00:00Qu'est-ce que vous comptez faire pour y remédier ?
00:30Dans les comités d'entreprise pour la représentation ouvrière.
00:33Troisième outil politique, le patron s'en va, il veut vendre l'entreprise, ou il ne veut pas la vendre,
00:37comme c'est le cas de M. Réal, il a fait mourir tout doucement.
00:40Droits de préemption des ouvriers, s'ils en sont d'accord, sous forme de coopérative.
00:44Les camarades socialistes ont rajouté un truc qui ne mange pas de pain, mais pourquoi pas, nous on va bien
00:48le prendre aussi,
00:49qui dit, eh ben, si un patron ne veut pas faire tourner une entreprise, il est obligé de la vendre.
00:54Ce n'est pas très bien comment on fait ça, notre méthode paraît plus simple.
00:57Ça, c'est pour parer à l'urgence.
00:59Deuxième série de mesures d'urgence, la réquisition.
01:02On l'a déjà fait dans le pays.
01:03Tout ce que je vous raconte là, c'est toutes les choses qu'on peut organiser en deux temps, pour
01:06un mouvement.
01:07La réquisition, on l'a fait pour Louis Renaud, qui était un odieux collaborateur,
01:13quelqu'un qui avait suivi les conseils de Brasillac, que cite Mme Le Pen,
01:16et donc il a collaboré, et nous l'avons puni.
01:19À la libération, c'est bien, on a été confisqué, pas parce que l'État voulait faire des voitures,
01:22mais parce que c'était un odieux collabo.
01:24Donc on a les moyens.
01:26Ça, c'est fait par décret.
01:28Comme personne n'est revenu sur les décrets de réquisition et de confiscation de Renaud,
01:34en dépit des efforts des héritiers pour y aboutir,
01:37donc on peut utiliser cet instrument législatif-là.
01:40Ensuite, la punition et la sanction des traîtres à leur pays.
01:46Il y a des articles du Code pénal qui prévoient la répression de ceux qui nuisent aux intérêts fondamentaux économiques
01:51de la nation.
01:51Le problème, c'est qu'ils ne sont pas définis.
01:54Plus exactement, ils sont définis, mais les peines ne sont pas définies.
01:57Donc nous, nous définirons les peines.
01:59Je dis ça pourquoi ?
02:00Pour qu'on ne revoie pas une deuxième fois des gens comme les cadres de Molex qui ont, sur injonction
02:05de l'entreprise étrangère,
02:08fait fabriquer des moules ailleurs, enfin vous connaissez cette histoire-là, pour ruiner l'entreprise.
02:12Ou bien dans le cadre de la Sélanaise à côté de Pau, sur injonction de l'entreprise nord-américaine,
02:18les cadres ont conspiré à l'exécution de cette entreprise.
02:22Donc voilà, ça s'appelle la loi.
02:24Alors je sais que je surprends quand je dis ça, on se dit oulala, oulala, oulala.
02:27Mais c'est curieux, on trouve toujours que c'est tout à fait normal de courir après les voleurs de
02:31mobilettes,
02:33de dénoncer, de traîner au pilori public les 3-4 énergumènes qui trichent à la sécurité sociale
02:40en faisant semblant que tous ceux qui bénéficient de la solidarité nationale sont des suspects.
02:44Là, on trouve ça tout à fait normal.
02:46Mais on ne trouve pas normal de punir les tricheurs, les fraudeurs en col blanc et les traîtres qui vendent
02:52leur pays.
02:52Alors ça, c'est les mesures d'urgence.
02:54Après, il y a les mesures de fond, et les mesures de fond, elles viennent de la planification écologique.