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  • il y a 1 semaine
Retrouvez toute la diversité des débats, des rencontres, des spectacles et des concerts de la Fête de l'Humanité 2014.

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00:00C'est parti !
00:31Bonjour et bienvenue dans ce journal, toujours au cœur de la fête de l'Humanité.
00:40Nous sommes maintenant devant le stand des Amis de l'Humanité.
00:43Ici, on commémore le centenaire de la mort de Jean Jaurès.
00:47Pour cette occasion sont organisés des débats, des concerts, des lectures et même un grand bal populaire.
01:00Charles Hylvestre, bonjour.
01:01Bonjour.
01:02Vous êtes auteur de plusieurs ouvrages sur Jean Jaurès.
01:05En quoi pensez-vous que l'esprit de Jean Jaurès est présent dans cette fête ?
01:10Est-ce qu'il se serait reconnu à la fête de l'Humanité ?
01:13Oui, oui, mais on peut parler comme ça.
01:15Parce que je pense que la première marque de la présence de Jaurès dans la fête de l'Humanité cette
01:21année,
01:21c'est ce que j'ai vu hier matin dans les allées de la fête.
01:23Le samedi matin, il y avait beaucoup de monde et il y avait du sourire.
01:27Je pense que Jaurès, on me dit que c'était un homme très gentil, très aimable, très fraternel.
01:33Et en plus, c'était un homme souriant.
01:35Et donc, ce sourire de la fête de l'Humanité, ça traduit, je pense, une émotion pour la fête
01:41qui est bien dans la tradition et dans les valeurs et la sensibilité de Jaurès.
01:49Pour moi, la fête de l'Humanité, avant tout un rassemblement.
01:53Un rassemblement, une fête, une bonne ambiance.
01:56C'est effectivement une fête où les gens sont amenés à réfléchir à ce qu'ils vivent
02:02et à aller plus loin dans leurs réflexions, à travers les débats qu'ils peuvent mener,
02:06les rencontres qu'ils peuvent faire.
02:07Et c'est pas facile à trouver en dehors, dans la vie en général, des gens qui sont un petit
02:11peu engagés.
02:11Donc là, il y en a plein.
02:12Donc c'est bien, on peut parler avec eux.
02:14Et bon, il y a quand même des gens intéressants qui viennent, qui disent des choses importantes.
02:18Et ça permet, peut-être que ça fait avancer deux, trois trucs.
02:21Je connais rien du tout de la politique et je vois qu'il y a vraiment beaucoup de choses.
02:25Par contre, je note que c'est vraiment une mise en œuvre incroyable
02:29parce qu'il y a beaucoup de stands et c'est vraiment une très, très, très belle mise en œuvre.
02:35Je pense que ce qui me plaît ici, c'est ce grand rassemblement en masse
02:40de beaucoup de gens de gauche, de sympathisants et même des gens apolitiques qui viennent pour les concerts.
02:49Tous mes amis, je les ai ramenés cette année.
02:52Ils ne connaissaient pas du tout, ils ont tous adoré.
02:54On est tous là l'année prochaine.
02:56Et je ne sais pas quoi dire.
03:05Autre thème central de la fête de l'humanité, la solidarité avec le peuple palestinien
03:10et la libération des prisonniers.
03:12Achat Palestine !
03:22Pierre Barbancé, bonjour.
03:23Vous êtes grand reporter à l'humanité.
03:25Vous êtes resté pendant toute la guerre en Palestine cet été sur place.
03:29La question que j'ai envie de vous poser, c'est qu'est-ce qui fait que le peuple palestinien
03:32résiste ?
03:33Qu'est-ce qui lui donne cet espoir, cette force pour tenir ?
03:36D'abord, le peuple palestinien a compris que depuis plus de 45 ans maintenant,
03:39on essaie de les faire plier, on essaie de faire en sorte que leur espoir soit mort.
03:43Ils vivent depuis 7 ans dans la bande de Gaza, particulièrement sous un blocus complètement inhumain.
03:48Et maintenant, ils ont dit qu'ils ne voulaient plus continuer à vivre comme ça.
03:51Et c'est pour ça, malgré les bombardements massifs israéliens,
03:54les destructions occasionnées, les morts qu'il y a eu, les enfants qui ont été touchés,
03:57ils n'ont toujours pas perdu espoir et ils ont dit qu'ils continueraient leur combat jusqu'au bout.
04:02Ils se sentent vainqueurs ?
04:04Je crois qu'ils se sentent vainqueurs parce qu'ils n'ont pas plié et que malgré les destructions,
04:07ils sont toujours là et qu'Israël n'est pas parvenu à ce qu'ils voulaient,
04:10ni dans la division palestinienne, ni dans l'abdication de cette revendication
04:13qui est celle d'un État palestinien dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale.
04:19Avec Fernand et Ahmad Kheyssen, nous les camarades du Parti communiste français
04:24et du Parti du peuple palestinien, citoyens rétris de liberté,
04:28nous nous sommes dressés contre le racisme israélien.
04:34D'ailleurs, la Palestine était aussi sur scène avec un grand concert de solidarité.
04:39Victor H est parti à la rencontre des artistes.
04:42Je suis né dans ce genre de nid, tout près du quartier juif, en Cisjordanie.
04:48Jamais je ne sors la nuit, pas par peur du noir, mais par un couvre-feu qu'on me force
04:53à suivre.
04:57Je ne serai pas complice du silence.
05:02Je ne suis qu'un homme avec le sens de la justice.
05:06Et je n'ai que la parole pour trier pour ceux qu'on traite en étranger dans leur propre pays.
05:23Quand j'aurai des moments de doute, quand j'aurai des moments de faiblesse,
05:27je vous appellerai à l'aide et je viendrai ici à cette fête de l'humanité
05:31pour voir les défenseurs de l'humanité qui avec nous continueront le combat.
05:36Et un jour prochain, nous vous accueillerons en Palestine,
05:39entourés de 7000 prisonniers palestiniens enfin libérés,
05:43avec à leur tête Marouane Bargouti, qui honorera votre combat.
05:50Cette chanson qui tient en trois mots comme un slogan, vous savez, on lâche rien.
05:56Alors cette chanson-là, les premiers mots, je me souviens,
05:59peut-être que le pote, mon pote Majid, il est là, la première fois qu'on l'a scandé,
06:03c'était à Jérusalem, dans les rues de la vieille ville.
06:05On lâche rien, on lâche rien, on lâche rien, on lâche rien, on lâche rien.
06:14Oui, Kadour, bonjour.
06:16On vient de vivre un grand moment sur la grande scène.
06:20Tu viens de chanter « On lâche rien », tu as mis le feu.
06:24Je voulais savoir un petit peu comment tu avais vécu ça.
06:26Ce que je rappelais un peu sur la grande scène,
06:29c'est vrai que cette chanson est devenue un peu un hymne des contestations sociales en France,
06:33et même un peu au-delà de nos frontières.
06:36C'est beau de la rechanter ici, en France, avec cette résonance-là aussi,
06:41parce que ça parle d'une certaine manière de convergence des luttes.
06:43Finalement, quand il y a des choses qui nous indignent,
06:46on parle toujours de la même chose.
06:48Là, ça se passe en Palestine, ça se passe en France, ça se passe dans des entreprises,
06:51ça se passe en bas de chez nous, dans la rue, avec les gars qui dorment sous les cartons.
06:55Et à un moment donné, c'est les mêmes mâles et c'est les mêmes utopies aussi qu'on partage.
07:00Donc voilà, ça me fait un peu tout ça de la chanter ici.
07:17La fête de l'humanité, c'est aussi un grand rendez-vous pour la défense des droits sociaux.
07:22Les salariés en lutte viennent ici puiser des forces,
07:25notamment auprès de leurs camarades de Fralib.
07:28Vous venez de remporter une grande victoire, vous êtes maintenant une scope.
07:31C'est la preuve qu'on peut gagner.
07:32Qu'est-ce qui a fait, selon vous, que vous avez gagné ?
07:35La première des choses, c'est la lutte, comme quoi il n'y a rien d'irréversible.
07:40Et que des grands groupes, même comme Inilever, multinationales, ultra-puissantes,
07:44à chaque fois, on veut faire croire que quand ils prennent des décisions de fermeture,
07:47on ne peut pas faire autrement, il n'y a que le chèque à négocier pour en avoir le maximum.
07:51On a fait la démonstration qu'on peut, en luttant, sur le point de vue syndical,
07:56mais aussi sur le point de vue juridique, puisqu'on leur a fait annuler quatre procédures,
07:59on peut arriver à les contraindre à venir autour de la table
08:03et négocier pour le maintien de l'outil industriel et les emplois sur le site.
08:22Après ces trois jours de folie, je vous dis au revoir pour l'instant,
08:25mais je vous laisse avec Victor H. derrière la grande scène,
08:29il a rencontré Ayo, les Orgres de Barbaque et Ayam.
09:05Bonjour Ayo, bienvenue à cette fête de l'Humanité 2014,
09:10un endroit que tu connais vraiment bien, puisque tu es venue il y a sept ans,
09:16au moment de ton premier album Joyful.
09:18Je voulais savoir un petit peu, quels souvenirs tu gardes de ce festival,
09:23de cette fête de l'Humanité ?
09:24Pour moi c'est un festival important, parce que c'est un sujet important,
09:28c'est pas juste.
09:29En fait les gens qui viennent à ce festival le connaissent bien,
09:33ils savent bien que c'est culturel, c'est peut-être aussi politique,
09:37mais surtout humain.
09:39Tu plaides pour la réconciliation des peuples,
09:41est-ce que ta musique est une manière pour toi de véhiculer des idées de partage ?
09:48Je crois que la musique ça peut, ça connecte les gens,
09:53n'importe quelle couleur, n'importe quel âge.
09:57La fraternité ?
09:57Oui.
10:01Bonjour messieurs, bonjour à Ayam,
10:04et bienvenue à cette fête de l'Humanité 2014,
10:07merci aussi de nous ramener du soleil de Marseille.
10:10La fête de l'Humanité, ça représente des valeurs de partage, de solidarité,
10:15c'est une grande fête à la fois politique et culturelle,
10:18est-ce que ça a un sens particulier de vous produire dans un tel cadre ?
10:23Déjà le concert quand on le fait tous les soirs,
10:25c'est un peu dans ces valeurs-là qu'on s'inscrit,
10:27c'est que pour nous on n'imagine pas nos concerts ou nos spectacles sans partage,
10:32on a des principes et des idées qu'on partage
10:35avec des gens qui sont là, qui sont présents à la fête de l'Humanité,
10:40sinon si on ne partageait pas certains idées, on ne serait pas présent.
10:43Le constat qu'on faisait à l'époque, dans Petit Frère ou dans Demain C'est Loin,
10:48on pourrait le refaire aujourd'hui,
10:50la société peut évoluer,
10:53et quand elle a évolué, ce n'est pas vraiment dans le bon sens.
10:58Donc malheureusement, je crois que tout ce qu'on disait il y a une quinzaine d'années,
11:02on peut le maintenir aujourd'hui et ça reste d'actualité.
11:06Bien sûr, c'est toujours le même combat, on ne va pas baisser les bras,
11:08comme tu l'as dit, la situation est pire,
11:10mais puis maintenant on va laisser du monde derrière nous,
11:12on ne pense plus en tant que...
11:13Alors c'est vrai que quand on avait 18 ans,
11:14même si notre discours à 18 ans a toujours été dans cet état d'esprit-là,
11:20maintenant on a encore plus de raisons d'être vigilants,
11:22parce que nous on est proche de la fin,
11:24mais on va laisser du monde derrière.
11:28Je voulais juste savoir un petit peu quel est votre sentiment sur la fête,
11:32ce qu'elle représente pour vous ?
11:34Alors nous, c'est un petit peu une institution pour nous, la fête de l'Huma.
11:37On a commencé par venir jouer un petit peu de temps en temps,
11:41il y a eu quelques années, on a joué sur des stands,
11:42et puis c'est vrai qu'il y a 7 ans, on a été invité à jouer sur la grande
11:45scène,
11:46et là on nous invite une deuxième fois,
11:48donc pour nous c'est un souvenir énorme.
11:50Toutes les questions humaines de toute façon nous touchent,
11:52puisque nos textes parlent tout le temps de l'humain,
11:54et nous c'est vrai que toutes les chansons des Ogres,
11:57c'est sur l'humain, sur finalement la paix en fait.
12:13Mais croyez-moi bientôt,
12:16les flicots vont du boulot,
12:20car tous les vagabonds parlent de révolution.
12:28Sous-titrage Société Radio-Canada
12:31Sous-titrage Société Radio-Canada
12:32Sous-titrage Société Radio-Canada
12:33Sous-titrage Société Radio-Canada
12:39Sous-titrage Société Radio-Canada
12:39Sous-titrage Société Radio-Canada

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