00:01Bonsoir à toutes et à tous. Pardonnez-moi de ne pas être avec vous ce soir.
00:05Vous le savez, j'ai accepté d'être le coprésident du comité de soutien de Christian Favier et pour beaucoup
00:11de raisons.
00:12La première, c'est que quand j'entends Val-de-Marne, je pense déjà à beaucoup de gens, des Val
00:16-de-Marnais qui m'ont apporté énormément.
00:18Et la première personne à laquelle je pense, c'est peut-être Jacqueline Moineau, il y a tellement longtemps,
00:22qui m'a allaité à ce moment-là à Orly et elle m'a aidé dans ma formation d'animateur.
00:30Et avec des mots clés, comme être acteur de son destin, la finalité des choses.
00:34Je me disais, Christophe, pense toujours à la finalité. Pourquoi tu le fais ?
00:37Et tout ça m'aura guidé longtemps.
00:40La personne à laquelle je pense, après, évidemment, c'est Pierre Gosselin qui est décédé il y a 15 jours,
00:46qui avait cette particularité de faire confiance, de dire oui d'abord à tout le monde, quels qu'ils soient,
00:51d'où qu'ils viennent.
00:52C'était extrêmement fort. Ça m'a construit ces mots-là aussi.
00:56Et puis, comment ne pas parler d'Eliane Hulot qui me disait dans son bureau quasiment tous les ans,
01:02mais Christophe, votre combat, là, j'étais pilote moto et j'essayais de me battre contre les plus grands.
01:06Elle me disait, votre combat, c'est quand même le pot de terre contre le pot de fer.
01:10Comment vous pouvez, comment allez-vous faire ?
01:13J'ai tellement envie d'y croire. Et donc, c'était beau ces mots-là.
01:17Et quand je me suis retrouvé champion du monde, j'ai né 24 heures du Mans ou champion de France,
01:23j'ai toujours pensé à elle et à tous ceux, tous ces Val-de-Marne qui ont toujours voulu croire
01:27que tout était possible.
01:29Christophe Favier en fait partie, il porte tout ça.
01:32Et le plus difficile, finalement, n'a pas été tout ça.
01:35C'était peut-être de conserver ce 94.
01:37Parce que quand on a été champion du monde, quand j'ai été champion du monde ou champion de France,
01:41ou quand on gagne le Mans, on doit porter le 1.
01:44Et je n'en voulais pas.
01:45Par attachement au 94 et aux valeurs que vous aurez comprises,
01:50mais aussi parce que je n'ai pas voulu faire tout ça.
01:52Je n'ai pas voulu être champion pour montrer qu'on était les meilleurs, pour écraser,
01:56mais juste pour montrer que c'était possible.
01:58C'est pour ça que je n'ai jamais voulu ce numéro 1.
02:00Et ce n'était pas facile parce que pour la Fédération Internationale, pour les sponsors,
02:05là c'était quand même Christophe, à un moment donné, il faut savoir changer, il faut savoir...
02:10C'était difficile.
02:11J'ai porté, il y a une dizaine de jours, à Laurence Cohen,
02:15les textes qui ont été édictés lors, lus, lors de la présentation officielle
02:21Champion du Monde au Sud de l'Espagne,
02:23quand nous avons été récompensés en 2014 pour ce nouveau titre.
02:27C'est la Fédération Internationale qui a lu des mots incroyables face à plus de 500 journalistes du monde entier.
02:33Ces mots, c'était le GMT 94, fidèle à son département,
02:38qui mène des projets en direction de la jeunesse.
02:40C'était incroyable.
02:42J'écoutais ça, je n'en revenais pas.
02:45Les mêmes qui ne croyaient pas à ça venaient de l'étaler, là, dans le monde entier.
02:51À nous peut-être, mais dans le monde entier.
02:53C'était extraordinaire.
02:54Et si j'ai accepté de cette co-présidence, c'est parce que je suis intimement convaincu qu'on peut
03:00convaincre
03:00que les valeurs que nous portons, beaucoup de monde les porte.
03:03Et que ça a du sens, tout ça.
03:06Et que pour moi, Christian Favier, c'est la seule voie possible, le seul chemin.
03:11C'est indispensable.
03:12C'est lui, son équipe et personne d'autre.
03:15C'est lui, son équipe et personne d'autre.