00:00Pourquoi l'école de la République peut devenir le cimetière de la France ?
00:04Marre d'entendre partout hurler à roux sur Parcoursup, on s'en fout de Parcoursup, ce n'est qu'un
00:09outil mal utilisé certes,
00:10mais le principe de la sélection reste incontournable.
00:13Vous voulez deux décisions politiques fortes et concrètes à prendre d'urgence ? Les voici.
00:171. Suppression du baccalauréat qui est devenu un mensonge d'état et un crime contre la jeunesse.
00:222. Inscription de la formation professionnelle dans la constitution pour qu'au moins 70% d'une classe d'âge
00:27ait un avenir assuré.
00:28Le reste c'est du pipeau.
00:29Quand je dis inscrire dans la constitution, comme on est sur une époque, on veut des grands principes,
00:33en tout cas c'est de donner la priorité à cette formation professionnelle qui est la seule issue
00:38par laquelle l'univers scolaire pourra sortir du guépier dans lequel il est et apporter à ce pays
00:43la réponse qu'il a besoin au niveau de la formation professionnelle et de l'université.
00:47Les images de l'émeute lycéenne qui bouleversent ce pays et surtout le niveau des échanges qui nourrissent le débat
00:52public
00:53et l'actualité depuis quelques jours témoigne de l'effondrement de notre société.
00:57L'école qui fut longtemps le socle fondamental des gloires de la France et du génie français
01:01est en passe de devenir la fausse commune d'un idéal républicain déserté, trahi et souillé
01:07par cela même dont la mission démocratique était de le préserver.
01:10Que s'est-il passé ?
01:11En 1959, la scolarité obligatoire est portée à 16 ans.
01:14Cela devenait urgent car l'accès au savoir est un droit constitutif de la liberté, de l'égalité et de
01:20la fraternité.
01:20Dans les années 60, de plus en plus d'enfants des classes populaires accèdent au secondaire
01:24puis progressivement au lycée et à l'université.
01:28On insiste de fait, et c'est normal et tant mieux, à une massification du système scolaire.
01:32C'est peut-être là, faute d'avoir su encadrer et planifier ce séisme naturel
01:36que la machine scolaire a commencé à déconner.
01:38Cet élément est essentiel pour comprendre la baisse de certains indicateurs de niveau.
01:42On ne mesure plus la même population.
01:44Une école qui sélectionnait fortement les élèves avant le secondaire
01:49pouvait afficher de très bons résultats parmi ceux qui étaient restés dans le système.
01:53Quand quasiment toute une classe d'âge est scolarisée jusqu'à 16 ans, puis davantage,
01:57elle accueille mécaniquement beaucoup plus d'élèves en difficulté.
02:00Cela ne signifie pas que le niveau n'a pas pu se dégrader.
02:03Cela veut simplement dire qu'il faut éviter de confondre massification et dégradation pédagogique.
02:07Au lieu de clarifier les enjeux et de consolider l'idée
02:10que cette massification devait être orientée en fonction des besoins du pays et de la population,
02:16la classe politique et les autorités éducatives ont préféré basculer dans l'idéalisme.
02:20Les principes ont été dissociés de la réalité.
02:22Nous le payons très, très cher aujourd'hui.
02:24Mai 68 a indéniablement modifié la conception de l'autorité, du maître et de l'élève,
02:29mais, dans le mauvais sens, l'ancien modèle scolaire, loin d'être parfait,
02:33reposait largement sur l'autorité du professeur, la discipline, l'apprentissage méthodique,
02:37la mémorisation, des programmes structurés, une forte sélection et une orientation précoce
02:42avec une distinction nette entre le rôle de l'école et celui de la famille.
02:46L'essentiel était sauf, sauf, pour preuve, cette statistique aussi édifiante que douloureuse.
02:52En 1970, écoutez-moi bien, 17% des étudiants en grandes écoles provenaient des classes sociales les moins favorisées.
02:59Autrement dit, un fils d'ouvrier avait plus de chances d'entrer à Polytechnique qu'aujourd'hui.
03:03Ces étudiants ne sont plus aujourd'hui que 5%. 5%.
03:07L'évolution des mœurs inhérentes à toute société de consommation,
03:11l'arrivée de la télévision qui capte ou détourne des attentions désormais soumises aux influences cathodiques,
03:15suggère alors l'idée que l'école doit davantage favoriser l'épanouissement de l'enfant,
03:20développer son autonomie et tenir compte de ses intérêts,
03:22réduire les rapports hiérarchiques, privilégier certaines formes de pédagogie active,
03:26démocratiser l'accès au savoir.
03:28Sur le papier, c'est adorable. Sur le terrain, c'est un fiasco.
03:31L'introduction de l'écran sous toutes ses formes dans la scolarité,
03:34tant vantée par le ministre socialiste de l'éducation nationale Caudalègue,
03:38apparaît bien vite comme un fléau, car non maîtrisé.
03:40Celle de l'intelligence artificielle, encore moins jugulée, annonce quant à elle le coup de grâce.
03:44Science sans conscience n'est que ruine de l'âme.
03:47Rabelais, rabeille-toi, ils sont devenus cons.
03:49Pas besoin de rapport PISA pour constater la décérébration d'une population scolaire
03:52jetée en pâture au consumérisme numérique et sociétal sous toutes ses formes.
03:56La réalité est là et pas ailleurs. Et pourtant, ce vieux et grand pays, encore plein de ressources,
04:01regorge d'énergie et de talent, à condition que l'école lui fournisse les citoyennes et les citoyens nécessaires à
04:06sa grandeur.
04:07Nos élites trouveront-elles d'elles-mêmes l'issue de ce cours ?
04:09Ou faudra-t-il passer par le chaos pour qu'elles dégagent ?
04:12La donnée est très simple et je conclue là-dessus.
04:14Immigration, université, même combat.
04:17La France ne peut et ne doit accueillir que ceux à qui elle garantit des conditions de vie
04:21et un avenir conforme à ses valeurs et surtout à ses besoins.
04:25Envoyer des enfants dans le mur en ruinant le pays
04:27parce qu'on n'a pas eu le courage de les orienter vers la bonne filière au moment opportun
04:31relève aujourd'hui de la haute trahison.
04:33Pour l'instant, c'est le peuple français qui paye la facture.