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  • il y a 4 minutes
Béatrice Cossa-Dumurgier, directrice générale de Revolut pour l'Europe de l'Ouest, était l'invitée de Sandra Gandoin dans Good Morning Business, ce mercredi 7 octobre. Elle nous annonce l'obtention d'une licence bancaire en France pour Revolut, néobanque britannique et deuxième banque en ligne dans l'Hexagone, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Et je reçois Béatrice Cossat du Murgier, directrice générale de Révolut pour l'Europe de l'Ouest, la néobanque britannique.
00:06Bonjour, merci d'être avec nous dans cette matinale de l'économie Révolut qui a vraiment fait un pas de
00:11géant ces derniers mois en Europe.
00:14Deuxième banque en ligne en France, 8 millions de clients juste derrière Boursobank.
00:19Vous espérez bien inverser tout ça.
00:21Vous êtes sur tous les fronts, vous avez obtenu la licence bancaire en France cet été.
00:25J'aimerais savoir ce qui explique cette rapidité, cette adoption si évidente des clients ces dernières années.
00:34Merci beaucoup de me recevoir déjà ce matin.
00:36Oui, effectivement, on a reçu cet été une licence bancaire de plein exercice en France sur décision de la BCE,
00:46avec une instruction aussi de la CPR qui est le régulateur français.
00:49Et ce, un peu moins de 15 mois après l'annonce qu'on avait faite lors du sommet de Chouze
00:55France en mai 2025.
00:57Et donc, c'est un processus de licence qui est un processus très approfondi, très détaillé.
01:03Les régulateurs regardent beaucoup de choses, notre business plan, notre conformité, notre gouvernance, etc.
01:08Et quand on sait que la CPR et la BCE sont parmi les régulateurs probablement les plus exigeants et les
01:16plus respectés au monde,
01:17évidemment, on se réjouit beaucoup de cette décision parce que c'est un marqueur de confiance.
01:22Et on sait que la confiance, c'est le cœur du métier de banquier.
01:26Alors, pour répondre à votre question, Revolut a pris une décision stratégique assez structurante et pas très commune.
01:34Il y a à peu près deux ans de ça, avec une stratégie de double hub en Europe.
01:39Donc, une banque en Lituanie pour couvrir les pays d'Europe centrale et d'Europe de l'Est.
01:44Et puis, une banque en France, à Paris, ici même, pour couvrir l'ensemble des pays d'Europe occidentale.
01:51Avec comme ambition pour chacune des deux banques d'augmenter notre ancrage local, notre légitimité locale,
01:57notre proximité avec les clients, avec l'écosystème.
02:01Et donc, d'être en mesure d'enrichir notre offre, de la localiser, comme on dit,
02:05et de la rendre encore plus attractive, encore plus engageante pour nos clients.
02:10Et donc, qu'est-ce que ça veut dire symboliquement, mais aussi très concrètement ?
02:14Ça veut dire qu'on est en train de passer d'un modèle de fintech challenger
02:20à celui d'un établissement de crédit de plein exercice, de taille très significative en Europe de l'Ouest,
02:28qui a la robustesse et les moyens financiers pour soutenir son développement.
02:34Donc, c'est, de fait, un changement et un développement majeur pour la stratégie de Révolut en Europe.
02:41Ce qui est très intéressant, c'est que c'est vrai qu'avant qu'on parlait de banque, de gestion
02:44de patrimoine,
02:45on a un peu de mal déjà avec l'éducation financière en France, c'était compliqué tout de suite.
02:49Là, on peut tout faire, il y a de la crypto, il n'y a pas de frais quand on
02:53va à l'étranger,
02:54on peut acheter des ETF, on gère son argent au quotidien, c'est très facile.
03:00Vous avez 80 millions de clients en Europe, vous avez dépassé certaines très grandes banques,
03:06néanmoins, quand on est une banque, le nerf de la guerre, c'est le crédit immobilier.
03:10Mais vous, vous n'êtes pas encore penché sur cette question-là, finalement, principalement,
03:15la gestion des comptes courants et devenir le premier compte des clients, c'est ça qui vous intéresse. Pourquoi ?
03:19Alors, bien sûr, quand on est la banque principale, qui était le graal traditionnel des banques autrefois,
03:25on a évidemment un engagement des clients qui est plus fort.
03:29Alors, nous, on prend le sujet un peu différemment, parce qu'on respecte complètement le fait
03:32que le client puisse avoir envie d'avoir sa banque principale chez un concurrent, et c'est très bien.
03:38En revanche, ce qui est important pour nous, c'est qu'il nous choisisse pour ses opérations du quotidien,
03:44qu'il nous choisisse, qu'il nous fasse confiance, qu'il nous confie son épargne,
03:48demain qu'on lui octroie du crédit, et que petit à petit, il commence à utiliser l'intégralité
03:55des verticales qui sont disponibles dans l'application.
03:57Et vous l'avez mentionné, il y en a énormément, et c'est une des forces du modèle de Revolut.
04:02Les clients arrivent par un levier ou par un autre, quel que soit leur use case, en fait.
04:08Et on respecte ça complètement, et tout seuls, ils découvrent petit à petit la puissance de l'application,
04:14la richesse des produits, l'innovation qu'il y a derrière chacun des produits.
04:19Certains sont des produits complètement nouveaux,
04:21et puis d'autres sont simplement des innovations de produits très très classiques.
04:25Je peux donner l'exemple, par exemple, des fonds monétaires flexibles,
04:29c'est quelque chose de très simple, très courant et fonds monétaires.
04:31Mais quand un client a besoin de liquidité, il est très content de pouvoir vendre ses fonds monétaires,
04:36et plutôt que d'attendre deux jours, trois jours pour avoir le règlement,
04:39il l'a directement sur son compte.
04:42Donc ça, c'est un exemple très classique de produits qui existent,
04:46et auxquels on apporte énormément d'innovations.
04:49Mais les innovations chez Revolut, il y en a tous les jours, quasiment.
04:52Donc il y a deux semaines, on a annoncé avec Visa,
04:55la première transaction de paiement par carte agentique, de bout en bout.
05:01Vous savez qu'on a lancé en France, en septembre, Air,
05:04qui est un compagnon qui est à l'intérieur de l'application
05:07et qui aide les clients à mieux décider.
05:10Et donc demain, une fois que la phase de test avec Visa sera passée,
05:14demain, certainement, on proposera à nos clients la possibilité
05:18de réaliser un achat intégralement à travers l'application,
05:22et donc de confier le paiement de cet achat à l'agent agentique Air directement.
05:28Voilà, on a lancé au Royaume-Uni, la semaine dernière,
05:33une fonctionnalité que je trouve géniale, qui s'appelle Pay with Smile,
05:37donc payer avec un sourire.
05:38Et donc le client va dans un magasin,
05:40et là, quand il y a un terminal de paiement qui est un terminal Revolut,
05:43il suffit qu'il sourie au terminal de paiement.
05:46Il n'a pas besoin d'apporter sa carte,
05:48il n'a pas besoin de payer avec son smartphone.
05:50Il est reconnu, et son simple sourire permet au paiement d'être accepté.
05:56Voilà, donc les innovations comme ça, il y en a tous les jours en permanence,
06:00et la capacité que nous allons avoir en Europe de l'Ouest,
06:05grâce à cette licence, et grâce aux investissements qu'on a annoncés,
06:08on a annoncé un milliard d'euros d'investissement,
06:11on a annoncé 600 postes additionnels créés en France,
06:14donc c'est des capacités très significatives qui vont nous permettre de booster
06:19notre développement produit et encore plus local et encore plus en proximité
06:24et en attente pour répondre aux attentes des besoins des clients.
06:27Pour terminer, il nous reste très peu de temps,
06:29je voudrais revenir sur ce qui s'est passé en septembre,
06:31Revolut qui a été finalement hacké par des pirates informatiques
06:34qui se sont fait passer pour des enquêteurs gouvernementaux,
06:37dans la mesure où vous présentez beaucoup de dossiers justement
06:40pour être en phase avec les réglementations,
06:43là est arrivée finalement l'attaque,
06:45est-ce que, première question, vous avez dû payer une rançon,
06:48et surtout comment vous garantissez derrière, une fois que ça arrive,
06:51que finalement les données des clients vont être en sécurité dans les mois qui viennent,
06:55parce que tous les établissements comme le vôtre sont concernés par ces attaques cyber ?
06:59Alors, Revolut n'a pas été hacké,
07:01c'est une agence gouvernementale, en l'occurrence italienne,
07:05dont le nom de domaine a été hacké,
07:07et donc cette agence gouvernementale interagit avec tous les établissements financiers,
07:12notamment avec Revolut,
07:14et elle est amenée à leur demander de leur transmettre des informations
07:17que les établissements financiers ont l'obligation de lui transmettre.
07:20Et donc c'est dans ce contexte-là que certaines des données personnelles
07:25des clients de Revolut ont été compromises.
07:28Sur les 80 millions de clients de Revolut,
07:30il s'agit de 680 clients au total, 55 en France,
07:34donc c'est 682 trop, on est d'accord,
07:37c'est 55 clients de trop,
07:39mais c'est important de remettre ça dans le contexte.
07:41Donc aucun code d'accès, aucun identifiant,
07:47aucune donnée biométrique n'a été compromises,
07:49les systèmes de Revolut n'ont pas été compromis,
07:52les fonds des clients n'ont pas bougé.
07:54Voilà, donc c'est quand même de ça dont on parle.
07:57Alors évidemment, pour les clients,
07:59on a apporté une assistance à ces clients,
08:02on prend en charge, si jamais ils doivent changer leur document d'identité,
08:08on prend en charge les frais afférents.
08:10Voilà, donc on a mis en place pour ces clients-là
08:13un suivi tout à fait particulier.
08:16Mais encore une fois, Revolut n'a pas été hacké,
08:19les systèmes de Revolut n'ont pas été touchés.
08:22Vous m'avez posé la question de la rançon.
08:24Donc Revolut ne paye pas de rançon,
08:27ce sont des criminels et des pirates.
08:30L'objectif principal de Revolut, c'est de protéger ses clients
08:33et de coopérer de façon transparente et très professionnelle
08:37avec les autorités compétentes.
08:38Et très vite, comment on évite pour la suite ?
08:40Est-ce qu'on a les moyens de lutter contre ça,
08:43contre ce genre d'attaque finalement ?
08:44Alors je pense que c'est un enjeu de place,
08:47parce que ces agences gouvernementales,
08:48il y en a énormément, il y en a des centaines
08:50dans chacun des pays du monde,
08:52dans lesquels les différentes banques opèrent.
08:55Et encore une fois, elles ont la légitimité de par leur statut
08:59de demander des informations à des banques
09:02qui ont l'obligation de la fournir.
09:04Donc ce sont ces agences-là
09:06qui sont quelquefois le maillon faible du système.
09:09C'est toujours comme ça dans les cas de cyberattaques.
09:11C'est les maillons faibles qui se font hacker.
09:14Et par ricochet, ça impacte le reste de la place.
09:17Donc c'est un sujet de place.
09:18C'est un sujet de place.

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