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  • il y a 2 semaines
Une délégation de la CGT du site de PSA Peugeot-Citroën à Aulnay-sous-bois a rendu visite à la rédaction de l'Humanité. Plus de 300 salariés sont en grève pour obtenir le maintien de l'activité du constructeur automobile sur le site du 93 et lutter contre le plan de restructuration, qui supprime plus de 8000 postes à l'horizon 2014.

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Transcription
00:04C'est quand même incroyable qu'on nous accuse, nous, de casser,
00:08alors que c'est eux qui veulent casser l'usine et qui cassent l'emploi.
00:1111 200 destructions d'emplois dans l'année qui va venir.
00:16Et puis une des usines les plus modernes du groupe qui va disparaître,
00:19qui sera montée, démontée et cassée boulon par boulon.
00:23Alors ça sera fait scientifiquement par PSA.
00:25Mais par contre, dans le discours, on voit que c'est complètement arriéré,
00:29parce que l'entreprise Peugeot revient à la direction, à des méthodes d'il y a une trentaine d'années.
00:36Alors le discours, c'est les ouvriers qui cassent, c'est saboteur,
00:39des pressions sur les non-grévistes, etc.
00:42Mais pas simplement ça, c'est des pratiques qui avaient disparu quand même,
00:48comme le locautage de l'usine, donc c'est la fermeture de l'usine.
00:51Dès que la grève a démarré, au bout de deux ou trois jours,
00:53ils ont fermé l'usine pour empêcher justement les salariés d'avoir un contact entre les grévistes,
00:59les non-grévistes et de continuer à discuter.
01:02Et puis, retour à des méthodes patronales virulentes,
01:06puisqu'il y a une centaine de vigiles qui sont actuellement dans l'usine,
01:09en complète illégalité, puisque c'est interdit par le code de la sécurité des vigiles,
01:15de leur participation dans un conflit.
01:16Donc on voit que c'est des méthodes patronales qui reprennent,
01:19et clairement, ce n'est pas la bonne solution, la société.
01:23Nous, notre conflit, c'est pour obliger PSA à rentrer en négociation et à discuter réellement.
01:34Depuis le début de la semaine, l'usine est fermée,
01:38mais la direction comptait de cette manière désorganiser la grève.
01:44Son coût a complètement raté, puisqu'on s'est réorganisé autour de l'Union locale,
01:48de la Bourse du Travail, d'Aulnay-sous-Bois.
01:50Il y a actuellement 300 grévistes qui passent tous les jours,
01:53qui militent et qui continuent à défendre leur grève.
01:56Donc la grève continue, les salariés continuent à s'organiser.
01:59Bien sûr, on est coupé d'une grande partie des salariés qui ne peuvent pas venir à l'usine,
02:03parce qu'ils habitent loin, il n'y a plus de transport.
02:05Mais en fait, le fait qu'il y ait quand même 300 grévistes qui se réunissent tous les jours,
02:08je crois que c'est un sacré camouflet à la direction.
02:16Alors, on appelle justement un soutien, déjà un soutien financier,
02:21parce que c'est vrai qu'on est rentré dans une grève totale,
02:23une grève reconductible, et il va falloir qu'on tienne le coup.
02:28Donc il y a un soutien financier qui est important,
02:31à une association qui s'appelle
02:33« Soutien aux salariés de l'automobile du 93 » 1921 rue Jacques-Duclos,
02:41à Aulnay-sous-Bois.
02:42Donc vous pouvez envoyer vos soutiens à cette adresse-là,
02:45ou aller sur le site de CGT PSA Aulnay,
02:50où vous pouvez aussi soutenir en ligne.
02:53Au-delà du soutien financier,
02:55faire connaître notre grève,
02:56faire savoir qu'on est en grève totale,
02:59et qu'il y a un enjeu vraiment important
03:01de lutter en France
03:02pour que le travail soit réparti sur l'ensemble des usines,
03:06qu'on arrive à cette fameuse interdiction des licenciements,
03:10et d'empêcher le patronat aujourd'hui
03:13de faire des licenciements,
03:15des accords de performance, de compétitivité.
03:17Il y a un véritable enjeu aujourd'hui à ce niveau-là.
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