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Dans son édito du 08/10/2026, Laurent Tessier revient sur les changements de discours d'Emmanuel Macron.

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Transcription
00:00Laurent Tessier, vous nous parlez ce matin d'Emmanuel Macron et de tous les propos contradictoires qu'il a pu
00:05tenir sur les forces de l'ordre, Laurent.
00:07Oui, nous en avons parlé hier sur CNews, selon des propos rapportés dans le journal Le Parisien Aujourd'hui en
00:11France, je cite,
00:12Emmanuel Macron a beaucoup gueulé ces derniers jours parce qu'il considère que la réponse policière était trop dure, sans
00:18empathie, avec les lycéens.
00:19Bon, sans empathie, nous avons quand même des policiers et gendarmes qui ont été agressés, 761 blessés selon le dernier
00:25bilan.
00:26Et le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, est revenu hier sur cette phrase qui a fait parler.
00:31Il a aussi rappelé, c'est normal, c'est son devoir, et c'est aussi mon rôle comme ministre de
00:34l'Intérieur,
00:35la nécessité de veiller à être aussi évidemment dans l'empathie vis-à-vis de jeunes qui manifestent.
00:42Il n'a absolument pas critiqué l'action des forces de sécurité intérieure, bien au contraire.
00:46Si l'on rajoute la suspension des grenades assourdissantes annoncées hier matin, ça fait beaucoup.
00:5165% des Français estiment pourtant que l'usage de la force par la police n'est pas excessif.
00:5624% jugent même que c'est insuffisant.
00:59Mais voilà, Emmanuel Macron n'a pas toujours facilité l'avis des policiers et des gendarmes,
01:03comme sa prise de parole très rapide lors de la mort de Naël Merzouk en juin 2023.
01:07Le chef de l'État avait quasiment condamné le policier Florian M, auteur du tir, lors de ce refus d
01:12'obtempérer.
01:13Nous avons un adolescent qui a été tué. C'est inexplicable, inexcusable.
01:20Et d'abord, ce sont des mots d'affection, de peine partagée, de soutien à sa famille et à ses
01:25proches.
01:26Voilà, Romain, comment un président de la République a lâché totalement un policier.
01:29Et puis, il y a les éternelles contradictions d'Emmanuel Macron pour tenter de plaire à tout le monde.
01:35Oui, lors d'un grand débat en mars 2019, pendant la crise des Gilets jaunes,
01:38il appelait à ne pas employer les termes de violence policière utilisés par la gauche et l'extrême gauche.
01:43Ne parlez pas de répression ou de violence policière. Ces mots sont inacceptables dans un État de droit.
01:49Ne parlez pas de violence policière. Et quand Emmanuel Macron était candidat à l'élection présidentielle en mars 2017,
01:55pour plaire à la gauche et l'extrême gauche, il disait quoi ?
01:58Pour expliquer les violences policières, il n'y a aucun bon argument.
02:02Parce qu'il n'y a pas d'autorité de l'État dans les quartiers s'il n'y a
02:06pas une autorité dans l'État.
02:07Alors, ce n'est pas possible, quand il y a une violence policière, qu'il n'y ait aucune sanction
02:10dans la hiérarchie policière.
02:11Il y en a. Moi, je suis tolérance zéro pour la délinquance comme les violences policières. Donc, il faut des
02:16sanctions.
02:16Vous voyez, un coup à gauche, un coup à droite. Les années de contradictions d'Emmanuel Macron résumées en quelques
02:21secondes.
02:21Et j'imagine l'état d'esprit de nos forces de l'ordre.
02:24Ne parlez pas de répression ou de violence policière. Ces mots sont inacceptables dans un État de droit.
02:29Pour expliquer les violences policières, quand il y a une violence policière, pour la délinquance comme les violences policières. Donc,
02:34il faut des sanctions.
02:36Vous voyez, on adapte le discours. Et aujourd'hui, hormis des propos rapportés, aucun message de soutien direct d'Emmanuel
02:41Macron à nos policiers.
02:42Alors qu'il y a eu 761 blessés depuis le début du mouvement des lycéens.
02:47Pourtant, en mars 2019, toujours lors de la crise des gilets jaunes, le chef de l'État affichait publiquement son
02:52soutien aux forces de l'ordre.
02:54Et donc, partout où, en effet, il y a de la violence, j'assume totalement que les forces de l
02:59'ordre soient en situation, d'une part, de se protéger, d'autre part, de maintenir l'ordre public.
03:04Eh bien, aujourd'hui, non, avec la décision de suspendre les grenades assourdissantes, une victoire pour l'extrême gauche, la
03:09France insoumise, des années de contradictions avec les forces de l'ordre,
03:12un coup un soutien, un coup une attaque, comme lorsqu'Emmanuel Macron avait sous-entendu un racisme dans la police.
03:18C'était en décembre 2020, il parlait aux médias bruts. C'est vrai qu'aujourd'hui, quand on a une
03:23couleur de peau qui n'est pas blanche,
03:24on est beaucoup plus contrôlé parce qu'on est identifié comme étant un facteur de risque de problème.
03:29Donc voilà, aujourd'hui, Emmanuel Macron est bien discret pour nos forces de l'ordre et leur donne à distance,
03:33Romain, une leçon d'empathie.

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