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  • il y a 2 jours
"La Fête de l'Humanité 2013 sera une fête de sauvegarde de la paix, contre une intervention militaire de la France en Syrie", explique Patrick le Hyaric, directeur de l'Humanité, au rendez-vous de la vignette, mercredi 4 septembre 2013, sur les lieux de la Fête du quotidien.

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Transcription
00:04La fête va se dérouler dans un contexte très particulier que nous n'avions jamais envisagé,
00:14qui est à peu près le suivant.
00:17Le président de la République française est engagé aujourd'hui dans une sorte d'impasse,
00:22puisqu'il a fait monter un niveau d'exigence extrêmement élevé sur l'enjeu des frappes militaires,
00:34au détriment du choix difficile, certes, mais du seul choix possible d'une solution politique,
00:42en croyant avoir derrière lui, je ne sais qui, puisque remarquons qu'il n'y a plus aucun pays européen
00:49derrière lui,
00:52et même le président Obama s'est mis dans la situation, non pas d'hésitation,
01:01il s'est mis dans une situation où, en quelque sorte, il dit,
01:07« J'ai fait arrêter la guerre en Irak et en Afghanistan, je ne suis pas très décidé à en
01:15faire une autre en Syrie. »
01:18Et donc, il ne veut pas prendre cette responsabilité seul, il a décidé de convoquer son congrès,
01:24mais le congrès américain va donc prendre une option,
01:30de laquelle est dépendant le président de la République française,
01:35« Mais ceci va se dérouler le 9, le 10 ou le 11 septembre, c'est-à-dire au moment
01:44de notre Fête de l'Humanité. »
01:46C'est-à-dire que nous avons un travail extrêmement important
01:55de discussion, de conviction encore autour de nous,
01:59pour faire de la Fête, à l'image de ce qu'a été son fondateur Jean Jaurès,
02:07la Fête pour empêcher le déclenchement d'une guerre,
02:12la Fête de la paix, la Fête d'une solution politique.
02:18Non pas que nous soyons tendres, que nous avons envie de donner des excuses
02:25au sinistre tyran de Damas, qui a tué 110 000 personnes,
02:34mis 750 000 personnes sur les routes,
02:37autres personnes sur les routes,
02:39qui sont réfléchies dans des temps, dans des conditions inhumaines,
02:42en Jordanie, à la frontière turque et ailleurs,
02:47qui les mitraillent, qui les torturent, qui les met en prison,
02:51des centaines de villiers de blessés.
02:55Nous jamais, nous avons soutenu le mouvement démocratique syrien
02:59depuis le premier jour, dans ses revendications
03:02contre les injustices et les inégalités.
03:10Et quand s'est déclenchée la guerre civile,
03:14nous avons participé à tous les mouvements,
03:18ici, à Paris et ailleurs,
03:21dans le Parlement français, au Parlement européen,
03:26dans une multitude de capitales,
03:29dans le monde et surtout en Europe,
03:32pour soutenir ce mouvement démocratique et laïque.
03:38Et ce que fait, aujourd'hui, le président de la République
03:42est à rebours de tout cela,
03:44puisque il a employé une formule il y a quelques semaines
03:49qui consistait à dire
03:51qu'il faut enlever Bachar Al-Essac du pouvoir.
03:57Et maintenant, il a dit, il a dit, il y a quelques jours,
04:00dans un journal qui paraît le soir,
04:05notre objectif est une simple punition,
04:08nous ne voulons pas l'enlever du pouvoir.
04:13Par conséquent,
04:15quels sont les buts exacts ?
04:19balancer quelques pruneaux
04:22sur le territoire syrien ?
04:26Avec quelles conséquences ?
04:28Quelles mesures de réduction
04:30de Bachar Al-Essac contre son peuple ?
04:33Contre les mouvements démocratiques ?
04:38On a une question que nous posons.
04:41Secondement,
04:44nous ne sommes pas dans des situations comme,
04:47j'entends beaucoup de journalistes et d'experts
04:50parler du Mali,
04:53mais nous ne sommes pas du tout dans cette situation.
04:57Nous sommes au milieu
05:00d'un lit inexplicable
05:05où s'entremêlent
05:08des puissances extérieures
05:11qui fournissent des armes
05:18et qui
05:20fortifient cette guerre civile
05:22que Bachar Al-Essac réprime.
05:31Et nous n'avons pas,
05:33il est possible
05:34qu'il ait utilisé
05:36les armes chimiques
05:37qui sont interdites
05:38par les conventions,
05:39les conventions internationales.
05:42Mais nous n'en avons pas
05:44la démonstration
05:45puisqu'on a emmené
05:46une mission de l'ONU
05:47et la première chose
05:48qui est faite
05:50c'est de ne pas tenir compte,
05:51de ne pas attendre
05:52les résultats
05:53de la mission de l'ONU.
05:54C'est un problème.
05:56Mais dans ce nœud inexplicable,
05:59a-t-on mesuré
06:00les effets de frappe militaire
06:03sur les pays alentours
06:04ou pour les pays alentours ?
06:09Car la Syrie a des alliés.
06:15Et il y a quelques jours de cela,
06:17le président de la République
06:18a dit une phrase
06:23qui paraît civiline
06:25comme cela,
06:25mais elle est assez importante
06:28et grave en même temps
06:30qu'il souligne
06:31qu'on ne recherche pas
06:33une solution politique
06:33puisqu'il a parlé
06:36à propos de l'Iran
06:37d'un compte à rebours
06:39qui est commencé.
06:42mais mesure-t-on exactement
06:45ce que veut dire
06:47une telle phrase
06:48dans un tel contexte
06:50avec les complications
06:51inexplicables
06:52que cela peut avoir
06:55qui ressemble en fait
07:02à celui qui
07:05allume un espèce de pétard
07:07au milieu d'un champ de mine
07:10qui explose au fur et à mesure
07:12mais qui se développe
07:14de cercle en cercle
07:15dans toute la région
07:16voire ailleurs.
07:18par conséquent
07:21quand nous disons
07:26qu'il faut
07:27la légalité internationale
07:31et qu'en même temps
07:33l'égalité internationale
07:35ou entre nous, vous avez vu
07:37même M. Belkémoun
07:39dit
07:40que les frappes
07:41ne sont pas la solution
07:42on va aggraver la situation.
07:46Va-t-on l'écouter ?
07:48Secrétaire général
07:49de l'Organisation
07:50des Nations Unies
07:52Va-t-on l'écouter ?
07:55Car si M. Belkémoun
07:56se permet de dire cela
07:58c'est vraisemblablement
08:01pas pour rien.
08:04Donc
08:05nous allons
08:07dans les jours
08:09qui viennent
08:09aux côtés
08:10des mouvements
08:11de la paix
08:12aux côtés
08:13des humanistes
08:14des progressistes
08:15des démocrates
08:15dans notre pays
08:18qui sont extrêmement larges
08:20qui vont de nous-mêmes
08:22jusqu'à des courants
08:23socialisants
08:25voire certains courants
08:27qui se réclament
08:28de la tradition
08:29de la politique
08:31arabe française.
08:34qui a été symbolisée
08:36par ce fameux discours
08:37de M. Villepin
08:39au moment du déclenchement
08:40de la guerre
08:41en Irak
08:43avec lequel
08:44a rompu
08:45M. Sarkozy
08:47et que prolonge
08:48malheureusement
08:49le président
08:50de la République
08:51actuelle
08:52et son premier ministre.
08:53Donc nous voulons
08:55ce débat public
08:56au-delà de ce qui
08:58s'est dit
08:59et fait
08:59au Parlement
09:00nous voulons
09:02que les parlements
09:03se prononcent.
09:05C'est quand même curieux
09:06que sous Cameron
09:08et sous Obama
09:10les parlementaires
09:12puissent se prononcer
09:13et dans notre belle démocratie
09:15gouvernée
09:15prétendument
09:16par la gauche
09:18les parlementaires
09:19ne pourraient pas
09:20se prononcer
09:21et en disant cela
09:22nous n'enfourchons pas
09:24le cheval
09:25de la droite
09:26parce que c'est la droite
09:29qui a modifié
09:30la Constitution
09:30de telle sorte
09:32qu'il n'y ait pas
09:33de vote obligatoire.
09:35Mais le vote est permis.
09:36Hier matin
09:37dans l'éditorial
09:38de l'Humanité
09:39Jean-Paul Pierrot
09:40a montré
09:41comment un vote est permis.
09:42Donc
09:44nous allons être
09:46la fête
09:47de la solidarité
09:48internationaliste
09:49et la fête
09:50pour empêcher
09:51le déclenchement
09:53des frappes
09:54parce que les frappes
09:55vont conduire
09:56à la guerre
09:57et la guerre
09:59et l'utilisation
10:00de la force militaire
10:02n'a apporté
10:03la démocratie
10:04nulle part
10:05à le monde.
10:06On croit
10:07qu'on va apporter
10:08la démocratie.
10:09On n'apporte
10:10que le chaos
10:10et la misère
10:11pour les peuples.
10:12C'est le cas
10:13en Somali
10:14c'est le cas
10:15en Irak
10:15c'est le cas
10:16en Afghanistan
10:16c'est le cas
10:17en Libye
10:18partout
10:19il ne reste plus
10:20que le chaos
10:20la misère
10:22et les attentats
10:23chaque jour
10:24qui se multiplient
10:25en Irak
10:26aujourd'hui.
10:27Par conséquent
10:27ce n'est pas
10:28cette fois-là.
10:29Il faut discuter
10:30il faut profiter
10:31de la réunion
10:32du G20
10:34et changer d'attitude
10:35c'est l'appel
10:36qu'a lancé
10:37Pierre Laurent
10:37cet après-midi
10:38ayant donné Chassaigne
10:39à nouveau
10:40au Premier ministre
10:41mais surtout
10:41au Président
10:42de la République
10:43pour qu'au G20
10:44il discute
10:45avec le président russe
10:48mais il faut aussi discuter
10:50avec les Iraniens
10:52parce qu'il n'y a pas
10:53de solution
10:54si on ne parle pas
10:56avec les gens
10:57avec qui on n'est pas d'accord.
10:59C'est quoi le débat ?
11:01C'est quoi le compromis ?
11:02C'est quoi la discussion ?
11:04Si on parle entre soi
11:06on est toujours d'accord
11:07il faut bien parler
11:08avec des gens
11:09avec lesquels
11:10on n'est pas d'accord.
11:10d'accord ?
11:11Sous-titrage Société Radio-Canada
11:15Sous-titrage Société Radio-Canada

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