00:00Sans action décisive, le déficit public dérivera jusqu'à 7,2% du PIB en 2032.
00:06La charge de la dette atteindra alors les 156 milliards d'euros
00:09et la dette elle-même se rapproche des 4 500 milliards, 137% du PIB, en hausse de 1 300
00:17milliards.
00:18Cette dérive imposera à la France de travailler et de payer uniquement
00:21pour financer toujours plus de charges de la dette et de refinancement de la dette.
00:25Le besoin de financement de notre pays passerait de 342 milliards en 2026
00:30à 613 milliards en 2032, un quasi-doublement, tout simplement, insupportable pour notre économie,
00:38une véritable purge, ruinant tout investissement dans l'avenir et asséchant notre modèle social.
00:45Et encore, ce scénario ne prend pas en compte l'emballement des taux souverains actuels,
00:49un emballement qui s'aggraverait avec de telles perspectives.
00:53Dans ce scénario du pire, hélas possible, si les Français ne choisissent pas une rupture politique,
00:58la France court vers le défaut.
01:00De fait, la dette de la France est majoritairement possédée par des intérêts étrangers
01:05et la situation a considérablement empiré.
01:08Le 27 août, j'avais assumé seule, devant le MEDEF,
01:11qu'il fallait opérer un ajustement minimal de 125 milliards d'euros,
01:14une réalité comptable, arithmétique, correspondant tout simplement à l'effort indispensable
01:20pour reprendre le contrôle.
01:23Compte tenu de la hausse des taux et du budget indigent que proposent Sébastien Lecornu et Emmanuel Macron,
01:29je vous annonce dès maintenant que nous portons l'ajustement nécessaire
01:32à 140 milliards d'euros nets d'économie en 2032,
01:35par rapport à 2026.
01:37J'espère ne pas être obligé d'augmenter encore ce seuil
01:41si une nouvelle dégradation de la situation devait survenir avant le 2 mai.
01:45Sous-titrage Société Radio-Canada