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  • il y a 4 heures
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, s’exprimait ce mercredi 7 octobre depuis Matignon, à propos du mouvement des lycéens, des prix des carburants et du budget.

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Transcription
00:00Je comprends la fatigue de celles et ceux qui ont le sentiment qu'à peine une difficulté surmontée, une autre
00:05se présente.
00:06Cette réalité, beaucoup de pays européens la connaissent, elle fait naître beaucoup d'inquiétudes.
00:12Nous sommes dans une situation difficile, mais nous ne sommes pas pour autant sans réponse.
00:17Et c'est dans cet esprit que je veux vous parler ce soir.
00:21Ce qui se passe dans les lycées nous touche toutes et tous, élèves, parents, enseignants ou simplement citoyens.
00:27Des lycéens manifestent, c'est leur droit, y compris pour contester le gouvernement.
00:32Nous avons le devoir de les écouter.
00:35Prendre les jeunes au sérieux, c'est autant soutenir leur engagement que partager avec eux les difficultés, mais aussi les
00:41contraintes.
00:42Mais nous avons également vu ces derniers jours des violences, des élèves et des personnels agressés,
00:49des policiers et des gendarmes blessés, des établissements incendiés ou dégradés,
00:54des milliers d'heures de cours perdues sans oublier les menaces et les insultes.
01:00Les responsables politiques qui utilisent cette colère pour mener leurs batailles électorales
01:04prennent une responsabilité grave.
01:06On ne peut pas jouer avec la sécurité des jeunes de France.
01:10Je veux donc être clair.
01:13Contrairement à ce que certains racontent et répètent,
01:16les forces de l'ordre n'ont pas pour instruction d'affronter les lycéens.
01:20Leur mission est de protéger les biens, mais surtout les personnes,
01:24de faire respecter la loi et de permettre l'accès aux établissements scolaires.
01:29Elles doivent agir pour cela de manière proportionnée,
01:32dans un contexte souvent très difficile, il faut le reconnaître,
01:34et je veux leur redire notre soutien.
01:37Mais lorsqu'un jeune est gravement blessé,
01:39les enquêtes doivent en établir les circonstances en toute transparence,
01:44comme pour toute atteinte aux personnes,
01:46je l'ai rappelé hier à l'Assemblée nationale,
01:48le respect de l'État droit s'impose à chacun.
01:53Mais la colère des jeunes ne vient pas de nulle part.
01:58Nul ne peut être indifférent aux angoisses qu'ils expriment.
02:01Ces lycéens, on le sait, étaient enfants,
02:03ou en tout cas entrés dans l'adolescence pendant le Covid.
02:06Nous leur avons demandé des efforts considérables.
02:09Depuis, ils voient les guerres, le changement climatique,
02:12parfois leurs parents ou leurs proches en difficulté.
02:15Malgré ces angoisses, nous leur demandons pourtant
02:18de choisir leur orientation et de regarder l'avenir avec confiance.
02:23La responsabilité du gouvernement et de l'ensemble des formations politiques
02:26doit être de rétablir cette confiance,
02:29et cela commence évidemment, et déjà, par les écouter.
02:34Les temps de dialogue engagés aujourd'hui se poursuivront
02:37à partir de demain dans chaque lycée et jusqu'à la semaine prochaine.
02:40La plateforme, ouverte lundi dernier par le ministre de l'Éducation nationale,
02:44a déjà recueilli plus de 40 000 contributions.
02:47Elle nous permet d'entendre directement celles et ceux
02:50qui ne s'expriment pas toujours dans les instances habituelles.
02:54Certains ont accueilli l'ouverture de cette plateforme
02:56avec moquerie ou dérision.
02:59Ils ont eu tort.
03:00Les 40 000 premières contributions montrent qu'il y avait une attente.
03:04En particulier, on le sait, sur l'organisation du temps scolaire
03:07et sur les conditions matérielles dans les lycées.
03:10Ces contributions constituent une matière précieuse.
03:13Elle nous permettra de répondre à ces préoccupations
03:16en lien avec les conseils régionaux.
03:18Tout sera publié en transparence.
03:21Dans les huit mois qui nous séparent de l'élection présidentielle,
03:24le gouvernement agira donc avec pragmatisme
03:27pour répondre aux attentes des lycéens.
03:29Nous avons lancé cinq chantiers pour assurer les cours
03:33lorsqu'un enseignant est absent, même si beaucoup a été fait
03:36ces dernières années, pour améliorer les conditions matérielles
03:39dans les bâtiments, notamment face aux fortes chaleurs,
03:42pour mieux organiser les temps scolaires,
03:44pour rendre Parcoursup plus transparent et intelligible,
03:47et pour donner, et c'est peut-être d'ailleurs la principale revendication,
03:51un cadre d'expression plus clair et renouvelé aux lycéens
03:55dans une démocratie qui évolue, une démocratie vivante.
03:57Les premières décisions du gouvernement seront présentées
04:01à la fin du mois d'octobre.
04:03Et bien sûr, il y a la question des moyens.
04:06Le budget pour l'année prochaine, 2027,
04:09porte les crédits de l'éducation nationale à 64 milliards d'euros,
04:13avec une nouvelle hausse de 1,2 milliard d'euros
04:17par rapport à l'année dernière.
04:19C'est un des rares ministères d'ailleurs qui voit ces crédits augmenter,
04:23et cette augmentation devra permettre de financer
04:25les priorités des lycéens, pas qu'eux,
04:28et le budget de l'éducation nationale sera d'ailleurs discuté
04:31à l'Assemblée nationale le 12 novembre prochain.
04:34Cela nous laisse donc un mois
04:37pour traduire les contributions et les propositions des lycéens
04:41en amendements sur lesquels les députés et les sénateurs
04:44devront s'entendre.
04:45Les débats auront lieu,
04:47chacun prendra ses responsabilités,
04:49le gouvernement en tête.
04:51Je le dis aussi, dans le passé,
04:54il y a eu trop de promesses
04:55qui n'ont pas été tenues,
04:57tout simplement parce qu'elles n'étaient pas tenables.
05:00Ce que je souhaite,
05:01ce sont des réponses concrètes,
05:03rapides,
05:04et donc financées.
05:05Un gouvernement qui n'a aucune échéance électorale
05:08peut s'y engager avec sincérité.
05:11Mes chers compatriotes,
05:13ces inquiétudes sur l'avenir,
05:14nous les retrouvons aussi dans les familles
05:16qui subissent la hausse du prix de l'énergie.
05:19La guerre au Moyen-Orient,
05:20comme d'ailleurs celle en Ukraine,
05:22sont entrées dans notre quotidien.
05:24Quand on habite loin de son travail,
05:26sans transport collectif à proximité,
05:28faire le plein pour partir le lendemain
05:30pèse lourd dans le budget mensuel.
05:33Pour un artisan ou un transporteur,
05:35cela peut même mettre en cause
05:37l'équilibre de l'activité.
05:39Nous avons, vous le savez,
05:41renforcé l'aide aux grands rouleurs
05:42et les soutiens aux professions les plus exposées,
05:44les agriculteurs,
05:45le secteur du bâtiment,
05:46les pêcheurs, les aides à domicile,
05:48les infirmiers libéraux.
05:50Le chèque énergie sera versé dès janvier,
05:53non plus au printemps,
05:54pour les ménages les plus modestes.
05:56Alors, je comprends dans le débat public
05:58la demande d'aide générale
05:59ou d'une baisse massive des taxes.
06:02Mais il faut le rappeler,
06:04lors de la précédente crise énergétique,
06:07à partir de la fin de l'année 2021,
06:09plus de 70 milliards d'euros
06:11ont été dépensés à l'époque
06:13en bouclier et en aide.
06:16Tout cela a fortement pesé
06:18sur les comptes publics de la nation
06:20et nous remboursons encore la dette
06:22contractée pour le financer
06:24et à des taux d'intérêt bien supérieurs,
06:26malheureusement, qu'à l'époque.
06:28Nous ne pouvons pas rouvrir
06:30les mêmes dépenses à chaque crise,
06:33surtout désormais avec des taux d'intérêt
06:35plus élevés.
06:36Il faut le dire clairement,
06:37ce serait soulager une facture aujourd'hui
06:40en en préparant une autre encore plus lourde
06:43pour demain.
06:45Il faut donc utiliser
06:46tous les moyens dont nous disposons.
06:49Le président de la République
06:51agit sur le terrain diplomatique
06:53depuis plusieurs semaines
06:54avec nos partenaires,
06:55notamment les pays producteurs,
06:56je cite l'Irak, l'Arabie saoudite
06:58ou le Nigeria, entre autres,
06:59pour sécuriser les approvisionnements
07:01et par de la même, au-delà,
07:03rechercher l'apaisement
07:04dans les régions concernées.
07:06Vendredi dernier,
07:08il a réuni en urgence le G7
07:10et celui-ci a décidé de mobiliser
07:12des stocks stratégiques
07:13de manière coordonnée.
07:16Dans ce cadre,
07:17nous mettrons donc
07:1810 millions de barils de gazole
07:20issus de nos stocks
07:21à la disposition des distributeurs
07:23en France.
07:25Je signerai prochainement le décret
07:27permettant cette opération
07:29prévue pour durer trois mois.
07:31Cela a été notifié ce matin
07:33à l'Agence internationale de l'énergie.
07:36Les générations précédentes
07:37ont constitué ces réserves
07:40pour faire face aux pénuries.
07:41Nous allons les utiliser
07:42de manière nouvelle
07:43pour agir sur les prix.
07:45Le gazole concerné
07:47a été acheté avant
07:48la flambée des cours.
07:49Il sera mis à disposition
07:51au prix de revient
07:52de ces stocks,
07:53ce qui permet mécaniquement
07:54de baisser les prix à la pompe
07:55dans un ordre de grandeur
07:57évalué entre 12 et 18 centimes
08:00par litre de gazole.
08:01Je réunirai à Matignon
08:03l'ensemble des distributeurs
08:04pour y travailler
08:05dans les tout prochains jours.
08:07Cette baisse bénéficiera
08:09à toutes celles et ceux
08:10qui achètent du gazole
08:12et s'ajoutera évidemment
08:13aux aides existantes.
08:15Les cours mondiaux
08:16continueront d'évoluer,
08:17vous le savez,
08:18vous le voyez,
08:18mais nous pouvons ainsi
08:20amortir une partie du choc.
08:22Les volumes seront évidemment
08:24encadrés pour préserver
08:26notre sécurité d'approvisionnement,
08:28cela va sans dire,
08:29et les opérateurs auront
08:30jusqu'à un an
08:31pour reconstituer ces stocks.
08:33Cette mesure nous donne
08:34un répit du temps
08:35pour réduire une dépendance
08:37qui nous expose,
08:38crise après crise,
08:39à des décisions prises ailleurs.
08:42C'est d'ailleurs
08:42pour ne pas subir
08:43les crises décidées
08:44à l'autre bout du monde,
08:46qui sont durables,
08:46on le sait,
08:47que nous avons lancé
08:48le plan d'électrification.
08:50Je ne rentre pas
08:50dans le détail ce soir,
08:51mais les premiers résultats
08:52sont bons, encourageants,
08:53les ministres y reviendront.
08:55Mais dans ce cadre,
08:56et par cohérence,
08:57je veux vous dire
08:58que le gouvernement
08:59se fixe un objectif
09:00concret et ferme.
09:01Le prix de l'électricité
09:03ne doit pas augmenter
09:04cet hiver.
09:05Nous prendrons donc
09:06les décisions nécessaires
09:08pour le tenir.
09:09J'y reviendrai prochainement
09:10et je demande par ailleurs
09:12à EDF de mobiliser
09:14au maximum
09:15ses capacités de production
09:16dans le respect
09:17des exigences de sûreté.
09:19Les investissements
09:20que nos prédécesseurs
09:21ont réalisés
09:22doivent protéger
09:23les Français aujourd'hui.
09:24Ceux que nous avons
09:25décidé nous-mêmes
09:26devront rendre
09:27le même service
09:28à nos enfants.
09:30Mais parmi celles
09:32et ceux qui subissent
09:32le plus durement
09:33l'accumulation
09:34de ces crises,
09:34je voudrais avoir
09:35un mot particulier
09:35pour nos agriculteurs.
09:37Pour beaucoup d'entre nous,
09:39la canicule appartient
09:40déjà à l'été passé.
09:41Pour eux,
09:42malheureusement,
09:43ces conséquences
09:44sont encore devant.
09:45Des récoltes perdues,
09:47du fourrage à trouver,
09:48des troupeaux en danger,
09:50des trésoreries
09:50qui ne permettent
09:51plus du tout
09:51de faire face.
09:52Des milliers
09:53d'exploitations
09:54sont en péril.
09:56C'est inédit.
09:57Un plan d'urgence
09:58a donc été engagé.
09:59Demain,
10:00au sommet de l'élevage
10:00qui a lieu à Cournon,
10:01la ministre de l'Agriculture
10:03le complétera
10:03avec de nouvelles mesures
10:05que nous avons discutées
10:06récemment ici à Matignon
10:07avec l'ensemble
10:08des organisations syndicales.
10:09Et nous travaillons
10:10en plus et en parallèle
10:12à un plan de relance
10:13qui sera proposé
10:14au Parlement
10:14et je souhaite d'ailleurs
10:15y associer
10:16l'ensemble
10:17des forces politiques
10:17de la nation.
10:18Les décrets d'application
10:19de la loi d'urgence agricole
10:20seront pris aussi rapidement.
10:22Je tiens à être rassurant
10:23sur ce point.
10:24Mais,
10:25je le dis avec gravité
10:26ce soir,
10:27l'agriculture française
10:28ne pourra pas attendre
10:29l'élection présidentielle.
10:30Il faut permettre
10:31aux exploitations françaises
10:33de tenir
10:33et de préparer la suite.
10:35Notre agriculture
10:36est un atout
10:37essentiel
10:38pour nous nourrir,
10:39faire vivre
10:40nos territoires
10:40mais plus que tout aussi
10:42pour notre souveraineté.
10:44Mes chers compatriotes,
10:46cette volonté
10:47de protéger le pays
10:47nous oblige aussi
10:48à regarder en face
10:49notre situation financière.
10:50Je manquerai à mon devoir
10:51en ne vous en parlant pas
10:53ce soir.
10:54Depuis un an,
10:55la stabilité politique
10:56a permis d'engager
10:57une stabilisation budgétaire.
10:59Je remercie d'ailleurs
11:00les formations politiques
11:01qui ont contribué
11:02sans renoncer
11:04à leurs convictions.
11:05Elles ont fait passer
11:06clairement l'intérêt général
11:07avant le bénéfice cynique
11:08et immédiat
11:09d'une crise politique.
11:10Cela a compté
11:12pour le pays.
11:13Mais les bouleversements
11:14internationaux
11:15ont depuis ralenti
11:16notre croissance.
11:17Moins de croissance,
11:18c'est moins de recettes
11:19pour financer
11:20les services publics.
11:21Et malgré les mesures
11:22de redressement
11:23déjà prises,
11:25le déficit est prévu
11:26cette année
11:26à 5,4%.
11:28Les taux d'intérêt,
11:29vous le savez,
11:30se tendent.
11:31Cela alourdit
11:32la charge de la dette
11:33et rend encore plus difficiles
11:34les projets
11:35des entreprises
11:36et des ménages
11:37potentiellement.
11:38À cela s'ajoute aussi
11:39une réalité démographique.
11:41Notre pays vieillit.
11:42Et donc,
11:43les besoins en matière
11:44de santé,
11:44de retraite,
11:45d'accompagnement
11:46augmentent mécaniquement.
11:48L'avenir de notre protection sociale
11:50pour l'année prochaine
11:51doit être assuré maintenant
11:53en dépit des débats
11:54pour l'avenir.
11:56Le budget que nous proposons
11:57porte donc un effort
11:58de redressement précis
11:59de 54 milliards d'euros.
12:01Pour l'activité,
12:02l'emploi et le pouvoir d'achat,
12:03nous avons fait le choix
12:04de la stabilité fiscale.
12:05Cela suppose donc
12:07que l'État montre l'exemple.
12:08Il s'impose par de la même
12:11l'objectif le plus strict
12:12et le plus exigeant
12:14depuis de nombreuses années.
12:16En général,
12:17une ambition en début de quinquennat
12:19avec une majorité.
12:21Si nous le faisons,
12:22c'est parce que prendre
12:23ces décisions aujourd'hui
12:24en répartissant l'effort
12:26équitablement
12:27permettra d'éviter
12:28des décisions
12:28beaucoup plus brutales demain.
12:31Adopter un budget
12:32après la présidentielle
12:33prolongerait l'incertitude
12:35jusqu'à l'automne prochain,
12:36bloquerait des investissements
12:37et fragiliserait
12:38considérablement le pays.
12:40Cela le rendrait vulnérable.
12:41Je suis donc convaincu
12:43que le Parlement
12:44permettra à la France
12:45d'avoir un budget.
12:46L'opposition
12:47a le droit de contester.
12:49Le texte peut être
12:50évidemment discuté,
12:51amendé,
12:51modifié,
12:52ligne à ligne
12:52s'il le faut.
12:53Mais c'est la responsabilité
12:55du Parlement,
12:55sa première des responsabilités,
12:57que de donner
12:58un budget au pays.
13:00J'en appelle donc
13:01au patriotisme de chacun
13:02pour que les échanges engagés
13:04aboutissent
13:04aux compromis nécessaires.
13:06Notre engagement
13:07est de ramener
13:08le déficit public
13:08à 5%
13:09en 2027.
13:11Je le dis avec gravité,
13:12pas davantage.
13:13La cible initiale
13:15est de 4,8
13:16et nous l'avons portée
13:17à 5
13:18pour les besoins
13:19de notre défense nationale.
13:21Les moyens
13:21d'atteindre cet objectif
13:23seront discutés.
13:24Et c'est naturel.
13:26Mais nous devons
13:27redresser le déficit.
13:28Les Français,
13:29nos partenaires,
13:30mais aussi celles et ceux
13:31qui nous prêtent
13:32sur les marchés
13:32doivent savoir
13:33que cet engagement
13:34sera tenu.
13:36Mes chers compatriotes,
13:38dans quelques mois,
13:39l'élection présidentielle
13:40vous permettra
13:40de choisir
13:41une direction
13:41pour le pays.
13:42Le gouvernement
13:43en préparera
13:44le bon déroulement
13:45dans la sécurité,
13:46la neutralité de l'État,
13:47mais aussi, évidemment,
13:48le respect de chacun.
13:49Le gouvernement
13:50sera et devra
13:51être entièrement
13:52et uniquement
13:53consacré
13:54à sa mission
13:55avec le plus grand
13:56et sérieux.
13:57La France tient
13:59grâce au travail
14:00de millions de femmes
14:01et d'hommes
14:02qui font leur part,
14:03souvent sans bruit.
14:04Ne doutons pas
14:05de nous-mêmes.
14:06Nous avons des ressources
14:07dont nous n'avons pas
14:08suffisamment conscience.
14:09Notre jeunesse,
14:10nos entreprises,
14:10petites comme grandes,
14:11nos capacités de production
14:12d'électricité,
14:13je le disais,
14:13notre agriculture,
14:14notre diplomatie,
14:15notre armée,
14:16nos forces vives.
14:17Appuyons-nous sur elles
14:18pour sortir de nos difficultés
14:20et j'appelle clairement
14:22à l'unité.
14:23Le gouvernement
14:24s'y emploiera
14:25avec le seul souci
14:26de servir le pays
14:28pour le seul intérêt général.
14:30Je vous remercie.
14:31Merci.

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