- il y a 2 jours
Depuis le 17 septembre, de nombreux lycéens et étudiants bloquent leurs établissements pour dénoncer leurs conditions d'études. Le 1er octobre, le ministère dénombrait 610 établissements connaissant des perturbations : un chiffre en baisse depuis. Le 6 octobre, l'Éducation nationale a ouvert une plateforme sur laquelle chaque lycéen peut déposer sa contribution. Le ministre a par ailleurs annoncé une demi-journée banalisée dans chaque établissement pour permettre un "temps de démocratie interne". Mercredi 7 octobre, le ministre de l'Éducation nationale Édouard Geffray est auditionné par les députés de la commission des affaires culturelles sur le blocage des lycées et les pistes envisagées par le gouvernement.
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00:00:07Bonjour à tous et bienvenue dans la séance « est ouverte ».
00:00:11Dans ce numéro, retour sur l'audition du ministre de l'éducation nationale, Edouard Geffray.
00:00:16Il est entendu par la Commission des affaires culturelles et de l'éducation le mercredi 7 octobre,
00:00:22au lendemain des manifestations lycéennes et étudiantes. Regardez.
00:00:26Notre pays fait face depuis quelques jours à un mouvement de blocage des lycées importants.
00:00:30Il était essentiel, monsieur le ministre, de pouvoir vous entendre sur cette situation.
00:00:35Je voudrais vous remercier. On sait que l'agenda aujourd'hui est particulièrement chargé,
00:00:40mais c'est évidemment essentiel que la représentation nationale, que les parlementaires puissent vous interroger.
00:00:45Les questions d'actualité au gouvernement sont une modalité pas toujours la plus apaisée.
00:00:50Et donc, ce cadre de la Commission, on est attaché à une sérénité, à une constructivité dans nos échanges.
00:00:55Évidemment, c'est essentiel. J'appellerai chacun de mes collègues à le préserver,
00:01:00parce que je crois que c'est ce qui fait aussi la noblesse de notre débat.
00:01:03Beaucoup de choses ont été dites ces derniers jours sur la situation.
00:01:07Je voudrais évidemment d'abord, monsieur le ministre, vous inviter à nous indiquer le bilan national actualisé
00:01:16des incidents qui ont pu avoir lieu, parce que c'est ce qui a marqué les Français,
00:01:21ce qui a marqué des parents, ce qui a marqué des jeunes.
00:01:23Et que vous puissiez nous indiquer où est-ce que l'on en est ce mercredi 7 octobre,
00:01:26en termes de lycée, en termes de personnel blessé, en termes aussi d'élèves,
00:01:32que vous puissiez nous donner un point de diagnostic à date sur la situation.
00:01:37Est-ce que vous avez également des éléments chiffrés sur le coût des dégâts ?
00:01:41On a entendu plusieurs estimations assez éclatées, mais pas de vues consolidées pour l'instant.
00:01:46La première chose que je voudrais évidemment pouvoir faire aussi, c'est une distinction.
00:01:55Une distinction évidemment entre les jeunes et les casseurs.
00:01:59On ne peut pas réduire toute une génération à ceux qui cassent.
00:02:02Ce serait évidemment la pire des confusions.
00:02:03Mais on doit évidemment condamner les violences, toutes formes de violences.
00:02:07Et je pense qu'au nom de notre commission, on peut d'abord avoir un mot de soutien
00:02:11pour tous les personnels de l'éducation nationale qui ont pu être pris à partie.
00:02:15Des images qui sont absolument insoutenables, insupportables.
00:02:19Que l'on soit enseignant, que l'on soit personnel d'éducation ou pas,
00:02:22qu'on soit tout simplement un homme et une femme,
00:02:24je pense qu'on ne peut pas accepter que des agents qui s'engagent pour leur pays,
00:02:28pour la fonction publique, pour l'éducation de nos jeunes,
00:02:30soient attaqués comme certains ont pu l'être.
00:02:33C'est insupportable, cela doit être condamné.
00:02:35Soutien aussi aux policiers et aux forces de l'ordre
00:02:38qui ont eu à intervenir, aux pompiers en particulier.
00:02:40Certaines images sont absolument révoltantes.
00:02:42On ne peut pas applaudir les pompiers d'été quand il y a des incendies.
00:02:45Et ensuite, les caillassés à la rentrée, il faut choisir.
00:02:49Il doit y avoir une ligne de respect républicain de A à Z.
00:02:53Mais une fois que j'ai dit ça, je veux aussi saluer tous les lycéens responsables.
00:02:56Parce qu'il y en a, le mouvement parfois violent peut les étouffer.
00:03:00Il y a, il y a, il y a, laissez-moi terminer, laissez-moi terminer, laissez-moi terminer.
00:03:05Je voudrais saluer, évidemment, je voudrais saluer les lycéens responsables
00:03:12qui se sont montrés constructifs, qui parfois ont été à la rencontre d'élus
00:03:18pour porter des revendications structurées.
00:03:20C'est à eux qu'on donne la parole.
00:03:21Et évidemment, évidemment, on a une pensée pour tous les blessés,
00:03:27quel que soit leur statut, parce qu'il n'est pas acceptable dans une démocratie moderne
00:03:31que le débat sur l'éducation soit réduit à ça.
00:03:36Pour ce qui est des personnels, monsieur le ministre,
00:03:38il sera évidemment utile que vous puissiez nous indiquer quel accompagnement psychologique,
00:03:42parce que certains ont pu être très marqués, juridique, administratif,
00:03:46est aujourd'hui proposé aux personnels agressés ou menacés.
00:03:50La ligne, je crois, doit être très claire,
00:03:53et il me semble qu'elle est partagée par beaucoup de députés ici,
00:03:56à savoir que les casseurs doivent être combattus,
00:03:58mais que la jeunesse doit être entendue.
00:04:01Et rétablir l'ordre, c'est essentiel,
00:04:02mais rétablir l'ordre pour rétablir le dialogue aussi.
00:04:05Le retour en classe est un préalable pour pouvoir discuter,
00:04:07discuter sur le fond, en tenant ensemble deux exigences,
00:04:11aucune complaisance sur les violences,
00:04:12mais aucune indifférence sur les interrogations portées par les jeunes, par les lycéens.
00:04:18Et donc, vous avez annoncé des temps de dialogue, de démocratie interne,
00:04:22ce qui pourrait nous indiquer comment il va être concrètement organisé,
00:04:25parce qu'on peut mesurer que ça soulève beaucoup de questions de la part des enseignants,
00:04:29des chefs d'établissement qui vont avoir à les mener dans les jours qui viennent.
00:04:32Ce qui pourrait nous indiquer très précisément ce que vous en attendez.
00:04:36Dans les revendications, je sais que mes collègues vont pouvoir les développer beaucoup plus longuement,
00:04:39mais j'en ai entendu trois, j'ai entendu trois messages en tout cas importants,
00:04:43qui nous semblent importants de rappeler.
00:04:45Le premier, c'est d'entendre ce que les lycées indisent de leur journée.
00:04:48Au-delà de la crise immédiate, il faut sans doute interroger l'organisation du lycée.
00:04:52Est-elle devenue excessivement complexe aujourd'hui et pesante pour les élèves ?
00:04:56Est-ce qu'en tant que ministre, vous êtes prêts à ouvrir un chantier de simplification de l'organisation du
00:04:59lycée ?
00:05:01Deuxièmement, Parcoursup.
00:05:02Je crois qu'il n'y a pas une phrase où Parcoursup n'est pas citée,
00:05:04ce qui, évidemment, montre le degré de cristallisation des inquiétudes autour de la question de l'orientation,
00:05:11autour de la question de l'accès à l'enseignement supérieur.
00:05:13Est-ce que Parcoursup doit être plus transparent ?
00:05:16Évidemment, est-ce que vous pourriez nous préciser comment ?
00:05:19Et puis, troisièmement, la réforme du bac, tout se tient,
00:05:22mais la réforme engagée à partir de 2018 a profondément transformé le lycée,
00:05:26avec la disparition des anciennes séries générales,
00:05:28l'apparition de spécialités, une nouvelle architecture du baccalauréat
00:05:32et un poids accru du contrôle continu.
00:05:35Toute cette combinaison spécialité contrôle continu et preuve terminale Parcoursup
00:05:38n'est-elle pas devenue trop complexe, illisible,
00:05:41en complexifiant aussi la gestion des établissements,
00:05:43ce qui fait un cocktail aujourd'hui de sanctions à son paroxysme ?
00:05:47Nous avons, je crois, trois exigences à tenir,
00:05:49rétablir l'ordre et condamner sans ambiguïté les violences,
00:05:52soutenir les personnels de l'éducation nationale et les forces de l'ordre,
00:05:54mais aussi écouter les jeunes qui se sont exprimés pacifiquement
00:05:57et prendre au sérieux les difficultés de fond qu'ils soulèvent.
00:05:59Je sais que mes collègues s'en feront le relais de beaucoup.
00:06:02Beaucoup de députés ont pu rencontrer dans leur circonscription ici des jeunes.
00:06:08Et donc c'est pour pouvoir vous entendre sur l'ensemble de ces points
00:06:10que je vais vous donner la parole pour un propos liminaire.
00:06:13Ensuite, les orateurs de groupe pourront vous interroger.
00:06:15Les députés auront des questions individuelles, complémentaires,
00:06:17je n'en doute pas parce qu'ils sont nombreux ce matin,
00:06:19et nous pourrons avancer dans un cadre constructif et volontaire.
00:06:24Monsieur le ministre, je vous remercie.
00:06:28Merci Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les députés.
00:06:31Alors je vais essayer de répondre à toutes vos questions.
00:06:35Donc peut-être d'abord en faisant, en rappelant quand même un tout petit peu
00:06:39la genèse du mouvement, et puis ce qui s'est passé ensuite, etc.
00:06:43Et en distinguant évidemment à chaque fois les lycéens et leurs remodications légitimes,
00:06:48qui, j'allais dire finalement en termes de couverture médiatique,
00:06:52sont assez peu évoquées, et les violences inacceptables
00:06:55qui aboutissent concrètement à confisquer le débat.
00:06:59Donc le point de départ du mouvement, c'est donc une mobilisation des lycéens
00:07:04à Créate et à Husser de Saint-Exupéry autour de la question de personnel non remplacé.
00:07:11Revendication d'ailleurs parfaitement légitime en l'occurrence,
00:07:13puisque nous étions sur une situation qui était absolument anormale,
00:07:17qui émerge donc le 17-18 septembre, et dès la veille du week-end du 19-20,
00:07:24moi j'en suis informé dès le 21, et dès le 21, on a les premiers contacts
00:07:28avec l'académie pour trouver des solutions et mettre fin à une situation
00:07:31qui objectivement était anormale, ce qui est fait d'ailleurs dans les jours qui viennent,
00:07:35aussi bien pour le poste provisoire adjoint non pourvu,
00:07:38que le poste directeur des travaux non pourvu, le poste d'infinière non pourvu,
00:07:40ou des postes vacants de profession.
00:07:43A partir de là, tout le monde se souvient qu'il y a une forme de propagation,
00:07:49avec des appels au blocage qui se répandent,
00:07:53qui sont dans certains cas assez nombreux également portés vers des personnalités politiques,
00:07:58donc tout ça, j'allais dire, se développe,
00:07:59et aboutit à la situation que nous avons connue la semaine dernière,
00:08:01où effectivement nous avons eu, jeudi, 1027 lycées sur les 3500 lycées que le pays compte,
00:08:10qui ont été perturbés ou atteints.
00:08:16Le point, et je commence par là, parce que nous avons eu de faire le bilan notamment des dégradations
00:08:20et des victimes, le point très flagrant de ce mouvement lycéen,
00:08:27qui au départ d'ailleurs est parti, je le rappelle,
00:08:29dont les revendications se sont condensées en fait assez tard,
00:08:33c'est-à-dire en milieu de semaine dernière,
00:08:35qui est parti de revendications qui étaient très diffuses,
00:08:38sans véritablement mot d'ordre commun,
00:08:40et avec d'ailleurs pas forcément de cadre à l'initiative,
00:08:44on n'est pas sur un système, j'allais dire,
00:08:45on n'a pas un objet qui aurait déterminé une colère,
00:08:48c'est plutôt une somme de revendications.
00:08:51La caractéristique de ce mouvement,
00:08:53c'est qu'il a été très vite, si je puis dire,
00:08:56infiltré par des gens ultra-violents,
00:08:58qui ont saisi l'occasion de contestations lycéennes,
00:09:00qui une fois encore doivent être entendues,
00:09:03sur lesquelles je vais revenir,
00:09:04parce que ces jeunes ont besoin d'être entendus et écoutés surtout,
00:09:08qu'il y ait des suites qui soient données,
00:09:10mais très vite donc, on a des groupuscules ultra-violents,
00:09:12qui se sont infiltrés dans les rassemblements lycéens,
00:09:15et qui ont non seulement commis des attaques aux biens,
00:09:19mais surtout des attaques aux personnes.
00:09:22Je me permets d'insister là-dessus,
00:09:24qu'on soit d'accord ou pas,
00:09:26vous savez que j'ai une idée assez constante,
00:09:28qui est qu'on ne touche pas un personnel d'éducation nationale,
00:09:31nous avons eu, à date,
00:09:33donc avec, heureusement,
00:09:36des cas beaucoup moins nombreux hier,
00:09:37mais pour actualiser les choses devant vous,
00:09:38en toute transparence,
00:09:39nous avons eu donc 88 personnels,
00:09:41parce qu'il y en a eu 3 supplémentaires qui ont été blessés,
00:09:4388 personnels blessés,
00:09:46un peu moins de la moitié étant des proviseurs,
00:09:49donc des personnels de direction,
00:09:50des proviseurs ou des proviseurs adjoints,
00:09:53et ces personnels ont, dans de très nombreux cas,
00:09:57été délibérément visés.
00:10:00C'est-à-dire qu'il y avait une intentionnalité,
00:10:02si on reprend les critères du code pénal,
00:10:04la violence, c'est un acte et une intention.
00:10:06Les deux critères sont remplis.
00:10:08Il y avait une intentionnalité violente,
00:10:09dirigée contre les personnels de l'éducation nationale,
00:10:11et nous n'avons jamais vu ça.
00:10:13Jamais.
00:10:14Et j'ai eu l'occasion d'appeler plusieurs dizaines
00:10:16de personnes de direction blessées la semaine dernière,
00:10:19et tous, quasi-totalité,
00:10:22ont confirmé qu'ils n'avaient jamais vu ça de leur vie.
00:10:24Bon, donc, c'est un point, je crois,
00:10:26qui doit collectivement nous faire réfléchir,
00:10:29et c'est évidemment, j'allais dire,
00:10:30et sans hiérarchie,
00:10:32mais en tant que mise de question nationale,
00:10:34la première condamnation,
00:10:35c'est celle qui consiste à s'en prendre
00:10:36à nos personnels et à l'institution,
00:10:40parce qu'on ne peut pas toucher
00:10:41à l'institution école en République.
00:10:42Elle est consubstantielle, notre contrat républicain,
00:10:45et si on la touche,
00:10:46si on porte atteinte à ça,
00:10:47soit dans ces lieux,
00:10:48soit dans ces hommes et ces femmes,
00:10:50on porte atteinte au service public de l'éducation.
00:10:53Et pour moi, c'est une ligne rouge absolue.
00:10:57Toujours, si je reste sur les services publics d'éducation,
00:10:58au sens, les personnels et les biens,
00:11:00je vais venir après aux élèves,
00:11:01et une fois encore, sans,
00:11:02j'allais dire, distinction dans les niveaux de douleur.
00:11:06S'agissant donc des biens,
00:11:07nous avons eu,
00:11:08il y a 24 lycées qui ont été incendiés ou saccagés,
00:11:13de manière suffisamment importante
00:11:15pour qu'ils ne puissent pas rouvrir avant plusieurs semaines.
00:11:19Donc ça veut dire qu'actuellement,
00:11:20on a 30 000 lycéens
00:11:22qui sont privés de cours pour plusieurs semaines,
00:11:24quoi qu'il arrive,
00:11:25de cours en présentiel, je veux dire,
00:11:27pour lesquels il y a un préjudice, évidemment,
00:11:31qui est absolument énorme en termes de scolarité,
00:11:33et sur lesquels, bien sûr,
00:11:35on travaille pour que tout ça puisse être palié,
00:11:38soit avec les collectivités locales,
00:11:40les régions ont fait un travail absolument considérable,
00:11:42mais au-delà,
00:11:43c'est plusieurs centaines d'établissements
00:11:45qui ont été touchés par des dégradations,
00:11:47des dégradations qui sont,
00:11:48dans un certain cas, très lourdes.
00:11:51C'est Région de France
00:11:52qui doit évidemment évaluer
00:11:54les montants concernés,
00:11:57mais les premiers chiffres
00:11:59que Région de France m'indique,
00:12:00c'est lors de plusieurs dizaines
00:12:02de millions d'euros,
00:12:03donc c'est entre 20 et 30 millions d'euros au minimum,
00:12:05et ça, c'était évidemment avant
00:12:07certains incendies qui coûteront cela
00:12:08beaucoup plus cher.
00:12:11Le troisième élément,
00:12:12c'est que nous avons également
00:12:14eu plusieurs centaines d'élèves blessés,
00:12:17nous en avons recensé 215,
00:12:20dans les remontées,
00:12:21qui sont des remontées éducation nationale,
00:12:23ça, c'est ce que les chefs établissements
00:12:25nous font remonter,
00:12:25215 élèves blessés,
00:12:27dans leur très grande majorité,
00:12:30soit par des, j'allais dire,
00:12:31des comportements imprudents,
00:12:33et donc, entre guillemets,
00:12:34des accidents qui se sont produits
00:12:35parce qu'ils sont montés sur,
00:12:36ils ont pu monter parfois sur,
00:12:38j'ai des cas en tête,
00:12:38où ils sont montés sur, par exemple,
00:12:39sur des verres d'établissements,
00:12:40et puis la verrière ACD, etc.,
00:12:42soit par, très souvent,
00:12:44par des tirs de mortier,
00:12:45puisque vous savez que l'autre caractéristique,
00:12:46c'est qu'il y a eu une banisation
00:12:48des tirs de mortier
00:12:49autour des établissements
00:12:50à cette occasion.
00:12:51Et puis, donc,
00:12:54ces 215 élèves,
00:12:55vous savez aussi qu'il y a eu
00:12:57quelques drames
00:12:59dont nous avons eu l'occasion
00:13:00de parler en question du gouvernement
00:13:02avec le ministre de l'Intérieur,
00:13:04pardon,
00:13:05et qui font l'objet, bien sûr,
00:13:07d'enquêtes de l'IGPN.
00:13:08Et une fois encore,
00:13:09je ne hiérarchise pas les douleurs.
00:13:11Quand un élève est blessé,
00:13:13quand un jeune de France est blessé,
00:13:15quand un élève est blessé,
00:13:17quelles que soient les circonstances,
00:13:18c'est, j'allais dire,
00:13:19par nature un drame
00:13:21pour lui et pour sa famille
00:13:22et pour la communauté éducative,
00:13:23parce qu'il fait partie
00:13:24d'une communauté éducative.
00:13:26Ensuite, il y a des circonstances
00:13:27qui doivent être déterminées
00:13:28et précisées,
00:13:29mais en tout cas,
00:13:30la situation est celle-ci.
00:13:34Par ailleurs,
00:13:35vous savez également
00:13:36que nous avons été amenés
00:13:37à fermer plusieurs centaines
00:13:38d'établissements
00:13:40à partir de jeudi
00:13:41pour, en fait,
00:13:42mettre en sécurité
00:13:42les personnels des élèves
00:13:43puisque les conditions
00:13:46de sécurité
00:13:47étaient mises à mal.
00:13:49Moi-même,
00:13:49je suis allé à Guiancourt
00:13:51lundi,
00:13:52toute la matinée.
00:13:53Les élèves qui avaient pu rentrer
00:13:54à 8h ont été,
00:13:56ils ont eu droit
00:13:56à 1h30,
00:13:572h de tir de mortier
00:13:59sur la facette
00:13:59de l'établissement
00:14:00pendant qu'eux-mêmes
00:14:01essayaient d'apprendre.
00:14:03Bien.
00:14:03Donc,
00:14:04ça, c'est pour la partie,
00:14:05si je puis dire,
00:14:06bilan au sens bilan
00:14:08des violences
00:14:09et des dégradations.
00:14:10J'en viens à ce qui compte,
00:14:12j'allais dire,
00:14:13du point de vue
00:14:13de la question nationale,
00:14:15pardon,
00:14:16mais le plus,
00:14:16c'est-à-dire,
00:14:17en fait,
00:14:17le cœur des revendications
00:14:18des lycéens,
00:14:19même si on voit
00:14:20que la violence
00:14:21qui a perverti le mouvement,
00:14:23les appels à la violence
00:14:24qui a perverti le mouvement,
00:14:25ont très clairement
00:14:27effacé,
00:14:27en partie,
00:14:28de l'espace public,
00:14:30les revendications
00:14:31de nos élèves.
00:14:32Alors,
00:14:33ces revendications,
00:14:34d'abord,
00:14:34juste pour clarifier
00:14:35un certain nombre de choses,
00:14:36parce que j'ai lu
00:14:36beaucoup de choses
00:14:37qui étaient inexactes,
00:14:37et donc,
00:14:38je préfère,
00:14:40je me permets
00:14:40de les clarifier,
00:14:41parce que j'aime bien
00:14:42être précis et factuel,
00:14:43et que le meilleur moyen
00:14:44de traiter les problèmes,
00:14:45c'est de les analyser
00:14:45un tout petit peu,
00:14:46quand même.
00:14:47D'abord,
00:14:47pour vous dire que,
00:14:49évidemment,
00:14:50on a vu le problème émerger
00:14:51et les appels se multiplier,
00:14:53donc,
00:14:53entre le 18 et le 25 septembre.
00:14:56Moi-même,
00:14:56j'ai été appelé à réagir
00:14:58dès le 25.
00:15:00Le 28 septembre,
00:15:01c'est-à-dire lundi dernier,
00:15:02donc il y a 10 jours,
00:15:03je me suis rendu
00:15:03au lycée Gutenberg de Créteil
00:15:04où les personnels
00:15:05et les élèves
00:15:06avaient été victimes
00:15:07de tirs tendus
00:15:08directs de mortier.
00:15:09Alors,
00:15:09je ne l'ai pas fait
00:15:10devant les caméras,
00:15:10je n'ai pas posté sur TikTok,
00:15:12donc c'est pour ça
00:15:12que les gens ne l'ont pas vu,
00:15:13parce que je n'ai pas trouvé
00:15:14utile de poster sur TikTok
00:15:15le fait d'aller voir
00:15:16des collègues
00:15:16qui avaient été blessés
00:15:17de rentrer dans le lycée.
00:15:18J'ai demandé,
00:15:19donc,
00:15:19dès le soir même,
00:15:20que les CVL,
00:15:21donc les conseils de vie lycéenne,
00:15:22soient réunis dans ce déblissement
00:15:24parce qu'il y avait
00:15:24une aspiration
00:15:25à la démocratie scolaire
00:15:26qui était alors revendiquée,
00:15:27y compris politiquement,
00:15:27en disant
00:15:28il faut écouter ces jeunes.
00:15:29Donc,
00:15:29dès le lundi soir,
00:15:30je l'ai demandé.
00:15:31J'ai moi-même
00:15:32rencontré les lycéens
00:15:33dans la Camille de Versailles
00:15:34dès le jeudi matin,
00:15:36vu tous les membres
00:15:37de la communauté éducative
00:15:38toute la journée de vendredi,
00:15:39sachant qu'évidemment,
00:15:39on est en contact
00:15:40avec les syndicats de personnel
00:15:42toute la semaine,
00:15:43plusieurs fois par jour
00:15:44au niveau de mon cabinet.
00:15:45Et puis,
00:15:46j'ai donc été amené lundi
00:15:47à me rendre
00:15:47dans un lycée à Guilancourt
00:15:49pour voir des élus lycéens
00:15:50dans leur établissement.
00:15:52Et au passage,
00:15:53j'ai aussi vu les élus du CNVL,
00:15:54du conseil de vie lycéenne,
00:15:55parce qu'ils sont élus.
00:15:57Et donc,
00:15:58ils sont représentatifs
00:15:59de leurs camarades.
00:16:00Un point quand même important,
00:16:02parce qu'en démocratie,
00:16:03je crois que vous en êtes
00:16:04l'incarnation même,
00:16:06il y a un enjeu
00:16:07de représentation.
00:16:08Et nous avons des élus
00:16:09à l'échelle
00:16:09de chaque établissement,
00:16:10de chaque académie
00:16:11et au niveau national.
00:16:15Et j'ai donc demandé
00:16:16à ce que,
00:16:17notamment dans le cadre
00:16:18de la reprise des cours,
00:16:20puisque donc
00:16:20de très nombreux établissements,
00:16:22j'allais dire,
00:16:22réouvrent ce matin
00:16:24progressivement
00:16:24et de manière graduelle,
00:16:25notamment commençant
00:16:25par exemple de terminale,
00:16:27parce qu'on a un enjeu,
00:16:28c'est qu'évidemment,
00:16:29il ne s'agit pas
00:16:30que ça leur porte préjudice
00:16:31pour le baccalauréat.
00:16:32J'ai demandé
00:16:33à ce qu'il y ait
00:16:34une demi-journée banalisée
00:16:35à faire progressivement
00:16:37à la main
00:16:37des chefs d'établissement,
00:16:38eux qui connaissent
00:16:39leurs élèves
00:16:40et leur environnement.
00:16:41Aujourd'hui,
00:16:42demain,
00:16:43après-demain,
00:16:44peut-être lundi,
00:16:44c'est eux qui savent
00:16:45à quel moment le faire,
00:16:46mais en tout cas,
00:16:47que tous les élèves
00:16:47disposent d'un espace,
00:16:49j'allais dire,
00:16:50propre,
00:16:50organisé,
00:16:51démocratique,
00:16:52un peu comme ici,
00:16:53évidemment,
00:16:54respectueux,
00:16:55où ils puissent
00:16:56objectiver
00:16:57leurs revendications
00:16:58à l'échelle
00:16:58de leur établissement.
00:17:00En parallèle de ça,
00:17:02j'incite là-dessus
00:17:02parce que la démocratie,
00:17:03c'est aussi ça,
00:17:04pour la première fois,
00:17:06nous donnons la parole
00:17:07en fait à tous les lycéens
00:17:08avec une plateforme
00:17:09dont vous avez entendu parler
00:17:11sur un site
00:17:11qui s'appelle Agora,
00:17:13qui est une plateforme universelle
00:17:14et qui permet à chaque lycéen
00:17:15de déposer,
00:17:16non pas de répondre
00:17:16à un questionnaire
00:17:17oui, non, oui, non,
00:17:18parce qu'on pourrait
00:17:18nous dire à juste titre
00:17:19que les questions
00:17:20ne sont pas les bonnes
00:17:20ou qu'elles sont tordues,
00:17:21mais simplement en texte libre,
00:17:23quelles sont vos difficultés,
00:17:24quelles sont vos attentes.
00:17:26Je ne vous cache pas
00:17:26que quand on a dit ça
00:17:27la semaine dernière,
00:17:28en fin de semaine dernière,
00:17:29en disant dans trois jours
00:17:29ce sera ouvert,
00:17:30on a suscité quelques sourires
00:17:32en mode consulter lycéen,
00:17:33à quoi ça sert.
00:17:34Bon, il y en a 30 000
00:17:35en 24 heures,
00:17:3630 000,
00:17:37qui ont d'ores et déjà
00:17:38posté leur contribution.
00:17:41C'est un chiffre
00:17:41qui est en croissance,
00:17:42j'allais dire,
00:17:43d'heure en heure
00:17:43de manière très très nette,
00:17:45à tel point d'ailleurs
00:17:45que le site a été un peu saturé,
00:17:47ce qui fait qu'on est obligé
00:17:47de leur demander
00:17:48d'attendre un tout petit peu.
00:17:52et systématiquement,
00:17:53d'abord les contributions
00:17:54seront mises en ligne,
00:17:55elles seront transparentes,
00:17:57open data,
00:17:58tout le monde pourra les interroger
00:17:59avec sa propre IA
00:18:00s'il a envie,
00:18:01enfin voilà,
00:18:02tout sera mis en open data
00:18:03et nous ferons en sorte
00:18:05qu'il y ait évidemment
00:18:06une restitution à l'échelle
00:18:07de chaque établissement,
00:18:08puisque les élèves
00:18:09peuvent renseigner à l'établissement,
00:18:11s'ils le souhaitent,
00:18:12à l'échelle de chaque académie
00:18:13et à l'échelle du territoire national.
00:18:15Avec en sortant
00:18:16un calendrier précis
00:18:18sur les mesures
00:18:19qui sont, j'allais dire,
00:18:21regardées comme crédibles
00:18:23et légitimes,
00:18:24un calendrier précis,
00:18:26un égéritif précis
00:18:27et dont je serai en mesure
00:18:28de rendre compte.
00:18:29Donc ça, c'est pour la partie,
00:18:31j'allais dire,
00:18:31de démocratie scolaire.
00:18:33Au-delà de ça,
00:18:34donc si on en vient
00:18:34aux attentes de nos jeunes.
00:18:37Bon.
00:18:38La première attente
00:18:39qui s'est exprimée,
00:18:40je termine juste
00:18:40sur cet enjeu
00:18:41de démocratie scolaire
00:18:42et qui a été dit
00:18:43un peu partout,
00:18:43moi je l'ai entendu
00:18:44à tous les élus
00:18:45que j'ai appelés
00:18:45ou que j'ai rencontrés,
00:18:47c'est qu'on a souvent
00:18:48l'impression
00:18:49qu'on ne consulte,
00:18:50on a rarement l'impression
00:18:52qu'on tient compte
00:18:53de notre avis.
00:18:54Et c'est une génération
00:18:55qui a besoin,
00:18:57enfin qui voit
00:18:58que le monde change d'abord
00:18:59et que le monde change beaucoup,
00:19:00elle a des angoisses,
00:19:01des inquiétudes,
00:19:02réchauffement climatique,
00:19:04émergence de l'IA
00:19:05qui bouscule complètement
00:19:06les perspectives professionnelles,
00:19:07etc.
00:19:08Qui sent aussi,
00:19:09j'allais dire,
00:19:10qu'il y a des enjeux politiques
00:19:11avec une échéance,
00:19:12je crois,
00:19:12qui allait au mois de mai 2027
00:19:14et qui en réalité
00:19:15a besoin
00:19:16que sa voix compte
00:19:18au milieu de tout ça,
00:19:19d'être prise en compte.
00:19:21Et donc,
00:19:22très concrètement,
00:19:23j'ai lancé des travaux
00:19:24de refonte
00:19:25de la démocratie scolaire,
00:19:27notamment pour faire en sorte
00:19:28que, j'allais dire,
00:19:29il y ait une forme
00:19:29de démocratie plus directe
00:19:30entre le délégué de classe
00:19:32et puis les représentants
00:19:32au niveau national,
00:19:34premier élément.
00:19:35Et deuxième élément,
00:19:36pour faire en sorte aussi
00:19:37que la voix professionnelle
00:19:38dont personne ne parle,
00:19:39d'ailleurs au demeurant,
00:19:41ce que moi je trouve
00:19:41assez saisissant,
00:19:42parce que c'est quand même
00:19:43souvent les élèves
00:19:43les plus défavorisés
00:19:44et tout d'un coup,
00:19:45il y a un silence
00:19:46dès qu'on en parle.
00:19:47Tout le monde parle
00:19:47des classes sur chaîne
00:19:48en voie générale technologique
00:19:49qui sont une réalité.
00:19:50Personne ne parle
00:19:50à la voix professionnelle
00:19:51depuis quelques jours,
00:19:51mais l'un des enjeux
00:19:53notamment,
00:19:53c'est que les lycéens
00:19:54professionnels
00:19:55puissent être représentés
00:19:56au niveau académique
00:19:57et au niveau national
00:19:58à due proportion
00:19:59de leur poids,
00:20:00ce qui n'est pas le cas
00:20:00aujourd'hui,
00:20:01parce que le système
00:20:02d'élection aujourd'hui
00:20:02fait qu'il n'y a quasiment
00:20:03que des lycéens généraux
00:20:04technologiques
00:20:04qui représentent leurs camarades
00:20:06dans les instances.
00:20:07Et donc, tout ça
00:20:08va être refondu.
00:20:09Le deuxième élément
00:20:10qui est très clair
00:20:10et sur lequel les élèves,
00:20:13j'allais dire,
00:20:14font valoir
00:20:15des situations anormales,
00:20:17c'est la question
00:20:18du remplacement
00:20:20des absences
00:20:21de professeurs,
00:20:22puisque comme
00:20:23par définition
00:20:24toute institution
00:20:27sociale et humaine,
00:20:29nous avons
00:20:29des professeurs absents
00:20:31et comme toute institution,
00:20:33nous sommes donc appelés
00:20:34à devoir les remplacer.
00:20:36En sachant que
00:20:37nous avons
00:20:39un volume d'absence
00:20:40qui a été augmenté
00:20:42à la rentrée
00:20:42au mois de septembre,
00:20:43ce qui a rendu aussi
00:20:43les choses probablement
00:20:44plus difficiles
00:20:44au mois d'octobre,
00:20:46du fait du caractère
00:20:46rétroactif du congé de naissance,
00:20:48c'est-à-dire qu'autant
00:20:49en flux
00:20:50ce sont des choses
00:20:51qui sont au conseil organisé,
00:20:52autant, j'allais dire,
00:20:53le caractère rétroactif
00:20:55a créé mécaniquement
00:20:56un afflux
00:20:58d'absence
00:20:58de professeurs
00:21:00au mois de septembre-octobre
00:21:01qu'il a fallu remplacer
00:21:03mais sur lequel
00:21:03objectivement
00:21:04je pense qu'on n'a pas
00:21:08été, j'allais dire,
00:21:09à la maille
00:21:09en termes
00:21:10de capacité
00:21:11à remplacer.
00:21:12Donc,
00:21:13très concrètement,
00:21:13parce que là aussi
00:21:14il faut avoir
00:21:14des motifs concrets,
00:21:16j'ai demandé
00:21:16à tous les recteurs,
00:21:17et donc j'aurai la cartographie
00:21:18ce soir,
00:21:19d'avoir la cartographie
00:21:20de tous les établissements
00:21:20qui sont exposés
00:21:21à une situation
00:21:22j'allais dire
00:21:22anormale ou préjudiciable
00:21:23pour les élèves.
00:21:25Donc,
00:21:26une absence
00:21:27j'allais dire durable,
00:21:28non remplacée,
00:21:28etc.
00:21:29Notamment pour les élèves
00:21:30des classes à examen,
00:21:31première et terminale.
00:21:32Parce que la priorité
00:21:33c'est que nos élèves
00:21:34aillent en cours,
00:21:35qu'ils puissent passer
00:21:35le baccalauréat
00:21:36et qu'ils aient la même chance
00:21:37de réussir à la fin.
00:21:39Et la situation
00:21:40les derniers jours
00:21:41s'est quand même traduite
00:21:42par la perte
00:21:43de centaines de milliers
00:21:44d'heures d'enseignement.
00:21:45Et donc,
00:21:47dès ce soir,
00:21:48on aura l'intégralité
00:21:49des points rouges
00:21:52des établissements
00:21:53concernés
00:21:54par des absences
00:21:55non remplacées
00:21:56et préjudiciables,
00:21:58avec comme consigne
00:21:59donnée au recteur
00:22:00de traiter
00:22:02l'intégralité
00:22:03de ces situations
00:22:04sous huit jours
00:22:05et de revenir
00:22:06vers les établissements
00:22:07des élèves
00:22:07avec le plan d'action,
00:22:09la capacité à suivre
00:22:10et les moyens
00:22:11qui sont mis en face.
00:22:12La deuxième chose,
00:22:13c'est,
00:22:14vous l'avez dit,
00:22:15la question
00:22:16de Parcoursup.
00:22:21Parcoursup,
00:22:21on le voit bien,
00:22:23cristallise
00:22:24un certain nombre
00:22:25d'inquiétudes
00:22:26et d'angoisse.
00:22:26C'est un peu perçu,
00:22:27si je puis dire,
00:22:28comme un peu
00:22:30le coup près
00:22:31d'un Parcours scolaire.
00:22:33On a un Parcoursup,
00:22:34et à la fin,
00:22:34il y a Parcoursup
00:22:35qui, entre guillemets,
00:22:36tombe.
00:22:38Sur Parcoursup,
00:22:40il y a,
00:22:40à mon avis,
00:22:41trois choses
00:22:41qu'il faut qu'on ait
00:22:42à l'esprit.
00:22:43La première chose,
00:22:44moi,
00:22:44j'entends parler beaucoup,
00:22:45alors c'est plutôt
00:22:46une mise en enseignement supérieure
00:22:46qui est compétent,
00:22:47mais ça ne me dérange pas
00:22:48de donner mon avis.
00:22:50Il y a un premier élément,
00:22:51c'est que j'entends beaucoup dire
00:22:51qu'il faudrait abroger
00:22:52Parcoursup.
00:22:54L'abrogation
00:22:55de Parcoursup,
00:22:57tout se discute
00:22:58par définition en démocratie,
00:23:00l'abrogation
00:23:01de Parcoursup,
00:23:02si à Parcoursup
00:23:02est abrogé
00:23:03sans être remplacé
00:23:04par un système
00:23:05de rencontre
00:23:06entre les voeux
00:23:07des lycéens
00:23:08et les formations
00:23:09qui existent,
00:23:09on en revient
00:23:10à quelque chose
00:23:11qui comporte
00:23:12des risques très sérieux
00:23:13d'assignation sociale
00:23:15et territoriale.
00:23:16Je me permets
00:23:17d'inciter sur le fait
00:23:17qu'il n'y a jamais eu
00:23:18autant d'élèves
00:23:20des académies
00:23:21de Créteil et de Versailles
00:23:22et singulièrement
00:23:22de la Seine-Saint-Denis
00:23:23qui font leurs études
00:23:24à Paris
00:23:25depuis qu'il y a Parcoursup.
00:23:26Il n'y a jamais eu
00:23:27autant d'élèves de Paris
00:23:28qui font leurs études
00:23:29dans les universités
00:23:30de banlieue
00:23:30depuis qu'il y a Parcoursup,
00:23:31si on prend le cas
00:23:32de l'Île-de-France.
00:23:34Et c'est quelque chose...
00:23:35Chacun pourra poser
00:23:36ses questions.
00:23:36Je crois quand même
00:23:37qu'en termes de mixité sociale,
00:23:38se dire qu'on n'assigne pas
00:23:39les gens à leur département
00:23:41d'origine
00:23:41ou à leur académie d'origine
00:23:43et qui peuvent faire
00:23:44des formations...
00:23:45Chacun pourra poser
00:23:46ses questions.
00:23:47Et pour les Outre-mer
00:23:49et ailleurs,
00:23:51je crois que le fait
00:23:51qu'on ne soit pas,
00:23:52j'allais dire,
00:23:53lié de manière définitive
00:23:54comme ça l'était
00:23:55quand même beaucoup plus
00:23:56auparavant.
00:23:57On va dire quasiment
00:23:58toujours auparavant.
00:23:59C'est important.
00:24:00Le deuxième élément,
00:24:00c'est que Parcoursup
00:24:01permet quand même
00:24:02à n'importe quel jeune
00:24:03aujourd'hui
00:24:03d'avoir accès,
00:24:04de connaître
00:24:05toutes les formations
00:24:06qui existent.
00:24:09Pardonnez-moi...
00:24:10C'est pas un ping-pong.
00:24:11Si je peux me permettre...
00:24:14Excusez-moi.
00:24:16Pardonnez-moi.
00:24:16Depuis le début du conflit,
00:24:18j'ai conscience
00:24:19que ma position
00:24:19n'est pas forcément
00:24:20la plus partagée,
00:24:21la plus évidente sur Terre,
00:24:22mais je crois au dialogue.
00:24:24Et le dialogue,
00:24:25ça veut dire qu'on s'écoute
00:24:26mutuellement
00:24:26et qu'on arrive
00:24:27à se répondre.
00:24:29Donc,
00:24:31les étudiants
00:24:32peuvent connaître
00:24:34aujourd'hui,
00:24:35connaître aujourd'hui
00:24:36toutes les formations
00:24:38qui existent
00:24:39en France.
00:24:40C'est quelque chose
00:24:41qui n'existait pas
00:24:41auparavant.
00:24:42Je suis désolé de le dire,
00:24:44auparavant,
00:24:44les gens s'inscrivaient
00:24:45dans ce que les parents
00:24:45connaissaient.
00:24:46Et donc,
00:24:46en termes de reproduction sociale,
00:24:48il n'y avait pas pire.
00:24:49Aujourd'hui,
00:24:50il ne faut quand même pas
00:24:51oublier que ça,
00:24:52c'est rendu possible.
00:24:53Maintenant,
00:24:54très clairement,
00:24:55le Premier ministre
00:24:56a donné mission
00:24:57au ministre
00:24:58de l'Enseignement supérieur
00:24:59de retravailler le sujet
00:25:01sous l'angle,
00:25:01évidemment,
00:25:02d'abord des questions
00:25:03d'orientation,
00:25:04sous l'angle
00:25:05de l'accès,
00:25:07enfin,
00:25:07de la transparence,
00:25:08pardon,
00:25:09non seulement de la plateforme,
00:25:10mais surtout,
00:25:11en fait,
00:25:11de ce qu'il y a derrière,
00:25:12parce que je rappelle
00:25:12que ce n'est pas la plateforme
00:25:13qui sélectionne,
00:25:14ce sont les formations.
00:25:15La plateforme,
00:25:16elle met en relation.
00:25:16On va dire que le parcours subtri,
00:25:18c'est un raccourci
00:25:20à la fois technique
00:25:21et moral assez évident,
00:25:22ce sont les formations
00:25:23qu'ils sélectionnent,
00:25:24et donc il y a un enjeu
00:25:25de transparence
00:25:25autour de ces formations,
00:25:27autour de leurs critères,
00:25:28autour de leurs choix,
00:25:29autour de la façon
00:25:30dont elles fonctionnent,
00:25:31etc.,
00:25:31et puis évidemment,
00:25:32autour des places
00:25:33dans le supérieur.
00:25:34Tout ça est ouvert
00:25:34du côté du ministère
00:25:36de l'Assemblée supérieure,
00:25:37qui doit faire ses propositions
00:25:38pour le 20 octobre,
00:25:39donc dans 10 jours.
00:25:41Il s'agissait ensuite
00:25:42de la question
00:25:43de la simplification
00:25:49des horaires
00:25:50et plus généralement
00:25:51du lycée,
00:25:52et de la réalisation du lycée.
00:25:54Sur ce sujet-là,
00:25:56c'est évidemment un sujet
00:25:57et tout le monde a en tête
00:25:59un jeune qui lui montre
00:26:00sa semaine ou il a une journée
00:26:01qui fait 8h,
00:26:01ils ne sont pas tous les jours
00:26:02de 8h à 18h,
00:26:03je tiens à le dire,
00:26:04donc il ne faut pas non plus
00:26:04l'essayer dans l'hyperbole,
00:26:05il faut être dans l'analyse concrète
00:26:06parce que sinon,
00:26:07on ne résout pas les problèmes.
00:26:08La plupart de nos lycéens,
00:26:09je pense aujourd'hui,
00:26:10ont au moins une journée
00:26:11par semaine
00:26:11qui fait 8h, 18h.
00:26:13Et on sait tous
00:26:14qu'au moins une fois
00:26:15par semaine,
00:26:16voire deux,
00:26:17nos lycéens ont un temps
00:26:18de déjeuner
00:26:18qui est objectivement
00:26:19très court
00:26:20et objectivement insuffisant.
00:26:23Une fois qu'on a dit ça,
00:26:25on a deux façons
00:26:26de s'attaquer,
00:26:27si je puis dire,
00:26:27au problème.
00:26:29La première façon,
00:26:30c'est la question globale
00:26:31des rythmes scolaires
00:26:33sur l'année
00:26:33et du volume d'heures
00:26:34par conséquent par semaine.
00:26:36Nous sommes dans une situation
00:26:38où la France
00:26:39a grosso modo
00:26:40trois semaines
00:26:40de vacances de plus
00:26:41que la moyenne
00:26:42de l'OCDE.
00:26:43Et donc,
00:26:43elle a des semaines
00:26:44beaucoup plus denses,
00:26:45plus remplies,
00:26:46avec une année scolaire
00:26:47qui est plus courte.
00:26:49Si on veut résoudre,
00:26:50comme le demandent
00:26:51les lycéens,
00:26:52ce que moi j'entends
00:26:52et je trouve
00:26:53que leur revendication
00:26:53est une fois encore
00:26:54non seulement entendable
00:26:55mais assez légitime.
00:26:56Si on veut réduire
00:26:57le volume d'heures
00:26:58par semaine,
00:26:59faire en sorte
00:26:59qu'il commence plus tard
00:27:00et qu'il termine plus tôt
00:27:01par exemple,
00:27:03il faut mécaniquement
00:27:04réinterroger
00:27:04l'ensemble d'années scolaires
00:27:06et derrière ça,
00:27:06il faut interroger
00:27:07le transport scolaire
00:27:09parce que ce sont
00:27:09des milliers
00:27:10de lignes de transport scolaire
00:27:12qui sont calées
00:27:12sur des horaires.
00:27:14Il faudrait interroger
00:27:15évidemment
00:27:15l'enjeu vacances,
00:27:16donc l'enjeu famille,
00:27:18l'enjeu famille
00:27:18recomposée éventuellement,
00:27:20l'enjeu tourisme,
00:27:21économie, etc.
00:27:22Bon.
00:27:23Et là-dessus,
00:27:24étant donné que je n'ai pas
00:27:25changé ça en cours d'année,
00:27:26ma ligne a toujours été
00:27:27la même comme vous le savez.
00:27:28Je crois que c'est
00:27:29un enjeu majeur
00:27:29pour la grande échéance
00:27:30démocratique
00:27:31qu'on aura lieu
00:27:31au mois de mai prochain
00:27:33et pour autant,
00:27:34je n'ai pas l'intention
00:27:34de rester immobile
00:27:35ou paralysé sur le sujet.
00:27:37Donc ce qu'on va faire,
00:27:38c'est qu'on va
00:27:39lancer un certain nombre
00:27:39de travaux pour avancer
00:27:42assez loin,
00:27:42notamment sur la question
00:27:43de reconfiguration
00:27:44en termes de ce que ça signifie
00:27:45en termes de transport,
00:27:46etc.
00:27:47Pour faire en sorte
00:27:48qu'ensuite,
00:27:49ceux qui prendront ma suite
00:27:51puissent prendre
00:27:52des décisions rapides
00:27:54et qui ne nécessiteront pas
00:27:55un an,
00:27:56deux ans,
00:27:57trois ans de travail
00:27:57parce que d'autres auront,
00:27:58si je puis dire,
00:27:59préparé le terrain
00:28:00et rendu possible
00:28:02les décisions
00:28:02qui seront prises
00:28:03à ce moment-là.
00:28:03Mais je crois
00:28:04que ce sujet
00:28:05est trop structurant
00:28:08pour notre société.
00:28:10Toute notre société
00:28:10est en fait structurée
00:28:11autour de ça
00:28:12pour que je puisse
00:28:13au mois de novembre
00:28:15ou décembre
00:28:15annoncer une décision
00:28:16qui pourrait d'ailleurs
00:28:17être mise en cause
00:28:18dès le mois de mai
00:28:19et par conséquent
00:28:20faire plutôt du stop and go
00:28:21que de donner une perspective.
00:28:23Je crois que les jeunes
00:28:23ont besoin de perspective
00:28:24sur le sujet.
00:28:25Donc j'ouvre le sujet
00:28:26pour l'instruire au maximum,
00:28:28pour le préparer au maximum
00:28:31et celle ou celui
00:28:32qui prendra ma suite
00:28:33au mois de mai
00:28:35pourra le faire
00:28:35sans risque,
00:28:36j'allais dire,
00:28:36d'être contredit
00:28:37en offrant une perspective
00:28:39dont je lui souhaite
00:28:39qu'elle soit quinquennat.
00:28:42Dernier point donc
00:28:44sur la question,
00:28:46pardon,
00:28:47je crois qu'avec ça
00:28:48j'ai fait le tour
00:28:48de ce que vous m'aviez demandé
00:28:50et du coup
00:28:50il y en aura plein d'autres
00:28:51donc je ne vais pas être trop long
00:28:51parce que j'ai déjà été trop long
00:28:52donc mille excuses.
00:28:55Merci beaucoup
00:28:55monsieur le ministre.
00:28:56Évidemment,
00:28:56je pense qu'il y aura
00:28:57beaucoup de questions.
00:28:58Vous êtes très nombreux
00:28:59dans la salle
00:28:59et c'est une très bonne chose
00:29:00parce que je pense
00:29:01qu'on a tous
00:29:01beaucoup de choses
00:29:02à demander
00:29:03à monsieur le ministre.
00:29:04Je voudrais quand même
00:29:05inviter chacun aussi
00:29:06à l'exemplarité.
00:29:07On ne peut pas
00:29:08se plaindre
00:29:08d'un certain nombre
00:29:09de comportements
00:29:09et ne pas vouloir
00:29:11les appliquer ici
00:29:11avec exigence.
00:29:13On n'est pas
00:29:14aux questions d'actualité,
00:29:15on est en commission
00:29:15donc tout le monde
00:29:16pourra s'exprimer.
00:29:17Je donnerai la parole
00:29:18à chacun
00:29:19et ma mission
00:29:20c'est de faire en sorte
00:29:20que tout le monde
00:29:20puisse s'écouter.
00:29:21Donc je vous demande
00:29:22vraiment d'être attentif
00:29:22à cette règle-là
00:29:23mais aussi à vos temps
00:29:24de parole
00:29:25parce que vous avez
00:29:26beaucoup de questions
00:29:27les uns les autres.
00:29:29On va commencer
00:29:29par monsieur Thierry Tesson
00:29:30pour deux minutes
00:29:31pour leur groupe
00:29:32Rassemblement National.
00:29:33Merci monsieur le président.
00:29:35Chers collègues,
00:29:36monsieur le ministre,
00:29:37la France a connu
00:29:38dans le passé
00:29:39de grandes mobilisations
00:29:40lycéennes,
00:29:41notamment contre le CPE
00:29:42ou contre la loi
00:29:43de Vaquet
00:29:43mais jamais
00:29:44la violence
00:29:45n'a atteint
00:29:46une telle ampleur.
00:29:47Le bilan est accablant.
00:29:49Établissements saccagés,
00:29:50personnels éducatifs
00:29:51agressés
00:29:52dont des dizaines
00:29:53de chefs d'établissement
00:29:54ce qui constitue
00:29:56un précédent absolu.
00:29:59Des centaines de policiers
00:30:00et de gendarmes blessés
00:30:01comme des élèves
00:30:02parfois atteints gravement.
00:30:03Cette explosion de violence
00:30:05et donc certaines revendications
00:30:06émanent directement
00:30:08des réformes blanquaires
00:30:09que vous avez mises en place
00:30:10en tant que DGESCO,
00:30:12des nouvelles filières
00:30:13du lycée à Parcoursup
00:30:15en passant par l'échec total
00:30:17des remplacements
00:30:18des absences
00:30:19de courte durée.
00:30:20Dans ce point de vue,
00:30:22vous ne pouvez pas
00:30:23vous extraire
00:30:23des responsabilités
00:30:24que sont les vôtres
00:30:24dans cette crise
00:30:25sans exemple connu
00:30:26et qu'il va bien
00:30:27falloir régler.
00:30:29Certaines revendications
00:30:30peuvent paraître légitimes
00:30:32mais réclamer
00:30:34des professeurs
00:30:35ne justifie jamais
00:30:36qu'on agresse
00:30:37physiquement un personnel
00:30:38quel qu'il soit.
00:30:39Réclamer de meilleures
00:30:40conditions matérielles
00:30:41d'enseignement
00:30:41ne donnera jamais
00:30:42le droit
00:30:43pour les obtenir
00:30:44d'incendier
00:30:45un établissement.
00:30:47Par ailleurs,
00:30:48parmi ces demandes
00:30:49légitimes,
00:30:50d'autres ne peuvent
00:30:50cacher leur proximité
00:30:51avec le programme
00:30:52de l'extrême-gauche,
00:30:53notamment celui
00:30:54de la France insoumise,
00:30:56sans parler d'obstruction
00:30:57par ses élus
00:30:58au travail des forces
00:30:59de l'ordre
00:30:59sur le terrain.
00:31:01Monsieur le ministre,
00:31:02contrairement à ces derniers,
00:31:03si je n'appelle pas encore
00:31:04à votre démission,
00:31:05j'en réclame pour autant
00:31:06davantage de fermeté.
00:31:08Vous allez lancer,
00:31:09réponse aussi banale
00:31:10qu'incertaine,
00:31:12une séquence
00:31:13de concertation
00:31:14dans les lycées,
00:31:15mais celle-ci
00:31:16doit s'accompagner
00:31:17de rigueur,
00:31:18ainsi que les auteurs
00:31:19de violences
00:31:20et dégradations
00:31:20subissent rapidement
00:31:21les conséquences
00:31:23de leurs actes.
00:31:24Les conseils de discipline
00:31:25doivent être réunis
00:31:26sans délai
00:31:27et lorsque la gravité
00:31:28des faits le justifient,
00:31:30ils doivent conduire
00:31:30à des exclusions définitives.
00:31:33Laissez ces débordements
00:31:34impunis,
00:31:35c'est préparer
00:31:36les prochaines violences.
00:31:37Je vous remercie.
00:31:38Merci, chers collègues.
00:31:39Pour le groupe
00:31:39Ensemble pour la République,
00:31:40Mme Anne-Jeunet.
00:31:42Merci, M. le Président.
00:31:43M. le ministre,
00:31:44je veux rappeler
00:31:44les chiffres qui me semblent
00:31:45très importants.
00:31:4688 personnels
00:31:47de l'éducation nationale
00:31:48ont près de 40 proviseurs,
00:31:50215 lycéens,
00:31:51plus de 700 policiers
00:31:52et gendarmes.
00:31:53C'était donc le décompte
00:31:54que vous avez rappelé
00:31:54tout à l'heure.
00:31:55A chacun,
00:31:56je veux d'abord apporter
00:31:56mon soutien
00:31:57et celui de mon groupe
00:31:58politique Ensemble
00:31:58pour la République.
00:31:59Mais ce sont aussi,
00:32:00vous l'avez dit,
00:32:01M. le ministre,
00:32:01plus d'une centaine
00:32:02de lycées gravement dégradés,
00:32:0424 établissements scolaires
00:32:05incendiés ou saccagés
00:32:06et 30 000 lycéens,
00:32:07vous nous avez dit,
00:32:08qui sont aujourd'hui
00:32:08privés de cours
00:32:09pour plusieurs semaines.
00:32:10Ces violences
00:32:12qui sont survenues
00:32:12sont absolument inacceptables.
00:32:15Et je veux le dire clairement
00:32:16et sans aucune ambiguïté.
00:32:18Mais une fois dit,
00:32:19il faut aussi entendre
00:32:19ce qu'il se passe.
00:32:20L'anxiété de nos lycéens
00:32:21est réelle.
00:32:22Elle n'est pas un caprice
00:32:23d'une génération.
00:32:24Elle mérite d'être prise au sérieux
00:32:26et j'entends dans ses revendications
00:32:27une détresse
00:32:28que nous nous devons d'écouter.
00:32:30Parmi elles,
00:32:31la question des remplacements
00:32:32revient systématiquement.
00:32:34Sur le terrain,
00:32:35certains chefs d'établissement
00:32:36démarrent l'année
00:32:37avec des postes non pourvus,
00:32:38en administration
00:32:39comme devant les classes,
00:32:41alors même qu'ils avaient
00:32:42connaissance de ces besoins
00:32:44dès le mois de juin.
00:32:45La procédure actuelle
00:32:46nous contraint à explorer
00:32:47des viviers successifs,
00:32:49l'un après l'autre,
00:32:49perdant des semaines précieuses,
00:32:51alors que des profils disponibles
00:32:53sont parfois identifiés
00:32:54dès l'été.
00:32:55Le résultat,
00:32:56c'est une tension immédiate
00:32:57sur les équipes pédagogiques
00:32:58et in fine,
00:32:59sur les élèves
00:32:59dès les premières semaines.
00:33:01Ce n'est pas acceptable.
00:33:02Monsieur le ministre,
00:33:03ce ministère a besoin
00:33:04d'un choc d'agilité,
00:33:05de proximité
00:33:05et d'efficacité.
00:33:07Et c'est moins une question
00:33:08de moyens,
00:33:08sauf pour la rémunération
00:33:09de certains enseignants.
00:33:10Et je présenterai à notre commission
00:33:12un rapport sur ce sujet essentiel
00:33:13le 21 octobre prochain.
00:33:15C'est moins un sujet
00:33:16de moyens
00:33:16que d'organisation.
00:33:18Monsieur le ministre,
00:33:18je souhaiterais donc savoir
00:33:19quel regard vous portez
00:33:20sur des assouplissements
00:33:21des procédures d'affectation
00:33:22sous forme de dérogation
00:33:24au système existant
00:33:25qui permettraient
00:33:26aux chefs d'établissement
00:33:26et aux directeurs académiques
00:33:28de gagner en rapidité
00:33:29de décision
00:33:29et donc de pouvoir recruter
00:33:31beaucoup plus vite
00:33:32dès lors qu'un besoin
00:33:33est identifié
00:33:33et qu'un profil
00:33:34est disponible et volontaire.
00:33:36Plus largement,
00:33:37je souhaiterais rappeler
00:33:37que le jeûne doit être
00:33:38au cœur de nos décisions.
00:33:40C'est ce que nous portons
00:33:40chez Renaissance.
00:33:41Chaque réforme que nous pensons
00:33:42doit être faite en ce sens
00:33:44car à cet âge
00:33:44où l'estime de soi
00:33:45est en construction,
00:33:46certaines désillusions
00:33:47laissent des traces durables.
00:33:48Merci beaucoup.
00:33:49Pour le groupe LFI,
00:33:50Madame Marie Messmer.
00:33:52Merci, Monsieur le Président.
00:33:53Un lycéen éborgné,
00:33:54une mâchoire fracturée,
00:33:55une main arrachée,
00:33:56une tentative de noyade,
00:33:58une lycéenne étranglée.
00:33:59Alors, une question simple
00:34:01mais essentielle,
00:34:02Monsieur le ministre
00:34:02de l'Éducation nationale.
00:34:03Êtes-vous intervenu
00:34:05un seul instant
00:34:05alors que vous entendiez
00:34:06le ministre de l'Intérieur
00:34:07dire qu'il n'y aurait,
00:34:08je cite,
00:34:09aucune consigne de retenue
00:34:10de nos forces de l'ordre
00:34:11à l'encontre de lycéens,
00:34:13de professeurs
00:34:13et de parents d'élèves
00:34:14dont vous êtes le garant.
00:34:15Et leur présentez-vous
00:34:16désormais vos excuses
00:34:17alors que ce matin,
00:34:18le ministre de l'Intérieur
00:34:19a l'air de reculer
00:34:20et de voir la responsabilité
00:34:22gravissime qui est la vôtre.
00:34:23Après dix jours passés
00:34:24sur le terrain,
00:34:25je peux vous dire
00:34:25que cette jeunesse
00:34:26a ce qu'il manque
00:34:26à votre gouvernement.
00:34:27De la lucidité,
00:34:28du courage,
00:34:28de la dignité.
00:34:29Dix jours que ce mouvement
00:34:30grandit dans tout le pays,
00:34:32agrège les soutiens
00:34:33et vous êtes responsable
00:34:34de leur colère.
00:34:35Cette génération
00:34:35est épuisée par les journées
00:34:36de 8h à 18h remplies de trous.
00:34:38Elle a passé son bac
00:34:39dans des salles à 40 degrés,
00:34:40les parcours supplés
00:34:41crasent la tri,
00:34:41l'empêchent de rêver son avenir.
00:34:43Lorsqu'elle est racisée,
00:34:44elle a 12 fois plus de risques
00:34:45que de subir un contrôle
00:34:46de police poussée.
00:34:47Des jeunes meurent en stage,
00:34:48un lycéen sur 5
00:34:49a déjà fait une tentative
00:34:50de suicide.
00:34:51Et malgré cette détresse,
00:34:52les jeunes ont réussi
00:34:53à porter des revendications
00:34:54extrêmement claires
00:34:55avec beaucoup d'intelligence,
00:34:56des conditions d'études dignes,
00:34:58des locaux rénovés,
00:34:59des professeurs remplacés.
00:35:01Désormais,
00:35:01vous êtes devant le choix
00:35:02de votre vie.
00:35:02Ou bien vous gardez
00:35:03un peu de dignité,
00:35:04vous démissionnez
00:35:04devant votre échec manifeste
00:35:06de mettre en sécurité
00:35:06les élèves
00:35:07sous votre responsabilité.
00:35:08Ou bien vous faites
00:35:09de l'enfumage
00:35:09pour surtout ne rien faire
00:35:11pour persévérer
00:35:11dans cette folie.
00:35:13Dix jours plus tard,
00:35:13vous convoquez un dialogue
00:35:14dix jours trop tard
00:35:15avec les lycéens.
00:35:16Où est le dialogue
00:35:17dans une plateforme
00:35:17à sens unique
00:35:18qui recueille des doléances
00:35:19qu'on ne peut même pas envoyer
00:35:20et auxquelles de toute façon
00:35:21vous ne répondrez pas
00:35:22comme pour les gilets jaunes
00:35:22ou la convention pour le climat.
00:35:24Où est le dialogue
00:35:24lorsque sous votre gouvernement
00:35:264400 mineurs
00:35:27sont placés en garde à vue
00:35:28plus que pendant mai 68 ?
00:35:29La seule voie
00:35:30vers l'apaisement
00:35:31c'est de donner des réponses.
00:35:33Comment pouvez-vous
00:35:33présenter un budget
00:35:34qui supprime 1600 postes
00:35:35d'enseignants
00:35:36dont 836 dans le second degré
00:35:38et coupe 650 millions d'euros
00:35:40à l'éducation nationale ?
00:35:41A la France Insoumise
00:35:42nous avons fait le calcul
00:35:43pour répondre aux demandes
00:35:44légitimes des lycéens
00:35:44et étudiants.
00:35:45Il faut 10 milliards d'euros
00:35:46et ça tombe bien
00:35:47car nous sommes dans le budget
00:35:48alors faites-le.
00:35:49Vous voulez l'apaisement ?
00:35:50Abroger Parcoursup
00:35:51ouvrez 150 000 places
00:35:52lancez un plan de rénovation
00:35:53des locaux
00:35:53recruter des enseignants
00:35:54c'est simple
00:35:55en 10 minutes
00:35:56et 10 milliards
00:35:56le calme reviendra
00:35:57mais n'utilisez jamais plus
00:35:58d'armes de guerre
00:35:59sur les enfants de France.
00:36:01Merci chers collègues
00:36:03pour le groupe socialiste
00:36:03et apparenté
00:36:04Madame Fatiha Keloachi.
00:36:06Merci Monsieur le Président
00:36:07Monsieur le Ministre
00:36:08Lors des manifestations lycéennes
00:36:11de ces derniers jours
00:36:11un adolescent a perdu un oeil
00:36:13un autre s'est vu
00:36:15la main arrachée.
00:36:16Les personnels de l'éducation
00:36:18sont perdus et choqués
00:36:19par ce déferlement de violence.
00:36:21Vous n'êtes pas ministre
00:36:22de l'Intérieur
00:36:23et pourtant ce bilan
00:36:24est aussi le vôtre
00:36:25car il témoigne
00:36:27de l'incapacité
00:36:28de votre gouvernement
00:36:29à entendre
00:36:29les revendications
00:36:30des lycéens
00:36:31et à leur permettre
00:36:32de s'exprimer.
00:36:34Dépassé par les événements
00:36:35le Premier ministre
00:36:36avait annoncé
00:36:37une suspension des cours
00:36:38pour un temps
00:36:39de démocratie interne
00:36:40avant de rétro-pédaler
00:36:41dans la soirée.
00:36:42La démocratie
00:36:43ne peut pas se résumer
00:36:44à des réunions
00:36:45de gestion de crise
00:36:46ni à la mise en place
00:36:47d'une plateforme.
00:36:49La démocratie
00:36:50c'est un dialogue
00:36:51elle s'apprend à l'école
00:36:52et doit s'exercer
00:36:53en continu.
00:36:54Vous n'avez pas compris
00:36:55l'ampleur du mouvement
00:36:56de la colère
00:36:57et de la frustration
00:36:58des jeunes.
00:36:59Alors que les élèves
00:37:00et les professeurs
00:37:00souffrent de classes
00:37:01surchargées,
00:37:031588 postes
00:37:04d'enseignement titulaire
00:37:05devraient être supprimés
00:37:07dans votre budget
00:37:082027.
00:37:09Les jeunes se mobilisent
00:37:11parce qu'ils sont
00:37:12inquiets de leur avenir.
00:37:13Pour une cause,
00:37:15les places d'université
00:37:16qui manquent.
00:37:17Parcoursup
00:37:18inflige aux étudiants,
00:37:19aux lycéens,
00:37:19pardon,
00:37:20et aux parents
00:37:20un immense stress
00:37:21dès la classe de seconde.
00:37:23L'école doit
00:37:24en émanciper
00:37:25et les jeunes
00:37:26méritent bien mieux
00:37:27qu'un parcours
00:37:27anxiogène
00:37:28et empêché.
00:37:29Et la jeunesse,
00:37:30je vous le dis,
00:37:31ne se satisfera pas
00:37:32de mesurettes.
00:37:33C'est de cap politique
00:37:34qu'il faut changer.
00:37:35Commençons par deux mesures
00:37:36concrètes,
00:37:38abrogation de parcours sup'
00:37:39et ouverture de place
00:37:40en fac autant
00:37:42que de nécessaire.
00:37:43Deuxième mesure,
00:37:44renoncer à la suppression
00:37:45des postes
00:37:46d'enseignants annoncés
00:37:48dans le PLF.
00:37:48Monsieur le ministre,
00:37:49ma question,
00:37:50comptez-vous enfin
00:37:51écouter la jeunesse
00:37:52et lui garantir
00:37:53des conditions d'études
00:37:54égales et dignes
00:37:56auxquelles elle aspire
00:37:56de manière légitime ?
00:37:58Je vous remercie.
00:37:59Merci,
00:37:59chers collègues.
00:38:00Pour le groupe
00:38:01droite républicaine,
00:38:01Madame Frédérique Meunier.
00:38:03Merci,
00:38:04Monsieur le Président.
00:38:05Monsieur le ministre,
00:38:06depuis deux semaines,
00:38:07les organisations,
00:38:08les CN,
00:38:08soutenues par les étudiants
00:38:10et les professeurs,
00:38:11laissent éclater leur colère.
00:38:12Des emplois du temps
00:38:13incompréhensibles,
00:38:14des conditions matérielles
00:38:15parfois indignes,
00:38:17des postes
00:38:17ou des absences
00:38:18de professeurs non pourvus,
00:38:20une école inclusive
00:38:21avec des AESH mal considérées,
00:38:23une véritable anxiété
00:38:24face à leur orientation
00:38:26et à leur avenir,
00:38:27notamment depuis la mise
00:38:28en place de parcours sup'.
00:38:29Ils ont le droit
00:38:30d'exprimer leurs inquiétudes
00:38:31et de faire entendre
00:38:32leurs revendications.
00:38:33Cependant,
00:38:34notre groupe condamne
00:38:35fermement les violences
00:38:36qui malheureusement
00:38:37entachent leurs revendications
00:38:39légitimes.
00:38:40Mais derrière ces justes
00:38:41revendications,
00:38:42c'est l'organisation
00:38:43du système éducatif
00:38:45dont il est question.
00:38:46Monsieur le ministre,
00:38:47vous qui connaissez la maison,
00:38:49vous ne pouvez pas prétendre
00:38:50ne pas avoir vu
00:38:51venir cette crise.
00:38:52Cela fait des années
00:38:54que nous saisissons
00:38:55les rectorats
00:38:55pour les alerter
00:38:56sur la situation
00:38:57sur le terrain.
00:38:58Ce qu'il se passe aujourd'hui
00:39:00est le bilan
00:39:00de dix années
00:39:01de politique éducative
00:39:02désastreuse.
00:39:03Depuis l'élection
00:39:04d'Emmanuel Macron,
00:39:05le code de l'éducation
00:39:07a subi
00:39:073 988 modifications
00:39:10illustrant une instabilité chronique
00:39:12pour les enseignants
00:39:13et les élèves.
00:39:14Six ministres
00:39:15de l'éducation nationale
00:39:16en quatre ans.
00:39:17Les problèmes
00:39:18de remplacement
00:39:18des professeurs
00:39:19que le chef de l'État
00:39:20promettait de résoudre
00:39:21en 2022.
00:39:22La réforme du Pacte Blanquer
00:39:24et son slogan
00:39:25« L'école de la confiance »
00:39:26sans parler
00:39:27de parcours sup'.
00:39:28L'école n'est plus
00:39:29un simple sujet
00:39:30de rentrée scolaire.
00:39:31Elle mérite une réforme profonde
00:39:33car toutes réformettes
00:39:35ne sont que des ajustements
00:39:36à la marge
00:39:37d'un système obsolète
00:39:38qui n'auront plus
00:39:39que des effets marginaux
00:39:40sans réussite
00:39:41pour les élèves.
00:39:43Bien entendu,
00:39:43ce n'est pas à quelques mois
00:39:44de l'élection présidentielle
00:39:46qu'un gouvernement
00:39:47à bout de souffle
00:39:48est à même
00:39:49de réformer
00:39:49un système délaissé
00:39:51pendant dix ans
00:39:52quand les résultats
00:39:53PISA
00:39:53confirment ce déclin.
00:39:55Alors,
00:39:56monsieur le ministre,
00:39:56vous parlez
00:39:57d'absence préjudiciable
00:39:58mais comment vont faire
00:39:59les directeurs
00:40:00d'établissements
00:40:01pour parer
00:40:01à ces absences.
00:40:03Je vous remercie.
00:40:03Merci,
00:40:04chers collègues.
00:40:04Pour le groupe
00:40:05écologiste et social,
00:40:06monsieur Jean-Claude Rau.
00:40:07Merci,
00:40:07monsieur le président.
00:40:08Monsieur le ministre,
00:40:09quand je suis allé
00:40:09à la rencontre
00:40:10des lycéens et des lycéennes,
00:40:11il et elle pensait
00:40:13que la voix d'un député
00:40:13comptait plus que la leur.
00:40:15Je n'en suis pas sûr.
00:40:16Depuis quatre ans,
00:40:16dans cette commission,
00:40:17nous alertons
00:40:18sur Parcoursup,
00:40:19cette machine à broyer
00:40:20sur les réformes du lycée
00:40:21et de la voix professionnelle,
00:40:23sur la précarité étudiante,
00:40:24sur la réforme des bourses,
00:40:25attendus et jamais venus.
00:40:27Jamais nous n'avons été entendus.
00:40:29En quatre ans,
00:40:30j'ai vu défiler
00:40:30sept ministres de l'éducation.
00:40:32Vous évoquez une vision
00:40:33à long terme
00:40:34liée à la baisse démographique.
00:40:36Mais saisirez-vous
00:40:37l'opportunité
00:40:37pour redresser
00:40:38l'école publique
00:40:39ou pour faire des économies,
00:40:41pour recruter des enseignants
00:40:42ou laisser s'amplifier
00:40:43la crise des vocations
00:40:44et des démissions ?
00:40:46Fin août,
00:40:47vous annonciez
00:40:47des absences
00:40:48de professeurs
00:40:48marginales.
00:40:50Une semaine plus tard,
00:40:51il en manquait
00:40:51au moins un
00:40:52dans 53%
00:40:53des collèges
00:40:54et lycées publics.
00:40:55Classe surchargée,
00:40:56salle trop chaude
00:40:57ou trop froide,
00:40:58professeurs absents,
00:40:59ce que dénoncent
00:40:59les lycéens
00:41:00est connu depuis longtemps.
00:41:02Trop longtemps.
00:41:03Et c'est seulement
00:41:03cette semaine
00:41:04que vous demandez
00:41:04à connaître
00:41:05la situation
00:41:05de chaque établissement.
00:41:07Vous promettez
00:41:07de traiter
00:41:08tous les points rouges
00:41:09en huit jours.
00:41:10Avec quels moyens,
00:41:11monsieur le ministre ?
00:41:12Hier,
00:41:12vous avez affirmé
00:41:13que les professeurs
00:41:14n'avaient pas été traumatisés.
00:41:15Ils l'ont été
00:41:16par la violence
00:41:17contre leurs élèves.
00:41:18Jamais une mobilisation
00:41:19lycéenne
00:41:20n'a été réprimée
00:41:21avec une telle violence.
00:41:23Santé mentale
00:41:24éco-anxiété,
00:41:24précarité,
00:41:25les jeunes sont inquiets
00:41:26pour leur avenir.
00:41:27Vous ne pouvez pas
00:41:28les rassurer
00:41:28car les gouvernements
00:41:29successifs
00:41:30d'Emmanuel Macron
00:41:31ont aggravé
00:41:32la crise climatique,
00:41:34malmené les services publics,
00:41:35creusé les inégalités sociales.
00:41:37Vous ne pouvez que leur dire
00:41:38qu'ils ont raison
00:41:39d'être inquiets
00:41:40et en colère,
00:41:40mais vous ne pouvez pas
00:41:42leur envoyer
00:41:42l'ascenseur social
00:41:43qui est en panne
00:41:44depuis bien longtemps.
00:41:45Le ministre de l'Intérieur,
00:41:47Laurent Nunez,
00:41:47a indiqué
00:41:48qu'il allait déposer
00:41:49un projet de loi
00:41:50casseur-payeur
00:41:51pour faire payer
00:41:51les personnes
00:41:52à l'origine des dommages.
00:41:54Si nous appliquions
00:41:54cette doctrine
00:41:55qui, selon vous,
00:41:56parmi les huit ministres
00:41:57de l'éducation nationale
00:41:59qui ont défilé
00:42:00sous les quinquennats Macron,
00:42:01devrions-nous faire payer
00:42:02pour la casse
00:42:03de l'école publique ?
00:42:05Merci,
00:42:06chers collègues.
00:42:07Pour le groupe démocrate,
00:42:08M. Franz Gumbs.
00:42:14M. le ministre,
00:42:16d'abord,
00:42:16je vais,
00:42:17au nom des députés
00:42:17et des démocrates,
00:42:18adresser nos pensées
00:42:19aux professeurs,
00:42:20aux personnels éducatifs
00:42:21et aux lycéens
00:42:22et aux forces de l'ordre
00:42:23blessés ces derniers jours.
00:42:25Ma première question
00:42:26porte sur Parcoursup
00:42:27qui revient beaucoup
00:42:28dans la mobilisation lycéenne
00:42:29de ces dernières semaines.
00:42:30Avec mon collègue
00:42:32Pierrick Courbon,
00:42:33j'ai conduit
00:42:33au nom de cette commission
00:42:34une mission flash
00:42:35sur Parcoursup
00:42:36dont nous avons présenté
00:42:37les conclusions
00:42:37en février dernier.
00:42:39Et notre constat
00:42:41est plutôt équilibré.
00:42:42Parcoursup
00:42:42n'est ni la machine
00:42:44à boyer
00:42:44la jeunesse
00:42:45que certains décrivent,
00:42:46ni le levier
00:42:47d'égalité
00:42:47des chances
00:42:48qu'on espérait.
00:42:49Ces difficultés
00:42:50tiennent surtout à deux choses.
00:42:51D'abord,
00:42:52ce qui se passe
00:42:52avant Parcoursup.
00:42:53Les 54 heures annuelles
00:42:55par exemple
00:42:55d'orientation
00:42:56prévues par la loi
00:42:57ne sont que partiellement utilisées.
00:42:59Les psychologues
00:43:00de l'éducation nationalement
00:43:01et les professeurs principaux
00:43:02sont insuffisamment formés
00:43:04pour accompagner les élèves.
00:43:06Cela crée
00:43:06un accès inégalitaire
00:43:08à l'orientation.
00:43:09Ensuite,
00:43:09la lisibilité du classement.
00:43:11Nous savons,
00:43:11les établissements d'accueil
00:43:12utilisent souvent
00:43:13des algorithmes locaux
00:43:15de présélection
00:43:15dont les critères
00:43:17sont peu connus
00:43:17des familles.
00:43:18Monsieur le ministre,
00:43:19quelle suite
00:43:19comptez-vous donner
00:43:20à ces recommandations ?
00:43:22Ma seconde question
00:43:23porte sur la réussite scolaire
00:43:24dans nos Outre-mer
00:43:25où les lycéens
00:43:26expriment aussi
00:43:26leur inquiétude.
00:43:27Vous connaissez
00:43:28l'attachement du groupe
00:43:28Les Démocrates
00:43:29à ces territoires
00:43:30et notre exigence constante
00:43:31que chaque élève
00:43:32ultramarin bénéficie
00:43:33des mêmes chances
00:43:34de réussite
00:43:34qu'un élève de l'Hexagone.
00:43:36En Guyane et à Mayotte,
00:43:37le taux de réussite
00:43:38en voie générale
00:43:38se situe autour
00:43:39de 82-85%
00:43:41contre 95%
00:43:43au niveau national.
00:43:44Cet écart
00:43:45au niveau du bac
00:43:46est l'aboutissement
00:43:46de tout un parcours
00:43:47quand les difficultés
00:43:49se forment très tôt
00:43:50au moment de l'apprentissage
00:43:51de la langue
00:43:51et de la lecture.
00:43:52Les évaluations nationales
00:43:54d'entrée en 6e
00:43:54d'ailleurs le montrent clairement.
00:43:56En septembre 24,
00:43:57dans l'Académie de Guadeloupe,
00:43:58seuls 37% des élèves
00:43:59avaient une maîtrise
00:44:02satisfaisante en français
00:44:03contre 52%
00:44:04au niveau national.
00:44:05Les écarts en mathématiques
00:44:06sont tout aussi importants.
00:44:08Ainsi donc,
00:44:09l'école de la République
00:44:10est sous-performante
00:44:11dans les Outre-mer
00:44:12comparativement
00:44:13aux moyens nationales.
00:44:14Quelles actions envisagez-vous
00:44:16pour renforcer
00:44:17les apprentissages fondamentaux
00:44:18dans les territoires
00:44:19ultramarins
00:44:20dès la maternelle
00:44:20et le primaire ?
00:44:21Pour le groupe
00:44:22Horizon et Indépendant,
00:44:23M. Jérémy Patrie-Lettius.
00:44:25Merci M. le Président,
00:44:27M. le Ministre,
00:44:27mes chers collègues.
00:44:28Hier dans l'hémicycle,
00:44:30Laurent Marcangeli,
00:44:31le président du groupe
00:44:31Horizon et Indépendant,
00:44:33a rappelé l'essentiel.
00:44:34Rien jamais
00:44:35ne justifiera
00:44:36un tel déferlement
00:44:37de violence.
00:44:38215 élèves blessés,
00:44:4088 personnels
00:44:41de l'éducation nationale
00:44:42dont des chefs d'établissement,
00:44:43plus de 700 policiers
00:44:45et gendarmes.
00:44:45Ce qui s'est passé
00:44:46dans certains lycées
00:44:47est inacceptable,
00:44:49indigne.
00:44:50Des proviseurs
00:44:50pris à partie
00:44:51devant leur établissement,
00:44:52des poubelles en feu
00:44:53devant des salles de classe,
00:44:54des projectiles
00:44:55lancés,
00:44:57certains jeunes,
00:44:58certains,
00:44:59ont fait le choix
00:44:59de la violence.
00:45:00Beaucoup
00:45:01sans mesurer
00:45:01ce qu'ils faisaient,
00:45:03car trop souvent
00:45:04instrumentalisés,
00:45:05c'est peut-être
00:45:06le plus inquiétant.
00:45:07Ils ont perdu
00:45:07pour certains
00:45:08le sens de l'autorité,
00:45:09celle du professeur,
00:45:11celle du professeur,
00:45:12celle de leurs parents,
00:45:13ils ont perdu
00:45:14leurs repères.
00:45:15Et il faut poser
00:45:16la question franchement,
00:45:17où étaient les adultes ?
00:45:18L'école ne peut pas tout.
00:45:20Les familles
00:45:20ont leur part
00:45:21de responsabilité,
00:45:22un adolescent
00:45:23qui veut brûler son lycée,
00:45:24cela concerne
00:45:25aussi ses parents.
00:45:26Alors je veux être
00:45:27très clair
00:45:27sur la distinction
00:45:28à faire.
00:45:29D'un côté,
00:45:30il y a les revendications,
00:45:31le dialogue,
00:45:32la démocratie lycéenne,
00:45:34elles ont toutes
00:45:34leur place
00:45:35dans la République
00:45:35et la République
00:45:37les organise
00:45:37à travers les conseils
00:45:39de la vie lycéenne
00:45:40et les délégués.
00:45:41De l'autre,
00:45:41il y a la violence.
00:45:43On ne débat pas
00:45:43en brûlant un lycée,
00:45:44on ne revendique pas
00:45:46en frappant un proviseur,
00:45:47ces deux choses
00:45:48ne se mélangent pas
00:45:49et nous ne laisserons
00:45:50personne les confondre.
00:45:51Parce que l'immense
00:45:52majorité des lycéens,
00:45:54eux n'ont rien cassé.
00:45:56Ils parlent de professeurs
00:45:57absents et jamais remplacés,
00:45:59de classes surchargées,
00:46:00de bâtiments dégradés,
00:46:01ils ont raison de le dire.
00:46:03D'où mes trois questions,
00:46:04monsieur le ministre.
00:46:05Comment allez-vous d'abord
00:46:06rétablir l'autorité
00:46:07dans les établissements
00:46:07touchés ?
00:46:08Quelles sanctions ?
00:46:09Et comment associer
00:46:10les familles ?
00:46:11Sur les cinq chantiers
00:46:12annoncés hier
00:46:13par le Premier ministre,
00:46:14quel calendrier
00:46:15et surtout quels moyens ?
00:46:17Enfin,
00:46:18une partie de notre jeunesse
00:46:19se cherche,
00:46:20s'inquiète,
00:46:21se préoccupe
00:46:22face au défi des temps.
00:46:23Selon vous,
00:46:24que disent ces mobilisations
00:46:25de la fracture
00:46:26de la jeunesse de France ?
00:46:27Je vous remercie.
00:46:28Merci,
00:46:29chers collègues.
00:46:29Pour le groupe plus haut,
00:46:30madame Nicole Sanker.
00:46:36Merci,
00:46:36monsieur le président.
00:46:38Monsieur le ministre,
00:46:39chers collègues,
00:46:40bien avant que la mobilisation
00:46:41ne gagne les lycées
00:46:42de tout le pays,
00:46:43le lycée du Nord
00:46:45à Mayotte
00:46:45sonnait l'alerte.
00:46:46Classe surchargée,
00:46:47bâtiment mauvais,
00:46:48tous parfois dangereux,
00:46:50filière professionnelle
00:46:51privée de son plateau technique
00:46:52professeur absent
00:46:53et non remplacé.
00:46:55Là-bas,
00:46:55plus qu'ailleurs,
00:46:56la promesse de l'école
00:46:57n'est pas tenue.
00:46:58Ce constat,
00:46:59nous le connaissons aussi
00:47:00chez moi,
00:47:01en Polynésie française,
00:47:02en particulier sur la question
00:47:04des professeurs non remplacés
00:47:05et des conditions d'accueil
00:47:06parfois dégradées.
00:47:08En somme,
00:47:09des conditions d'apprentissage
00:47:11pour de trop nombreux lycéens
00:47:12partout en France
00:47:13qui sont tout,
00:47:15sauf une invitation
00:47:16à la curiosité,
00:47:17à l'épanouissement
00:47:18par la découverte.
00:47:19Comment donner le goût
00:47:20d'apprendre dans de telles conditions ?
00:47:22Ma première question est simple.
00:47:23Le budget de l'éducation nationale
00:47:25est le premier budget de l'État.
00:47:26Comment expliquez-vous
00:47:27qu'un tel effort aboutisse
00:47:29d'un côté
00:47:29à des résultats en recul
00:47:31dans les classements internationaux
00:47:33et de l'autre
00:47:34des conditions d'accueil
00:47:35plus que préoccupantes
00:47:37pour nos élèves ?
00:47:38Ma deuxième question
00:47:39porte sur l'organisation
00:47:40du lycée.
00:47:41La réforme de Jean-Michel Blanquer
00:47:43a profondément compliqué
00:47:44les emplois du temps
00:47:45et est un véritable casse-tête
00:47:48pour les chefs d'établissement
00:47:49comme pour les professeurs.
00:47:51Êtes-vous prêts
00:47:51à la revoir ?
00:47:52Par ailleurs,
00:47:53vous le savez,
00:47:54au groupe Lyot,
00:47:55nous faisons confiance
00:47:56aux élus locaux
00:47:57et considérons qu'il faut
00:47:58en tant que possible
00:47:59leur donner les moyens
00:48:00de développer
00:48:01des politiques publiques
00:48:02adaptées à la réalité
00:48:03de leur territoire.
00:48:04Les lycées relèvent
00:48:05de la compétence des régions.
00:48:07Quelle marge de manœuvre
00:48:08êtes-vous prêts
00:48:09à leur accorder
00:48:10et comment comptez-vous
00:48:11les accompagner
00:48:12pour qu'elles puissent
00:48:13répondre aux problématiques
00:48:14rencontrent leur établissement
00:48:15et conduirent
00:48:16des politiques éducatives
00:48:18adaptées à leur territoire ?
00:48:19Enfin,
00:48:20M. le ministre,
00:48:21j'aurais souhaité savoir
00:48:22quelles sont pour vous
00:48:24les leçons à tirer
00:48:25de la mobilisation
00:48:26lycéenne et étudiante.
00:48:27Je vous remercie.
00:48:29Merci, chers collègues.
00:48:30Pour le groupe GDR,
00:48:31M. Frédéric Maillot.
00:48:35M. le Président,
00:48:36mes chers collègues,
00:48:37M. le ministre,
00:48:37l'actualité nous convoque
00:48:38ou plutôt vous convoque
00:48:40et vous dicte l'urgence
00:48:41que vous avez si longtemps
00:48:42refusé de voir.
00:48:43Tous vos grands discours
00:48:44de vous et de vos collègues
00:48:45du gouvernement
00:48:46ne peuvent nier la réalité.
00:48:48La première force vive
00:48:49de ce pays,
00:48:50c'est-à-dire la jeunesse,
00:48:50vous oblige à regarder
00:48:51la réalité en face.
00:48:52Mais combien de fois
00:48:53au sein de cette même salle
00:48:55ou plutôt celui juste à côté,
00:48:57nous, la gauche,
00:48:57nous avons tiré
00:48:58la sonnette d'alarme
00:48:59sur Parcoursup notamment.
00:49:00Combien de fois
00:49:01en tant que député
00:49:02des pays d'outre-mer,
00:49:02je vous ai alerté
00:49:03sur le fait que nos réalités
00:49:05ne sont pas prises en compte.
00:49:06M. le ministre,
00:49:07oui, c'est bel et bien
00:49:08dans les outre-mer
00:49:09que les taux de décrochage scolaire
00:49:10sont les plus élevés.
00:49:11C'est encore dans les pays
00:49:13dits d'outre-mer
00:49:13que les NITS
00:49:14sont les plus importants.
00:49:15Plus de 43 000 à La Réunion
00:49:17qui quittent le rang de l'école
00:49:18sans diplôme,
00:49:19sans formation
00:49:19et sans emploi.
00:49:20Est-ce le fruit du haja ?
00:49:21Je ne le pense pas.
00:49:22Est-ce une utopie
00:49:23de croire que l'école
00:49:24est censée rendre
00:49:25nos enfants,
00:49:26nos élèves plus libres
00:49:27et faire d'eux
00:49:28de libres penseurs
00:49:29ou ai-je été trop bercé
00:49:30par les mots
00:49:31du professeur Keating
00:49:32dans le cercle
00:49:32des poètes disparus ?
00:49:33Mais à quoi bon faire
00:49:35des esprits éveillés
00:49:36et des libres penseurs
00:49:37quant au moment
00:49:37d'exprimer librement
00:49:39leur mécontentement
00:49:40face à la dégradation
00:49:41de leurs conditions d'enseignement,
00:49:42l'État donne l'ordre
00:49:43de les gazer,
00:49:44de matraquer,
00:49:45voire pire ?
00:49:45Monsieur le ministre,
00:49:46chez moi à La Réunion
00:49:47dans ma circo,
00:49:48deux écoles élémentaires
00:49:49ont été le lieu
00:49:49d'agressions sexuelles
00:49:50de professeurs
00:49:51sur des élèves
00:49:51à quelques semaines d'intervalle.
00:49:53J'ai une pensée émue ici
00:49:55pour les parents des victimes
00:49:56et les victimes eux-mêmes.
00:49:57J'espère que cette information
00:49:58est arrivée jusqu'à vous.
00:49:59J'ai aussi une pensée
00:50:01pour cette maman
00:50:02qui m'a interpellé
00:50:03parce que les enfants
00:50:03de son école
00:50:04mangent avec une heure
00:50:05de temps de retard
00:50:06par manque d'axème
00:50:07dû à la fin
00:50:08des financements
00:50:09des PEC de la part
00:50:09de l'État.
00:50:10Comment n'est pas évoquer
00:50:11le cas de ce que me disait
00:50:12Sandrine,
00:50:13une AESH
00:50:14avec des conditions
00:50:15de travail dégradées
00:50:16et pour certaines
00:50:17des violences psychologiques
00:50:19qu'ils subissent
00:50:19dans l'exercice
00:50:20de leur mission.
00:50:21Tout cela conduit
00:50:22parfois au désespoir
00:50:23Monsieur le ministre
00:50:23et j'ai hésité
00:50:24à conclure
00:50:25avec cette phrase
00:50:25de Daniel Balavoine
00:50:26qui disait
00:50:27le désespoir est mobilisateur
00:50:28et quand il est mobilisateur
00:50:29il devient dangereux
00:50:30mais j'ai plutôt opté
00:50:32pour celui de Renault
00:50:32Monsieur le ministre
00:50:33et quand on va où ?
00:50:34Nous on sait
00:50:34on va vers 2027
00:50:35avec une grande victoire
00:50:36pour mettre de vrais moyens
00:50:38pour l'éducation
00:50:38et surtout
00:50:39l'abrogation de Parcoursup.
00:50:41Merci chers collègues.
00:50:42Pour le groupe UDR
00:50:43Monsieur Maxime Michelet.
00:50:46Merci Monsieur le Président.
00:50:48Monsieur le ministre
00:50:49je me réjouis
00:50:49de votre audition
00:50:50par notre commission
00:50:51car hier en hémicycle
00:50:52feignant de ne pas me comprendre
00:50:54ou me mésinterprétant
00:50:55vous n'avez pas répondu
00:50:56à ma question
00:50:56alors je saisis l'occasion
00:50:57de vous la reposer.
00:50:59Si l'entretien du bâti
00:51:00est une revendication légitime
00:51:02si le chaos des emplois du temps
00:51:03est une autre revendication légitime
00:51:04si le non-remplacement
00:51:06des absences
00:51:06en est encore une autre
00:51:07le rétablissement de l'autorité
00:51:09est aussi une revendication légitime
00:51:11face aux scènes de violence
00:51:12dans nos rues
00:51:13comme face à l'indiscipline
00:51:14et à la violence
00:51:15qui caractérise trop
00:51:16de nos établissements
00:51:17abîme les vocations
00:51:18des professeurs
00:51:19et le niveau des élèves.
00:51:21Malheureusement
00:51:21ni vous
00:51:22ni le Premier ministre
00:51:23ne parlez d'autorité
00:51:24comme on avait répondu
00:51:25au gilet jaune
00:51:26par le grand débat
00:51:27vous répondez au lycée
00:51:27par un grand débat
00:51:29et vous ne jurez plus
00:51:29que par la démocratie lycéenne.
00:51:31Alors je vous sais
00:51:32attentif au sens des mots
00:51:33monsieur le ministre
00:51:34et ces mots en l'occurrence
00:51:35n'en ont pas
00:51:35car la démocratie
00:51:36ce n'est pas la consultation
00:51:37mais le gouvernement des choses
00:51:39et les lycéens
00:51:39ne sont pas appelés
00:51:41à co-gérer leurs établissements.
00:51:42Sous-entendre le contraire
00:51:43c'est leur mentir
00:51:44c'est préparer d'avance
00:51:45de futures frustrations
00:51:46c'est affaiblir l'autorité
00:51:47des adultes
00:51:48des professeurs
00:51:49et des personnels.
00:51:50La crise que nous vivons aujourd'hui
00:51:51est assurément
00:51:52une crise de l'autorité
00:51:53de l'école
00:51:53qui s'inscrit
00:51:54dans une crise générale
00:51:56de l'autorité
00:51:56dans notre société
00:51:57car l'idéologie
00:51:58d'extrême gauche
00:51:59a malheureusement fini
00:52:00par convaincre certains
00:52:00que toute autorité
00:52:01serait une oppression.
00:52:03Or le malaise
00:52:04de notre jeunesse
00:52:04est aussi celui
00:52:05d'une jeunesse
00:52:05dont les repères d'autorité
00:52:06se sont effondrés.
00:52:08Oui la jeunesse
00:52:08a besoin d'être écoutée
00:52:09mais écoutée
00:52:10par une autorité
00:52:10identifiée
00:52:11respectée comme telle
00:52:13et pour cela
00:52:13faut-il encore
00:52:14qu'il ait une autorité
00:52:15quelque part.
00:52:16Aussi si ce que vous appelez
00:52:17démocratie lycéenne
00:52:18peut éventuellement répondre
00:52:19aux besoins d'écoute
00:52:19et encore j'en doute
00:52:21elle ne répondra pas
00:52:22aux besoins d'autorité
00:52:22contrairement à ce que vous
00:52:23sous-entendez hier
00:52:24dans votre réponse
00:52:25en hémicycle
00:52:26nous ne rejetons pas
00:52:26le premier de ses besoins
00:52:28mais nous le jugeons
00:52:28simplement indissociable
00:52:29du second.
00:52:30Alors monsieur le ministre
00:52:31quelle place
00:52:32accordez-vous à la restauration
00:52:33de l'autorité
00:52:34dans la réponse
00:52:35apportée à notre jeunesse
00:52:36et par quel moyen
00:52:37entendez-vous la restaurer
00:52:38dans tous nos établissements
00:52:40j'ajouterai une question
00:52:40comment pouvez-vous
00:52:41nous garantir
00:52:42que tous ceux
00:52:42qui répondent
00:52:43à la consultation en ligne
00:52:44sont des lycéens
00:52:45puisque aucun dispositif
00:52:47de vérification
00:52:47n'est en place
00:52:48ayant moi-même pu y répondre
00:52:49je vous remercie
00:52:51Merci chers collègues
00:52:52comme il y a beaucoup
00:52:53de questions
00:52:54nous les prendrons
00:52:55par deux vagues successives
00:52:56mais je vais tout de suite
00:52:57donner la parole
00:52:58à monsieur le ministre
00:52:59pour qu'il puisse répondre
00:52:59à ses premières interrogations
00:53:02Merci monsieur le président
00:53:04Alors
00:53:06on touche à des choses
00:53:07très différentes
00:53:07donc je vais peut-être
00:53:08essayer d'en rassembler
00:53:09un tout petit peu
00:53:10D'abord sur
00:53:11les questions
00:53:13des suites
00:53:16données aux actes violents
00:53:17qui ont eu lieu
00:53:20Moi depuis le début
00:53:21non seulement
00:53:22j'ai condamné
00:53:23les violences
00:53:23contre
00:53:24notamment les personnels
00:53:25puisque c'est ça
00:53:26qui a émergé
00:53:27de vos questions
00:53:29Condémation d'ailleurs
00:53:30que je n'ai pas vu
00:53:32s'exprimer
00:53:32sur tous les comptes
00:53:33Twitter de tout le monde
00:53:34au passage
00:53:36manifestement
00:53:36la condémation
00:53:36était assez variable
00:53:38mais très clairement
00:53:39j'ai condamné
00:53:40dès le départ
00:53:40toutes les violences
00:53:41commises
00:53:42contre l'institution
00:53:43et notamment
00:53:44contre les personnels
00:53:45parce que c'est une constante
00:53:46de ma part
00:53:48systématiquement
00:53:48ces personnels
00:53:49ont été accompagnés
00:53:50dans leur dépôt de plainte
00:53:52systématiquement
00:53:52la protection fonctionnelle
00:53:54leur a été accordée
00:53:56et donc
00:53:56il y aura donc
00:53:57systématiquement
00:53:58des poursuites
00:53:59judiciaires
00:54:00et lorsque ce sont
00:54:01des élèves
00:54:02ce qui est assez rare
00:54:03mais lorsque ce sont
00:54:03des élèves
00:54:04qui se sont directement
00:54:05rendus coupables
00:54:06de ces faits
00:54:07parce que c'est très
00:54:08minon-éthère
00:54:08c'est pas rare
00:54:09mais c'est minon-éthère
00:54:09il y aura évidemment
00:54:11conseil de discipline
00:54:11et la sanction
00:54:12sera proportionnée
00:54:13à leur comportement
00:54:14la question ne se pose
00:54:15même pas
00:54:17dans un état de droit
00:54:19on respecte
00:54:20la liberté fondamentale
00:54:21la liberté manifestée
00:54:22la liberté d'expression
00:54:23etc
00:54:24et on fait aussi respecter
00:54:26le droit
00:54:27c'est-à-dire la protection
00:54:28des biens
00:54:29et des personnes
00:54:30et donc là-dessus
00:54:31j'allais dire
00:54:31enfin voilà
00:54:32ma boussole
00:54:33n'a pas tellement varié
00:54:34et elle n'est pas propre
00:54:35aux événements
00:54:35ma boussole
00:54:36c'est l'état de droit
00:54:37donc très clairement
00:54:39partout où il y a eu
00:54:40violence
00:54:40il y a eu plainte
00:54:42et il y aura poursuite
00:54:43et partout
00:54:44les violences
00:54:44ont été commises
00:54:45par des élèves
00:54:46il y aura conseil
00:54:47de discipline
00:54:48avec des sanctions
00:54:48adaptées
00:54:50ça ça ne veut pas dire
00:54:52qu'il ne faut pas
00:54:53écouter en même temps
00:54:55tous ceux qui
00:54:56expriment des revendications
00:54:58et j'ai entendu parler
00:54:59dans les questions
00:55:00notamment la dernière
00:55:01de monsieur Michelet
00:55:01d'autorité
00:55:02l'autorité c'est aussi
00:55:03ce qui permet
00:55:04de mettre l'homme debout
00:55:05et mettre un homme debout
00:55:07c'est précisément aussi
00:55:09l'éduquer
00:55:10et lui permettre
00:55:10au bout d'un moment
00:55:11progressivement
00:55:12de gagner en autonomie
00:55:13c'est à dire
00:55:16la capacité
00:55:16à déterminer
00:55:17ses propres règles
00:55:18ce qui passe d'ailleurs
00:55:19par d'abord
00:55:19le respect des règles
00:55:20de l'adulte
00:55:20il n'y a pas d'autonomie
00:55:21sans hétéronomie
00:55:22au départ
00:55:22mais précisément
00:55:23l'autonomie
00:55:24qui est fabriquée
00:55:25par l'autorité
00:55:25elle a pour objet
00:55:27de permettre
00:55:27à l'individu
00:55:28de prendre une place
00:55:28croissante
00:55:29dans les affaires
00:55:30de la cité
00:55:31et donc de pouvoir
00:55:32au bout d'un moment
00:55:33s'exprimer
00:55:33et je crois
00:55:34qu'il n'est pas
00:55:34malsain
00:55:35de rappeler
00:55:36à nos élèves
00:55:37et de leur apprendre
00:55:38et en tout cas
00:55:38de ne pas le dire
00:55:39l'inverse
00:55:39non plus
00:55:41qu'on ne dialogue
00:55:42pas au milieu
00:55:43des mortiers
00:55:43on dialogue
00:55:44à l'abri
00:55:44de l'institution scolaire
00:55:45dans les murs
00:55:46parce qu'on sait faire
00:55:47ça s'est toujours fait
00:55:48ça s'est probablement
00:55:49pas toujours bien fait
00:55:50ça c'est autre chose
00:55:52mais il me semble
00:55:53qu'on peut marcher
00:55:54raisonnablement
00:55:54sur les deux jambes
00:55:55construire un esprit
00:55:56civique
00:55:57c'est pas attendre
00:55:58le coup près
00:55:58de la majorité
00:56:00c'est pas non plus
00:56:01co-décider
00:56:02il n'y a pas de co-décision
00:56:04dans la gestion
00:56:05des plus haute
00:56:05éducation nationale
00:56:06avec des élèves
00:56:08mais construire un citoyen
00:56:10c'est précisément
00:56:10l'éveiller progressivement
00:56:12à la faculté
00:56:13qui est la sienne
00:56:14de pouvoir
00:56:15compter
00:56:16d'être entendu
00:56:18d'abord
00:56:18de pouvoir s'exprimer
00:56:19d'être entendu
00:56:19de pouvoir compter
00:56:20et c'est aussi
00:56:21un élément de l'éveil
00:56:22de la conscience civique
00:56:23et je le dis
00:56:23pour ceux qui ont
00:56:24incité les jeunes
00:56:26parfois
00:56:26à s'inscrire
00:56:27dans un cadre
00:56:28dont la légalité
00:56:29est douteuse
00:56:30c'est précisément
00:56:31leur apprendre
00:56:32à s'inscrire
00:56:32dans un cadre légal
00:56:33et l'expérience d'hier
00:56:34de ce point de vue là
00:56:35est pour moi
00:56:36extrêmement importante
00:56:37hier on a été
00:56:38dans un cadre
00:56:38de démocratie sociale
00:56:40classique
00:56:41important
00:56:43respectueux
00:56:43et globalement
00:56:44les choses se sont bien passées
00:56:46et sur
00:56:47la question
00:56:49donc
00:56:51du remplacement
00:56:52et des postes
00:56:53non pourvus
00:56:53sur lesquels
00:56:53vous avez été
00:56:54plusieurs à revenir
00:56:57on a
00:56:58alors
00:56:58il ne faut pas faire croire
00:57:00qu'on part de nulle part
00:57:02nous avons en deux ans
00:57:03amélioré
00:57:04enfin nous avons triplé
00:57:05en deux ans
00:57:05le taux de remplacement
00:57:07des remplacements
00:57:09de courte durée
00:57:09triplé
00:57:11pas tout à fait négligeable
00:57:122,5 millions d'heures
00:57:14qui ont été remplacées
00:57:15notamment
00:57:15dans le cadre
00:57:16du pacte enseignant
00:57:18et nous avons
00:57:19amélioré sensiblement
00:57:20également
00:57:21au cours des dernières années
00:57:22l'amélioration
00:57:23du remplacement
00:57:24de longue durée
00:57:26par ailleurs
00:57:26à la rentrée
00:57:27je le redis
00:57:27mais c'est important
00:57:29en termes de postes vacances
00:57:30et en termes d'ETP
00:57:31de professeur
00:57:32pourvu
00:57:34nous avions
00:57:35nous avions réussi
00:57:37à baisser
00:57:37le jour de la rentrée
00:57:38de 57%
00:57:39par rapport
00:57:39à la rentrée précédente
00:57:40pardon d'être un peu technique
00:57:41mais je crois que c'est important
00:57:42qu'on ait une discussion
00:57:43nous avons réussi à baisser
00:57:44le 57%
00:57:45par rapport à la rentrée précédente
00:57:46le nombre de postes vacances
00:57:47le nombre de postes
00:57:48auxquels
00:57:48nous n'avions pas
00:57:49de personnes physiques
00:57:50à mettre sur le poste
00:57:51il en restait
00:57:52quelques dizaines
00:57:53ça ça n'interdit pas
00:57:54et ce sont deux sujets séparés
00:57:56qu'un peu partout
00:57:58il y a des groupes d'heures
00:57:59un peu partout
00:58:00c'est à dire
00:58:00dans pas mal d'établissements
00:58:01il y a des groupes d'heures
00:58:02mais ça peut être
00:58:03deux heures
00:58:04trois heures
00:58:04quatre heures
00:58:05qui ne soit pas
00:58:06je veux dire
00:58:07qui n'est pas directement
00:58:07un enseignant devant un élève
00:58:09parce que ce sont des personnes
00:58:10qui sont passées
00:58:10à 90%
00:58:12parce que ce sont des personnes
00:58:13qui ont eu éventuellement
00:58:14un mythe en thérapeutique
00:58:15entre les deux
00:58:16un mythe en thérapeutique
00:58:16qui ont très sensiblement
00:58:18augmenté
00:58:18c'est dans les années
00:58:18d'éducation nationale
00:58:20moins qu'on puisse dire
00:58:21etc etc
00:58:21et donc en fait
00:58:23apparaissent
00:58:24et c'est malheureusement
00:58:25et vous pouvez
00:58:26enfin je veux dire
00:58:27vous pouvez prendre n'importe qui
00:58:28ça sera la même chose
00:58:30apparaissent toujours
00:58:30en début d'année
00:58:31ce qu'on appelle
00:58:32des blocs de moyens provisoires
00:58:33c'est à dire
00:58:33des groupes d'heures
00:58:34comme ça
00:58:35qui ne sont pas pourvus
00:58:36on a réussi à les réduire
00:58:37un peu à la rentrée
00:58:38mais pas autant
00:58:39qu'on aurait voulu
00:58:40ça c'est très clair
00:58:40et par ailleurs
00:58:41je vous l'ai dit
00:58:41on a été confronté aussi
00:58:43à l'effet rétroactif
00:58:45d'une mesure
00:58:46que je crois bonne
00:58:46par ailleurs
00:58:47qui est le congé de naissance
00:58:48mais qui nous a mis
00:58:49dans une situation
00:58:50statistiquement
00:58:50un peu plus compliquée
00:58:53quantitativement
00:58:53un peu plus compliquée
00:58:55pour des raisons évidentes
00:58:57donc
00:58:58la réalité c'est que
00:58:59il faut à la fois
00:59:01travailler sur le vivier
00:59:02et il y a certaines disciplines
00:59:04notamment
00:59:04on voit professionnel
00:59:05qui sont des disciplines rares
00:59:06sur lesquelles c'est difficile
00:59:07de trouver des gens
00:59:07sur le marché du travail
00:59:09et puis il faut travailler
00:59:10évidemment sur
00:59:10l'efficacité
00:59:12et l'effectivité
00:59:12de la réponse
00:59:14c'est-à-dire faire en sorte
00:59:14qu'entre le moment
00:59:15où le chef établissement
00:59:16signait une absence
00:59:16et le moment
00:59:17où le professeur
00:59:18remplaçant est affecté
00:59:19ce délai soit le plus court possible
00:59:21et pour répondre
00:59:22à votre question
00:59:23madame la députée
00:59:24très clairement
00:59:25ce délai là aujourd'hui
00:59:26l'un de mes enjeux
00:59:27mais ça ne va pas d'aujourd'hui
00:59:28mais l'un de mes enjeux
00:59:29c'est le raccourcir
00:59:30de manière très sensible
00:59:31et ça pose la question
00:59:32au bout d'un moment
00:59:33de la déconcentration
00:59:35de cette fonction de gestion
00:59:37notamment pour des remplacements
00:59:38j'allais dire
00:59:39ponctuels
00:59:40et c'est ce qu'on est en train
00:59:41d'examiner actuellement
00:59:42avec les
00:59:43les rectorats
00:59:44pour faire en sorte
00:59:46de gagner
00:59:46globalement en agilité
00:59:49j'attire juste simplement
00:59:50l'attention sur
00:59:51un élément
00:59:52je crois que
00:59:53tout le monde peut comprendre
00:59:54dans cette enceinte
00:59:56c'est que
00:59:57l'agilité
00:59:58la réactivité d'un système
01:00:00qui abrite
01:00:01un français sur cinq
01:00:02c'est pas tout à fait
01:00:03l'agilité d'une PME
01:00:04je suis désolé de le dire
01:00:05mais on n'est pas une équipe
01:00:06de dix
01:00:06autour d'un ordinateur
01:00:08on est
01:00:10un français sur cinq
01:00:11actuellement
01:00:11alors on se parle
01:00:12et dans les murs de l'école
01:00:13et donc évidemment
01:00:14que quand on fait
01:00:16un travail
01:00:16de cette nature
01:00:17on fait aussi attention
01:00:18à ne pas déstabiliser
01:00:20d'autres éléments
01:00:21de son fonctionnement
01:00:22qui pourraient finalement
01:00:24lui porter préjudice
01:00:25mais en tout cas
01:00:25très clairement
01:00:26nous avons besoin
01:00:27de simplifier
01:00:28et d'accélérer
01:00:29les procédures
01:00:30d'affectation
01:00:30les procédures d'affectation
01:00:31des remplacements
01:00:32de courte ou de loi
01:00:34sur les questions
01:00:35qui ont été évoquées
01:00:36par madame la députée
01:00:37Messmer
01:00:38sur notamment
01:00:39les questions
01:00:40de sécurité
01:00:42alors
01:00:44je ne suis pas
01:00:45le ministre de l'Intérieur
01:00:45mais je vais quand même
01:00:46vous dire juste
01:00:47un tout petit mot
01:00:47parce que
01:00:48vous invoquez
01:00:49depuis quelques jours
01:00:50l'idée
01:00:51qu'il n'y aurait eu
01:00:51aucune consigne de retenue
01:00:56non mais j'arrive
01:00:59sauf erreur
01:01:00et pour avoir discuté
01:01:01avec lui
01:01:02tous les jours
01:01:02toute la semaine
01:01:04je pense pouvoir le dire
01:01:05il a dit
01:01:06qu'il n'y aurait pas
01:01:07de retenue
01:01:08dans l'intervention
01:01:09sur des faits de violence
01:01:10au sens où
01:01:10on ne s'interdirait pas
01:01:11d'intervenir
01:01:12quand il y avait
01:01:12des violences commises
01:01:13sur les personnes
01:01:14et sur les biens
01:01:15et en revanche
01:01:16et je l'ai entendu
01:01:18quand vous incendiez
01:01:19un lycée
01:01:19excusez-moi
01:01:20pardon
01:01:21attendez
01:01:21je ne parle pas
01:01:22d'incendie de poubelle
01:01:23pardonnez-moi
01:01:24quand on incendie
01:01:25d'abord quand on commence
01:01:26à incendier
01:01:27si vous voulez
01:01:27le nombre de cas
01:01:28où l'incendie d'une poubelle
01:01:29déclenche l'incendie du bâtiment
01:01:30ce qui est assez banal
01:01:30et par ailleurs
01:01:32si on prend un exemple
01:01:33très précis
01:01:34qui est le lycée
01:01:36Mandela à Nantes
01:01:38le lycée Mandela
01:01:39à Nantes
01:01:39a été incendié
01:01:40alors qu'il y avait
01:01:41160 élèves internes
01:01:43qui étaient dans l'internat
01:01:44à ce moment là
01:01:45et pardonnez-moi
01:01:46madame la députée
01:01:47vous m'avez demandé
01:01:47comment est-ce qu'on
01:01:48vous m'avez dit
01:01:48que c'était un échec
01:01:49à mettre en sécurité
01:01:50les élèves qui étaient
01:01:51dans l'établissement
01:01:52ont précisément été mis
01:01:52en sécurité
01:01:53les élèves qui étaient
01:01:54en établissement
01:01:54ont été mis en sécurité
01:01:55les élèves qui étaient
01:01:56sur la voie publique
01:01:57infiltrés par des casseurs
01:01:58ou par des gens violents
01:01:59qui tiraient des dizaines
01:02:00de mortiers
01:02:01qui arrivaient à 7h du matin
01:02:02en voiture
01:02:02avec des coffres remplis
01:02:03de mortiers
01:02:04dont je rappelle
01:02:04qui ne sont pas en vente
01:02:05en France
01:02:06et qui intégralement
01:02:08habillés en noir
01:02:09masqués
01:02:10cagoulés
01:02:10avec des gants
01:02:11et qui ont distribué
01:02:12les mortiers
01:02:12y compris à nos élèves
01:02:13parce qu'on a des élèves
01:02:14qui ont été blessés
01:02:14par des mortiers
01:02:15qu'ils ont tirés
01:02:16parce que des jeunes adultes
01:02:17leur avaient confié
01:02:19effectivement je vous confirme
01:02:20que là c'est plus difficile
01:02:21d'assurer la sécurité
01:02:22tous ceux qui étaient
01:02:23en établissement
01:02:23tous ceux qui étaient
01:02:24en établissement
01:02:25ont été mis en sécurité
01:02:26et précisément
01:02:27et je rends hommage
01:02:27une fois encore
01:02:28aux proviseurs
01:02:29et aux équipes
01:02:30de vie scolaire
01:02:31qui ont précisément
01:02:32mis en sécurité
01:02:33leurs élèves
01:02:34mis en sécurité
01:02:35leurs élèves
01:02:35et c'est pour ça d'ailleurs
01:02:36que j'ai toujours été
01:02:37très arrivé sur les blocages
01:02:39totaux
01:02:39qui est des blocages
01:02:40filtrants etc etc
01:02:41c'est des choses
01:02:41qui sont toujours arrivées
01:02:42qui se respectent
01:02:42un blocage total
01:02:43ça veut dire
01:02:44des jeunes qui se retrouvent
01:02:45dehors sur la voie publique
01:02:46qui ne peuvent pas
01:02:46entrer dans l'établissement
01:02:47et donc qui ne peuvent
01:02:48pas être mis en sécurité
01:02:48c'est ça que ça veut dire
01:02:49et donc quand on prône
01:02:50le blocage total
01:02:51on prend le risque
01:02:53sciemment
01:02:54que des centaines
01:02:55de lycéens
01:02:55se retrouvent sur un trottoir
01:02:56et que si des individus
01:02:57extérieurs violents
01:02:58s'introduisent
01:02:59dans le rassemblement
01:03:01ces lycéens
01:03:01seraient blessés
01:03:02et donc il faut trouver
01:03:03le bon équilibre
01:03:04pardon d'être équilibré
01:03:05mais le bon équilibre
01:03:07entre l'expression
01:03:08des lycéens
01:03:09et la capacité
01:03:10à les mettre en sécurité
01:03:12et je vous rappelle
01:03:13madame la vérité
01:03:13que depuis le début
01:03:14et je n'ai jamais essayé
01:03:15de le dire
01:03:16la priorité
01:03:17c'est la sécurité
01:03:17des élèves
01:03:19et la sécurité
01:03:19des personnels
01:03:20et c'est pour ça
01:03:21que j'ai dit
01:03:21que appeler
01:03:23pardonnez-moi
01:03:24les élèves
01:03:24c'est pas les lycéens
01:03:26madame la députée
01:03:27je viens de dire
01:03:27les élèves
01:03:27c'est les lycéens
01:03:28les élèves
01:03:28excusez-moi
01:03:30ensuite
01:03:31et pour poursuivre
01:03:33vous avez parlé
01:03:34du budget
01:03:34donc effectivement
01:03:35sur le budget
01:03:36nous avons un budget
01:03:37qui est en hausse
01:03:38d'abord c'est un projet
01:03:40je rappelle que ça s'appelle
01:03:41un projet de loi de finances
01:03:42c'est fait pour être discuté
01:03:42nous avons un budget
01:03:44qui marque une progression
01:03:45de 1,2 milliard d'euros
01:03:47donc je ne sais pas
01:03:48d'où vient le chiffre
01:03:49de moins 650 millions
01:03:50parce que
01:03:50j'entends tourner dans la bouche
01:03:52de certains députés
01:03:53depuis tout à l'heure
01:03:53mais c'est plus
01:03:541,2 milliard d'euros
01:03:57et je rappelle
01:03:58que le schéma d'emploi
01:03:59c'est le nombre global
01:04:00d'emplois du ministère
01:04:02augmente de
01:04:033257
01:04:04chiffre que je n'ai pas
01:04:05entendu non plus
01:04:06bon
01:04:06donc on a un schéma
01:04:07d'emploi qui augmente
01:04:08et on a un budget
01:04:09qui augmente
01:04:10à l'intérieur de ce budget
01:04:12à l'intérieur de ce budget
01:04:14ce qui augmente
01:04:15en termes de postes
01:04:16c'est des postes
01:04:16qui sont liés
01:04:17à la réforme de la formation
01:04:17initiale
01:04:18qui fonctionnent au passage
01:04:19parce que c'est la première fois
01:04:19depuis 15 ans
01:04:20qu'on a réussi à pourvoir
01:04:21toutes les places au concours
01:04:22et c'est des postes
01:04:23sur l'accompagnement
01:04:24des élèves
01:04:24on propose de créer
01:04:25200 conseils principaux
01:04:26éducation
01:04:27ça tombe bien
01:04:27on parle de climat scolaire
01:04:29on propose de créer
01:04:30300 postes supplémentaires
01:04:31d'infirmiers, d'infirmières
01:04:32d'assistants sociaux
01:04:33et de
01:04:34comment dire
01:04:35de psychologues
01:04:36d'éducation nationale
01:04:36pour la deuxième année consécutive
01:04:37on sera plus 600 en deux ans
01:04:39et on propose de créer
01:04:41encore 1300 postes d'AESH
01:04:43bon
01:04:43s'agissant des professeurs
01:04:45non mais j'y viens
01:04:45j'y viens
01:04:46mais pardonnez-moi
01:04:46mais j'essaie d'être complet
01:04:47parce que c'est bien
01:04:48on est au parlement
01:04:48et donc au parlement
01:04:50c'est bien d'être complet
01:04:52s'agissant maintenant
01:04:52des personnels enseignants
01:04:55nous allons perdre
01:04:56à la rentrée prochaine
01:04:57180 000 élèves
01:04:58180 000
01:05:00si nous devions
01:05:01pardonnez-moi
01:05:01c'est compliqué
01:05:03de parler
01:05:04sans être interrompu
01:05:05que les 3 secondes
01:05:07mais pardon
01:05:08mais j'expose les choses
01:05:10monsieur le ministre
01:05:12monsieur Corbière
01:05:13monsieur Corbière
01:05:14et la règle
01:05:14elle vaut pour tout le monde
01:05:15tout le monde pourra poser
01:05:16les questions
01:05:17vous en avez une tout à l'heure
01:05:18monsieur Corbière
01:05:18et vous aurez votre réponse
01:05:19je n'en doute pas
01:05:20mais on va arrêter
01:05:21de s'interrompre
01:05:22voilà
01:05:22le but c'est que tout le monde
01:05:24puisse poser sa question
01:05:24si on fait comme ça
01:05:25on n'avancera pas
01:05:26donc on va laisser
01:05:26monsieur le ministre
01:05:27répondre à toutes les questions
01:05:28et il y en a tellement après
01:05:29que je sais que certains
01:05:30pourront encore exprimer
01:05:31leur désaccord
01:05:31avec les réponses
01:05:32que vient de faire
01:05:32monsieur le ministre
01:05:32moi je n'ai pas de soucis
01:05:34avec la diversité des positions
01:05:35mais chacun doit maintenant
01:05:35pouvoir s'écouter sereinement
01:05:37merci
01:05:38merci monsieur le président
01:05:39donc si on suivait la démographie
01:05:41c'est à dire si on retirait
01:05:42des postes de professeurs
01:05:43à due proportion
01:05:44de la baisse du nombre d'élèves
01:05:45il faudrait
01:05:46Anthony il faudrait au sens
01:05:47ça donnerait
01:05:48une suppression
01:05:49de plus de 9000 postes
01:05:51effectivement
01:05:52nous proposons
01:05:53une suppression
01:05:54de 1588 postes
01:05:55en tout
01:05:56et évidemment
01:05:57à l'intérieur
01:05:57de ces suppressions
01:05:58elles n'ont pas vocation
01:05:59à porter sur le lycée
01:06:00puisque le lycée
01:06:02est le seul lieu
01:06:03où nous avons encore
01:06:04les suites du pic démographique
01:06:05puisque c'est une génération
01:06:06qui est née en 2008
01:06:072009-2010
01:06:08voilà très clairement
01:06:09et que la baisse
01:06:10commence après
01:06:11en revanche
01:06:12très clairement
01:06:12nous allons perdre
01:06:13encore 110 ou 120 000 élèves
01:06:15dans le premier degré
01:06:15donc dans les écoles
01:06:16nous allons perdre
01:06:1740 ou 50 000 au collège
01:06:19et dans ces conditions là
01:06:20j'ai plus je fais exact en tête
01:06:22mais ça pourrait être cet ordre là
01:06:22et donc dans ces conditions là
01:06:24ce que nous proposons
01:06:25c'est effectivement
01:06:26qu'au lieu de supprimer
01:06:289000 postes
01:06:28comme si on suivait bêtement
01:06:29la démographie
01:06:30on en supprime 1500
01:06:32là où pour être clair
01:06:34les classementaires disparaissent
01:06:35qu'est ce que ça veut dire
01:06:36ça veut dire que le nombre
01:06:37moyen d'élèves par classe
01:06:38va baisser
01:06:39aussi bien en maternelle
01:06:40qu'en école élémentaire
01:06:41qu'en collège
01:06:42et qu'en lycée
01:06:43si les choses restent en état
01:06:44parce que je rappelle
01:06:44qu'il y a un débat parlementaire
01:06:45qui est précisément censé y travailler
01:06:46mais en tout cas
01:06:47notre copie c'est celle-ci
01:06:49et au passage
01:06:50je le dis
01:06:50parce qu'on va pas parler
01:06:51de premier degré
01:06:51c'est pas l'objet
01:06:51on parle des lycées
01:06:52mais pour la première fois
01:06:53à la rentrée prochaine
01:06:54si le projet de gouvernement
01:06:57sur ce point là
01:06:57est retenu
01:06:58pour la première fois
01:06:59à la rentrée prochaine
01:07:00la moyenne
01:07:01du nombre d'élèves par classe
01:07:03dans le premier degré
01:07:03sera inférieure
01:07:04à la moyenne de l'OCDE
01:07:05elle restera un peu supérieure
01:07:06à celle de l'Union Européenne
01:07:07et vous savez que j'ai toujours dit
01:07:08qu'en 3 ou 4 ans
01:07:08on pouvait atteindre
01:07:09la moyenne de l'Union Européenne
01:07:10mais elle sera inférieure
01:07:11pour la première fois
01:07:11de notre histoire
01:07:12à celle de l'OCDE
01:07:14voilà
01:07:14je le dis quand même
01:07:14parce que
01:07:15j'aime pas mal
01:07:16de rétablir un certain nombre
01:07:17de vérités
01:07:17que tout le monde peut vérifier en plus
01:07:19donc ça c'est assez pratique
01:07:21et sur maintenant
01:07:22les questions de Parcoursup
01:07:23bon je l'ai dit tout à l'heure
01:07:24Parcoursup
01:07:25cristallise beaucoup d'éléments
01:07:27et objectivement
01:07:27et vécu un peu comme
01:07:28une fois encore je le redis
01:07:29mais un peu comme
01:07:30le couperet de la fin de scolarité
01:07:31par nos élèves
01:07:31bon
01:07:33et il faut qu'on y soit attentif
01:07:34il faut pas
01:07:35il faut pas mentir
01:07:36ce Parcoursup
01:07:38Parcoursup n'est pas un algorithme
01:07:39qui crie
01:07:40la question de Parcoursup
01:07:41c'est la transparence
01:07:41de ce qui se passe derrière
01:07:42par les formations
01:07:43et donc très clairement
01:07:45ce sont les formations
01:07:46qui par définition recrutent
01:07:47qui ont leurs propres critères
01:07:48éventuellement des algorithmes
01:07:49etc etc
01:07:51donc je l'ai redis
01:07:52mais le ministre
01:07:52de l'enseignement supérieur
01:07:53a jusqu'au 20 octobre
01:07:54dans le cadre de la mission
01:07:55qui nous a été confiée
01:07:56par le premier ministre
01:07:56pour venir avec des propositions
01:07:58solides
01:07:59parce qu'on va pas faire ça
01:07:59j'allais dire
01:08:00sur un coin de table
01:08:01en une minute
01:08:01pour annoncer quelque chose
01:08:02qui serait absolument infaisable
01:08:03et qui mettrait tous nos élèves
01:08:04en réalité
01:08:05dans une situation
01:08:07invraisemblable
01:08:07et donc il est en train de travailler
01:08:10il réunit d'ailleurs
01:08:11y compris les syndicats étudiants
01:08:13etc
01:08:13pour travailler sur le sujet
01:08:15autour de ce qui peut être
01:08:17sensiblement amélioré
01:08:18sur
01:08:19donc les professeurs
01:08:20sur les étudiants
01:08:20alors pardon
01:08:21juste un mot
01:08:22sur ce que vous avez dit
01:08:23monsieur Rowe
01:08:24et que je respecte
01:08:26profondément
01:08:26mais il y a en tout cas
01:08:27une chose qui est absolument inexacte
01:08:29c'est que j'avais dit
01:08:29que les professeurs
01:08:30n'avaient pas été traumatisés
01:08:31j'ai dit exactement l'inverse
01:08:32j'ai dit que les équipes éducatives
01:08:33donc je vous remercierai
01:08:35si jamais
01:08:36vous êtes
01:08:36comme certains
01:08:37amenés à reposter vos propos
01:08:38je vous remercierai
01:08:39de corriger sur ce point
01:08:40je n'ai jamais dit ça
01:08:42j'ai précisément dit
01:08:42que les équipes étaient
01:08:44profondément traumatisées
01:08:45parce qu'elles ont été
01:08:46visées
01:08:47et que c'est la première fois
01:08:48dans l'histoire
01:08:48du système éducatif
01:08:50enfin il faut quand même
01:08:50qu'on se rende compte
01:08:51de ce qui se passe
01:08:51collectivement
01:08:52qu'on a 88 personnels
01:08:54qui ont été visés
01:08:55délibérément
01:08:57enfin on est quand même
01:08:58enfin là on a basculé
01:08:59dans quelque chose
01:09:00qu'on n'a jamais vu
01:09:01et quand vous parlez
01:09:03de casse de l'éducation
01:09:04pardonnez-moi
01:09:05mais 85 personnels
01:09:07atteints dans leur chair
01:09:0888 pardon
01:09:0988 personnels atteints
01:09:10dans leur chair
01:09:10et 24 lycées incendiés
01:09:13ou saccagés
01:09:14et des centaines
01:09:15de lycées dégradés
01:09:15en termes de casse
01:09:18je crois l'avoir plutôt là
01:09:21en sens inverse
01:09:22et après ça
01:09:23moi je suis tout à fait
01:09:23ouvert au débat
01:09:24pour dire
01:09:24c'est pas assez
01:09:25il faudrait en faire plus
01:09:26il faudrait faire différemment
01:09:27etc
01:09:27ça c'est des débats
01:09:28démocratiques
01:09:29mais repartons quand même
01:09:30aussi du fait
01:09:30que l'objet
01:09:31de l'éducation nationale
01:09:32a augmenté
01:09:33de 31%
01:09:34hors casse pension
01:09:36depuis 2017
01:09:37et que donc
01:09:38l'effort de la nation
01:09:39depuis 2017
01:09:39il n'est pas négligé
01:09:40ensuite
01:09:41est-ce que tout a été fait
01:09:42tout ce qui a été fait
01:09:42a été bien fait
01:09:43etc etc
01:09:44est-ce que peut-être autrement
01:09:44évidemment
01:09:45l'espace même
01:09:46l'objet même
01:09:47de la démocratie
01:09:47c'est de pouvoir en discuter
01:09:48et puis c'est de pouvoir aussi
01:09:49évoluer à la fois dans le temps
01:09:50fonctionnement
01:09:50etc
01:09:51mais ne laissons pas dire
01:09:53comme je l'entends dire
01:09:54qu'il y a eu des réductions
01:09:55de ceci
01:09:56ou qu'il y a eu
01:09:56une baisse de l'investissement
01:09:58dans l'école
01:09:58c'est faux
01:10:00alors on peut dire
01:10:00qu'il n'y a pas assez
01:10:01on peut pas dire
01:10:02qu'il y a eu baisse
01:10:03ou que sais-je
01:10:04ça sinon c'est mensonger
01:10:05et quand on ment
01:10:06on prend toujours des risques
01:10:08sur
01:10:08donc Parcoursup
01:10:09j'ai été amené à en parler
01:10:10donc monsieur le député
01:10:11France Goum
01:10:12je vous remercie
01:10:18c'est le ministre de l'enseignement supérieur
01:10:19mais il va évidemment
01:10:20poursuivre les travaux
01:10:21notamment avec l'enjeu
01:10:22de l'égalité des chances
01:10:24et de la transparence
01:10:24des algorithmes
01:10:26quant aux questions
01:10:27d'outre-mer
01:10:28alors moi je suis particulièrement sensible
01:10:30pas seulement sur la langue régionale
01:10:31comme vous le savez
01:10:32monsieur le député
01:10:33sur lequel on a fait
01:10:34sur lequel on a déjà fait
01:10:36je crois des progrès importants
01:10:38mais
01:10:39on a en fait
01:10:40on a deux sujets
01:10:42on a un sujet notamment
01:10:43de lutte contre l'écrochage
01:10:45singulièrement post-Covid
01:10:47on a vu une progression sensible
01:10:48à la suite du Covid
01:10:49et c'est comme ça d'ailleurs
01:10:50qu'on a
01:10:51qu'on investit
01:10:52beaucoup ce champ en ce moment
01:10:53et que
01:10:54ça fait partie un peu
01:10:55des feuilles de route
01:10:56prioritaires pour les recteurs
01:10:56que d'investir ce champ là
01:10:58puisque notamment
01:10:59en Guadeloupe
01:11:00et en Martinique
01:11:00on a eu une progression
01:11:01du décrochage post-Covid
01:11:03qui est en train de se
01:11:05comment dire
01:11:06qui est en train de se résorber
01:11:07mais sur lequel il faut qu'on travaille
01:11:08je veux dire vraiment
01:11:09inlassablement
01:11:10et ça fait partie une fois encore
01:11:12des feuilles de route
01:11:13que j'ai données
01:11:13aux différents recteurs
01:11:15et rectrices
01:11:16de nos
01:11:18collectivités
01:11:19d'outre-mer
01:11:20et puis
01:11:20la deuxième chose
01:11:21c'est évidemment
01:11:22la question de la réussite
01:11:23aux examens
01:11:23où pour le coup
01:11:24les disparités sont
01:11:25beaucoup moins nombreuses
01:11:26si je prends la réussite
01:11:27aux examens
01:11:28par exemple
01:11:30vous voyez
01:11:30j'ai la Guadeloupe
01:11:31là sous les yeux
01:11:32le taux de réussite
01:11:33de baccalauréat général
01:11:33cette année
01:11:34ça a été 94%
01:11:37en Martinique
01:11:38c'est supérieur
01:11:39en Guyane
01:11:40en revanche
01:11:40c'est 84%
01:11:41et donc il y a très clairement
01:11:42quelque chose
01:11:43qu'il faut travailler
01:11:44notamment sur Guyane
01:11:45et sur Mayotte
01:11:46qui se travaille en réalité
01:11:47dès le départ
01:11:47vous savez qu'on a lancé
01:11:48pardon de le dire
01:11:49mais parce que en réalité
01:11:50ça se travaille aussi
01:11:50sur l'ensemble
01:11:51de la chaîne scolaire
01:11:52et tout à l'heure
01:11:54le député a parlé
01:11:55des savoirs fondamentaux
01:11:56très clairement
01:11:57on a un gros travail
01:11:58actuellement
01:11:58comme vous le savez
01:11:59sur la lecture
01:12:00l'écriture
01:12:01et les mathématiques
01:12:02dans le premier degré
01:12:02avec un taux d'encadrement
01:12:04d'ailleurs
01:12:04qui est sensiblement
01:12:06plus élevé
01:12:07que le reste du territoire national
01:12:08pour précisément
01:12:09résorber ces différences
01:12:11qui ne peuvent pas
01:12:12objectivement demeurer
01:12:15sur les questions
01:12:16de monsieur le député
01:12:17Patrier Léthus
01:12:18et en lien
01:12:19avec les autres sujets
01:12:20autorités
01:12:20dont j'ai déjà parlé
01:12:21tout à l'heure
01:12:21et puis au passage
01:12:22en lien avec les questions
01:12:23de bâti
01:12:23le sujet bâti scolaire
01:12:26est aussi un des sujets
01:12:28qui quand même
01:12:28ressort très nettement
01:12:29des revendications
01:12:30d'abord parce que c'est
01:12:31quelque chose
01:12:31que les lycéens
01:12:31peuvent toucher
01:12:32très directement du doigt
01:12:33ensuite parce qu'ils voient
01:12:34des vidéos tournées
01:12:34etc. sur les réseaux sociaux
01:12:37sur ce sujet là
01:12:38il y a deux trajectoires
01:12:39différentes
01:12:39il y a l'entretien
01:12:40des bâtiments
01:12:42il y a la rénovation
01:12:43des bâtiments
01:12:43sur la rénovation
01:12:44des bâtiments
01:12:45et notamment après
01:12:46dans le prolongement
01:12:47j'allais dire
01:12:47des canicules
01:12:48de cet été
01:12:48mais qui en fait
01:12:49a commencé bien avant
01:12:50les régions font
01:12:51objectivement
01:12:51un travail
01:12:53assez considérable
01:12:53si je prends le cas
01:12:54de la région
01:12:54Île-de-France
01:12:55c'est quand même
01:12:551 milliard d'euros par an
01:12:57368 établissements
01:12:58rénovés ou réhabilités
01:12:59en l'espace
01:13:00de 10 ans
01:13:02sur les 500
01:13:02que compte l'Île-de-France
01:13:03je parle des lycées publics
01:13:06donc il y a un travail
01:13:07absolument considérable
01:13:08qui est fait par les régions
01:13:09et qu'il ne faut pas
01:13:10minorer
01:13:11simplement ce travail
01:13:12par définition
01:13:13il porte sur un parc
01:13:14qui est extrêmement vaste
01:13:16et qui surtout
01:13:17est en site plein
01:13:18c'est à dire en fait
01:13:18les travaux de réhabitation
01:13:20correspondent au moment
01:13:20où nous avons le pic
01:13:21démographique au lycée
01:13:22ce qui évidemment
01:13:23complique singulièrement
01:13:23la tâche pour les régions
01:13:24mais en tout cas
01:13:26on poursuit évidemment ça
01:13:27j'ai vu hier
01:13:28les présidents de région
01:13:29et les vice-présidents
01:13:29avec Françoise Gattel
01:13:30et Némi Mouchou
01:13:31pour travailler là-dessus
01:13:33les présidents de région
01:13:34sont vus cet après-midi
01:13:35par le Premier ministre
01:13:36pour travailler là-dessus
01:13:36notamment pour prioriser
01:13:39et j'allais dire
01:13:39cibler des aides
01:13:41de l'État supplémentaires
01:13:42pour venir accompagner
01:13:43les régions
01:13:43dans les établissements
01:13:44qui en ont le plus besoin
01:13:45et par ailleurs
01:13:46vous savez aussi que
01:13:47puisque vous avez parlé
01:13:48de la canicule
01:13:49que j'ai également
01:13:51réorganisé
01:13:51l'intégralité des examens
01:13:52pour faire en sorte
01:13:53que la prochaine session
01:13:54se déroule
01:13:55exclusivement le matin
01:13:56autrement dit
01:13:56on répond à la fois
01:13:57par le bâti
01:13:57et par l'organisation
01:14:00on pourrait se promettre
01:14:01et dire
01:14:02avec un tel
01:14:03ou avec un autre
01:14:04en deux mois
01:14:05tous les lycées
01:14:05seront réhabilités
01:14:06on sait tout ce que c'est faux
01:14:07c'est des dizaines
01:14:08de millions de mètres carrés
01:14:10qui font travailler
01:14:11des milliers d'entreprises
01:14:12ce qui signifie d'ailleurs
01:14:13qu'il faut aussi avoir
01:14:13les entreprises
01:14:14pour pouvoir faire
01:14:14les travaux
01:14:15accessoirement
01:14:16en revanche
01:14:17ce qu'il faut
01:14:17c'est que
01:14:18les bâtiments
01:14:19qui sont identifiés
01:14:20comme étant les plus
01:14:22les moins protecteurs
01:14:24si je puis dire
01:14:24puissent être réunis prioritairement
01:14:25et donc il y a un travail
01:14:27qui a été engagé
01:14:28autour du Premier ministre
01:14:29il aura l'occasion
01:14:29de communiquer dessus
01:14:30cet après-midi
01:14:30donc je n'y reviendrai pas
01:14:31je n'y reviens pas
01:14:32plus longuement
01:14:33mais en tout cas
01:14:33sachez que c'est dans
01:14:34les sujets
01:14:35sur la partie
01:14:36donc le budget
01:14:37de l'état etc
01:14:37ça j'ai déjà répondu
01:14:38sur la partie
01:14:39mobilisation
01:14:40enfin comment dire
01:14:41implication des familles
01:14:42par définition
01:14:45j'allais dire
01:14:46sur les cas critiques
01:14:46sur les procédures de sanctions
01:14:47les familles
01:14:48seront évidemment
01:14:49associées
01:14:49y compris dans la dimension
01:14:51éducative
01:14:52de la sanction
01:14:53au delà de ça
01:14:55moi je pense profondément
01:14:57depuis le début
01:14:57et donc j'allais dire
01:14:58indépendamment de la crise
01:14:59qui nous occupe aujourd'hui
01:15:00que nous avons
01:15:01un vrai enjeu
01:15:02à resserrer les liens
01:15:04entre les différentes
01:15:04composantes
01:15:05de la communauté éducative
01:15:06en passage d'ailleurs
01:15:07j'ai reçu les parents
01:15:07la semaine dernière
01:15:08comme les investissements
01:15:09syndicales de personnel
01:15:09comme les associations
01:15:11de lycéens
01:15:11comme les élus lycéens
01:15:12qui représentent
01:15:13leurs camarades
01:15:14bon
01:15:15très clairement
01:15:17le lien avec les parents
01:15:19s'est distendu
01:15:20au cours des
01:15:21grosso modo
01:15:2221 années
01:15:23parce que dans un même mouvement
01:15:25on a sécurisé
01:15:26les établissements
01:15:27notamment dans une perspective
01:15:28vigilance
01:15:30attentat
01:15:30etc
01:15:30vigipirate
01:15:31et parallèlement
01:15:34mais sans que les deux
01:15:35soient
01:15:35été articulés
01:15:36on a beaucoup monté
01:15:37les échanges numériques
01:15:39à distance
01:15:39les plateformes
01:15:40type ProNote
01:15:41autrement dit
01:15:41on a une distance
01:15:43qui s'est créée
01:15:43avec les parents
01:15:44et depuis le début
01:15:46je ne cesse de dire
01:15:47et je ne cesse de travailler
01:15:48là dessus
01:15:48avec les équipes
01:15:50qu'il faut resserrer
01:15:51ces liens là
01:15:52parce que précisément
01:15:53on est une communauté éducative
01:15:54et on ne peut pas demander
01:15:54à des élèves
01:15:56de savoir où ils habitent
01:15:57de se sentir ancrés
01:15:58dans leur établissement
01:15:59de se sentir ancrés
01:16:00dans une destinée collective
01:16:02de pouvoir construire
01:16:03quelque chose
01:16:03et de croire dans l'avenir
01:16:04s'ils ne sentent pas
01:16:05qu'autour d'eux
01:16:06la communauté éducative
01:16:08qui est en fait
01:16:08le reflet de la société
01:16:09n'est pas
01:16:10j'allais dire
01:16:11unie
01:16:12et donc très clairement
01:16:13c'est bien ça
01:16:14l'objectif
01:16:15que je poursuis
01:16:16voilà pour ce numéro
01:16:18à très vite
01:16:19sur LCP
01:16:20Sous-titrage Société Radio-Canada