00:00Ce soir, Sébastien Lecornu parle depuis Matignon, je vous le disais, peut-être trop tard pour tenir le récit, car
00:06tout le monde vise le même corps, LFI.
00:09Bruno Rotaillou l'a rebaptisé la France incendiaire. L'essence et l'allumette, dit-il, c'est eux qui les
00:15apportent.
00:15Le symbole, c'est Balibagayoko, maire insoumis de Saint-Denis.
00:18La violence, à un moment donné, peut être légitime, avait-il déclaré.
00:22Le préfet l'a déjà signalé à la justice hier.
00:24Il était dans le cortège parisien, face au CRS, Éric Ciotti a demandé sur CNews sa révocation au Conseil des
00:32ministres.
00:33Un maire officier de police judiciaire qui attise ou un élu qui protège sa jeunesse, selon vous, êtes-vous pour
00:39ou contre ?
00:40Appelez-nous au standard d'Europe.
00:420-1-80-20-39-21.
00:44Gabriel Cluzel, comment réagissez-vous par rapport à cette demande de révocation de Balibagayoko ?
00:52Alors, c'est une révocation, on le sait, qui devrait être faite au moment du Conseil des ministres.
00:59Alors, il y aurait des arguments, ça c'est évident.
01:01Il y aurait des arguments parce que, vous l'avez dit, un maire, il est officier de police judiciaire.
01:07Un maire, il a le devoir de maintenir la sécurité, l'ordre public dans sa ville.
01:13Un maire, il a le devoir d'exemplarité.
01:15Il a une écharpe bleu-blanc-rouge sainte autour de sa taille.
01:19Eh bien, ce n'est pas pour rien.
01:22Donc, nous avons là un maire, alors vous l'avez dit, qui a légitimé la violence.
01:28Même s'il a dit, oui, il vaut mieux l'éviter.
01:30Mais enfin, la violence légitime existe.
01:32C'est une façon de dire en creux que la violence légitime n'est pas le monopole de l'État.
01:37Or, c'est le fondement même de notre société, depuis des siècles, j'allais dire.
01:43Il a, je ne sais pas si vous vous souvenez, un jour, il a parlé d'insurrection populaire.
01:47Alors, immédiatement, il minore, mais néanmoins, les mots sont là.
01:51Il ne revient pas sur ces mots.
01:53Il a dit que c'était possible de siffler la Marseillaise, qu'il pouvait y avoir des raisons.
01:57Donc, si vous voulez, il y a une somme de déclarations qui sont scandaleuses dans la bouche d'un maire.
02:05Non seulement il n'y a pas d'exemplarité, mais il y a une contre-exemplarité.
02:09Les jeunes qui le regardent, de sa ville, ont un contre-exemple.
02:13Après, dans les faits, on ne va pas se mentir.
02:16Alors déjà, il y a plusieurs sujets, parce que je ne sais pas où se sont passés.
02:19Par exemple, si c'était à Paris, je ne sais pas si c'était à Saint-Denis ou à Paris.
02:22Est-ce que tous les faits, quand il a rejoint les manifestants, les faits contestables,
02:28est-ce qu'il était à Paris ou à Saint-Denis ?
02:30Parce qu'il est officier de police et judiciaire dans sa ville.
02:32A priori, c'était Saint-Denis.
02:33Si c'était Saint-Denis, alors il est maire de Saint-Denis.
02:36Mais vous voyez, il peut contester sur certains points.
02:38Tout ça, c'est des batailles juridiques.
02:40Et puis, par ailleurs, je vais vous le dire franchement,
02:42je ne crois pas une minute, une minute,
02:45que ce Conseil des ministres ait le courage,
02:46le gouvernement ait le courage de révoquer Bali Bagayoko,
02:50qui est devenu intouchable.
02:52Ils seraient évidemment tous accusés immédiatement de racisme.
02:57Ce serait le feu aux poudres.
02:58Donc, je n'y crois pas une seconde.
03:01Presque moins qu'au Père Noël.
Commentaires