- il y a 1 jour
À LA UNE / Colère lycéenne : une réponse disproportionnée ?
Alors que le mouvement lycéen s'étend et que les manifestations se multiplient, la gestion de l'ordre public est au coeur des interrogations. Depuis le début de la mobilisation, de nombreux jeunes et plusieurs membres des forces de l'ordre ont été blessés, tandis que les interpellations continuent d'augmenter. Ces évènements relancent le débat sur la doctrine Française du maintien de l'ordre et sur la manière dont les forces de sécurité interviennent face à des manifestants, dont beaucoup sont mineurs. Depuis plusieurs années, cette doctrine a évolué vers des dispositifs davantage tournés vers l'interpellation des personnes considérées comme violentes. Mais face aux tensions actuelles, la question de la proportionnalité de la réponse policière, de la formation des forces de l'ordre et du contrôle de leurs interventions revient au premier plan. Alors que le droit de manifester doit être préservé et que les dégradations et violences doivent également être contenues, où placer la limite entre fermeté et escalade ?
Invités :
- Abdoulaye Kanté, ancien policier, porte-parole de la campagne de Gabriel Attal
- Sylvain Boulouque, historien des mouvements sociaux et auteur de « Syndicalisme et communisme » (éditions du Cerf)
- Romain Cluzel, journaliste au service politique de RMC
Chroniqueurs :
- Nicolas Domenach, journaliste politique
- Eva Roque, journaliste
LA QUESTION QUI FÂCHE / Lycéens, carburants, crise agricole : Sébastien Lecornu convaincant ?
Face à la mobilisation lycéenne et à la hausse des prix du carburant, le Premier ministre a décidé de prendre la parole lors d'une allocution officielle depuis Matignon, le mercredi 7 octobre 2026. "Les forces de l'ordre n'ont pas pour instruction d'affronter les lycéens", a assuré Sébastien Lecornu. Il a affirmé qu'il va falloir "écouter et prendre les jeunes au sérieux". Sur le plan économique, le Premier ministre a fait une annonce phare : 10 millions de barils de pétrole vont être libérés sur trois mois afin de permettre une baisse de 12 à 18 centimes d'euros par litre de gazole à la pompe. Ces décisions du Premier ministre suffiront-elles à apaiser la fronde sociale ?
Invités :
- Dieynaba Diop, députée socialiste des Yvelines
- François Cormier-Bouligeon, député « Ensemble Pour la République » du Cher
- Jordan Guitton, député « Rassemblement National » de l'Aube
« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique.
Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.
Alors que le mouvement lycéen s'étend et que les manifestations se multiplient, la gestion de l'ordre public est au coeur des interrogations. Depuis le début de la mobilisation, de nombreux jeunes et plusieurs membres des forces de l'ordre ont été blessés, tandis que les interpellations continuent d'augmenter. Ces évènements relancent le débat sur la doctrine Française du maintien de l'ordre et sur la manière dont les forces de sécurité interviennent face à des manifestants, dont beaucoup sont mineurs. Depuis plusieurs années, cette doctrine a évolué vers des dispositifs davantage tournés vers l'interpellation des personnes considérées comme violentes. Mais face aux tensions actuelles, la question de la proportionnalité de la réponse policière, de la formation des forces de l'ordre et du contrôle de leurs interventions revient au premier plan. Alors que le droit de manifester doit être préservé et que les dégradations et violences doivent également être contenues, où placer la limite entre fermeté et escalade ?
Invités :
- Abdoulaye Kanté, ancien policier, porte-parole de la campagne de Gabriel Attal
- Sylvain Boulouque, historien des mouvements sociaux et auteur de « Syndicalisme et communisme » (éditions du Cerf)
- Romain Cluzel, journaliste au service politique de RMC
Chroniqueurs :
- Nicolas Domenach, journaliste politique
- Eva Roque, journaliste
LA QUESTION QUI FÂCHE / Lycéens, carburants, crise agricole : Sébastien Lecornu convaincant ?
Face à la mobilisation lycéenne et à la hausse des prix du carburant, le Premier ministre a décidé de prendre la parole lors d'une allocution officielle depuis Matignon, le mercredi 7 octobre 2026. "Les forces de l'ordre n'ont pas pour instruction d'affronter les lycéens", a assuré Sébastien Lecornu. Il a affirmé qu'il va falloir "écouter et prendre les jeunes au sérieux". Sur le plan économique, le Premier ministre a fait une annonce phare : 10 millions de barils de pétrole vont être libérés sur trois mois afin de permettre une baisse de 12 à 18 centimes d'euros par litre de gazole à la pompe. Ces décisions du Premier ministre suffiront-elles à apaiser la fronde sociale ?
Invités :
- Dieynaba Diop, députée socialiste des Yvelines
- François Cormier-Bouligeon, député « Ensemble Pour la République » du Cher
- Jordan Guitton, député « Rassemblement National » de l'Aube
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00:00:24Bonsoir à tous et bienvenue dans Chaque Voix Compte sur LCP.
00:00:26Nous sommes ensemble pour une heure de décryptage de l'actualité et de débat.
00:00:29En direct de l'Assemblée Nationale avec pour m'accompagner ce soir Eva Roch.
00:00:34Bonsoir Eva.
00:00:34Bonsoir Adine, bonsoir à tous.
00:00:36Et Nicolas Domenak est là. Bonsoir Nicolas.
00:00:37Bonsoir à vous.
00:00:38C'est parti pour le sommaire avec à la une ce soir Sébastien Lecornu qui monte au front
00:00:42après trois semaines de mobilisation lycéenne.
00:00:44Le Premier ministre s'est exprimé ce soir depuis Matignon.
00:00:4914 minutes d'allocution, le visage grave pour évoquer d'abord cette colère lycéenne
00:00:54et annoncer que des décisions seraient annoncées mais pas tout de suite.
00:00:58Plutôt fin octobre.
00:01:00Pour dire aussi que les forces de l'ordre n'ont pas instruction d'affronter les lycéens.
00:01:05Le mouvement lycéen est aussi devenu celui de la contestation de cette réponse policière aux manifestations.
00:01:11215 élèves blessés depuis le début, 6629 interpellés.
00:01:15Mais il y a aussi 761 policiers et gendarmes blessés et 89 personnels de l'éducation.
00:01:21Le maintien de l'ordre en question, on en parle ce soir dans la première partie de chaque voix compte.
00:01:26A suivre ensuite Nicolas Domenac.
00:01:28Quoi de neuf ? Vous avez suivi l'allocution de Sébastien Lecornu avec nous.
00:01:31Eh bien Sébastien Lecornu qui rêve de nous sortir d'une crise qui est pourtant très grave.
00:01:37Et justement dans la deuxième partie de chaque voix compte, on fera réagir les députés à cette allocution du Premier
00:01:43ministre.
00:01:43Il a parlé des lycéens mais il a aussi parlé du prix de l'essence, de l'agriculture, du budget.
00:01:49On va détailler ces annonces.
00:01:50Alors pour le détail ça va aller assez vite parce qu'en réalité le Premier ministre n'a pas annoncé
00:01:54grand chose.
00:01:54Si ce n'est la libération de stocks de barils de gasoil qui vont permettre de faire baisser le prix
00:01:59du litre à la pompe de gasoil de 12 à 18 centimes.
00:02:03On en parlera tout à l'heure et on commentera ça bien sûr avec les députés que vous pouvez vous
00:02:07aussi interroger chez vous grâce au QR code qui va apparaître ici.
00:02:11Il est là. C'est Eva Rock qui a la tablette magique ce soir.
00:02:14C'est elle qui est chargée de nous transmettre en direct tous vos messages.
00:02:18Voilà pour le menu de ce soir.
00:02:20Installez-vous confortablement. Chaque voix compte. C'est parti.
00:02:30Une main arrachée à Lens, un ado éborgné à Tours, une mâchoire brisée à Saint-Ouen-Loumoun.
00:02:35Peut-on parler d'une réponse policière proportionnée après ces trois semaines de mobilisation lycéenne ?
00:02:41Sébastien Lecornu a commencé son allocution tout à l'heure en évoquant justement les violences qui émaillent ce mouvement,
00:02:48mais sans annoncer quoi que ce soit pour le moment pour les lycéens.
00:02:52On va en parler dans un instant. D'abord, les faits avec Stéphanie Despierre.
00:03:01Plus les jours passent, plus la liste des blessés s'allonge.
00:03:04Un jeune garçon touché à l'œil à Argenteuil, une blessure grave due probablement à un tir de LBD.
00:03:11Un autre de 16 ans à Tours qui a déjà perdu un œil.
00:03:14Un adolescent de 14 ans grièvement blessé à la mâchoire dans le Val-d'Oise.
00:03:18Et ce lycéen de 15 ans à la main arrachée lundi après l'explosion d'une grenade à Lens.
00:03:24La gauche réclame un changement de méthode des policiers.
00:03:27Elle n'est pas convaincue par les premières explications du Premier ministre hier à l'Assemblée.
00:03:32Un accident, un enfant de 15 ans qui perd la main et l'avant-bras parce qu'on a envoyé
00:03:36sur lui une arme de guerre.
00:03:38Des accidents, Monsieur le Premier ministre.
00:03:40Des accidents, un LBD qui fracasse la mâchoire d'un jeune de 14 ans, Monsieur le Premier ministre.
00:03:46Mais enfin, vous avez perdu la raison. Vous êtes devenu fou.
00:03:49L'IGPN, la police des polices, a ouvert 18 enquêtes pour faire la lumière sur ces événements.
00:03:55Aujourd'hui, le ministre de l'Éducation nationale et le ministre de l'Intérieur étaient auditionnés par les députés.
00:04:01Laurent Nouniès a confirmé une inflexion dans la doctrine de maintien de l'ordre.
00:04:05Je retire un type d'armement qui est la grenade assourdissante qui a causé un dégât très grave à l
00:04:12'anse.
00:04:13Je retire provisoirement, je suspends l'utilisation.
00:04:17Oui, c'est très grave, c'est très grave.
00:04:20C'est très grave, c'est très grave.
00:04:23Il y a une atteinte à l'intégrité physique qui est majeure.
00:04:25Je ne le conteste pas, Monsieur le député, je ne le conteste pas.
00:04:27Ne jouez pas sur les mots.
00:04:28Selon le ministre de l'Intérieur, depuis le début des blocages,
00:04:32215 lycéens ont été blessés, 88 parmi le personnel, 761 policiers.
00:04:39Il y avait également plus de 6600 interpellations.
00:04:42Le gouvernement est confronté à un mouvement de grande ampleur et à des violences inédites.
00:04:47C'est la première fois dans l'histoire du système éducatif.
00:04:50Il faut quand même qu'on se rende compte de ce qui se passe collectivement.
00:04:52Qu'on a 88 personnels qui ont été visés délibérément.
00:04:58Là, on a basculé dans quelque chose qu'on n'a jamais vu.
00:05:02Même si 9 lycées sur 10 s'étaient ouverts aujourd'hui,
00:05:04les blocages sont loin d'être terminés.
00:05:07Une nouvelle manifestation est prévue demain.
00:05:10Et j'accueille sur le plateau de chaque voix contre Romain Cluzel.
00:05:13Bonsoir.
00:05:14Bonsoir.
00:05:14Vous êtes journaliste politique à RMC.
00:05:16Merci d'être là aux côtés d'Abdoulaï Canté.
00:05:18Bonsoir.
00:05:19Bonsoir.
00:05:19Ancien policier, conseiller de Paris.
00:05:21Et vous êtes désormais porte-parole de la campagne de Gabriel Attal.
00:05:24Merci d'être là.
00:05:25Et bonsoir Sylvain Boulouc.
00:05:26Vous êtes historien des mouvements sociaux.
00:05:28Vous êtes notamment l'auteur de « Communisme et syndicalisme » paru aux éditions du SER.
00:05:32Je vous remercie également d'être avec nous ce soir.
00:05:35Romain Cluzel d'abord.
00:05:36Le Premier ministre a donc pris la parole tout à l'heure, vers 18h45, avec un peu de retard, à
00:05:44Matignon, depuis un bureau de Matignon.
00:05:46Ça a duré 14 minutes.
00:05:48Et on se dit pourquoi ?
00:05:50Il faut comprendre que c'est surtout un message d'empathie qu'a voulu faire passer le Premier ministre.
00:05:54On a vu qu'il a notamment expliqué que ce qui se passait dans les lycées nous touche toutes et
00:05:58tous.
00:05:59Et puis, concernant le maintien de l'ordre, il a expliqué que les forces de l'ordre n'avaient pas
00:06:02pour instruction d'affronter les lycéens.
00:06:04Et ça, c'était une phrase qui était attendue de la part de l'exécutif.
00:06:08On sait que le président de la République a eu un agacement par rapport à la stratégie du maintien de
00:06:14l'ordre.
00:06:14Un agacement, vous dites ?
00:06:16Il se dit que ça aurait un peu rué dans les brancards.
00:06:18C'est juste un petit agacement ?
00:06:20On peut peut-être aller un peu plus loin qu'agacement.
00:06:22Mais en tout cas, il y avait notamment cette phrase qui avait été dite par l'un de nos confrères
00:06:26du Parisien,
00:06:27rapportée d'un ministre qui avait dit qu'il a beaucoup gueulé ces derniers jours
00:06:30parce qu'il considère que la réponse policière est trop dure, sans empathie.
00:06:32On y revient, l'empathie.
00:06:34Finalement, ce soir, c'est un petit peu le message que fait passer Sébastien Lecornu d'empathie envers les lycéens
00:06:39et pour montrer que le gouvernement est aussi à l'écoute de ce mouvement et de leurs revendications.
00:06:44Alors, déjà hier à l'Assemblée nationale, lors des questions au gouvernement,
00:06:48Sébastien Lecornu avait revendiqué un usage de la force strictement proportionné.
00:06:54Il rejette l'expression « violence policière » parce qu'il estime que cela suggère
00:06:58qu'il y ait eu des instructions politiques de répression policière.
00:07:01Alors, action-réaction, dans la foulée de l'intervention de Sébastien Lecornu hier,
00:07:05le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunes, a annoncé dès ce matin la suspension des grenades assourdissantes.
00:07:10C'était une demande du président ?
00:07:13Alors, ça, on n'a pas eu d'informations particulières sur le fait que le président demandait
00:07:17une suspension de l'usage de cette grenade assourdissante.
00:07:20En revanche, on sait que c'est lié à ce drame qui a eu lieu à Lens avec ce jeune
00:07:25homme
00:07:25qui a eu une main arrachée avec l'utilisation de cette grenade.
00:07:29Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunes, précise quand même que c'est temporaire
00:07:32et que c'est en fonction des résultats de l'enquête de l'IGPN qui est en cours à Lens.
00:07:36Donc, pour l'instant, c'est simplement pour quelques jours que cet usage est suspendu.
00:07:41Il faut remarquer que cette annonce, elle ne convient ni à l'opposition de gauche, ni à l'opposition RN,
00:07:46puisque Marine Le Pen a expliqué qu'avec cette annonce, en gros, on tapait toujours sur les policiers
00:07:51et Olivier Fordi, ce n'est pas suffisant.
00:07:52Pour moi, écoutez, si vous voulez, Marine Le Pen.
00:07:54Elle était cet après-midi au Salon de l'élevage près de Clermont-Ferrand.
00:07:57Regardez.
00:07:58Emmanuel Macron est toujours du côté qui consiste à taper sur la police.
00:08:04Ce n'est pas la première fois.
00:08:05Au cours de ses deux mandats, il a très souvent mis en cause la police.
00:08:10Il a très souvent exprimé son désamour à l'égard de nos forces de l'ordre.
00:08:15Donc, clairement, moi, je considère que les forces de l'ordre font leur travail.
00:08:19Ils le font dans des conditions qui sont difficiles.
00:08:23Et, pardon, je précise, Olivier Ford, de l'autre côté, côté socialiste, dit
00:08:27que ce n'est pas suffisant, cette suspension de la grenade assourdissante.
00:08:31Il faut aller plus loin et aussi interdire les LBD.
00:08:33Vous savez, c'est une autre arme intermédiaire.
00:08:36Je parle sous le contrôle d'Abdoulaye Kanté.
00:08:38Lanceur de balles de défense.
00:08:39Exactement.
00:08:40Justement, Abdoulaye Kanté.
00:08:41Alors, d'abord, on va prendre les instruments les uns après les autres.
00:08:43La grenade assourdissante, c'est quoi, précisément ?
00:08:46C'est une arme intermédiaire, en fait, donc une munition qui permet, on va dire, de disperser la foule.
00:08:52Donc, quand vous avez des individus qui sont, on va dire, armés, qui sont prêts à en décode avec des
00:08:57policiers,
00:08:58donc nous avons ce qu'on appelle des armes de blessure.
00:08:59C'est ça ?
00:09:00C'est une grenade ASSD, qui, justement, qui fait partie de la catégorie du matériel de guerre, mais qui n
00:09:06'est pas une arme de guerre, je précise.
00:09:08Et pour autant, qui permet justement de disperser la foule.
00:09:10Donc, ça se dégoupille entre une et quatre secondes, donc le temps pour faire disperser...
00:09:15Donc, c'est le policier ou le gendarme qui dégoupille la grenade et qui l'envoie.
00:09:18Qui la balance, justement, sur la foule pour disperser.
00:09:21À quel moment il décide de l'envoyer ?
00:09:23Au moment, s'il voit qu'il est en danger ou, justement, s'il voit qu'il y a des
00:09:27dégradations qui permettent de disperser, on va dire, les individus.
00:09:30Pour autant, pour revenir un petit peu sur le sujet, sur le fait que le ministre de l'Intérieur ait
00:09:34décidé de suspendre, on va dire, cette munition,
00:09:38on précise bien que c'est dans le cadre de l'enquête IGPN par rapport à l'affaire de Lens.
00:09:42Mais pour autant, je pense qu'il faut bien faire comprendre à vos téléspectateurs et aussi aux gens qui nous
00:09:47écoutent
00:09:47que les fonctionnaires de police n'ont pas pour instruction d'aller, on va dire, frapper les gens.
00:09:54Ce qu'il y a, c'est qu'on a cette faculté en maintien de l'ordre de prévoir qu
00:09:58'il y ait des armes intermédiaires, non létales.
00:10:00Parce qu'on ne veut pas le contact direct.
00:10:02Je pense que votre invité, justement, qui est spécialiste aussi, qui a couvert aussi les maintiens de l'ordre, aussi
00:10:06je l'ai fait,
00:10:07on sait qu'on n'a pas matière à vouloir aller au contact, sauf si on voit qu'il y
00:10:11a des individus qui font, par exemple, des intrusions ou bien qui attaquent les policiers.
00:10:15Sylvain Boulouc, comment vous interprétez cette suspension de l'usage des grenades assortissantes,
00:10:21mais par exemple pas du LBD comme le réclame notamment le Parti Socialiste ?
00:10:24En fait, je ne vais pas l'interpréter comme ça.
00:10:26Je vais essayer de mettre en perspective par rapport aux différents mouvements sociaux qui existent depuis plusieurs décennies,
00:10:32et des mouvements lycéens et étudiants en particulier.
00:10:36On a eu plusieurs dizaines, si on fait depuis 68, on a eu plusieurs dizaines de mouvements lycéens et étudiants.
00:10:44Si on prend par exemple mai 68, la première semaine de mai 68 était d'une violence extrême contre les
00:10:52forces de l'ordre.
00:10:52La doctrine policière en réponse a été surtout pas de blessés graves, on fait très attention.
00:10:58C'est peut-être pas un hasard, le préfet de police à ce moment-là s'appelait Maurice Grimaud,
00:11:02c'était un ancien résistant et il y avait un certain nombre de choses qu'il ne fallait absolument pas
00:11:06faire quand on était policier.
00:11:07Donc ça, c'est les indications que donne quand même le préfet, sur ordre du ministre de l'Intérieur.
00:11:13Après 68, le ministre de l'Intérieur change, c'est Marcelin, et là, la répression deviendra beaucoup plus dure.
00:11:20Pendant la période de mai 2068, ce n'est pas le même ministre.
00:11:23Après, vous avez eu des affrontements très fréquents entre les lycéens et étudiants et forces de l'ordre,
00:11:31mais il y a toujours eu une limite.
00:11:33La seule fois où la limite a été dépassée, c'est en 1986, au moment du projet de loi de
00:11:39Vaquet,
00:11:39quand il y a eu des affrontements extrêmement violents sur le pont des Invalides,
00:11:43où il y a un étudiant qui a perdu un oeil à cette période-là,
00:11:48plus après les fameuses... je ne me souviens plus du nom exactement,
00:11:53qui ont entraîné la mort...
00:11:54Les voltigeurs.
00:11:54Les voltigeurs qui ont entraîné la mort de Malik Osekine,
00:11:58suite à une manifestation où lui-même n'était pas partie prenante.
00:12:03Et puis, depuis, jusqu'à une date récente,
00:12:07les manifestations lycéennes et étudiantes étaient toujours contenues,
00:12:12mais il n'y avait jamais d'affrontements directs.
00:12:14Ça renvoie à une deuxième chose.
00:12:16Et là, depuis ce mouvement, on a des affrontements directs.
00:12:19Ça renvoie à une deuxième chose, c'est que depuis 2016,
00:12:22ça a commencé un peu avant, mais depuis 2016,
00:12:24et c'est allé crescendo avec le mouvement des Gilets jaunes,
00:12:27où il y a une doctrine du maintien de l'ordre qui n'est plus du tout la même,
00:12:29qui n'est plus juste de protéger un certain nombre de lieux
00:12:32et d'empêcher les manifestants de rentrer dans un certain nombre d'endroits.
00:12:36On a une doctrine du maintien de l'ordre qui est un maintien de l'ordre beaucoup plus offensif.
00:12:40Ce qui répond, puisque le maintien de l'ordre est une logique politique,
00:12:44ce qui répond à des instructions politiques précises
00:12:47qui viennent du chef de l'État, du ministre de l'Intérieur
00:12:50et qui sont répercutées par les préfets.
00:12:53Donc, on a des mouvements étudiants qui ne sont pas une nouveauté,
00:12:56où on a toujours eu ce type de mouvements un peu spontanés,
00:12:59avec des blocages, des mouvements qui partaient...
00:13:03Mais sauf que, comme vous dites, cette doctrine,
00:13:05le SNMO, le fameux schéma national du maintien de l'ordre,
00:13:08c'est un document qui date de septembre 2020,
00:13:10qui a été actualisé ensuite en 2021.
00:13:13Là, on peut dire que c'est la première grosse mobilisation lycéenne
00:13:16depuis ce SNMO.
00:13:18Est-ce qu'il est adapté à un mouvement qui implique des mineurs ?
00:13:23Ce que j'essaie de vous dire, c'est qu'il y a eu d'autres périodes dans l'histoire
00:13:28où il y a eu des mouvements.
00:13:29Il y avait autant, voire plus, de manifestants dans un certain nombre de cas.
00:13:33Si on prend le CPE en 2006, par exemple,
00:13:35et ces manifestations ne se sont pas déroulées de la même manière.
00:13:39Il n'y a pas eu d'autant de blessés chez les lycéens et chez les étudiants.
00:13:42Donc, ça pose directement la question du maintien de l'ordre.
00:13:45Et si on prend d'autres pays européens,
00:13:49le maintien de l'ordre n'a pas lieu du tout de la même manière.
00:13:52On est quand même le seul pays démocratique
00:13:54où le maintien de l'ordre entraîne systématiquement
00:13:57autant de violence de la part des forces de l'ordre sur les manifestants.
00:14:02Et les mouvements sociaux existent dans les autres pays
00:14:04avec des tentatives de débordement exactement de la même manière.
00:14:07Donc, ça pose une question sur l'utilisation du maintien de l'ordre.
00:14:13Après, c'est des choix politiques.
00:14:14Il faut savoir aussi que les policiers ont face à eux
00:14:19des individus qui se mélangent avec notamment des jeunes.
00:14:22Et je veux rappeler aussi que le SNMO,
00:14:24donc le schéma national notamment sur le maintien de l'ordre,
00:14:26a vraiment priorisé, suite à ce qui s'est passé aux Gilets jaunes,
00:14:30la désescalade.
00:14:30Parce que quand j'entends certains politiques qui disent
00:14:32« Oui, mais bon, il faut faire la désescalade ».
00:14:34En priorité, quand il y a une manifestation
00:14:37qui est déclarée où on cherche la personne
00:14:39qui est responsable du cortège ou autre...
00:14:41Un leader syndical en général.
00:14:43On va vers cette personne.
00:14:44Donc, c'est-à-dire que le chef CRS ou autre
00:14:46va vers cette personne pour savoir un petit peu
00:14:48comment ça doit se passer, quel est le nombre,
00:14:50quelle est leur direction, etc.
00:14:51Par contre, ce qui se passe, c'est qu'on sait
00:14:53qu'il y a des mouvements, et notamment les renseignements
00:14:55l'ont bien précisé, donc la mouvance ultra-gauche,
00:14:58qui ne sont pas des étudiants,
00:14:59qui font avec ces jeunes et qui, je suis désolé de le dire,
00:15:04qui les prennent un peu comme boucliers.
00:15:05Et c'est vrai que la difficulté, notamment,
00:15:07des policiers, c'est d'aller chercher, justement,
00:15:09ces fauteurs de troubles qui se mélangent avec ces jeunes.
00:15:11Mais pour autant...
00:15:11Enfin, d'aller chercher les fauteurs de troubles,
00:15:12mais aussi d'aller chercher des interlocuteurs
00:15:14dans les manifestations pour...
00:15:16Et avant toute chose, je vais aussi revenir,
00:15:19parce qu'aujourd'hui, je suis parti voir aussi...
00:15:21Je suis parti sur un blocus de lycéens,
00:15:22j'ai discuté un petit peu avec ces jeunes,
00:15:23évidemment, ce sont des gamins.
00:15:25Et encore une fois, je veux vraiment insister sur le fait
00:15:27qu'aucun policier ne se satisfait
00:15:29de voir un enfant blessé.
00:15:30Moi, je suis père de famille, et bien évidemment...
00:15:32Mais, pardon, Abdoulaye, je me permets de vous interrompre,
00:15:34Abdoulaye Kanté.
00:15:36Vous étiez policier jusqu'à très récemment encore.
00:15:38Quand vous êtes face à des lycéens,
00:15:40est-ce que, avant d'intervenir,
00:15:43quand vous êtes déployé pour le maintien de l'ordre,
00:15:46est-ce qu'entre policiers, vous vous dites,
00:15:47attention, en face de nous, c'est des gosses ?
00:15:49Le truc qu'il y a, c'est que les policiers
00:15:51ne chargeront pas, tant qu'il n'y aura pas,
00:15:53on va dire, en face, des individus qui sont armés.
00:15:55Et quand je dis armés, ce sont des fois
00:15:57de boules de pétanque, de cocktails Molotov.
00:16:00Vous avez des individus qui sont totalement...
00:16:02Ils n'ont aucune envie, c'est l'ordre des coudes.
00:16:04Les blocus, vous avez le droit de manifester,
00:16:06il n'y a pas de souci, tant que vous n'empêchez pas
00:16:07l'entrée du lycée.
00:16:08On sait que, malheureusement, vous avez des individus
00:16:10qui sont armés de mortiers.
00:16:12On l'a vu à Nantes, on l'a vu dans certains lycées
00:16:15où ils ont quand même cramé des halls et tout ça.
00:16:17Et vous avez des enseignants aussi,
00:16:19des enseignants qui ont été aspergés d'essence.
00:16:2188 personnels de l'éducation blessés.
00:16:24Mais hier, ça s'est relativement,
00:16:26je dis, entre guillemets, relativement bien passé.
00:16:29Vous reveniez sur cette histoire
00:16:30qu'on n'a pas, effectivement, on n'a pas
00:16:31de représentants des lycéens et des étudiants
00:16:34qui pourraient venir faire
00:16:36la sécurité de ces jeunes.
00:16:39Il n'y a pas de structure comme on peut avoir
00:16:40avec les syndicats.
00:16:41C'est ça qui est nouveau, en fait, c'est qu'on est face
00:16:43à des jeunes qui n'ont pas
00:16:46cette culture de la manifestation.
00:16:48Donc, 14, 15 ans, il n'y a pas passé.
00:16:49C'est pas nouveau.
00:16:49Et en même temps, ça s'est relativement bien passé.
00:16:51Mais ça s'est radicalisé, je trouve,
00:16:53parce que, si vous voulez, il y a aussi l'aspect
00:16:54des réseaux sociaux où on pousse ces jeunes
00:16:56à aller à la confrontation directe.
00:16:59Comme vous l'avez dit...
00:16:59Qui on pousse, ça veut dire quoi ?
00:17:01Qui pousse les jeunes à aller à l'affrontement ?
00:17:02Mais vous avez des politiques,
00:17:04notamment comme la France Insoumise,
00:17:05justement, qui met de l'huile sur le feu.
00:17:06Et vous avez l'algorithme aussi des réseaux sociaux
00:17:08qui fait en sorte que, quand vous êtes un gamin,
00:17:10et que...
00:17:11Regardez la plupart des gardes à vue qu'il y a eu.
00:17:12Vous avez à peu près plus de 6 000 personnes
00:17:14qui ont été passées en garde à vue.
00:17:156 629, pour être précis.
00:17:18Merci pour la précision.
00:17:18En mai 68, c'était 1 500 pour la première semaine
00:17:21de mai 68.
00:17:23Là, vous aviez affaire à des gens
00:17:26qui balançaient des pavés en permanence
00:17:28sur les forces de l'ordre.
00:17:29Et là, c'est le cas aussi.
00:17:30Là, vous avez des individus qui avaient...
00:17:32Vous avez des gens...
00:17:33C'est pas le cas.
00:17:34Moi, je fais la différence...
00:17:35Attendez, chacun soit toi.
00:17:36Je fais la différence.
00:17:37Après, je vous laisse répondre.
00:17:38Moi, je fais vraiment la différence
00:17:39parce que je n'ai pas envie de rentrer
00:17:40dans l'assurance-ère
00:17:41entre la jeunesse et la police.
00:17:43Il y a des lycéens qui ont des revendications légitimes.
00:17:45De l'autre côté, vous avez des policiers
00:17:47qui sont des forces de l'ordre
00:17:48qui sont là pour faire en sorte
00:17:49que les manifestations se passent
00:17:50dans le calme et tranquillement.
00:17:52Pour autant, vous avez des individus
00:17:54qui sont armés,
00:17:56qui ont une volonté réelle
00:17:57dans des cours avec les forces de l'ordre.
00:17:59Et je fais la différence.
00:18:00Pardon de vous couper, Abdoulaye Kanté,
00:18:01mais sur les 6 500 interpellations,
00:18:03on sait que la plupart,
00:18:04ce sont des mineurs.
00:18:0590 %.
00:18:0690 % de mineurs
00:18:07et qui n'ont jamais eu affaire à la police.
00:18:09Donc, a priori,
00:18:10c'est pas les casseurs,
00:18:12c'est pas...
00:18:13C'est pour ça que je fais la différence
00:18:14entre les casseurs
00:18:14qui sont,
00:18:15parce qu'il y en a qui sont dedans aussi,
00:18:17qui ont été interpellés
00:18:18en train de soit jeter des projectiles
00:18:20ou dégrader du mobilier urbain.
00:18:22Et il faut savoir aussi
00:18:23que, je ne dis pas que tous les 6 629,
00:18:26vous m'avez dit,
00:18:26ont été déférés.
00:18:27Vous avez une partie quand même
00:18:28qui ont été présentées...
00:18:29D'ailleurs, vous avez la proportion
00:18:30de déferments ?
00:18:31Je n'ai pas les chiffres exacts,
00:18:32mais je sais qu'il y a une partie
00:18:33quand même qui ont été présentées
00:18:34à magistrats.
00:18:35Une petite partie ?
00:18:36Une grande partie ?
00:18:36Je ne peux pas vous le dire.
00:18:37Je serai de mentir.
00:18:38Après, je n'ai pas les chiffres exacts.
00:18:39Mais pour autant,
00:18:40vous avez certains quand même
00:18:41qui ont été présentés à un magistrat
00:18:43et avec une alternative aux poursuites,
00:18:44avec des stages
00:18:45et aussi, peut-être aussi,
00:18:47des stages de rencontre
00:18:49avec des policiers
00:18:49pour comprendre un peu
00:18:50comment ça fonctionne.
00:18:51Ah, ça va bien se passer.
00:18:52Non, mais clairement,
00:18:53ça montre aussi
00:18:53qu'il y a une volonté aussi
00:18:55de ceux qui n'ont jamais été connus
00:18:56pour des services de police,
00:18:57notamment dans des cas de délinquance,
00:18:59ça permet de les mettre sur le port.
00:19:01Sylvain Boulouc,
00:19:02je rappelle ce chiffre
00:19:04de 6 629 interpellés.
00:19:05Est-ce que c'est un chiffre
00:19:07qui objective d'une certaine façon
00:19:09quand même la brutalité
00:19:11de la réponse policière
00:19:12à cette mobilisation lycéenne ?
00:19:13C'est ce que j'ai essayé de vous dire
00:19:14il y a 30 secondes.
00:19:15Mai 68, la première semaine,
00:19:16c'est 1500 personnes
00:19:18qui sont en garde à vue
00:19:19et qui...
00:19:19Enfin, ce n'était même pas
00:19:20des gardes à vue
00:19:21parce qu'ils étaient au commissariat
00:19:22et qui sont relâchées
00:19:23dans la journée
00:19:24sauf cas exceptionnels.
00:19:26On n'est pas dans la même proportion
00:19:27et je peux vous affirmer
00:19:29que mai 68,
00:19:30c'était un autre degré de violence.
00:19:32Donc là, ça pose
00:19:34d'une manière claire
00:19:36la façon dont
00:19:37le ministre de l'Intérieur,
00:19:39le Premier ministre
00:19:40et le Président de la République
00:19:42envisagent les réponses
00:19:43aux mouvements sociaux.
00:19:44Mais il y a eu le même phénomène
00:19:45au moment des Gilets jaunes
00:19:46et le même phénomène
00:19:47au moment de la loi...
00:19:48Enfin, ça remonte même
00:19:49à François Hollande,
00:19:50au moment de la loi travail.
00:19:51Il y a eu...
00:19:51Il y a effectivement
00:19:52un certain nombre de personnes
00:19:54qui sont des révolutionnaires
00:19:55qui veulent transformer le système
00:19:57et rompre avec le système
00:19:58et qui sont prêts
00:19:59à aller à la violence
00:20:01contre les forces de l'ordre
00:20:02ou plus loin
00:20:03si les conditions
00:20:05étaient réunies pour eux.
00:20:07Mais d'une manière plus globale,
00:20:09la majorité des gens
00:20:10ont manifesté pacifiquement
00:20:12et il y a quand même
00:20:14une réponse disproportionnée
00:20:16par rapport à la manifestation en cours.
00:20:23Vous prenez hier
00:20:24ce qui se passait
00:20:24d'après les témoignages
00:20:26qu'on peut avoir
00:20:26ce qui se passait
00:20:27à la place de la nation.
00:20:28Vous aviez des gamins
00:20:29qui étaient assis par terre
00:20:30et il y a des lacrymaux
00:20:31qui leur tombent dessus.
00:20:32Vous pouvez m'expliquer
00:20:33ce que vous voulez
00:20:34mais là, ça pose quand même
00:20:35un problème
00:20:36dans l'utilisation
00:20:37du maintien de l'ordre.
00:20:38Mais c'est vrai
00:20:39qu'en 1968,
00:20:40si je peux me permettre
00:20:41de se rappeler,
00:20:41on avait eu un préfet de police,
00:20:43Maurice Grimaud,
00:20:43qui avait fait une circulaire
00:20:45beaucoup plus humaniste
00:20:46que tous les textes
00:20:47qu'on a jusqu'ici
00:20:48disant
00:20:48frapper un homme à terre
00:20:49c'est vous frapper vous-même
00:20:50disait-il au policier.
00:20:52On a le ministre de l'Intérieur
00:20:54pour la désescalade
00:20:55il ne va pas aussi loin.
00:20:57Moi je pense que
00:20:58quand on voit évidemment
00:20:59je suis père de famille
00:21:00vous savez
00:21:01et c'est vrai que
00:21:01même ma fille aussi
00:21:03me disait
00:21:03papa oui
00:21:04ça me fait peur
00:21:05de voir tout ça.
00:21:06Et c'est vrai que
00:21:06quand je vois
00:21:07ces mouvements
00:21:08et cette violence...
00:21:09Je peux vous demander
00:21:09ce que vous lui répondez
00:21:10quand elle vous dit
00:21:11ça me fait peur
00:21:12de voir tout ça papa ?
00:21:13Je lui dis
00:21:13ne te mêle pas
00:21:14à ces manifestations
00:21:16s'il n'y va pas
00:21:17je lui dis n'y va pas
00:21:18Tiens-toi à l'écart ?
00:21:18Tiens-toi à l'écart
00:21:20Elle voulait manifester ?
00:21:21Non
00:21:21elle est ado
00:21:22mais peut-être aussi
00:21:24elle part en vie
00:21:25mais encore une fois
00:21:25c'est pas à moi de l'interdire
00:21:27c'est à moi de la protéger
00:21:28je dois la protéger
00:21:29mais pour autant
00:21:29c'est vrai qu'aujourd'hui
00:21:30quand on voit par exemple
00:21:32ces mains qui ont été arrachées
00:21:34ou ce gamin
00:21:36Il y a des enfants
00:21:36qui sont mutilés
00:21:37pour le reste de leur vie
00:21:38etc.
00:21:38Et c'est vrai qu'aujourd'hui
00:21:39toute action
00:21:40qui est suspicion
00:21:41de violence illégitime
00:21:42et c'est ça en fait
00:21:43qui est important de le dire
00:21:44parce qu'on a une dizaine d'enquêtes
00:21:45qui ont été ouvertes
00:21:46par l'expression générale
00:21:47de la police nationale
00:21:4818
00:21:48Une dizaine
00:21:49donc le 18
00:21:50Une vingtaine du coup
00:21:51Si on va y aller sur les chiffres
00:21:53Je pense que c'est important aussi
00:21:55c'est une preuve aussi
00:21:55de transparence
00:21:56que l'autorité judiciaire
00:21:57s'hésitera rapidement
00:21:58Justement parmi ces enquêtes
00:21:59s'il vous plaît
00:22:00je voudrais qu'on parle ce soir d'Eden
00:22:01Eden il a 14 ans
00:22:02et lundi dernier
00:22:04il a été grièvement blessé au visage
00:22:05lors du blocus d'un lycée
00:22:06à Saint-Ouen-laumône
00:22:07dans le Val-d'Oise
00:22:08plusieurs vidéos le montrent
00:22:10face à trois policiers
00:22:11il reçoit un coup de matraque
00:22:13il répond par un coup de pied
00:22:14puis il est percuté
00:22:16en plein visage
00:22:16à 1m50
00:22:17par un tir de lance-grenade
00:22:19il s'écroule
00:22:20Écoutez ce soir
00:22:21le témoignage de ses parents
00:22:25D'abord il a mis
00:22:26un coup de crosse
00:22:27un coup de crosse dans la tête
00:22:29et ensuite de ça
00:22:30il a chargé une première fois
00:22:31c'est-à-dire
00:22:32il avait déjà une première intention
00:22:33de le viser du visage
00:22:34et ensuite il a chargé
00:22:35une deuxième fois
00:22:36et voilà
00:22:37c'est la scène qui lui revient
00:22:40en boucle, en boucle, en boucle
00:22:41il fait des crises d'angoisse
00:22:43des crises de panique
00:22:45il ne comprend pas
00:22:46Sa mâchoire est scellée
00:22:47il y a juste de l'espace
00:22:49pour laisser passer une paille
00:22:51et actuellement
00:22:52il s'alimente
00:22:52uniquement de façon liquide
00:22:55voilà comment va mon fils aujourd'hui
00:22:58ça fait mal d'envoyer son enfant
00:23:00à l'école un lundi matin
00:23:01et de le retrouver dans cet état-là
00:23:02ça ne devrait pas arriver
00:23:04parce qu'encore une fois
00:23:05ils sont face à des enfants
00:23:06et à des enfants
00:23:07qui réclament quoi ?
00:23:08Simplement
00:23:09les conditions
00:23:09des meilleures conditions
00:23:11pour pouvoir étudier
00:23:13Eden, 14 ans
00:23:14a perdu sa mâchoire
00:23:16une enquête de la police
00:23:17des polices est ouverte
00:23:18la famille va porter plainte
00:23:20pour tentative d'homicide volontaire
00:23:22Romain Cluzel
00:23:22c'est peut-être l'histoire d'Eden
00:23:25qui a poussé Emmanuel Macron
00:23:27à convoquer
00:23:28les ministres concernés
00:23:30hier soir
00:23:30c'est ce genre d'image
00:23:31ça fait évidemment partie
00:23:33des drames
00:23:33qui sont déclencheurs
00:23:35de la réaction du gouvernement
00:23:36on peut aussi noter
00:23:38que c'est une réaction
00:23:40on va dire
00:23:41à une confrontation politique
00:23:42entre une partie de la gauche
00:23:43qui dénonce des répressions
00:23:45inédites à leurs yeux
00:23:46et donc le gouvernement
00:23:48qui essaye aujourd'hui
00:23:49de se défendre
00:23:50ça s'est d'ailleurs illustré
00:23:51parfaitement
00:23:52lors des questions
00:23:52gouvernement hier
00:23:53on a vu dans le sujet
00:23:54de début d'émission
00:23:56l'échange
00:23:57on va dire
00:23:57entre Sébastien Lecornu
00:23:58et Benjamin Lucas Lundi
00:23:59un député écologiste
00:24:00on a vu que
00:24:02voilà
00:24:02c'était une confrontation
00:24:03assez forte
00:24:03entre les deux parties
00:24:05donc c'est aussi
00:24:06qui était liée peut-être
00:24:07aussi au fait
00:24:08que Sébastien Lecornu
00:24:09a utilisé le mot
00:24:10accident
00:24:10oui tout à fait
00:24:12peut-être pas
00:24:12le terme le plus
00:24:14le plus
00:24:15le plus utile
00:24:17il a calme la colère
00:24:18notamment
00:24:19vous parlez d'empathie
00:24:20tout à l'heure
00:24:20donc il y a eu ce terme
00:24:21d'accident
00:24:22il redit son soutien
00:24:23aussi aux forces de l'ordre
00:24:25on a l'impression
00:24:25qu'il n'y a pas de message
00:24:26à l'égard des familles
00:24:28aussi
00:24:28qui ont vécu
00:24:29ces drames là
00:24:29est-ce que c'est ça
00:24:30que lui reproche aussi
00:24:31ils sont clairement sur une ligne de crête
00:24:33on le voit d'ailleurs
00:24:33le ministre de l'Intérieur
00:24:34est vraiment sous pression
00:24:36parce qu'il y a à la fois
00:24:37une pression venant de la gauche
00:24:39disant
00:24:39mais en fait
00:24:39on ne peut pas avoir
00:24:40une politique de maintien de l'ordre
00:24:43aussi forte
00:24:43et aussi répressive
00:24:44et de l'autre
00:24:45on a Marine Le Pen
00:24:47qui dit
00:24:47c'est le maintien de l'ordre
00:24:49avant tout
00:24:49et on l'a vu
00:24:51dès qu'il y a une annonce
00:24:52par exemple
00:24:52sur la suspension
00:24:53de cette fameuse grenade
00:24:54elle considère que
00:24:55c'est une marque
00:24:56d'inattention
00:24:57envers les policiers
00:24:58donc on voit bien
00:24:59que le gouvernement
00:25:00se retrouve pris en étau
00:25:01avec une forte pression
00:25:02des deux côtés
00:25:02et qu'il essaye là
00:25:03aujourd'hui
00:25:04et depuis le début de semaine
00:25:06de contre-attaquer
00:25:07en quelque sorte
00:25:07et de défendre
00:25:08une politique
00:25:09on va dire
00:25:10d'entre deux
00:25:11mais qui parfois
00:25:11a ses limites également
00:25:12il faut parler aussi
00:25:13des 715 policiers
00:25:14et gendarmes
00:25:15qui ont été blessés
00:25:16une policière rouet de cou
00:25:17à Paris
00:25:17le ministre de l'éducation nationale
00:25:19rappelait ce matin
00:25:20lors de son audition
00:25:21ici à l'Assemblée
00:25:22que les mortiers d'artifices
00:25:23étaient interdits
00:25:25à la vente en France
00:25:26et c'est ainsi
00:25:26qu'il justifie
00:25:27d'une certaine façon
00:25:28les 215 blessés
00:25:30du côté des lycéens
00:25:31c'est-à-dire que
00:25:32c'est souvent des accidents
00:25:33liés à des mortiers d'artifices
00:25:35qui ont été mal manipulés
00:25:37par les enfants
00:25:37ces mortiers d'artifices
00:25:39ils sont interdits
00:25:40à la vente en France
00:25:41vous savez
00:25:41ils sont interdits à la vente
00:25:42vous avez aussi
00:25:43ce qu'on appelle
00:25:43le marché noir
00:25:44il n'y a même pas besoin
00:25:45du marché noir
00:25:46regardez
00:25:46on a fait le test
00:25:47cet après-midi
00:25:47on a réussi à s'en procurer
00:25:48sur internet
00:25:49sans aller sur le dark web
00:25:51on pouvait nous en livrer
00:25:53dès demain matin
00:25:54pour quelques euros
00:25:55pardon
00:25:56on a réussi à interdire
00:25:57certains objets
00:25:58sur les plateformes chinoises
00:25:59pourquoi est-ce qu'on n'arrive pas
00:26:00à interdire la vente
00:26:01de ces mortiers d'artifices
00:26:02en France
00:26:02à Delacanté ?
00:26:03c'est tout l'enjeu en fait
00:26:04de la lutte
00:26:05contre tout ce qui est
00:26:06la cybercriminalité
00:26:06ou même ces choses
00:26:08qui sont en train de se...
00:26:08la cybercriminalité
00:26:09c'est de l'achat de feux d'artifices
00:26:12c'est d'achat
00:26:13mais ça fait aussi
00:26:13si vous voulez
00:26:14c'est une des plus grandes marques
00:26:15de revente par internet
00:26:17vous voulez trouver
00:26:17je suis d'accord
00:26:18mais bon vous savez que
00:26:19quand vous allez par exemple
00:26:20sur la plateforme Pharos
00:26:21qui est on va dire
00:26:22une centaine d'enquêteurs
00:26:23il n'y en a pas assez
00:26:24ce sont là où vous avez
00:26:25les signalements
00:26:26quand vous voyez un contenu
00:26:27illicite sur internet
00:26:27il y a aussi de la responsabilité
00:26:29des personnes aussi
00:26:30dès qu'ils voient
00:26:30c'est en vente tout à fait libre
00:26:31sur internet
00:26:32nous on n'a vraiment
00:26:33commis aucune infraction
00:26:34en en commandant
00:26:35il n'y a même pas
00:26:35de message de prévention
00:26:36justement
00:26:37Sylvain Boulou
00:26:38que je vous sens agacé
00:26:39non mais parce que
00:26:40c'est en vente
00:26:40d'où manière
00:26:41ça sert à faire
00:26:42des feux d'artifice
00:26:44pendant un certain nombre
00:26:45de fêtes
00:26:45et c'est pas interdit
00:26:47enfin pas à ma connaissance
00:26:48il y a certains sites
00:26:49qui sont interdits
00:26:50même par exemple
00:26:50à la vente
00:26:51par exemple
00:26:51lors des fêtes
00:26:52notamment au jour
00:26:53le 14 juillet
00:26:53donc voilà
00:26:54évidemment il y a des arrêtés
00:26:55qui montrent que c'est interdit
00:26:57donc toute possession
00:26:57c'est considéré comme un délit
00:26:59Laurent Nunez a d'ailleurs
00:27:00été interrogé à ce sujet
00:27:01lors de l'audition
00:27:01qui a eu lieu
00:27:02en commission des lois
00:27:03cet après-midi
00:27:03et on peut dire
00:27:04que sa réponse
00:27:04n'était pas tout à fait convaincante
00:27:06il ne savait pas exactement
00:27:07comment expliquer
00:27:08le fait qu'on puisse encore
00:27:09avoir en vente libre
00:27:10des mortiers d'artifice
00:27:12des feux d'artifice
00:27:13Je peux me permettre
00:27:13une question quand même
00:27:14vous nous avez expliqué
00:27:15à juste titre
00:27:16qu'il y avait eu des violences
00:27:17particulièrement dures
00:27:18autrefois
00:27:18dans plusieurs manifestations
00:27:19moi j'en ai fait
00:27:20un certain nombre
00:27:21j'ai jamais vu
00:27:22autant de professeurs
00:27:24agressés
00:27:25blessés
00:27:26etc
00:27:26c'est la première fois
00:27:27pour moi
00:27:27il y a quand même
00:27:29un allié
00:27:31qui a été franchi
00:27:32il y a une diffusion
00:27:32de la violence
00:27:33qui est évidente
00:27:34dans les manifestants
00:27:35dans la société en général
00:27:37dans des gens
00:27:38qui ne sont pas forcément
00:27:39manifestants
00:27:39si vous avez vu
00:27:40l'autre jour
00:27:41dans le 13ème
00:27:42il y a eu un lycée
00:27:43qui a failli être incendié
00:27:45ce n'était pas des lycéens
00:27:46en tous les cas
00:27:47ce n'était pas des lycéens
00:27:48des individus extérieurs
00:27:49ce n'était pas des lycéens
00:27:51de cet établissement
00:27:53une proviseur qui disait
00:27:54il y a une perte de repère
00:27:55il y a une perte de respect
00:27:57qui fait qu'on s'en prend même
00:27:57aux proviseurs
00:27:58aux personnels éducatifs
00:27:59aux surveillants
00:28:00il y a forcément
00:28:01des élèves directement
00:28:03de cet établissement
00:28:04ça peut être
00:28:05d'autres personnes
00:28:06qui viennent
00:28:06qui ne sont pas forcément
00:28:08politisées
00:28:09qui se greffent
00:28:11sur les manifestations
00:28:12comme on avait pu avoir
00:28:13au moment des gilets jaunes
00:28:14et qui vont
00:28:15je reviens au chiffre
00:28:16du ministère de l'Intérieur
00:28:1790% de mineurs
00:28:18dans les personnes interpellées
00:28:19et la plupart
00:28:20aucune inscription
00:28:21au tâge
00:28:22inconnue des services de police
00:28:23il y a deux choses
00:28:23il y a un certain nombre
00:28:25de personnes
00:28:25qui pourraient s'inscrire
00:28:28soit dans le droit commun
00:28:29soit dans le pillage régulier
00:28:31qui participent
00:28:32à ces manifestations
00:28:33qui sont prêtes
00:28:34pour x ou y raisons
00:28:35à s'affronter
00:28:35qui ne sont pas en général
00:28:37des raisons politiques
00:28:37ou dans ce cas là
00:28:39sinon c'est des raisons
00:28:39infrapolitiques
00:28:40qui sont prêtes
00:28:40à s'affronter
00:28:41à se battre
00:28:44avec les forces de l'ordre
00:28:45comme ce qu'on peut retrouver
00:28:46dans un certain nombre
00:28:47de quartiers
00:28:49donc ça ça pose
00:28:50un problème
00:28:50de violence sociale
00:28:52qui existe
00:28:52dans des quartiers
00:28:53on va dire
00:28:54plutôt défavorisés
00:28:55ça c'est une première chose
00:28:56après vous avez
00:28:57une deuxième chose
00:28:58c'est l'effet
00:28:59l'effet de groupe
00:29:00qui peut exister
00:29:01dans le cadre
00:29:02où il y a des jeunes
00:29:03qui manifestent
00:29:04et qui ne savent pas
00:29:04quels sont les codes
00:29:05de manifestation
00:29:06et qui vont se faire interpeller
00:29:08parce que
00:29:09ils auront prononcé
00:29:10trois injures
00:29:12l'ancien bout de caillou
00:29:14qui risquent
00:29:15de se faire interpeller
00:29:16et qui se font interpeller
00:29:17par les forces de l'ordre
00:29:18mais il y a plusieurs niveaux
00:29:19dans les pratiques manifestantes
00:29:21et dans les violences
00:29:23de la part des personnels
00:29:26et en fait
00:29:27c'est pas tout à fait nouveau
00:29:28sur ce phénomène
00:29:30de violence
00:29:31vis-à-vis des enseignants
00:29:32je sais pas si vous vous souvenez
00:29:33au moment de l'affaire
00:29:34Ziyeb et Bounia
00:29:35des deux enfants
00:29:37qui étaient morts
00:29:37dans le transformateur
00:29:38donc il y avait eu
00:29:39quand même
00:29:39trois semaines d'émeute
00:29:40avec promulgation
00:29:42pendant quelques jours
00:29:43de l'état d'urgence
00:29:44au moment de cette affaire là
00:29:46il y a eu
00:29:46un certain nombre
00:29:47d'enseignants
00:29:48alors beaucoup moins
00:29:48et d'établissements scolaires
00:29:50qui avaient été incendiés
00:29:52dans un certain nombre
00:29:53de quartiers
00:29:54donc c'est un phénomène
00:29:55qui naît à ce moment là
00:29:56qu'on retrouve aujourd'hui
00:29:57et qui pose question
00:29:59comment se fait-il
00:29:59que des jeunes
00:30:02invectives
00:30:04et enfin moi
00:30:04j'ai pas la réponse
00:30:05et c'est pas forcément
00:30:06un mouvement social
00:30:07vous êtes historien
00:30:08vous n'êtes pas sociologue
00:30:08non c'est pas forcément
00:30:10qu'un mouvement social
00:30:11ça peut être aussi
00:30:11des phénomènes de violence
00:30:13autres
00:30:14auxquels j'ai pas forcément
00:30:15de réponse
00:30:15à apporter
00:30:17je pense qu'effectivement
00:30:18on a basculé
00:30:18on va dire
00:30:19notamment sur la perte de repères
00:30:20quand on parle
00:30:20de la perte de repères
00:30:21c'est la perte de l'autorité
00:30:22en général
00:30:22donc c'est vrai
00:30:23que quand vous avez
00:30:24un problème d'éducation
00:30:26de base
00:30:26et que vous n'avez pas
00:30:27on va dire
00:30:28ce fameux schéma éducatif
00:30:29donc un papa ou une maman
00:30:31entre guillemets
00:30:31ou on sait que maintenant
00:30:33il y a des familles monoparentales
00:30:34et que des fois
00:30:35vous avez des mamans solos
00:30:36qui ont du mal aussi
00:30:37à pouvoir gérer
00:30:38et qui ne demandent pas
00:30:39par honte aussi
00:30:39de pouvoir de l'aide
00:30:41parce qu'on a un enfant défaillant
00:30:42derrière aussi
00:30:43on demande à l'école
00:30:44dont ce n'est pas son travail
00:30:46parce que l'école
00:30:46c'est l'instruction
00:30:47derrière
00:30:47il y a l'aspect répressif
00:30:49effectivement
00:30:49donc nous on arrive
00:30:50enfin les policiers
00:30:51arrivent en bout de chaîne
00:30:51et derrière le sens
00:30:52de la sanction
00:30:53parce que si vous n'avez pas
00:30:54une sanction
00:30:54qui puisse faire comprendre
00:30:56aux jeunes
00:30:56que ce qu'il a commis
00:30:57est grave
00:30:58derrière
00:30:58on est dans une forme
00:30:59de répétition
00:31:00pour autant
00:31:00moi je pars du principe
00:31:02qu'il faut essayer
00:31:03d'appliquer ce fameux triptyque
00:31:04pour moi qui est très important
00:31:05c'est à la fois
00:31:06la prévention
00:31:08répression
00:31:09et donner sens à la sanction
00:31:10parce que je pense
00:31:11que quand on fait
00:31:11la prévention
00:31:12notamment sur ces violences
00:31:13c'est à dire que
00:31:13comment expliquer
00:31:14responsabiliser les parents
00:31:15c'est ce que Gabriel Attal
00:31:16porte aussi
00:31:17notamment la responsabilité civile
00:31:18aussi
00:31:19c'est à dire que
00:31:19remettre aussi les parents
00:31:20mais pardon
00:31:20comment vous faites
00:31:21de la prévention
00:31:22la prévention
00:31:22vous savez
00:31:23les seules personnes
00:31:24que j'ai vu faire
00:31:25de la prévention
00:31:25sur ces manifestations
00:31:26ce sont ces avocats
00:31:27qui sont venus
00:31:28aux abords
00:31:28des manifestations
00:31:29en donnant aux lycéens
00:31:31leurs droits
00:31:32et puis de leur dire
00:31:34s'il y a une charge
00:31:35il faut partir
00:31:36il faut vous éloigner
00:31:37pour éviter d'être blessé
00:31:38Madame François
00:31:38vous savez
00:31:39en tant que policier
00:31:40j'étais beaucoup
00:31:42sur la relation
00:31:43police-population
00:31:44donc je faisais le tour de France
00:31:45pour aller voir les jeunes
00:31:45pour leur parler un petit peu
00:31:46du métier de policier
00:31:47savoir un petit peu
00:31:48comment ça se passe réellement
00:31:50voilà
00:31:50avec d'autres codes
00:31:52je suis un enfant
00:31:53de la police de proximité
00:31:54effectivement oui
00:31:55ça a été une grosse bêtise
00:31:56de l'enlever
00:31:57il faut aller parler
00:31:58à ces gens
00:31:58on parle d'empathie
00:32:00j'ai oublié de dire aussi
00:32:01que j'ai une pensée aussi
00:32:02pour ces jeunes
00:32:03ces personnes
00:32:04qui ont été blessées
00:32:05pour autant aussi
00:32:05j'ai une pensée aussi
00:32:06pour ces policiers
00:32:07qui eux aussi
00:32:08sont des êtres humains
00:32:08qui eux aussi
00:32:09attendent aussi
00:32:09pour rentrer chez eux
00:32:10en chair et en os
00:32:11mais pour autant
00:32:12il ne faut pas être
00:32:13dans l'opposition
00:32:14entre la jeunesse
00:32:15et la police
00:32:15et la prévention
00:32:16c'est quoi
00:32:16la prévention c'est
00:32:17effectivement
00:32:18trouver d'autres moyens
00:32:19pour aller parler
00:32:20échanger
00:32:21dialoguer
00:32:22essayer de faire
00:32:22baisser les tensions
00:32:23et sauter ces malentendus
00:32:25parce qu'on sait
00:32:26que malheureusement
00:32:26il y a beaucoup de vecteurs
00:32:27qui font qu'on arrive
00:32:28dans la confrontation
00:32:29et je peux vous dire
00:32:30qu'il n'y aura jamais
00:32:31de confrontation
00:32:33une volonté
00:32:34d'aller à la confrontation
00:32:34entre la police
00:32:35et la jeunesse
00:32:35parce qu'il ne faut pas
00:32:37non plus séparer
00:32:38la prévention
00:32:38et la répression
00:32:39Romain Cluzel
00:32:40demain il y a une
00:32:42quatrième journée
00:32:43de mobilisation
00:32:43à l'appel
00:32:44de l'intersyndical
00:32:45avec également
00:32:46les étudiants
00:32:47est-ce que l'exécutif
00:32:49arrive à voir
00:32:50la sortie de ce tunnel
00:32:51alors c'est un peu
00:32:52difficile pour eux
00:32:53parce qu'on a vu
00:32:54que Sébastien Lecornu
00:32:55dans les propositions
00:32:56qu'il compte faire
00:32:57pour ses lycéens
00:32:58reporte tout
00:32:59à la fin du mois
00:33:00il avait déjà annoncé
00:33:01d'ailleurs dimanche
00:33:02dans une lettre
00:33:03qu'il avait adressée
00:33:04à ses ministres
00:33:05où il avait lancé
00:33:05les cinq chantiers
00:33:06sur le bâti
00:33:08les remplacements
00:33:09des profs absents
00:33:10et en fait tout cela
00:33:11est reporté
00:33:12à la fin du mois d'octobre
00:33:13donc on peut imaginer
00:33:13le temps dit-il
00:33:14de compiler
00:33:15les contributions
00:33:16apportées par les lycéens
00:33:17sur la plateforme
00:33:18qui a été mise en place
00:33:2040 000
00:33:21le temps des vacances scolaires
00:33:22et puis on a en plus
00:33:23les vacances scolaires
00:33:24qui arrivent
00:33:24dans une dizaine de jours
00:33:26mais c'est vrai
00:33:27qu'on peut comprendre
00:33:28que pour des lycéens
00:33:28qui manifestent
00:33:29depuis plusieurs jours
00:33:30leur dire
00:33:30attendez fin octobre
00:33:31et on vous dira tout
00:33:32ça puisse paraître
00:33:33un petit peu insuffisant
00:33:35pour calmer
00:33:35la volonté
00:33:37de porter
00:33:37ces revendications
00:33:38et bien merci à tous les trois
00:33:39d'être venus
00:33:40en tout cas en parler ce soir
00:33:41sur le plateau
00:33:41de chaque voix compte
00:33:42on va poursuivre cette conversation
00:33:44dans un instant
00:33:44on va détailler
00:33:46et analyser
00:33:47les non-annonces
00:33:48j'ai envie de dire
00:33:49de Sébastien Lecornu
00:33:50qui s'est donc exprimé
00:33:51il y a un peu plus d'une heure
00:33:52maintenant
00:33:53depuis Matignon
00:33:54bon avant cela
00:33:55on fait le point aussi
00:33:56avec Nicolas Domenac
00:33:57quoi de neuf ?
00:34:05quoi de neuf ?
00:34:06pas grand chose en fait
00:34:07Nicolas
00:34:08écoute il y avait quand même
00:34:09urgence à sortir les lances
00:34:10à incendie quand même
00:34:12à montrer effectivement
00:34:13on l'a évoqué
00:34:15davantage d'empathie
00:34:16et peut-être même
00:34:17d'efficacité
00:34:18qui sait
00:34:18donc il y a quand même
00:34:20et puis il y a des crises
00:34:22il y a des feux
00:34:22qui se sont
00:34:23qui ont éclaté
00:34:24un peu partout
00:34:25je veux dire d'abord
00:34:26du côté des agriculteurs
00:34:27donc plan d'urgence
00:34:28qui a été annoncé
00:34:29et puis aussi du côté
00:34:30des automobilistes
00:34:32qui souffrent de la hausse
00:34:33du pétrole
00:34:33donc ça c'était
00:34:35la première annonce
00:34:36d'une baisse à venir
00:34:3712 à 18 centimes
00:34:38on y reviendra
00:34:39sur le gazole
00:34:39grâce à la libération
00:34:40de 10 millions
00:34:41de barils de pétrole
00:34:43donc les conducteurs
00:34:44apprécieront quand même
00:34:45Adeline
00:34:45même si l'impact attendu
00:34:46est limité je crois
00:34:47bon et donc la seconde annonce
00:34:49c'est une bonne nouvelle
00:34:50pour le prix de l'électricité
00:34:51oui qui doit être bloqué
00:34:52en théorie
00:34:53ils ont demandé ça à EDF
00:34:54tout ça est en théorie bien sûr
00:34:55voilà pas de baisse
00:34:56etc
00:34:57donc voilà
00:34:58donc maintenant
00:34:59il faut passer
00:35:00ce qui était peut-être
00:35:01le centre quand même
00:35:02oui les lycéens
00:35:03ben voilà
00:35:04les lycéens
00:35:05on vient de le dire quoi
00:35:05rien
00:35:06on ne peut plus en rester
00:35:07à la réponse sécuritaire
00:35:09il faut montrer davantage
00:35:10vraiment de prévention
00:35:12de sens du dialogue
00:35:13alors la sécurité
00:35:13d'abord
00:35:14il a dit qu'il fallait
00:35:15la maintenir
00:35:16mais le dialogue
00:35:17le dialogue
00:35:18en rappelant
00:35:18qu'il était déjà engagé
00:35:19par la plateforme
00:35:20mise en place
00:35:21qui aurait recueilli
00:35:2240 000 contributions
00:35:24bon mais pour apaiser
00:35:26la situation
00:35:27plus encore
00:35:27il faut vraiment
00:35:28le nouer ce dialogue
00:35:29alors il a demandé
00:35:30qu'on organise
00:35:31dans les lycées
00:35:32une demi-journée
00:35:34voire une journée
00:35:36de dialogue
00:35:37discussion
00:35:38entre élèves
00:35:38professeurs
00:35:39etc
00:35:39alors voilà
00:35:40que cette annonce
00:35:42elle n'a pas
00:35:43trouvé grâce
00:35:43auprès des proviseurs
00:35:45le principal syndicat
00:35:46par la voix
00:35:46de Nicolas Bonnet
00:35:48sur France Info
00:35:49a annoncé
00:35:49qu'il n'organiserait
00:35:50pas ses entretiens
00:35:52on l'écoute
00:35:53on a une profession
00:35:55qui est à l'heure actuelle
00:35:56très fatiguée
00:35:57et qui va avoir
00:35:59beaucoup de mal
00:35:59à mettre en oeuvre
00:36:00ce qui a été annoncé
00:36:02maladroitement
00:36:02par le Premier ministre
00:36:03hier
00:36:03donc nous
00:36:04très clairement
00:36:05le SNP de l'Universaire
00:36:05on le dit
00:36:06on ne va pas organiser
00:36:07ces temps de démocratie
00:36:09interne
00:36:09ni aujourd'hui
00:36:10ni demain
00:36:11ni après-demain
00:36:12on le fera
00:36:12quand les conditions
00:36:13sont réunies
00:36:14donc il s'est mis
00:36:15les lycéens à dos
00:36:16il a même réussi
00:36:16à se mettre
00:36:17les proviseurs à dos
00:36:18chapeau
00:36:18et pour autant
00:36:19il ne va pas renoncer
00:36:20non non non
00:36:21surtout pas
00:36:21ce serait une manifestation
00:36:24de faiblesse
00:36:25d'un pouvoir
00:36:25qui est déjà
00:36:26réputé
00:36:27assez inexistant
00:36:28non mais ce qu'il veut
00:36:29c'est bien montrer
00:36:30que c'est fini
00:36:31du mépris
00:36:32qu'on a pu ressentir
00:36:33et puis au fond
00:36:33il faut dire ce qu'il est
00:36:34ils écoutent
00:36:36les sondeurs
00:36:37notamment Brice Tinturier
00:36:38d'Ipsos
00:36:39qui disait dans l'Opinion
00:36:40ce matin
00:36:40mais qui l'a dit
00:36:41à Matignon aussi
00:36:42il faut écouter
00:36:43en profondeur
00:36:44ce que cette jeunesse
00:36:46nous dit
00:36:47voilà
00:36:47ça paraît évident
00:36:48mais enfin bon
00:36:49il fallait leur rappeler
00:36:50et puis quand même
00:36:51ce qu'il faut rappeler aussi
00:36:52c'est que
00:36:53Sébastien Lecornu
00:36:54n'a pas oublié
00:36:55comment il est rentré
00:36:56en grâce
00:36:56auprès d'Emmanuel Macron
00:36:58c'était pendant
00:36:58les Gilets jaunes
00:36:59c'était lui
00:37:00qui était élu de l'heure
00:37:02qui avait organisé
00:37:03le premier grand débat
00:37:04avec les élus
00:37:05regardez ça
00:37:06c'est historique
00:37:08ils formaient hier
00:37:09un joli duo
00:37:10de jeunes premiers
00:37:11c'est à la fois
00:37:12avoir un retour
00:37:13terrain
00:37:14de ce que vous vivez
00:37:15en tant que maire
00:37:16soit en tant qu'élu local
00:37:20c'était le grand chambellan
00:37:22de la palabre
00:37:23il a fait le tour de France
00:37:24comme ça un peu partout
00:37:26et ça lui a plu
00:37:27et il pense que maintenant
00:37:28on pourrait récidiver
00:37:30sauf que les lycéens
00:37:31ne sont pas des élus
00:37:33ça ne passera pas comme ça
00:37:34à mon avis
00:37:35mais enfin bon
00:37:35il faut voir
00:37:36et puis quand même
00:37:36ils ont le sentiment
00:37:38ces lycéens
00:37:39qu'on voulait flouer
00:37:41qu'il y avait eu
00:37:42des cahiers de doléances
00:37:43qui avaient été déposés
00:37:44autrefois un peu partout
00:37:45vous nous rappelez
00:37:46où ils sont
00:37:46les cahiers de doléances
00:37:47aujourd'hui ?
00:37:47dans les tiroirs
00:37:48voilà
00:37:50exactement
00:37:51donc
00:37:52et puis alors
00:37:53ils réclament 10 milliards
00:37:54on rappelle que
00:37:55les gilets jaunes
00:37:56ça avait été 11 milliards
00:37:57alors je ne sais pas
00:37:57où on les trouverait
00:37:58les 10 milliards
00:37:59ça c'est une grande question
00:38:01bon
00:38:01en tout cas
00:38:02comme me le dit
00:38:03crûment
00:38:04un membre
00:38:04de la majorité
00:38:05important
00:38:07nous n'avons qu'une espérance
00:38:08c'est la météo
00:38:09d'abord
00:38:10c'est qu'il fasse froid
00:38:10qu'il pleuve
00:38:11et puis
00:38:12les vacances
00:38:13le 17 octobre
00:38:15sauf que je vous rappellerai
00:38:16que le 17 octobre
00:38:18c'est la Saint-Ignace
00:38:19qui avait été brûlée
00:38:20par les romains
00:38:21comme vous y allez
00:38:22Saint-Sébastien
00:38:23brûlée
00:38:24le 17 octobre
00:38:25ça serait quand même beaucoup
00:38:26enfin il ne veut pas finir
00:38:27comme ça
00:38:28merci Nicolas
00:38:29voilà une belle entrée
00:38:30en matière
00:38:30pour la question qui fâche
00:38:39et j'accueille sur le plateau
00:38:41de chaque voix compte
00:38:42Diana Madiop
00:38:42bonsoir
00:38:43député socialiste des Yvelines
00:38:45merci d'être là
00:38:46aux côtés de François Cormier-Boulijon
00:38:48bonsoir
00:38:48député EPR du Cher
00:38:50merci de votre présence
00:38:51et bonsoir
00:38:51Alexandre-Hélène Pélot
00:38:53député UDR du GAR
00:38:55non pas du tout
00:38:56c'est Jordan Guitton
00:38:57excusez-moi
00:38:57député Rassemblement National
00:38:58de l'Aube
00:38:59pardonnez-moi
00:39:00et merci de votre présence
00:39:02ici ce soir
00:39:02sur le plateau
00:39:03de chaque voix compte
00:39:04une heure tout juste
00:39:06après cette allocution
00:39:07de Sébastien Lecornu
00:39:0814 minutes
00:39:09depuis son bureau
00:39:11à Matignon
00:39:12j'ai d'abord envie
00:39:13de vous demander
00:39:14à tous les trois
00:39:14assez rapidement
00:39:16l'impression
00:39:17que vous a faite
00:39:18le Premier ministre
00:39:19Diana Madiop
00:39:20je pense qu'il est
00:39:21vraiment en difficulté
00:39:23et qu'il essaye
00:39:23désespérément
00:39:26de trouver
00:39:27une porte de sortie
00:39:28je pense que
00:39:28ce qui est le plus flagrant
00:39:30c'est quand même
00:39:32les propositions
00:39:32pour les lycéens
00:39:33en fait c'est surtout
00:39:34j'ai l'impression
00:39:36que c'est vraiment
00:39:36je n'avais pas grand chose
00:39:37à vous dire
00:39:38mais il fallait
00:39:38que je vous dise
00:39:39quelque chose
00:39:39donc je suis venue
00:39:40bricoler
00:39:41et pendant 14 minutes
00:39:42et enfin voilà
00:39:43j'ai essayé de dire
00:39:44écoutez on va trouver
00:39:45des solutions
00:39:45mais rien de concret
00:39:46c'est à dire que
00:39:48vous avez un Premier ministre
00:39:49qui aujourd'hui
00:39:51a bricolé
00:39:52des petites mesures
00:39:54et même pas
00:39:55pour les lycéens
00:39:55parce que les lycéens
00:39:56ils leur disent
00:39:56bon on va vous écouter
00:39:58c'est ce qu'on lui demande
00:39:58depuis le début
00:39:59on va revenir après
00:39:59thème par thème
00:40:00parce qu'il a abordé
00:40:014 grands chapitres
00:40:02on va dire
00:40:03mais je voulais vraiment
00:40:04avoir d'abord
00:40:04votre impression générale
00:40:05d'un mot
00:40:06et vous avez dépassé le mot
00:40:07non mais vraiment
00:40:08l'impression générale
00:40:09c'est que je pense
00:40:10qu'il est dépassé
00:40:11Jordan Guitton
00:40:12vous qui l'avez regardé aussi
00:40:13vous l'avez trouvé
00:40:14comment ce Premier ministre
00:40:15depuis des mois
00:40:16on s'aperçoit
00:40:16qu'il y a un gouvernement
00:40:17qui ne gouverne plus
00:40:18qui réagit aux crises
00:40:19crises énergétiques
00:40:21crises internationales
00:40:22crises des écoles
00:40:23des lycées
00:40:23et on voit bien
00:40:24qu'il y a
00:40:25Premier ministre
00:40:26sans vision
00:40:26sans majorité
00:40:28et que c'est un peu
00:40:29la fin
00:40:29et qu'on attend
00:40:30l'année avril-mai
00:40:322027
00:40:33pour que vraiment
00:40:34les choses
00:40:34elles changent
00:40:35et il y a urgence
00:40:36à changer globalement
00:40:37la politique
00:40:38on voit que c'est une fin de règne
00:40:39un peu chaotique
00:40:40pour Emmanuel Macron
00:40:41et son Premier ministre
00:40:42François Cormier-Boulijon
00:40:43la parole est à la défense
00:40:44non la parole est à la nuance
00:40:48peut-être
00:40:50non moi je l'ai trouvé
00:40:51comme je le connais
00:40:52c'est pas un scoop
00:40:53moi j'apprécie le style
00:40:54le corps nu
00:40:54c'est-à-dire sobriété
00:40:58sérieux
00:40:58gravité
00:40:59pragmatisme
00:41:00oui gravité
00:41:00parce que la situation
00:41:02est grave
00:41:02il y a une situation
00:41:03internationale
00:41:05qui pèse
00:41:06sur l'ensemble
00:41:07de nos démocraties
00:41:09occidentales
00:41:10sens du dialogue
00:41:11et puis réalisme politique
00:41:13parce que au fond
00:41:14moi ce que je retiens
00:41:15de son propos
00:41:16c'est qu'il demande
00:41:18au Parlement
00:41:19à l'Assemblée nationale
00:41:20aux députés
00:41:21de faire ce pour quoi
00:41:22ils sont élus
00:41:22c'est-à-dire
00:41:23de débattre ensemble
00:41:24et de trouver
00:41:24des solutions ensemble
00:41:26nous empilons les crises
00:41:27soit nous sommes déjà
00:41:29dans la présidentielle
00:41:30et nous faisons
00:41:30de la politique politicienne
00:41:31à l'ancienne
00:41:32soit les parlementaires
00:41:34puisqu'il n'y a pas
00:41:35de majorité
00:41:36essayent de sortir
00:41:37de ces crises ensemble
00:41:38mais pardon
00:41:39c'est pas un discours
00:41:40qu'il aurait pu tenir
00:41:41à l'Assemblée nationale
00:41:42dans une réunion de groupe
00:41:43est-ce qu'il y avait besoin
00:41:44de venir à la télévision
00:41:45pendant 14 minutes
00:41:46ce soir
00:41:47à 19h50
00:41:48pour annoncer
00:41:49finalement
00:41:50pas grand-chose
00:41:51Adeline-François
00:41:52j'adorerais
00:41:52qu'il y ait
00:41:53des millions de téléspectateurs
00:41:54qui regardent en direct
00:41:56les débats
00:41:56à l'Assemblée nationale
00:41:57je crois que c'est pas
00:41:58tout à fait le cas
00:41:58même si LCP
00:41:59fait un travail remarquable
00:42:01mais
00:42:02je crois qu'il a essayé
00:42:03de faire une intervention
00:42:04avec un peu de solennité
00:42:06j'espère qu'elle sera reprise
00:42:08dans les journaux
00:42:09mais moi j'aime
00:42:10beaucoup
00:42:11ce côté
00:42:12sérieux
00:42:13sombre
00:42:14et assumant
00:42:15ses responsabilités
00:42:15et honnêtement
00:42:16bon
00:42:17à part si on veut
00:42:18demandant surtout
00:42:18aux autres de les prendre
00:42:19mais oui mais c'est normal
00:42:21nous sommes élus pour ça
00:42:22on va l'écouter
00:42:24si vous voulez bien
00:42:24j'ai des gens dans ma circonscription
00:42:25qui se demandent
00:42:26ce que nous faisons
00:42:27ils ont raison
00:42:29parce qu'en réalité
00:42:30depuis 2022
00:42:31nous en avons déjà parlé
00:42:32avec Nicolas Deménac
00:42:33depuis 2022
00:42:33le pouvoir
00:42:34il est passé
00:42:35à l'Assemblée nationale
00:42:36sauf que les députés
00:42:38refusent d'assumer
00:42:39leurs responsabilités
00:42:40or nous sommes
00:42:41les représentants du peuple
00:42:42alors même Sébastien Lecornu
00:42:43n'a pas exactement dit ça
00:42:44puisqu'il a même salué
00:42:45les députés
00:42:45qui l'année dernière
00:42:46avaient permis
00:42:47d'adopter
00:42:47un certain nombre
00:42:48de choses
00:42:49dans le budget
00:42:49nous sommes les représentants
00:42:50du peuple
00:42:51depuis 1789
00:42:53les français comptent sur nous
00:42:55pour les représenter
00:42:56aujourd'hui
00:42:57une grande partie
00:42:57de mes collègues
00:42:59refusent d'assumer
00:43:00leurs responsabilités
00:43:01assumons-les
00:43:01on va leur donner la parole
00:43:03je voudrais d'abord
00:43:03qu'on écoute Sébastien Lecornu
00:43:04je vous le disais
00:43:05il a commencé
00:43:05par parler des lycéens
00:43:07pour dire
00:43:08qu'il n'y aurait pas d'annonce
00:43:09avant la fin du mois d'octobre
00:43:10le temps de compiler
00:43:12les remontées
00:43:13sur la plateforme
00:43:14qui a été mise en place
00:43:15et puis d'organiser
00:43:15ces temps de démocratie
00:43:17interne dans les lycées
00:43:17et puis ensuite
00:43:18il en est venu
00:43:19à notre deuxième sujet
00:43:20de préoccupation du moment
00:43:21le prix de l'essence
00:43:22qui plombe le pouvoir
00:43:23d'achat des français
00:43:24et il a fait
00:43:26cette annonce
00:43:26regardez
00:43:27nous mettrons donc
00:43:2910 millions de barils
00:43:30de gazole
00:43:30issus de nos stocks
00:43:32à la disposition
00:43:33des distributeurs
00:43:34en France
00:43:35je signerai
00:43:36prochainement
00:43:37le décret
00:43:37permettant cette opération
00:43:39prévue pour durer
00:43:41trois mois
00:43:41les générations
00:43:42précédentes
00:43:43ont constitué
00:43:44ces réserves
00:43:45pour faire face
00:43:46aux pénuries
00:43:46nous allons les utiliser
00:43:48de manière nouvelle
00:43:49pour agir sur les prix
00:43:50le gazole concerné
00:43:52a été acheté
00:43:53avant la flambée
00:43:54des cours
00:43:54il sera mis à disposition
00:43:56au prix de revient
00:43:57de ces stocks
00:43:58ce qui permet
00:43:59mécaniquement
00:43:59de baisser les prix
00:44:00à la pompe
00:44:01dans un ordre
00:44:02de grandeur
00:44:02évalué
00:44:03entre 12 et 18 centimes
00:44:05par litre de gazole
00:44:07Jordan Guitton
00:44:08le gazole va baisser
00:44:09de 12 à 18 centimes
00:44:11par litre
00:44:11pour les trois mois
00:44:12qui viennent
00:44:12vous saluez
00:44:13cette décision ?
00:44:14je pense qu'aujourd'hui
00:44:15il faut saluer
00:44:16toutes les décisions
00:44:16qui font baisser
00:44:17le prix du carburant
00:44:18moi je suis député
00:44:18dans l'Aube
00:44:19j'ai 218 communes
00:44:20un monde rural
00:44:20qui fait 30-40 kilomètres
00:44:22tous les matins
00:44:22pour emmeler les enfants
00:44:24à l'école
00:44:24pour aller travailler
00:44:25mais je pense que
00:44:26ces mesures
00:44:26elles sont insuffisantes
00:44:27d'ailleurs
00:44:27je note quand même
00:44:28que ces mesures
00:44:29d'utilisation
00:44:30du stock national stratégique
00:44:32mon collègue
00:44:33Jean-Philippe Tanguy
00:44:33en avait parlé
00:44:34notamment
00:44:34dans une question
00:44:35gouvernement
00:44:35à monsieur Lescure
00:44:36qui nous en va envoyer
00:44:37balader
00:44:37à nous dire
00:44:38comme quoi
00:44:38on était incompétents
00:44:39et qu'on était
00:44:40complètement démago
00:44:40aujourd'hui
00:44:41je vois que le gouvernement
00:44:42rejoint nos mesures
00:44:42si on attend
00:44:43encore quelques semaines
00:44:44je suis sûr
00:44:44que le gouvernement
00:44:45va baisser les taxes
00:44:45sur le carburant
00:44:46parce que 12 à 15 centimes
00:44:48ça veut dire que demain
00:44:48le lit de carburant
00:44:49de gazole
00:44:50il va se retrouver
00:44:50au lieu de 2,25
00:44:51à 2,10
00:44:52à 2,12
00:44:52c'est pas suffisant
00:44:53cette mesure
00:44:54on a l'impression
00:44:55que le gouvernement
00:44:56l'a gardée dans sa manche
00:44:57et puis pourquoi
00:44:58la sortir maintenant ?
00:44:59Et non parce que
00:44:59contrairement à ce qu'on dit
00:45:00pour faire de la polémique
00:45:01en réalité le gouvernement
00:45:03et le chef de l'Etat
00:45:04travaillent sur ces sujets là
00:45:05nous faisons le tour
00:45:06des pays producteurs
00:45:07de pétrole
00:45:08et notamment de ceux
00:45:09qui sont capables
00:45:10de nous fournir
00:45:10du pétrole à raffiner
00:45:12donc nous essayons
00:45:13d'assurer
00:45:15l'approvisionnement
00:45:15de notre pays
00:45:16en pétrole
00:45:17en gasoil
00:45:18et puis nous avons
00:45:19ces réserves stratégiques
00:45:20que nous allons mettre
00:45:21sur le marché
00:45:21pour faire baisser le prix
00:45:22donc nous sommes actifs
00:45:23pour essayer de faire baisser
00:45:24les prix
00:45:24moi je vais plus loin
00:45:26j'ai déposé
00:45:27une proposition de loi
00:45:28signée par une trentaine
00:45:29de collègues de mon groupe
00:45:31pour instaurer
00:45:32une taxe élastique
00:45:33sur la TICPE
00:45:34parce que
00:45:35moi je vois bien
00:45:36j'ai pris très peu
00:45:37de l'attreur cet été
00:45:38c'est quoi une taxe élastique ?
00:45:39Je vais vous expliquer
00:45:40moi chez moi
00:45:41comme partout
00:45:43mes concitoyens
00:45:44sont obligés
00:45:44de faire le choix
00:45:45entre faire le plein
00:45:46du caddie
00:45:46ou faire le plein
00:45:47de la voiture
00:45:47c'est intolérable
00:45:48et nous ne pouvons pas
00:45:49rester inertes
00:45:50et donc
00:45:50nous ne restons pas inertes
00:45:52la taxe élastique
00:45:53c'est
00:45:53on définit
00:45:54en loi de finances
00:45:55chaque année
00:45:56ce qu'on attend
00:45:57des recettes
00:45:58en matière de fiscalité
00:46:00du carburant
00:46:00en l'occurrence
00:46:01en ce moment
00:46:01c'est 37 milliards
00:46:0224 milliards de TICPE
00:46:0412 milliards de TVA
00:46:05et ensuite
00:46:06on instaure
00:46:07un coefficient d'élasticité
00:46:08sur la TICPE
00:46:11quand le prix du baril augmente
00:46:12la TICPE
00:46:14baisse
00:46:14et quand le prix du baril baisse
00:46:16la TICPE augmente
00:46:17l'Etat ne perd pas d'argent
00:46:18donc vous remettez en place
00:46:19la taxe flottante
00:46:20non pas du tout
00:46:20justement
00:46:21parce qu'il y a eu un échec
00:46:23on a analysé l'échec
00:46:24de la TIPPE flottante
00:46:25là
00:46:25la différence
00:46:26c'est qu'on définit
00:46:28ce qu'on attend
00:46:29en matière de recettes
00:46:30de fiscalité
00:46:31des carburants
00:46:32et puis après
00:46:32on adapte
00:46:33chaque décade
00:46:34chaque semaine
00:46:35sur la base de quoi
00:46:36puisque la consommation
00:46:37d'essence
00:46:38est en train
00:46:38de se casser la figure
00:46:39depuis 3 mois
00:46:40en moins 30%
00:46:41sur le seul mois d'août
00:46:42pourquoi la consommation
00:46:45de carburants baisse
00:46:45parce que le prix
00:46:46est bien trop élevé
00:46:47mais en tout cas
00:46:48les taxes attendues
00:46:49ne rentreront pas
00:46:50avec la baisse
00:46:50de la consommation
00:46:51qu'on a déjà registrée
00:46:52vous stabilisez
00:46:53le prix des carburants
00:46:54les Français
00:46:55vont consommer normalement
00:46:57c'est ça le but
00:46:57de stabiliser
00:46:58pour que l'Etat
00:46:59même avec 18 centimes
00:47:01de baisse
00:47:01attendez Mme François
00:47:02moi ce que je veux
00:47:03c'est que l'Etat
00:47:04ne perde pas d'argent
00:47:04nous avons des finances
00:47:06publiques qui sont plombées
00:47:07et je ne veux pas non plus
00:47:08que l'Etat
00:47:08fasse de l'argent
00:47:09sur le dos
00:47:10du pouvoir d'achat
00:47:11des Français
00:47:11ou de la trésorerie
00:47:12des entreprises
00:47:13donc avec cette
00:47:15TICPE élastique
00:47:16nous assurons
00:47:16une stabilité des prix
00:47:17et donc une consommation stable
00:47:19vous vous sentez
00:47:20très sceptique
00:47:20Diana Badiop
00:47:22enfin sincèrement
00:47:24vous êtes favorable
00:47:25à toute mesure
00:47:25qui peut faire
00:47:26de toute façon
00:47:26baisser la tension
00:47:27sur le prix de l'essence
00:47:28à la pompe
00:47:28on avait demandé
00:47:29de toute façon
00:47:30le déblocage
00:47:31de la réserve
00:47:32et c'est très bien
00:47:33qu'elle intervienne
00:47:33je veux dire
00:47:34il ne faut pas être
00:47:35dans la posture politicienne
00:47:36quand on a demandé
00:47:36quelque chose
00:47:37lorsque ça arrive
00:47:38il faut le saluer
00:47:39maintenant je pense
00:47:41qu'il va falloir
00:47:42accompagner
00:47:43notamment les publics
00:47:44les plus fragiles
00:47:46par exemple
00:47:46en les incitant
00:47:47à prendre les transports
00:47:48en commun
00:47:49pour celles et ceux
00:47:50qui peuvent les prendre
00:47:50là où il y en a
00:47:51là où il y en a
00:47:52moi j'ai une
00:47:54une circonscription
00:47:54qui est comme une petite France
00:47:55j'ai beaucoup de gens
00:47:56qui ne peuvent pas faire
00:47:57autrement que de prendre
00:47:58leur voiture
00:47:58parce que vous avez
00:48:00la première gare
00:48:01parfois qui se trouve
00:48:02à des kilomètres
00:48:03et il n'y a pas
00:48:03de mobilité
00:48:04il n'y a pas de bus
00:48:05qui vous permet
00:48:05de prendre
00:48:05les transports en commun
00:48:06donc il faut aussi
00:48:07accompagner
00:48:09des mesures
00:48:10à plus long terme
00:48:11où on peut par exemple
00:48:12oui mais là
00:48:13il faut des réponses
00:48:13immédiates
00:48:14donc c'est pour ça que je dis
00:48:15déblocage de la réserve
00:48:16c'est très bien
00:48:18aussi des chèques énergie
00:48:20ciblés
00:48:21quand vous êtes
00:48:23un professionnel
00:48:24par exemple
00:48:25des infirmières
00:48:25etc.
00:48:26qui vont à domicile
00:48:27qui se déplacent
00:48:28qui ne peuvent pas faire
00:48:28autrement que de travailler
00:48:29ou des artisans
00:48:31c'est pas
00:48:31enfin sincèrement
00:48:33c'est très compliqué
00:48:34moi j'ai ma fleuriste
00:48:35elle m'a dit
00:48:36il faut leur dire
00:48:37le problème du chèque
00:48:38c'est que
00:48:38comme il se base
00:48:39sur
00:48:40les revenus
00:48:41de 2025
00:48:43et bien il n'y a pas droit
00:48:44parce qu'elles dépassent
00:48:45et on ne tient pas compte
00:48:46de la réalité
00:48:48des besoins
00:48:49justement
00:48:49des artisans
00:48:50aujourd'hui
00:48:51ça c'est pareil
00:48:52pour les prestations sociales aussi
00:48:54il faudrait les décorréler
00:48:55et les prendre à l'instant
00:48:57pour réagir
00:48:58à tout ce que vous dites
00:48:59en fait
00:49:00deux réflexions
00:49:01un sur la taxe élastique
00:49:03j'entends ce que vous dites
00:49:04mais à un moment
00:49:05où on dit aux gens
00:49:06consommer moins de pétrole
00:49:07et aller vers
00:49:08des véhicules électriques
00:49:10donc il y a
00:49:11vous voyez
00:49:12il y a une dichotomie
00:49:13entre ce qu'on dit
00:49:14vous avez parfaitement raison
00:49:15c'est que
00:49:16quand on dit
00:49:17je voudrais le savoir
00:49:18et bien oui
00:49:19parce que quand on dit
00:49:19quand on dit
00:49:21élasticité
00:49:21ça veut dire que
00:49:22quand le prix du baril baisse
00:49:24la TICPE remonte
00:49:25pour garder un effet incitatif
00:49:27pour aller vers
00:49:27l'électrification
00:49:28des usages
00:49:28c'est une usine de gaz
00:49:29c'est une base
00:49:30de recettes
00:49:32que vous voulez avoir
00:49:33ces recettes
00:49:34immanquablement
00:49:35elles vont baisser
00:49:35si on va dans
00:49:36non non
00:49:37on ne se comprend pas
00:49:38on vote
00:49:39un objectif
00:49:40de recettes
00:49:41sur la fiscalité
00:49:41des carburants
00:49:42et cet objectif
00:49:44de fiscalité
00:49:45il est bon
00:49:46pour les finances publiques
00:49:47mais il est aussi
00:49:48lié à un objectif
00:49:49qu'on a
00:49:49d'électrification
00:49:50des usages
00:49:50moi par exemple
00:49:51je suis député
00:49:53d'une centrale nucléaire
00:49:54qui est candidate
00:49:55pour avoir
00:49:55le PR2
00:49:57donc on veut développer
00:49:58le nucléaire
00:49:58parce que c'est une électricité
00:49:59décarbonée
00:50:00et peu chère
00:50:01et donc ça permet
00:50:02d'électrifier les usages
00:50:03notamment avec
00:50:04les voitures électriques
00:50:05où on connaît
00:50:05c'est encore trop cher
00:50:07les voitures électriques
00:50:08mais ça progresse
00:50:09au niveau de l'autonomie
00:50:10et donc nous devons
00:50:11avoir une incitation
00:50:12et cette fiscalité
00:50:14élastique
00:50:14qui me paraît intelligente
00:50:15permet d'atteindre
00:50:17cet objectif
00:50:18donc heureusement
00:50:18que le prix de l'électricité
00:50:19ne va pas augmenter
00:50:20mais bien évidemment
00:50:22là aussi
00:50:23au Ressentiel National
00:50:23nous le disons depuis
00:50:24des mois
00:50:25quand on parle des carburants
00:50:26nous on parle des énergies
00:50:27il faut baisser la TVA
00:50:27surtout
00:50:28toutes les énergies
00:50:29l'électricité
00:50:30le fuel
00:50:30le gaz
00:50:31le carburant
00:50:32parce qu'à un moment donné
00:50:32les Français
00:50:34payent 60%
00:50:35de taxes
00:50:36à chaque fois
00:50:36qu'ils font le plein
00:50:37à 2,25€
00:50:38c'est 1,10€
00:50:391,20€
00:50:39de taxes
00:50:39donc à un moment donné
00:50:40il faut arrêter
00:50:41il faut aller faire
00:50:42les économies
00:50:43que les macronistes
00:50:43n'ont pas su faire
00:50:44ces 9 dernières années
00:50:45pour pouvoir baisser les taxes
00:50:46et quand j'entends
00:50:47les propositions
00:50:48un peu
00:50:49un peu foireuses
00:50:50ou un peu compliquées
00:50:51sur la TICPE
00:50:51je rappelle
00:50:53qu'Edouard Philippe
00:50:54a augmenté la TICPE
00:50:55donc il faudrait
00:50:55une TICPE
00:50:56soit disant
00:50:56flottante
00:50:57élastique
00:50:57je ne sais pas
00:50:58comment on peut l'appeler
00:50:58nous on va aussi
00:50:59supprimer les hausses
00:51:00de TICPE
00:51:00d'Edouard Philippe
00:51:01de 2018
00:51:02je voudrais qu'on avance
00:51:03c'est de proposer
00:51:04des baisses de TVA
00:51:05qui vont ruiner le pays
00:51:06et après
00:51:07on fait de prévision
00:51:08vous avez ruiné le pays
00:51:10vous êtes professionnel
00:51:11attendez
00:51:11s'il vous plaît
00:51:12je voudrais qu'on avance
00:51:13parce qu'il faut aussi
00:51:14parler des agriculteurs
00:51:16il y avait les lycéens
00:51:17il y avait l'essence
00:51:17il y avait les agriculteurs
00:51:18il y avait le budget
00:51:18sur les agriculteurs
00:51:19on a été aussi un peu déçus
00:51:21on attendait des annonces
00:51:22vraisemblablement
00:51:23il faudra attendre demain
00:51:24que la ministre de l'agriculture
00:51:25les fasse
00:51:25depuis le salon de l'élevage
00:51:26près de Clermont-Ferrand
00:51:28on écoute ce qu'a dit
00:51:29Sébastien Lecornu
00:51:30des milliers d'exploitations
00:51:32sont en péril
00:51:34c'est inédit
00:51:35un plan d'urgence
00:51:36a donc été engagé
00:51:37demain au sommet de l'élevage
00:51:38qui a lieu à Cournon
00:51:39la ministre de l'agriculture
00:51:41le complétera
00:51:41avec de nouvelles mesures
00:51:43que nous avons discutées
00:51:44récemment ici à Matignon
00:51:45avec l'ensemble
00:51:46des organisations syndicales
00:51:47et nous travaillons
00:51:48en plus et en parallèle
00:51:50à un plan de relance
00:51:51qui sera proposé au Parlement
00:51:52et je souhaite d'ailleurs
00:51:53y associer
00:51:54l'ensemble des forces politiques
00:51:55de la nation
00:51:56je le dis avec gravité
00:51:57ce soir
00:51:58l'agriculture française
00:51:59ne pourra pas attendre
00:52:00l'élection présidentielle
00:52:00il faut permettre
00:52:02aux exploitations françaises
00:52:04de tenir
00:52:04et de préparer la suite
00:52:07l'agriculture française
00:52:08ne pourra pas attendre
00:52:09sept mois
00:52:10donc ça
00:52:11c'est dans le budget aussi
00:52:13oui
00:52:13c'est des mesures
00:52:15c'est maintenant
00:52:16qu'il faut s'entendre
00:52:16sur la façon
00:52:17dont on aide
00:52:18les agriculteurs
00:52:19et il faut de l'argent
00:52:21mais sincèrement
00:52:22moi je veux bien
00:52:23qu'on essaye de s'entendre
00:52:24on l'a fait
00:52:24l'année dernière
00:52:25c'est à dire que
00:52:26nous avons fait le choix
00:52:27au parti socialiste
00:52:28de discuter
00:52:29nous avons entraîné
00:52:30avec nous
00:52:30le groupe communiste
00:52:32le groupe écologique
00:52:33et on a réussi
00:52:33à trouver un compromis
00:52:35sur le PLFSS
00:52:36le problème
00:52:36c'est qu'aujourd'hui
00:52:37ça ne vous aura pas échappé
00:52:38nous sommes
00:52:40à quelques mois
00:52:41d'une présidentielle
00:52:41où dans le propre camp
00:52:44de Sébastien Lecornu
00:52:45on va dire
00:52:46le bloc central
00:52:47en tout cas
00:52:47ce qu'il en reste
00:52:49vous avez
00:52:50trois candidats
00:52:52à la présidentielle
00:52:53je doute
00:52:55sincèrement
00:52:55qu'ils puissent
00:52:57avoir
00:52:58une quelconque
00:52:59comment dirais-je
00:53:01influence
00:53:02sur les différents groupes
00:53:03pour leur dire
00:53:03on va discuter
00:53:04on va tendre la main
00:53:05c'est ça le problème
00:53:06nous on a
00:53:07commencé à discuter
00:53:08on a dit
00:53:09ce que nous
00:53:09on attendait du budget
00:53:11on attend son retour
00:53:14parce que je crois
00:53:15qu'on ne peut pas
00:53:15être dans
00:53:15vous avez proposé
00:53:16un contre-budget
00:53:17ce qu'a fait également
00:53:18le Rassemblement National
00:53:19hier matin
00:53:20on verra ce qu'il en fait
00:53:22et moi je pense
00:53:22qu'il est quand même
00:53:23important
00:53:23que sur l'agriculture
00:53:25et nous au groupe
00:53:25Rassemblement National
00:53:26on a soutenu
00:53:27les trois, quatre
00:53:27derniers textes
00:53:28qui soutenaient
00:53:29le monde agricole
00:53:29parce qu'on a toujours
00:53:30eu envie de défendre
00:53:32ce monde agricole
00:53:32quelle que soit
00:53:33la personne qui propose
00:53:34il y a eu des textes
00:53:34d'initiative parlementaire
00:53:35il y a eu des textes
00:53:36d'initiative gouvernementaux
00:53:38et on les a pris
00:53:39tous ces textes
00:53:40pour le monde agricole
00:53:40maintenant vous dites
00:53:41il faut de l'argent
00:53:42pas que
00:53:43supprimer des paliers de normes
00:53:45arrêter
00:53:46la surtransposition européenne
00:53:47ça coûte zéro euro
00:53:48et parfois les agriculteurs
00:53:50ils veulent quoi ?
00:53:51Qu'on baisse leurs coûts
00:53:51de production
00:53:52qu'ils vivent de leur travail
00:53:53et évidemment faire en sorte
00:53:54qu'ils soient mieux rémunérés
00:53:55mais c'est pas à l'État
00:53:57de faire évidemment
00:53:59des dépenses
00:53:59évidemment il faut des plans
00:54:00de crise
00:54:00et tous les ans
00:54:01on débloque des budgets
00:54:01pour cela
00:54:02par contre il y a des choses
00:54:03qui coûtent zéro euro
00:54:04qui sont très simples
00:54:05à mettre en oeuvre
00:54:06et évidemment quand on évite
00:54:07la surtransposition
00:54:08quand on leur simplifie la vie
00:54:09comme à l'ensemble
00:54:09des acteurs économiques
00:54:10de notre pays
00:54:11je pense qu'il y a des choses
00:54:11à mettre en place
00:54:12à mettre en oeuvre
00:54:13qui encore une fois
00:54:14n'ont pas été faites
00:54:14ces huit dernières années
00:54:15et qui sont demandées
00:54:16par les agriculteurs
00:54:17lorsqu'on va sur notre territoire
00:54:19c'est de la simplification
00:54:20et à un moment donné
00:54:21il faut relancer
00:54:22parce qu'on a chacun
00:54:23dans nos circonscriptions
00:54:24des centaines d'emplois
00:54:25par petits villages
00:54:26qui sont interdépendants
00:54:27du monde agricole
00:54:28c'est le monde des transports
00:54:29c'est le monde des commerçants
00:54:30c'est le monde des artisans
00:54:31qui sont tous interdépendants
00:54:32On a les crises qui s'empilent
00:54:33et puis les caisses
00:54:34qui sont toujours plus vides
00:54:35et c'est le dernier point
00:54:36qu'a abordé avec gravité
00:54:39le Premier ministre
00:54:40c'est le budget
00:54:41c'est en ce moment en commission
00:54:42le débat dans l'hémicycle
00:54:43commencera mardi prochain
00:54:46François Cormier-Boulijon
00:54:47là aussi je le disais
00:54:49avec beaucoup de gravité
00:54:50il a appelé
00:54:51au patriotisme de chacun
00:54:54ça vous a surpris
00:54:55qu'il utilise ce mot
00:54:56le patriotisme
00:54:57pour appeler à un vote du budget
00:54:59ce qui m'a surpris
00:55:00d'abord d'Aline-François
00:55:01c'est que vous n'interrogiez pas
00:55:02le député du Béry
00:55:03sur l'agriculture
00:55:04moi j'avais des choses à dire
00:55:05parce que précisément
00:55:07c'est pas un boycott de ma part
00:55:09croyez-moi
00:55:09mais c'est juste que l'horloge tourne
00:55:11que vous avez beaucoup parlé avant
00:55:13on a fait des décisions de l'Etat
00:55:14mais je sais bien
00:55:15que cette cinquième république
00:55:16est un peu déséquilibrée
00:55:17un peu beaucoup
00:55:18mais nous on est des députés
00:55:19donc on est là pour faire des propositions
00:55:20moi je ne suis pas déséquilibrée
00:55:21moi j'ai une horloge
00:55:22que je dois respecter aussi
00:55:23vous avez beaucoup parlé avant
00:55:25de l'essence
00:55:25mais moi je suis député
00:55:26des zones intermédiaires
00:55:27et j'ai fait des propositions
00:55:28à la ministre de l'agriculture
00:55:29et je vais les défendre
00:55:31parce qu'effectivement
00:55:32je vois que j'ai 400 exploitations
00:55:34qui risquent de flancher
00:55:36d'ici la fin de l'année
00:55:36il n'est pas question
00:55:38d'un Béry
00:55:38sans agriculture
00:55:39et sans agriculteur
00:55:40donc je vous le dis
00:55:41après sur le patriotisme
00:55:42mais il y a une chose
00:55:43qui est très simple
00:55:44nous avons un modèle social
00:55:46que nous chérissons
00:55:47et qui a été créé
00:55:49après la guerre
00:55:49sur la croissance
00:55:51pendant les 30 Glorieuses
00:55:52sauf que les 30 Glorieuses
00:55:54d'où leur nom
00:55:55n'ont duré que 30 ans
00:55:57et que depuis
00:55:57les deux crises pétrolières
00:55:58des années 70
00:55:59nous finançons
00:56:00notre modèle social
00:56:01à crédit
00:56:02en s'endettant
00:56:03et nous avons fait
00:56:04les 39 heures
00:56:05la cinquième semaine
00:56:06de congés payés
00:56:06la retraite à 60 ans
00:56:07et des 35 heures
00:56:09tout ça à crédit
00:56:10et bien la note
00:56:11elle nous est présentée
00:56:12et mon collègue
00:56:13du Rassemblement National
00:56:14disait qu'on avait
00:56:16mis la France en faillite
00:56:17oui mais enfin
00:56:18ça c'est des EDL
00:56:19c'est bon pour faire
00:56:20c'est une réalité factuelle
00:56:21n'importe quel économiste
00:56:22l'a dit
00:56:23EDL
00:56:23élément de langage
00:56:24si vous voulez bien
00:56:25c'est l'élément de langage
00:56:26sur les foires
00:56:27vous êtes responsable
00:56:28d'un tiers de la dette
00:56:28en 9 ans
00:56:29depuis 1958
00:56:30et voilà
00:56:31alors quand on appelle
00:56:32au patriotisme
00:56:33économique
00:56:34c'est de dire
00:56:35nous avons tous bénéficié
00:56:36nous avons tous bénéficié
00:56:38de ces mesures
00:56:39nous ne pouvons plus
00:56:40nous le permettre
00:56:41donc nous devons
00:56:42réformer les retraites
00:56:43nous devons prendre
00:56:45des décisions
00:56:46pour faire des efforts
00:56:48sinon nous serons
00:56:49contraints de les faire
00:56:50donc nous devons avoir
00:56:51des paroles
00:56:53des actes mesurés
00:56:54et donc l'Assemblée nationale
00:56:56peut-être que
00:56:57dans un dernier sursaut
00:56:59avant la catastrophe
00:57:01vous voyez je me tourne
00:57:02vers mon collègue
00:57:03d'extrême droite
00:57:04pour parler de la catastrophe
00:57:05peut-être que nous pouvons
00:57:06prendre nos responsabilités
00:57:08les républicains
00:57:08pour permettre
00:57:10à notre pays
00:57:12d'avoir des solutions
00:57:12c'est ça le message
00:57:14que les républicains modérés
00:57:15s'entendent
00:57:16pour le bien du pays
00:57:17Vienna Badiop
00:57:18vous avez entendu aussi
00:57:19ce qu'a dit Sébastien Lecanc
00:57:20il appelle au patriotisme
00:57:21il appelle à l'unité
00:57:22mais qui nous donne
00:57:23la possibilité
00:57:25de pouvoir discuter
00:57:26nous on refuse pas
00:57:27de discuter
00:57:28on est les premiers
00:57:29à dire que ce pays
00:57:30a besoin d'un budget
00:57:31vous vous parlez
00:57:33nous y sommes allés
00:57:34parce que
00:57:34vous savez
00:57:35c'est aussi le rôle
00:57:37d'un groupe politique
00:57:38à mon sens
00:57:39c'est que si vous voulez
00:57:40vous êtes dans un moment
00:57:41qui est un moment important
00:57:42qui est celui du budget
00:57:43évidemment que vous discutez
00:57:44avec le chef de l'exécutif
00:57:45pour lui dire
00:57:46voici ce que vous allez proposer
00:57:47voici ce que nous
00:57:48nous aimerions voir
00:57:49dans le budget
00:57:50c'est normal
00:57:51ça fait partie aussi
00:57:52du dialogue parlementaire
00:57:54et je crois que le parlement
00:57:55en tout cas l'Assemblée nationale
00:57:56n'a jamais autant
00:57:58besoin de jouer son rôle
00:57:59qu'en ce moment
00:58:00mais pour ça
00:58:01il faut nous donner
00:58:02la possibilité
00:58:03et aussi des marges
00:58:04de manœuvre
00:58:05pour pouvoir discuter
00:58:06et ne pas arriver forcément
00:58:08en disant
00:58:08de toute façon on censure
00:58:10aujourd'hui
00:58:11nous on n'a pas dit
00:58:12de toute façon on censure
00:58:12on dit
00:58:13les propositions
00:58:14telles qu'elles sont
00:58:15excusez-moi
00:58:17je suis navrée
00:58:18mais nous on a dit
00:58:19les propositions
00:58:20qui sont faites
00:58:21aujourd'hui
00:58:21c'est-à-dire
00:58:22ce qui a été proposé
00:58:23dans le projet de la finance
00:58:25aujourd'hui
00:58:25ne nous convient pas
00:58:26et oui
00:58:27si ça reste en l'état
00:58:28et que les discussions
00:58:29ne le changent pas
00:58:31on n'aura pas
00:58:31d'autre solution
00:58:32que de censurer
00:58:33la balle est dans le camp
00:58:34de l'exécutif
00:58:36discutons
00:58:36moi je vous tend la main
00:58:37pour avoir une discussion
00:58:39entre parlementaires
00:58:39parce que c'est notre travail
00:58:40cher collègue
00:58:41d'un mot au rassemblement national
00:58:43puisqu'il y a eu la présentation
00:58:44du budget
00:58:45de la trajectoire budgétaire
00:58:46que voudrait Marine Le Pen
00:58:47si elle arrive au pouvoir
00:58:48est-ce que vous vous êtes
00:58:49enfin mis d'accord
00:58:50sur la censure
00:58:51ou pas
00:58:52non mais on ne s'interdit rien
00:58:53sur ce budget
00:58:53encore une fois
00:58:54des discussions vont commencer
00:58:55mais il y a tout juste un an
00:58:56on voulait justement
00:58:57censurer le gouvernement
00:58:58qui supprimait
00:58:594000 postes
00:59:00d'enseignants
00:59:00dans notre pays
00:59:01je pense qu'aujourd'hui
00:59:02on aurait pu censurer
00:59:03ce gouvernement
00:59:03pour revoir le budget
00:59:04pour revoir la copie
00:59:05gouvernementale
00:59:06il y a eu des augmentations
00:59:07d'impôts
00:59:07des augmentations de dépenses
00:59:08rien ne change
00:59:09on vote des budgets
00:59:10en déficit de 150 milliards
00:59:11depuis des années
00:59:12de macronisme
00:59:12et de socialisme
00:59:13d'ailleurs au passage
00:59:14à un moment donné
00:59:15il faut que ça change
00:59:16et moi je le dis
00:59:16donc rien à attendre
00:59:17de l'extrême droite
00:59:18c'est toujours la duplicité
00:59:19on n'est toujours pas
00:59:19d'extrême droite
00:59:20c'est pas défini politiquement
00:59:22vous êtes d'extrême droite
00:59:23et je pense que c'est pas
00:59:24à la hauteur de ce qu'attendent
00:59:25les français
00:59:25mais c'est la duplicité
00:59:26madame Le Pen
00:59:27dit qu'elle ne va pas censurer
00:59:28et en fait on entend
00:59:29un de ses porte-parole
00:59:30dire on ne s'interdit rien
00:59:31c'est la duplicité
00:59:32on n'est pas en responsabilité
00:59:34monsieur
00:59:34on n'est pas en responsabilité
00:59:35merci
00:59:35et ça promet
00:59:36ça promet les débats
00:59:37dans l'hémicycle
00:59:38sur le budget
00:59:38à partir de mardi prochain
00:59:40ça c'est sûr
00:59:41on va en reparler du budget
00:59:42bon merci
00:59:43si vous voulez bien
00:59:44tout de suite
00:59:44c'est Bourbon Express
00:59:45c'est Marco Pommier
00:59:46tout de suite
00:59:46le journal de l'Assemblée Nationale
00:59:47merci
00:59:53bonsoir Aline
00:59:53bonsoir Marco
00:59:54il faut être prêt
00:59:55pour le budget
00:59:56de la semaine prochaine
00:59:56on le saura
00:59:57on le saura
00:59:58tiens il y a une proposition
00:59:59de loi qui a été adoptée
01:00:01aujourd'hui
01:00:01à l'Assemblée Nationale
01:00:02qui porte sur l'éthique
01:00:04qu'est restaurant
01:00:05on va pouvoir continuer
01:00:06à les utiliser
01:00:06au supermarché
01:00:07oui parce qu'à l'heure actuelle
01:00:08vous pouvez les utiliser
01:00:09vos tickets
01:00:10pour acheter des pâtes
01:00:11du riz
01:00:12ou de l'huile
01:00:13mais en principe
01:00:14à partir du 1er janvier 2027
01:00:16ça ne sera plus possible
01:00:17pourquoi ?
01:00:18parce qu'à l'origine
01:00:19ce n'était qu'une mesure temporaire
01:00:20votée en 2022
01:00:22pour le pouvoir d'achat
01:00:24alors le Parlement
01:00:25avait reconduit
01:00:26la dérogation en 2024
01:00:27aujourd'hui
01:00:28le président du groupe Piot
01:00:30veut rendre
01:00:30le dispositif définitif
01:00:32pour que le 1er janvier prochain
01:00:34les salariés puissent continuer
01:00:36à faire leurs courses
01:00:37avec leurs titres
01:00:38ce texte doit aboutir
01:00:39avant la fin de l'année
01:00:40c'est pourquoi mes chers collègues
01:00:41je vous invite à adopter
01:00:42cette proposition de loi
01:00:43pour les salariés
01:00:44et leur pouvoir d'achat
01:00:45pour nos restaurateurs
01:00:47et nos commerçants
01:00:48et pour un titre restaurant
01:00:49enfin adapté
01:00:50à son temps
01:00:51et la proposition de loi
01:00:53a été adoptée
01:00:54en commission
01:00:54des affaires sociales
01:00:55avec une nouveauté
01:00:56les tickets restaurants
01:00:57pourraient aussi
01:00:58être utilisés
01:00:59le dimanche
01:00:59pour tous les travailleurs
01:01:00en revanche
01:01:01les députés
01:01:01ne se sont pas accordés
01:01:03sur le plafond
01:01:03du ticket restaurant
01:01:04est-ce qu'il faut
01:01:05l'augmenter
01:01:05ce plafond
01:01:06pour les restaurants
01:01:07est-ce qu'il faut
01:01:07le maintenir
01:01:08ou le baisser
01:01:08pour les courses
01:01:09l'ensemble du texte
01:01:10sera de nouveau examiné
01:01:12et mis au vote
01:01:12lundi dans l'hémicycle
01:01:13dans l'hémicycle
01:01:14justement
01:01:15les députés
01:01:15poursuivent
01:01:16l'examen
01:01:16de la loi intégrale
01:01:17contre les violences
01:01:18sexuelles et sexistes
01:01:19et ils viennent
01:01:20de voter
01:01:20des entretiens
01:01:21obligatoires
01:01:22à l'école
01:01:22pour mieux repérer
01:01:23les violences
01:01:23faites aux enfants
01:01:24c'est une mesure phare
01:01:25de cette loi intégrale
01:01:26un entretien
01:01:27pour chaque élève
01:01:28de la maternelle
01:01:29à la terminale
01:01:29seul ombre au tableau
01:01:31il faudra attendre
01:01:322032
01:01:33pour que cet entretien
01:01:34ait lieu
01:01:34chaque année
01:01:35en attendant
01:01:36chaque enfant
01:01:37aura droit
01:01:38à 4 entretiens
01:01:39obligatoires
01:01:40répartis
01:01:40sur toute la scolarité
01:01:42c'est le résultat
01:01:43d'un compromis
01:01:44voté
01:01:44la nuit dernière
01:01:45à l'unanimité
01:01:46mais selon le ministre
01:01:48de l'éducation nationale
01:01:49tenir cette promesse
01:01:50ne sera pas si simple
01:01:51si on dit
01:01:52qu'il y a un entretien annuel
01:01:53d'une heure
01:01:53avec deux adultes
01:01:55de confiance
01:01:55il faut nécessairement
01:01:56qu'il soit deux
01:01:56je crois qu'on est tous
01:01:57d'accord là-dessus aussi
01:01:58ça veut dire
01:01:59qu'il faut grosso modo
01:02:0015 000 équivalents
01:02:01en plein
01:02:02aujourd'hui
01:02:03il faut savoir simplement
01:02:04que ces 15 000 personnes
01:02:06n'existent pas
01:02:07sur le marché du travail
01:02:09la députée
01:02:09Clémentine Autain
01:02:10lui a répondu
01:02:11pas question
01:02:12de se contenter
01:02:13d'une victoire
01:02:13à la Pyrus
01:02:1715 000 postes
01:02:19c'est un peu plus
01:02:21d'un milliard
01:02:21c'est rien
01:02:22en vérité
01:02:23au regard du budget
01:02:24de l'état
01:02:24et au regard
01:02:25de la gravité
01:02:26de ce dont nous parlons
01:02:28si nous ne sommes pas
01:02:29capables
01:02:30de trouver
01:02:30un milliard
01:02:32pour ce geste
01:02:33fondamental
01:02:34de prévention
01:02:35et d'éducation
01:02:36pour lutter
01:02:36contre les violences
01:02:37sexuelles
01:02:38alors je ne sais pas
01:02:39de quoi nous sommes
01:02:40capables
01:02:40et l'examen
01:02:42de la loi intégrale
01:02:43se poursuit
01:02:43cette semaine
01:02:44le vote solennel
01:02:45sur l'ensemble
01:02:46du texte
01:02:46aura lieu
01:02:47mardi prochain
01:02:48et on termine
01:02:48avec les commémorations
01:02:49des attaques terroristes
01:02:51du Hamas en Israël
01:02:52le 7 octobre 2023
01:02:53trois ans plus tard
01:02:54le sujet s'est invité
01:02:55cet après-midi
01:02:55lors de la séance
01:02:57de questions au gouvernement
01:02:57deux députés
01:02:58ont interpellé
01:02:59le gouvernement
01:03:00sur le sujet
01:03:00à commencer
01:03:01par Julien Audoul
01:03:02du Rassemblement National
01:03:03il est revenu
01:03:04sur les événements
01:03:05du 7 octobre
01:03:06il y a trois ans
01:03:08à 6h29 du matin
01:03:10l'horreur
01:03:11s'abattait
01:03:12sur Israël
01:03:12les terroristes
01:03:14du Hamas
01:03:14déclenchaient
01:03:15la plus effroyable
01:03:16entreprise
01:03:17d'extermination
01:03:19de juifs
01:03:19depuis la Shoah
01:03:20le Hamas
01:03:21continue d'oppresser
01:03:23les palestiniens
01:03:23et de sévir à Gaza
01:03:25comme en Cisjordanie
01:03:26contrairement
01:03:27aux contre-vérités
01:03:28prononcées
01:03:29par Emmanuel Macron
01:03:30à la tribune
01:03:31de l'ONU
01:03:32écoutez maintenant
01:03:33la réponse
01:03:34de la ministre
01:03:34Aurore Berger
01:03:35la France n'a pas oublié
01:03:37la France n'a pas oublié
01:03:39le 7 octobre 2023
01:03:40parce que la France
01:03:41ne peut pas
01:03:42et ne doit pas oublier
01:03:43les 1200 personnes
01:03:44qui ont été
01:03:45assassinées
01:03:46mutilées
01:03:47mais monsieur le député
01:03:48vous comprendrez
01:03:49qu'évidemment
01:03:49ni ce gouvernement
01:03:50ni cette majorité
01:03:51ne peut recevoir
01:03:52aucune leçon
01:03:53sur la lutte
01:03:53contre l'antisémitisme
01:03:54d'un parti fondé
01:03:56par Jean-Barry Le Pen
01:03:56et d'un parti dirigé
01:03:57aujourd'hui
01:03:58par Jordan Bardella
01:03:59Voilà
01:04:00Auro Berger faisait référence
01:04:01vous l'avez compris
01:04:01à l'article de Mediapart
01:04:02qui attribue
01:04:03des propos antisémites
01:04:04à Jordan Bardella
01:04:05Merci beaucoup Marco
01:04:06merci à vous
01:04:07d'être venu ce soir
01:04:07sur le plateau
01:04:08de chaque voix compte
01:04:08merci Eva et Nicolas
01:04:11et merci à vous
01:04:11de nous avoir suivis
01:04:12on vous souhaite
01:04:13une excellente soirée
01:04:14sur la 8
01:04:14à demain en direct
01:04:1519h30
01:04:16sur LCP
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