42et vous sera présentée
30:44dans les mois à venir.
30:46Comme le préconise
30:47le rapport parlementaire
30:47de la commission d'enquête
30:48d'Alexandre Loubet,
30:50nous mettrons en place
30:51un plan de robotisation
30:52et de numérisation
30:53avec un suramortissement
30:54de 150%
30:55largement ouvert
30:56aux TPE-PME
30:57et aux agriculteurs.
31:00Il est également urgent
31:01de renforcer
31:01la recherche française
31:02grâce aux marges
31:03de manœuvres dégagées.
31:05Nous augmenterons
31:06l'effort de recherche publique
31:07de 0,3 point de PIB
31:08avant 2032
31:09pour espérer porter
31:10en parallèle
31:11au-delà de 3%
31:12le R&D total
31:13dans le pays.
31:15Nous conforterons
31:16le budget
31:16de l'éducation nationale.
31:18Nous utiliserons
31:19les marges de manœuvre
31:20liées à la baisse
31:20de la démographie
31:21pour augmenter
31:22les enseignants
31:23et pour rattraper
31:24le retard considérable
31:25de niveau
31:25que nous avons accumulé.
31:27Enfin,
31:29le choc de compétitivité
31:30sera doublé
31:31d'un choc de consommation
31:32avec les baisses massives
31:33de TVA
31:33sur les énergies
31:34et les produits
31:34de première nécessité,
31:36une part fiscale
31:37pleine
31:38dès le deuxième enfant
31:39et une demi-part
31:40fiscale
31:40pour les veufs
31:41et veuves.
31:42Au final,
31:43nous estimons au pire
31:45que l'effet récessif
31:46des économies
31:46sera de 0,5 point
31:47de PIB
31:48mais que le gain
31:49de croissance
31:50sur le quinquennat
31:50est estimé au minimum
31:52à 2,3 points
31:53de PIB
31:54soit un bilan positif
31:55sur la croissance
31:56de 1,8 point.
31:58D'une manière générale,
31:59nous sommes extrêmement
32:00raisonnables
32:01sur nos prévisions
32:02macroéconomiques.
32:03Je rappelle
32:04que le rétablissement
32:05des finances publiques
32:06que nous calculons
32:06ne prenne en compte
32:08aucun gain
32:09de croissance.
32:10Toute bonne surprise
32:12liée à la croissance
32:13sera rendue aux Français
32:14en baisse d'impôt.
32:15Néanmoins,
32:16dans un premier temps,
32:17un effort sera demandé
32:18aux plus favorisés.
32:20Si nous baisserons
32:21le montant actuel
32:22de la flat tax
32:22pour le ramener
32:23à 30%
32:24et ainsi rétablir
32:25la confiance
32:26des investisseurs,
32:27nous remplaçons,
32:28comme je l'ai toujours
32:29indiqué,
32:29l'IFI par un impôt
32:30sur la fortune financière.
32:32Cet impôt
32:33qui ne touchera
32:33que les Français
32:34les plus riches
32:34protégera l'enracinement,
32:35à savoir l'immobilier
32:36et les biens professionnels.
32:39A ce titre,
32:40nous sommes ouverts
32:40à toute amélioration
32:41du dispositif,
32:43le but étant
32:43d'assurer la justice fiscale
32:45et non de sanctionner
32:46la réussite.
32:48Autrement dit,
32:49cette trajectoire
32:50n'est pas un plan
32:51d'austérité.
32:52Bien au contraire,
32:53elle permet de financer
32:55des droits nouveaux.
32:56Je pense notamment
32:57aux jeunes,
32:58lycéens,
32:59étudiants
33:00et jeunes actifs.
33:02Non seulement,
33:02cette trajectoire
33:03éclaircit leur avenir
33:04et assure que notre modèle
33:05social durera toute leur vie,
33:07que la croissance
33:08et la prospérité françaises
33:09seront relancées,
33:10mais il prévoit aussi
33:12des droits nouveaux,
33:13notamment la suppression
33:15de la CVEC,
33:16cotisation pour la vie étudiante
33:18et de campus,
33:18ou un gain immédiat
33:19de 105 euros,
33:21la priorité nationale
33:22au logement étudiant,
33:24la présence systématique
33:25d'infirmières scolaires
33:26dans tous les établissements,
33:28le soutien au travail
33:29des étudiants,
33:31la suppression
33:32en dessous d'un plafond
33:33de l'impôt sur les revenus
33:34pour les moins de 30 ans,
33:35enfin,
33:36une mesure dont je n'avais
33:37pas encore parlé,
33:38la gratuité du permis
33:39de conduire
33:39pour les jeunes
33:40au casier judiciaire
33:41viage.
33:43Par ailleurs,
33:44cette trajectoire prévoit
33:45des dépenses provisionnées
33:46pour des droits nouveaux
33:47qui seront présentés
33:48dans les semaines
33:48et mois à venir.
33:50Des lignes de crédit
33:51sont déjà renseignées
33:52dans le tableau
33:53pour une politique
33:54de protection de l'enfance,
33:56une nouvelle politique familiale,
33:57en particulier des mesures
33:58très concrètes
33:59pour les femmes
33:59qui veulent concilier
34:00leur carrière professionnelle
34:02et leur vie de famille,
34:03de nouvelles mesures
34:04de pouvoir d'achat,
34:06en particulier
34:06la protection de l'épargne,
34:08des droits nouveaux
34:09pour l'accès aux soins,
34:10en particulier les soins dentaires,
34:12les lunettes
34:13et les prothèses auditives,
34:15une politique en faveur
34:16des droits des animaux,
34:17notamment pour amoindrir
34:19le coût des soins vétérinaires
34:21pour les familles
34:21et les refuges.
34:23Par ailleurs,
34:24vous trouverez dans le tableau
34:25une provision de 15 milliards
34:27à horizon 2032
34:29pour les mesures
34:30qui seront annoncées
34:31dans la suite de la campagne.
34:34Ces droits nouveaux
34:35sont essentiels.
34:36Les Français verront ainsi
34:37que le redressement
34:38des finances publiques
34:38se fait dans leur intérêt
34:40et que desserrer
34:41le nœud coulant
34:42de la dette
34:42permet de renouer
34:43avec le progrès.
34:45C'est toute la philosophie
34:46de mon projet
34:47de renaissance
34:47pour la France.
34:49Enfin,
34:50cette trajectoire
34:50s'intégrera
34:51dans une politique
34:51de retour de la France
34:52sur la scène internationale.
34:54Tout d'abord,
34:56gravée dans le mar
34:56où une trajectoire
34:57aussi puissante
34:58de redressement
34:58nous permettra
34:59le retour
34:59de la crédibilité
35:00au sein de la zone euro.
35:02Il est indispensable
35:04d'engager une discussion
35:05avec la BCE
35:07pour qu'elle intervienne
35:08et allège
35:09le fardeau des taux
35:10à partir du moment
35:10où la France
35:11reprend le contrôle.
35:13La BCE doit intervenir
35:14pour que les pays
35:15de l'eurozone
35:15dégagent des marges
35:16de manœuvre financière
35:17pour investir
35:18dans notre souveraineté,
35:19à savoir la défense
35:21et le rattrapage technologique.
35:23En intervenant,
35:24la BCE pourrait permettre
35:25de dégager des dizaines
35:26de milliards d'euros
35:27à travers l'Europe.
35:29La BCE doit aussi
35:30accomplir pleinement
35:31son mandat
35:31pour aider les États
35:32à financer
35:33la transition énergétique
35:34et le respect
35:35des accords de Paris.
35:37Nous sommes en train
35:38d'accumuler
35:39une dette écologique
35:40bien plus périlleuse
35:41que toute dette financière
35:42puisqu'elle met en péril
35:43notre survie
35:44dans des conditions
35:44de vie dignes.
35:46Le réchauffement climatique
35:47ayant en lui-même
35:48des effets inflationnistes,
35:50aider au financement
35:51des centaines de milliards
35:52d'un investissement
35:53nécessaire à la décarbonation
35:54relève d'un impératif
35:55éthique et économique.
35:58En accordant des financements
36:00à taux bas,
36:01à tout projet structurel sérieux,
36:02sans fraude
36:03ni conflit d'intérêts
36:05permettant de réaliser
36:06la neutralité carbone,
36:08la BCE sera dans son mandat
36:10pour peu qu'on sorte
36:12du prêt-à-penser.
36:14Enfin,
36:15la France doit prendre
36:16une initiative
36:16pour lancer une conférence
36:17sur les enjeux
36:18et les solutions
36:19à apporter
36:20à l'emballement
36:21des dettes souveraines
36:22et privées dans le monde.
36:24Il est évident
36:25que ce phénomène
36:26largement hors contrôle
36:27qui dépasse la France
36:28pose des problèmes
36:29démocratiques
36:30et éthiques majeurs.
36:31au cœur de ce problème,
36:33une nouvelle coopération
36:35pour endiguer
36:36l'optimisation
36:36et la fraude fiscale
36:37s'impose.
36:39La concentration
36:40des fortunes individuelles
36:41d'une part,
36:43la constitution
36:43de multinationales
36:44toutes puissantes
36:45dont les capitalisations
36:46sont plus importantes
36:47que les PIB
36:47des grandes nations
36:48et dont les profits
36:49dépassent certains budgets
36:50nationaux,
36:51interroge sur la capacité
36:53de nos démocraties
36:53à maintenir nos valeurs
36:54et le contrôle
36:55de nos destins.
36:57Voilà donc
36:58les grands enjeux
36:59dont je voulais vous parler.
37:01Poser dans cette présidentielle
37:02l'enjeu vital
37:02de la reprise en main
37:03des finances,
37:05présenter une trajectoire
37:06de rétablissement radical
37:07de nos comptes publics,
37:09garantir la croissance économique,
37:11le pouvoir d'achat,
37:12la productivité
37:13et des droits nouveaux,
37:15ouvrir des débats majeurs
37:16avec des solutions
37:17de coopération internationale,
37:19seul à même
37:19de régler
37:20les grands enjeux du monde.
37:22Je laisse désormais
37:23la parole à Jordan Bardella
37:24pour vous présenter
37:25notre contre-budget,
37:26réponse au budget
37:27présenté la semaine dernière
37:29par le Premier ministre
37:30Sébastien Lecorn.

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