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  • il y a 5 heures

Ce mardi, la mobilisation des lycéens, rejoints par les étudiants, continue de plus belle, en Île-de-France comme dans le reste du pays. Le ministre de l’Éducation nationale continue à rencontrer des représentants de lycéens pour faire le point sur leurs revendications et les mesures à apporter.

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Transcription
00:00Il faut savoir que pour le premier degré, les recrutements, ils se font par académie, ils ne se font pas
00:03au niveau national.
00:04Et donc, dans l'académie de Créteil, depuis le début des années 2020, pour 100 postes disponibles, on a seulement
00:0990 candidats.
00:10C'est-à-dire que même si tout le monde était pris, on ne pouvait pas mettre un enseignant devant
00:14chaque classe.
00:16Alors après, on peut se dire, en fait, c'est l'académie de Créteil, c'est comme ça.
00:19Mais si on regarde en 2005, on avait à peu près 250 candidats pour 100 postes disponibles.
00:24Donc, en fait, il y a vraiment eu une baisse, un phénomène structurel de baisse d'attractivité du métier d
00:29'enseignant.
00:30Ce qui fait qu'aujourd'hui, dans l'académie de Créteil, mais c'est aussi le cas dans l'académie
00:33de Versailles, on n'a vraiment pas assez de candidats.
00:36Et donc, je vous disais, 90 candidats pour 100 postes disponibles, mais bien entendu, tout le monde n'est pas
00:40pris.
00:40Si on prend Paris et sa petite couronne, Paris a perdu 8% d'élèves dans le second degré entre
00:452005 et 2025.
00:46La Seine-Saint-Denis a augmenté de 14% son nombre d'élèves et la Val-de-Marne de 8%.
00:50Est-ce que les investissements ont été faits ? Parce qu'on peut avoir des lycées à Paris, mais ce
00:55n'est pas transférable nécessairement en Seine-Saint-Denis.
00:57Et du coup, est-ce que le bâti a été adapté à cette explosion démographique ?
01:02Ou est-ce qu'on s'est dit, comme on se dit aujourd'hui un petit peu dans l'enseignement
01:05supérieur,
01:05bon, il y a une bosse, il y a une explosion démographique, mais ça va baisser à un moment et
01:09du coup, on...
01:10Alors oui, je l'ai dit, l'explosion démographique, mais Edouard Jeffrey dit, alors je ne sais pas si c
01:14'est vrai,
01:16180 000 élèves en moins l'année prochaine au lycée.
01:18Donc c'est pour justifier un peu le...
01:20Il y a 160 000 en moins aussi cette année en fait, donc en cumulé, il y a une vraie
01:24baisse des effectifs.
01:25Ça, c'est mécanique, ça s'appelle la démographie.
01:25Ça devrait nous donner de l'air pour justement investir dans les lycées ou dans les départements.
01:31La baisse au niveau national, elle est très claire, mais en fait, c'est des trajectoires très différentes
01:34selon les différents départements, les différents territoires.
01:37Et donc, comment est-ce qu'on gère ces trajectoires différentes selon les départements
01:42et on réorganise un petit peu les dépenses de manière territoriale ?
01:46Dans la réponse, si vous voulez, il y a aussi l'idée que vous avez un ministre de l'Éducation
01:49nationale
01:49qui dit, si je m'en tenais à la démographie au chiffre stricto sensu,
01:53ce n'est pas 1 500, je ne sais plus combien pouillèmes de postes qu'il faudrait supprimer cette année,
01:58mais c'est 9 000.
01:59Et en fait, il dit, son raisonnement, c'est de dire, il faut faire baisser les effectifs des enseignants,
02:07mais moins que la démographie, pour pouvoir aussi, et tout en maintenant le budget,
02:12parce qu'un des enjeux, c'est de pouvoir avoir moins d'élèves par enseignant
02:15et de pouvoir mieux les payer, en fait, d'avoir moins d'enseignants, en fait,
02:18pour pouvoir mieux les payer, c'est ce que font les Allemands et qu'on ne fait pas.
02:21On a beaucoup plus d'enseignants par rapport au nombre d'élèves que les Allemands.
02:26Et en fait, à budget constant, ça permettrait de revaloriser le salaire des enseignants,
02:32ce qui est une bonne chose aussi, ça fait partie du problème.
02:35Mais encore une fois, on est sur des choses de long terme, voire de très long terme,
02:39et ça ne répond pas à l'urgence du moment.

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