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  • il y a 20 heures
Alors que le mouvement de contestation dans les lycées se poursuit à Toulouse, Actu Toulouse a rencontré des lycéens. Policiers, casseurs et revendications : ils expriment leurs craintes et leurs espoirs.

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Transcription
00:03On voulait juste pouvoir montrer ce qu'on voulait faire.
00:07Donc on avait des pancartes, on voulait juste mettre de la musique aussi.
00:10Et ils ont été dans l'offensive directement.
00:14Et un peu plus tard, du coup, il y a eu une espèce de foule qui était en rébellion
00:19et qui avait la haine de se faire tabasser alors qu'elle n'avait rien fait.
00:22Ils ont commencé à nous chasser avec des motos, des matraques, des flashballs
00:26et encore plus de lacrymogène.
00:28Et ça a tenu comme ça, avec un espèce de ping-pong de personnes qui s'attaquent pendant deux heures.
00:35C'était assez étonnant de voir autant de flics mobilisés pour juste des jeunes qui veulent revendiquer des droits.
00:42On ne pensait pas que ça allait dégénérer comme ça.
00:44On ne pensait pas qu'il y aurait autant de forces de l'ordre aussi.
00:46Parce que c'est assez vite arrivé, il y avait beaucoup de voitures, de motos qui sont arrivées assez vite.
00:51Mais le mouvement, je trouve qu'au début, il était très bien parti,
00:53mais que ça a dégénéré trop vite à cause des policiers pour moi.
00:56qui ont sorti leur défense trop tôt.
01:03On s'est vite rendu compte qu'il y avait des gens qui n'avaient rien à faire ici,
01:07qui n'étaient ni lycéens ni même qui avaient l'âge d'être au lycée.
01:10Je pense que c'est vraiment eux qui ont lancé le mouvement de faire brûler des poubelles,
01:14de vraiment se révolter.
01:16Parce qu'il y avait vraiment beaucoup de lycéens qui étaient juste là avec des pancartes,
01:18qui ne comprenaient pas ce qui se passait.
01:20J'ai vu certains lycéens partir du coup de la manifestation, assez vite.
01:24Il y en a eu beaucoup qui sont partis qui ont eu peur de ça.
01:26Et on s'est vite rangé du côté de ceux qui étaient venus,
01:31qui n'étaient pas forcément du lycée,
01:32parce qu'on ne comprenait pas le fait de se faire matraquer et gazer aussi vite
01:36pour, à la base, une chose qu'on n'avait rien demandé et qu'on défendait juste nos droits.
01:40Les lycéens, en général, n'étaient pas dans cette optique de haine, de colère, de casse,
01:46mais que les gens qui se sont dit prendre le parti de cette manifestation,
01:54qui avaient des envies différentes de casser, de vraiment brûler des poubelles,
01:59de faire n'importe quoi.
02:01Et que vraiment, c'est eux qui ont engrangé cette haine.
02:06Il devait y avoir 1 à 2% de tous ceux qui étaient venus,
02:09qui étaient là pour casser, brûler et rigoler,
02:12et tous les autres qui étaient là pour militer.
02:14Et dans ces 99% de gens qui étaient là pour militer,
02:17on avait une très grande partie de ceux-là qui ont eu peur.
02:21J'en ai vu qui ont pleuré, j'en ai vu qui ne savaient pas comment faire
02:23parce qu'ils étaient déstabilisés de la situation.
02:25C'est quand même pour des mineurs qui vivent en ville
02:28et qui n'ont pas forcément vécu de violence,
02:30voir des policiers qui sont censés nous protéger, nous frapper, nous gazer,
02:35ou même nous insulter, ça nous paraissait impensable.
02:42Sur le moment, tout le monde était là pour vivre un bon moment
02:46et pour militer sur des droits parce que nos lycées sont en piteux état,
02:50l'éducation nationale ne fait rien, on a besoin d'aide.
02:53Et pendant qu'on demande de l'aide, on nous renvoie de la violence
02:57alors qu'on a juste besoin de ça pour pouvoir être éduqué
03:00et faire vivre ce pays comme il faut.
03:01Moi, j'avais fait une pancarte, je voulais juste montrer ma pancarte
03:04et montrer à quel point les jeunes d'aujourd'hui,
03:06on a le droit aussi de montrer pourquoi est-ce qu'on n'est pas contents aujourd'hui.
03:09On a le droit de se révolter comme tout le monde parce qu'on a des droits.
03:12Mes revendications, c'était le fait de refaire les emplois du temps
03:15parce qu'on a souvent des 8h, 17h30,
03:18mais on a énormément de trous dans les emplois du temps et ce n'est pas cohérent.
03:22Et aussi, surtout, on est vraiment surchargé en classe.
03:26Le bâtiment, il n'est pas forcément propre au bon endroit,
03:28on n'a pas de clim, on n'a pas forcément de chauffage.
03:31Sous-titrage Société Radio-Canada
03:32Sous-titrage Société Radio-Canada

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