00:04C'est quand même incroyable qu'on nous accuse, nous, de casser,
00:08alors que c'est eux qui veulent casser l'usine et qui cassent l'emploi.
00:1111 200 destructions d'emplois dans l'année qui va venir.
00:16Et puis une des usines les plus modernes du groupe qui va disparaître,
00:19qui sera montée, démontée et cassée boulon par boulon.
00:23Alors ça sera fait scientifiquement par PSA.
00:25Mais par contre, dans le discours, on voit que c'est complètement arriéré,
00:29parce que l'entreprise Peugeot revient à la direction, à des méthodes d'il y a une trentaine d'années.
00:36Alors le discours, c'est les ouvriers qui cassent, c'est saboteur,
00:39des pressions sur les non-grévistes, etc.
00:42Mais pas simplement ça, c'est des pratiques qui avaient disparu quand même,
00:48comme le locautage de l'usine, donc c'est la fermeture de l'usine.
00:51Dès que la grève a démarré, au bout de deux ou trois jours,
00:53ils ont fermé l'usine pour empêcher justement les salariés d'avoir un contact entre les grévistes,
00:59les non-grévistes et de continuer à discuter.
01:02Et puis, retour à des méthodes patronales virulentes,
01:06puisqu'il y a une centaine de vigiles qui sont actuellement dans l'usine,
01:09en complète illégalité, puisque c'est interdit par le code de la sécurité des vigiles,
01:15de leur participation dans un conflit.
01:16Donc on voit que c'est des méthodes patronales qui reprennent,
01:19et clairement, ce n'est pas la bonne solution, la société.
01:23Nous, notre conflit, c'est pour obliger PSA à rentrer en négociation et à discuter réellement.
01:34Depuis le début de la semaine, l'usine est fermée,
01:38mais la direction comptait de cette manière désorganiser la grève.
01:44Son coût a complètement raté, puisqu'on s'est réorganisé autour de l'Union locale,
01:48de la Bourse du Travail, d'Aulnay-sous-Bois.
01:50Il y a actuellement 300 grévistes qui passent tous les jours,
01:53qui militent et qui continuent à défendre leur grève.
01:56Donc la grève continue, les salariés continuent à s'organiser.
01:59Bien sûr, on est coupé d'une grande partie des salariés qui ne peuvent pas venir à l'usine,
02:03parce qu'ils habitent loin, il n'y a plus de transport.
02:05Mais en fait, le fait qu'il y ait quand même 300 grévistes qui se réunissent tous les jours,
02:08je crois que c'est un sacré camouflet à la direction.
02:16Alors, on appelle justement un soutien, déjà un soutien financier,
02:21parce que c'est vrai qu'on est rentré dans une grève totale,
02:23une grève reconductible, et il va falloir qu'on tienne le coup.
02:28Donc il y a un soutien financier qui est important,
02:31à une association qui s'appelle
02:33« Soutien aux salariés de l'automobile du 93 » 1921 rue Jacques-Duclos,
02:41à Aulnay-sous-Bois.
02:42Donc vous pouvez envoyer vos soutiens à cette adresse-là,
02:45ou aller sur le site de CGT PSA Aulnay,
02:50où vous pouvez aussi soutenir en ligne.
02:53Au-delà du soutien financier,
02:55faire connaître notre grève,
02:56faire savoir qu'on est en grève totale,
02:59et qu'il y a un enjeu vraiment important
03:01de lutter en France
03:02pour que le travail soit réparti sur l'ensemble des usines,
03:06qu'on arrive à cette fameuse interdiction des licenciements,
03:10et d'empêcher le patronat aujourd'hui
03:13de faire des licenciements,
03:15des accords de performance, de compétitivité.
03:17Il y a un véritable enjeu aujourd'hui à ce niveau-là.
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