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  • il y a 4 semaines
Débat à la Fête de l'Humanité ce dimanche,entre Bertrand Badie, Pascal Boniface, Francis Wurtz et Jean Ziegler, animé par Jean-Paul Piérot et Stéphane Sahuc, sur les causes des guerres et des interventions militaires qui font peser une lourde menace sur le monde.

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Transcription
00:00Il y a cent ans, à la fin de l'éclat qui vit l'intestinat de Jaurès,
00:04la folie de la guerre mondiale avait déjà coûté la vie
00:06avec des dizaines de milliers de soldats français et allemands dotés de la marge.
00:11Si le monde a profondément changé en un siècle,
00:13une chose est suivie, le combat pour la paix,
00:16et l'empêché que le conflit ne démouche sur les déflagrations mochières,
00:20reste une ardente nécessité.
00:23Et autre rappel, plus récent, il y a 18 ou 13 ans,
00:26lors de la fête de l'humanité qui suivit le 11 septembre 2001,
00:31on détourne ici, à la loi, des centaines de personnes,
00:35nous nous interrogeons sur les moyens de voler au désordre du monde.
00:39Force est de constater que les leçons n'ont pas été tirées
00:42entre l'intervention de l'Afghanistan et la guerre mondiale.
00:45Le monde est aujourd'hui plus dangereux encore.
00:48Les peuples ne doivent plus attendre pour doter le monde du moyen de devenir enfin,
00:52enfin, une politique internationale,
00:54et c'est devenu des moyens pour régler les conflits de manière pacifique et politique.
01:03Alors, autour de ces questions, nous allons discuter,
01:06et que nous avons invité dans des personnalités extrêmement compétentes,
01:10vous allez voir, sur ces questions de la géopolitique.
01:12Je vais me tourner vers Jean Ziegler pour le mettre dans l'ambiance
01:16et pour combattre le jet lag après ce vol à l'urgence de l'Église.
01:22Donc, depuis cet été, comme le disait Jean-Paul,
01:24on voit les multiples conflits qui occupent l'actualité.
01:28On a évoqué l'offense à Yannagaza,
01:31la situation en Irak, le chaos de l'Église,
01:34la tension entre l'OTAN et la Russie en concrète.
01:38Alors, je voulais savoir, au-delà des particularités de chacun de ces conflits,
01:42est-ce qu'il y a des points communs, que ce soit dans la nature du conflit,
01:46dans les bénigérants, avec les différents objectifs qui sont poursuivis,
01:49qui peuvent donner des éléments d'explication sur cette quantification des crises.
01:55Donc, bien évidemment, Jean, à vous la parole,
01:57mais nos autres, l'amitié, pourront réagir et répondre aussi.
02:02Quand j'ai vu la thématique qui est proposée à ce thémat,
02:07on est dans un vilaine, et ce vilaine me gêne,
02:10et il faut réfléchir entre nous, avocats du peuple de Roche,
02:14comment dépasser ce vilaine,
02:16parce que le choix qu'on nous propose actuellement,
02:19de la part de l'oubouénement,
02:21c'est soit appuyer les actions de bombardement, de destruction,
02:27d'un empire détestable,
02:30soit appuyer un Moyen-Âge écœurant,
02:34c'est-à-dire le GERIS.
02:35Je dis qu'il y a une troisième voie qui est dure,
02:38mais que nous devons entamer dès aujourd'hui,
02:41c'est la restauration des Nations Unies.
02:44Ça semble appuyer, il est bien.
02:47C'est la restauration des Nations Unies.
02:50Et l'humanité qui mange,
02:53il contribue par ses analyses,
02:55l'humanité contribue par ses analyses,
02:57il y a 194 États qui sont membres des Nations Unies,
03:03tous les États du monde, sauf le Vatican,
03:05mais là on n'en a vraiment pas besoin,
03:06et c'est le préambule de la Charte,
03:15et donc la Constitution des Nations Unies
03:18au sortir de la victoire sur le fascisme,
03:21en juin 1945 à la conférence de Jean Francisco,
03:26la première phrase de quand il dit « We the people of the United States ».
03:31Nous, les peuples des Nations Unies.
03:34Nous, les peuples des Nations Unies.
03:35Pas nous les États.
03:36La légitimité des Nations Unies,
03:39l'horizon historique,
03:40c'est la volonté des peuples,
03:42la légitimité de ces organisations,
03:45bien des peuples,
03:47de vous et de moi.
03:48Les Nations Unies ont trois tâches,
03:50une part,
03:51que j'apporte sur terre,
03:52ils sont, c'est,
03:53mais plus lumière maintenant.
03:55Et c'est trois fondements,
03:56on respecte.
03:57Et deuxièmement,
03:58que l'injustice que le capitalisme du enfant
04:02a instauré socialiste,
04:04les soucrènes,
04:05cesse.
04:06Je vous signale que
04:06tous les cinq secondes d'un enfant,
04:09en dessous de dix ans,
04:10meurt de faim,
04:11selon l'enferro,
04:12que près d'un milliard,
04:14sur les écrits de 8 milliards de personnes,
04:16sont en permanence,
04:17à la fonction de cette volonté.
04:18Trois écrits des Nations Unies,
04:20la sécurité collective.
04:22Le charlie 17 de la Charte,
04:24qui dit
04:24« Tout agresseur contre le État souverain,
04:28doit rencontrer la réponse collective
04:32des autres États. »
04:34Et le charlie 17,
04:35je vais vous parler en détail,
04:36à toute une série de mesures
04:38qui vont,
04:39qui vont plus être élevées,
04:40jusqu'à,
04:41jusqu'à l'Action armée,
04:43comme on pourrait en 51,
04:45l'Action armée internationale.
04:48Mais,
04:49sous le contrôle
04:50de l'exécutif de l'ONU,
04:52la Constitution de sécurité,
04:5315 membres,
04:54sous le contrôle
04:55du législatif de l'ONU,
04:59194 et 40.
05:01Et la restauration doit se faire,
05:03parce que ce que nous vivons maintenant,
05:06c'est le chaos sanglant.
05:08C'est le mépris du droit de l'homme,
05:10le mépris du monde égyptien,
05:13très, très vite,
05:14vers une destruction
05:16de toute forme possible,
05:20sociale,
05:21interdictive possible,
05:22sur cette planète.
05:23Donc,
05:24la tâche et la lourde,
05:26restauration des Nations Unies,
05:29à travers l'instruction des consciences,
05:31dans les États démocratiques,
05:33qui permettent cette insurrection,
05:36pression sur nos gouvernements,
05:39que nous sortions du dilemme
05:40que j'ai mentionné tout à l'heure,
05:42et que nous entablions cette route
05:45vers le triomphe du droit international
05:48et la renaissance,
05:50la restauration des nations.
05:53Merci.
05:53On va revenir dans le débat
05:57sur le commentaire,
05:58justement,
05:59dans l'histoire,
05:59ce que l'on a dit.
06:01Mais je voudrais quand même
06:02que nos audibilités
06:03viennent aussi sur la question
06:06que j'ai posée,
06:06sur les points que,
06:08comme il peut y avoir,
06:09ces interventions.
06:09Vous avez évoqué la question
06:10de la réalité américaine.
06:13Oui, je voudrais d'abord dire,
06:15je suis tout à fait d'accord
06:16avec ce que vient de dire Jean Ziegler.
06:18L'un des facteurs communs
06:20de guerre et de danger,
06:22c'est le fait
06:23qu'un petit nombre d'États
06:25s'auto-proclament
06:28garants de l'ordre international
06:30et que l'autor
06:32se substitue aux Nations Unies.
06:34Il ne faut quand même pas
06:35oublier que l'Occident,
06:36c'est 12% de la population mondiale
06:39et qu'il y a ce réflexe non critique
06:42qui conduit ce petit nombre d'États
06:45à s'auto-proclamer
06:47gendarme du monde,
06:48alors qu'il ne peut pas y avoir
06:50de gendarme sans gendarmerie,
06:52et la gendarmerie,
06:53ça reste les Nations Unies.
06:54Que la guerre,
06:55jusqu'à il y a un peu de temps,
06:57c'était une compétition
06:58entre les puissants.
07:00Or, aujourd'hui,
07:01les puissants ne se font plus
07:03directement la guerre.
07:04Et que les guerres,
07:06aujourd'hui,
07:08viennent surtout
07:09s'installer
07:11entre les pauvres,
07:13entre les démunis,
07:14il suffit de regarder
07:15les guerres du Sahel
07:17et le Sahel,
07:18de constater que le Sahel,
07:19c'est une des zones
07:20les plus pauvres du monde.
07:21Et il y a
07:23de plus en plus
07:24derrière les guerres,
07:25et il faut le savoir,
07:27pour pouvoir
07:29ensuite les combattre,
07:31une question sociale.
07:32C'est-à-dire
07:33qu'il y a
07:34un malaise social,
07:37il y a
07:38un dépérissement social
07:40de toutes ces populations
07:41qui viennent
07:43de la Mauritanie
07:46jusqu'aux confins
07:47de l'Himalaya,
07:49en s'envantait
07:50aujourd'hui la planète.
07:52Il faut comprendre
07:53que derrière ces guerres,
07:56il y a ce malaise social
07:58et que répondre
07:59à un malaise social
08:01par la force militaire
08:03est non seulement
08:04une erreur,
08:05mais une source
08:06d'aggravation.
08:09Réprendre
08:09à ces entreprises
08:10de la violence
08:11en utilisant la violence,
08:13c'est risquer
08:14d'aggraver
08:15celle-ci
08:16alors que les conflits
08:17aujourd'hui
08:18doivent davantage
08:20être traités
08:21sur le mode social,
08:24sur le mode
08:24du développement,
08:26sur le mode
08:26de l'intégration sociale,
08:27sur le mode
08:28du respect,
08:29de la prise en compte
08:30de la dignité humaine,
08:31autant d'éléments
08:32qui sont toujours
08:33bafoués
08:34et qui me paraissent
08:36médiométalement
08:36bétangènes.
08:38Quand on nous dit
08:39regarder la barbarie
08:41de l'État
08:41est-ce qu'on peut faire
08:43autre chose
08:43qu'intervenir ?
08:45Qu'est-ce que vous avez
08:45à répondre à cet argument
08:46qui bouge l'opinion publique
08:48et qui interroge ?
08:50D'abord,
08:50la barbarie
08:51ne se divise pas.
08:52Lorsqu'il y a
08:53mort d'un être humain,
08:54il y a barbarie.
08:56Quand il y a
08:57500 enfants palestiniens
08:58qui disparaissent,
08:59il y a aussi
09:00barbarie.
09:01La barbarie
09:02est un phénomène
09:03qui n'est pas divisible.
09:08Un mort
09:09vaut un autre mort.
09:10Il faut qu'il y a
09:11la part de l'être.
09:13Deuxièmement,
09:13bien sûr
09:14qu'il ne faut pas
09:15rester indifférent,
09:16bien sûr
09:16qu'il ne faut pas
09:17rester sans rien faire,
09:18mais face à ce défi
09:19d'intervenir,
09:22il faut savoir
09:23poser trois questions
09:24qui ne sont jamais
09:25explicitement posées.
09:26premièrement,
09:27qui est l'agilité
09:28pour intervenir ?
09:30Est-ce que ce sont
09:30les puissances occidentales
09:32ou est-ce que,
09:33comme le disait
09:33Jean-Gilles,
09:35ça doit être
09:35le pro de la communauté
09:37internationale
09:38et le français ?
09:38Deuxièmement,
09:39comment intervenir ?
09:41Est-ce que l'usage
09:42de la force,
09:43est-ce que les comportements
09:44que vous évoquiez tout à l'heure
09:45sont la meilleure réponse
09:47aux dangers
09:48qui sont souvent
09:50produits par des acteurs
09:51qui attendent
09:52qu'on leur réponde
09:53par la violence ?
09:54Je pense que
09:55M. Ibrahim al-Baghdadi
09:57espérait de toutes ses forces
09:59que l'Ontan intervienne
10:00contre lui.
10:02Et donc,
10:02il faut se méfier
10:04de cette façon
10:05de croire
10:06que l'instrument militaire
10:07peut vaincre
10:08toutes les violences.
10:09L'a-t-il fait
10:10en Afghanistan ?
10:11L'a-t-il fait
10:12en Somalie ?
10:13L'a-t-il fait
10:13en Libye ?
10:14L'a-t-il fait
10:15au Sahel ?
10:16C'est quand même
10:17quelque chose
10:17de doublant
10:18que de constater
10:19que ces interventions
10:20militaires
10:20n'ont jamais eu
10:21réellement
10:22et véritablement
10:24à tout dire
10:24sauf peut-être
10:25le cas très particulier
10:26de Tiver
10:27en 1999 ?
10:29Et puis,
10:29troisième question
10:30qu'il faut se poser
10:31c'est intervenir
10:31mais pourquoi ?
10:32Il ne suffit pas
10:33d'utiliser la force
10:34il faut encore
10:35se demander
10:37quelle est la finalité
10:38quel est le but
10:39que l'on recherche ?
10:41S'agit-il
10:42de refaire l'Irak ?
10:43Est-ce que ça
10:44il appartient
10:45à l'Otan
10:46de refabriquer
10:46un État irakien ?
10:48Est-ce qu'il s'agit
10:49de porter
10:49les secours
10:50aux populations irakiennes ?
10:52Et dans ce cas-là
10:53est-ce qu'une alliance
10:54militaire
10:54est la plus indiquée
10:55pour ça ?
10:56Est-ce qu'il s'agit
10:57de construire
10:58une paix régionale ?
11:00Mais alors à ce moment-là
11:00les acteurs régionaux
11:01sont plus habilités
11:03que les puissances
11:06occidentales ?
11:07Il y a là
11:07toute une série
11:08de questions
11:09que l'on nous cache
11:10que l'on ne veut pas poser
11:11et qui constitue
11:12le fait d'être.
11:13il y a plusieurs origines
11:17qui se retrouvent
11:18presque dans chaque cas.
11:20D'abord,
11:21il y a des intérêts puissants.
11:23Par exemple,
11:24la guerre d'Irak
11:24qui avait du pétrole.
11:26Souvent,
11:27les interventions
11:27en Afrique,
11:28il y a des ressources minières.
11:29Donc,
11:30il y a des intérêts puissants
11:31qui sont des motivations
11:34pour les compuissances
11:36d'intervention.
11:38Ensuite,
11:40et c'est surtout
11:40l'axe
11:41que je voudrais insister,
11:42il y a aujourd'hui
11:42en Occident
11:44une terrible culture
11:45de domination.
11:47Vous avez par exemple
11:49non seulement
11:50tout l'héritage Bush
11:52dont nous payons
11:53aujourd'hui
11:54le prix
11:57en Afghanistan,
11:58en Irak
11:59et maintenant
12:00le développement
12:02en Libye.
12:03Toutes les années Bush
12:03ce n'est pas seulement Bush,
12:05c'est aussi tous les occidentaux
12:06qui ont suivi Bush,
12:07premièrement.
12:08Et puis il y a
12:09les initiatives actuelles.
12:10Alors évidemment,
12:11on me dira,
12:11et je suis d'accord,
12:14Obama,
12:14ce n'est pas Bush.
12:16Seulement,
12:17comme Obama
12:18avait commencé
12:19par dire
12:20« Je suis élu
12:22non pas pour faire
12:22la guerre,
12:23mais pour sortir
12:24des situations
12:25conflictuelles »,
12:27on lui a accroché
12:28la réputation
12:28que c'est un faible.
12:30Et depuis que
12:32on lui accroche
12:33l'idée
12:34que c'est un faible,
12:34non seulement
12:35il y a
12:36une véritable panique
12:38chez les
12:39petits occidentaux,
12:41français compris,
12:43qui disent
12:44« Mais si
12:45l'Amérique
12:46n'a plus
12:47le leadership
12:47du monde,
12:49qu'est-ce qui va se passer ? »
12:51ça va être le cas.
12:51Donc,
12:52il y a une telle
12:53pression
12:54sur l'administration
12:56américaine
12:56que maintenant,
12:57Obama
12:57fait du zèle
12:59pour prouver
13:00que lui aussi
13:01il est ferme.
13:02par exemple,
13:04en ce qui concerne
13:05la fameuse
13:06coalition
13:08dont vient de parler
13:09l'Ectambadi
13:10pour
13:12arrêter
13:14les monstres
13:15de l'État
13:16islamique,
13:17voilà ce que
13:19le président Obama
13:20a dit,
13:21il a dit,
13:22« L'heure est venue
13:23pour l'Amérique
13:24de montrer sa puissance
13:26et sa force
13:27en passant
13:28à une forme
13:28d'attaque ».
13:29Vous voyez,
13:31pour effectivement
13:32répondre
13:33à l'attente
13:35de l'État islamique,
13:36on ne fait pas
13:36beaucoup mieux
13:37parce que c'est
13:39réellement
13:40retombé
13:41complètement
13:42dans les ornières
13:43de gauche
13:44en Irak.
13:46Premièrement.
13:47Ensuite,
13:48je ne veux pas
13:49qu'il y ait des absents,
13:50mais M. Védrine
13:52a dit
13:54à propos de l'Ukraine,
13:56c'est une obègue
13:57pour Obama
13:58qui avait
13:59grand besoin
14:00de faire preuve
14:01de fermeté,
14:01surtout après la Syrie.
14:03Donc,
14:04vous voyez,
14:05je pense qu'une
14:06des sources
14:10communes
14:10à ces interventions,
14:13c'est aussi
14:14l'entretien
14:15de cette culture
14:16de domination
14:17de famille occidentale,
14:19de leadership mondiale
14:20qui passerait
14:22nécessairement
14:24par des interventions
14:26militaires
14:27pour que leur règne,
14:28pour que leur ordre
14:30règne.
14:31Et j'ajouterai
14:31une troisième raison
14:32qu'on retrouve
14:33un peu partout,
14:35ce sont
14:35les instruments
14:37que les dirigeants
14:38occidentaux
14:39se sont,
14:39au fil de ces années,
14:41donnés
14:41pour gérer
14:43le monde
14:44de cette manière
14:46et qui sont
14:47des instruments
14:47qui sont
14:49de véritables machines
14:50à exercer
14:51des pressions
14:52pour perpétuer
14:53cette culture
14:53de domination
14:54et évidemment
14:55l'instrument
14:56clé,
14:57en l'occurrence,
14:58c'est l'OTAN.
14:59L'OTAN
15:00qui avait,
15:02après sa...
15:06après la disparition
15:07du pacte de Marseille,
15:08avait en quelque sorte
15:10perdu,
15:11pas seulement à nos yeux,
15:12il n'avait pas
15:12de légitimité à l'âme,
15:14avec aux yeux
15:15du monde entier,
15:16avait perdu
15:17sa raison d'être.
15:20L'OTAN
15:20était un peu
15:21gros rire,
15:22mais il cherchait
15:23une raison d'être
15:24ailleurs.
15:25Eh bien,
15:27parce que
15:29l'OTAN
15:29n'a pas été
15:30dissous,
15:31parce que
15:31ça continue
15:33d'exister,
15:33cet instrument,
15:36il appelle
15:37une justification
15:38permanente
15:39et ce qui fait
15:40qu'aujourd'hui,
15:40il y a une relance
15:42extrêmement agressive
15:43de l'OTAN.
15:44En quelque sorte,
15:45la crise ukrainienne
15:46sert là aussi
15:47d'occasion,
15:49d'au-même.
15:49Mais il y a
15:50des instruments
15:51beaucoup moins connus
15:53et néanmoins
15:54pervers.
15:55Par exemple,
15:56l'Union européenne
15:56en 2009
15:57a créé
15:58ce qu'elle appelle
15:59le partenariat
16:00oriental,
16:01qui était
16:02l'enfant
16:04des pires
16:06atlantistes
16:07de l'Union européenne
16:08élargie,
16:08à savoir
16:09le gouvernement
16:10polonais
16:11et les gouvernements
16:12franais,
16:13qui veulent
16:14en découp
16:15avec la Russie.
16:17Et à la limite,
16:18peu importe
16:19la situation,
16:20c'est eux
16:21qui ont fait pression
16:22pour créer
16:23le partenariat
16:24oriental,
16:25qui était
16:25initialement,
16:26officiellement,
16:27un instrument
16:28de coopération
16:29avec les anciens
16:30pays de l'Union
16:31soviétique,
16:31hormis la Russie,
16:33et qui en fait
16:34devient le fer de lance
16:36d'une nouvelle
16:38guerre froide
16:39qui conduit
16:40aujourd'hui
16:41à la situation
16:43explosive,
16:44extrêmement dangereuse
16:45en Ukraine.
16:46mais bon,
16:47on ne dit rien
16:48d'un.
16:48Mais pour dire,
16:48à mon avis,
16:49il y a essentiellement
16:50trois sources
16:51qu'on retrouve
16:52à peu près
16:52dans chaque cas.
16:53Il y a souvent
16:54des intérêts
16:56puissants
16:56qui sont
16:57derrière les opérations,
16:59mais il y a
16:59deuxièmement
17:00une puissante
17:01domination,
17:02culture de la domination
17:04occidentale
17:05sur le monde,
17:05et troisièmement
17:06des instruments
17:07pervers
17:08qui en fait
17:09conduisent
17:09à perpétuer,
17:11voire à développer
17:12ces interventions
17:14agressives.
17:15Vous avez été offerté
17:16qui est le plus grand
17:17boiteur du XXe siècle
17:19qui a fait
17:19avec leur magnifique
17:20conseil
17:20il y a une certaine
17:20année,
17:21d'années avant
17:21sa disparition
17:22dans cette même
17:23faite de l'humanité.
17:25Une de ses sentences
17:26les plus célèbres
17:27et les plus pertinentes
17:28comme elles sont dites,
17:29c'est ce qu'il y a
17:30dans le bon moment
17:31de la morale,
17:31c'est que c'est toujours
17:32la morale des autres.
17:33Et quand on parle
17:34de morale
17:34dans l'histoire internationale,
17:36on voit aussi
17:36que c'est toujours
17:37la morale des autres.
17:39Bertrand a dit
17:40avec justesse
17:40que bien sûr,
17:42l'assassinat,
17:43le troisième
17:44assassinat
17:44dans des conditions
17:45atroces
17:45et agendistes
17:46régule ses consciences.
17:48Mais je ne crois pas
17:49que le bombardement
17:50de notre défense vide
17:51dans les attentes de guerre
17:52soit par contre
17:54légitif et mort.
17:55Et pourquoi autant
17:56des boissons dans un cas
17:57et autant de silence
17:58feutré dans l'autre ?
18:00Alors que le nombre
18:01penche plutôt
18:01en l'autre faveur.
18:03Et je ne parle pas
18:03seulement si c'est fait
18:04à Gaza,
18:04si c'est fait
18:05en Afghanistan,
18:06en Irak,
18:07etc.
18:07Et si l'on peut
18:08être pertinant,
18:09il faut être cohérent.
18:11Et donc bien voir
18:12que ce que l'on a
18:13appelle vos valeurs occidentales,
18:16on aimerait bien dire
18:17qu'elles ne sont pas
18:17partagées par le reste
18:18du monde.
18:18Mais le reste du monde
18:20partage des valeurs
18:21si elles sont universales,
18:22ne partage pas
18:23le double discours,
18:25la morale,
18:26la géométrie pariale
18:27et le fait ce que je dis
18:28mais ne faites pas
18:29ce que je fais.
18:29et c'est là
18:30et c'est là
18:31où le monde occidental
18:31perd de sa valeur,
18:33perd de son intérêt
18:34et de sa puissance
18:35parce qu'il a
18:37une pratique
18:37qui est hors du commun
18:39avec ce qu'il prône
18:42et en toute bonne conscience,
18:44sans que lorsque l'on met
18:47ses vérités à nous,
18:48on est très mal reçu.
18:50On est très vite taxé
18:52de complices du terrorisme,
18:54d'esprits du migois,
18:56etc.,
18:56etc.,
18:57de Saint-Germain de Stockholm
18:58par simplement
19:00rappeler des réalités.
19:01La réalité,
19:02c'est que
19:02si l'on ne veut pas
19:04les effets
19:06qui se passent aujourd'hui
19:07sont dériles,
19:08mais ils sont aux causes.
19:10Mais trop souvent,
19:11les médias montrent les causes,
19:13montrent les effets,
19:14mais ne montrent pas les causes.
19:15S'il y a des salopards
19:17qui tuent des innocents
19:18parce qu'ils sont journalistes
19:19d'être pris en otage,
19:21et bien c'est pas génétique.
19:22Il y a quand même un consensus
19:23et si on veut déménier
19:24que ça se reproduise,
19:25qu'il faut travailler
19:26non seulement sur les effets,
19:27mais également sur les causes.
19:29Et pour revenir
19:30sur ce qu'il y a des lieux,
19:32finalement,
19:33de l'Ukraine
19:33à la Palestine,
19:35au Soudan,
19:37etc.,
19:37on est dans une problématique générale,
19:39c'est que
19:40la sortie de la guerre froide
19:41a été malgée.
19:43Parce que,
19:44une fois encore,
19:45les Occidentaux
19:45ont confondu
19:46monde occidental
19:47et communauté internationale.
19:49D'ailleurs,
19:49en preuve de la communauté internationale,
19:51si vous allez ouvrir la télé,
19:53que vous ouvrez la radio,
19:55quand on parle de la communauté internationale,
19:56c'est quoi ?
19:57C'est longtemps,
19:57ou l'Océan d'ailleurs.
19:58C'est toujours les Occidentaux.
20:00Alors que la communauté internationale
20:01est un peu plus large,
20:02surtout à une époque où
20:03les Occidentaux
20:04ont perdu le monopole
20:06de la puissance
20:06qu'ils avaient
20:07depuis cinq siècles.
20:09Malheureusement,
20:09certains responsables
20:11ou experts,
20:12ou journalistes occidentaux,
20:15ne sont pas rendus compte
20:16que l'époque
20:18du casque colonial
20:19était terminée
20:20et qu'on a dominé
20:21plus de l'autre.
20:22Et que les autres pays
20:23avaient également
20:24des valeurs
20:25à faire sentir,
20:26des intérêts à défendre,
20:27et que l'époque
20:28où l'on pouvait dire
20:29« c'est comme ça,
20:30ne bougez pas,
20:31parce qu'on est plus intelligent que vous,
20:33et que pari,
20:33on est plus puissant,
20:34et que si vous bougez,
20:35on voudrait être salopards
20:36quand on va vous massacrer
20:37au bout d'un vorage »,
20:38ce n'était pas
20:39qu'elle avait évolué.
20:40Et si on ne sera pas prêts,
20:41on va au-delà
20:42des plus grandes décisions.
20:44Le tournant, pour moi,
20:45de la Cité de la guerre froide,
20:46ce n'est pas la chute
20:47du néo-réable.
20:48C'est lorsque Gorbatchel
20:49accepte le 4 août 90
20:52de signer un communiqué
20:55avec Jean-Jean-Bouche
20:56pour dire que l'Irak
20:57a violé le droit international
20:58et qu'il faut être puni.
21:00Et quand la dévolution 678,
21:02maintenant,
21:03si je me l'ouvre la vie,
21:04est adoptée le 15 de l'an
21:06en disant
21:07qu'il y a une violation
21:08de droit international
21:08et on va sanctionner l'Irak
21:11pour avoir un S&P.
21:14Et l'Union soviétique,
21:15c'était l'Union soviétique,
21:16c'était pas la Russie de l'époque,
21:18dit « Ok, l'Irak le fera de l'Irak ».
21:20« Ok, l'Irak a vécu les trois rôles,
21:22on a des intérêts,
21:23mais ce qui conclut,
21:24c'est de bâtir
21:25un nouveau rapport mondial
21:26dans lequel
21:26la sécurité collective
21:28sera faite par l'ONU,
21:29comme Jean,
21:30tu l'as rappelé.
21:31Et donc,
21:32Gantachet accepte
21:33de laisser tomber un navire
21:34alors que jusqu'ici,
21:36chaque superpuissance
21:37était légitimée
21:38pour redonner à l'ONU
21:40le rôle qu'elle n'avait jamais eu
21:41jusque-là,
21:42pour que le conseil de sécurité,
21:43que la sécurité collective
21:45agisse comme cela,
21:46n'avait jamais été le cas.
21:48Et Jean-Jean Bouche dit
21:49« Bongo, bravo ! »
21:51Et ensuite,
21:52il va devant le Congrès
21:53en disant
21:54« Grâce à Dieu,
21:55l'Amérique a gagné la bière froide
21:56et le coup, bravo ! »
21:58Et donc,
21:59ce pacte fondamental
22:01qui a été
22:01de redonner à l'ONU
22:03le rôle
22:04qu'elle n'a jamais eu
22:05de la bière froide
22:06et qu'elle n'aurait plus à voir
22:07parce que la bière froide
22:08est déterminée,
22:09n'a jamais été donné.
22:11Et c'est pour cela
22:11que de l'Ukraine
22:12à la Palestine,
22:14à l'Irak, etc.,
22:15la guerre quand même
22:16de l'Irak en 2003,
22:17ceux qui en s'occupent
22:18devraient quand même
22:19être un peu plus mauvais
22:20qu'aujourd'hui,
22:21malheureusement,
22:21ils plastronnent toujours
22:22en faisant des sondes normales
22:24alors qu'on voit bien
22:26les catastrophes
22:26que la guerre d'Irak
22:27a créées
22:28et que ceux
22:29qui, à l'époque,
22:31Bertrand, Jean et Francis
22:32en étaient dans la même bande,
22:35ceux qui dénonçaient
22:35la guerre d'Irak
22:36à l'époque
22:36étaient traités
22:37de suppôts de Saint-Amérique
22:39et de conduire
22:41de Saint-Amérique
22:41alors que,
22:42je pense que malheureusement,
22:43les États-Unis
22:44ont plutôt une raison
22:45et que ceux qui l'aiment
22:46sont à l'époque
22:47continuent à donner
22:48des sondes normales
22:48dans les médias
22:49et donc le tournant
22:50de la guerre froide,
22:51le fait qu'on n'ait pas
22:52su créer
22:52mais ce moment
22:54de systématographie
22:55on en souffre encore
22:56et la plupart des conflits
22:58viennent de cela
22:59parce qu'une partie
23:00de Tianto
23:01n'ont pas vu que
23:02un, ils n'ont plus
23:03beaucoup de la puissance
23:04et deux,
23:05que le monde avait changé
23:06et qu'à une époque
23:07d'un monde
23:09en fait de multipolarisation
23:10l'unilatéralisme
23:12est une impasse.
23:13Donc je crois
23:13qu'il y a effectivement
23:14un recul de la diplomatie
23:17dans le monde
23:18et je vais avoir
23:19le point de vue
23:20de Francis ici.
23:21Oui, mais puisque tu parles
23:22de l'Ukraine,
23:23je vais donner un exemple
23:24que je donne souvent
23:26que j'ai déjà donné
23:27sur un autre débat
23:28parce que je le redonne
23:30parce que je trouve
23:31qu'on n'en parle pas
23:32et que c'est tout à fait
23:34dommage dans la période
23:35actuelle.
23:37le 5 juin 2008
23:41donc avant l'affaire
23:43de la Géorgie
23:44le 5 juin 2008
23:48Maitretef,
23:48alors président de Russie,
23:51fait un discours
23:52important à Berlin
23:54à l'ensemble
23:55de l'Union Européenne
23:56et il dit
23:58voilà, il y a
23:59des différends entre nous,
24:01il y a
24:02les conflits gelés,
24:03vous savez,
24:04la Transdustrie,
24:06l'Occité du Sud,
24:07la Présie,
24:08ces territoires
24:11occupés par des troupes
24:13pruses
24:13dans des pays limitrophes,
24:15il y a ça,
24:16il y a les questions
24:17du désarmement
24:17qui sont bloquées,
24:19il y a les problèmes
24:20de livraison
24:21des hydrocarbures
24:22aux voisins
24:24de la Russie
24:25et à l'Europe,
24:27etc.
24:27Il élimère
24:28les différents
24:30et il dit
24:31bien
24:32voilà ce que je propose
24:34solenniellement
24:34à l'Union Européenne.
24:37Ouvrons des négociations
24:39pour aller vers
24:40un traité
24:41banque européen
24:43de sécurité.
24:45Banque européen,
24:46c'est-à-dire
24:46l'ensemble des pays
24:47de l'Europe,
24:48du continent européen
24:49et deuxièmement
24:51de sécurité,
24:52c'est-à-dire
24:53au sens large
24:54toutes les questions
24:55qui sont susceptibles
24:58de provoquer
24:59de l'instabilité.
25:01Et il dit
25:02on fait ça
25:03sous l'échelle de l'ONU
25:05avec une clause
25:06contraignant
25:08pour l'ensemble
25:08des signataires
25:09ouvrons
25:10cette négociation.
25:12Et il dit
25:13simplement
25:14nous mettons
25:15deux conditions
25:15à la conclusion
25:17de cet accord.
25:19La première condition
25:21c'est que vous arrêtiez
25:22l'élargissement
25:24de l'OTAN
25:25à l'Est.
25:26Or,
25:27l'essentiel était fait
25:28les dix pays
25:29d'Europe centrale
25:30plus les pays bas.
25:31La question c'était
25:32l'Ukraine
25:32et la Chambre.
25:36Premièrement,
25:37deuxième condition,
25:39arrêter
25:39le bouclier
25:40en témissime
25:42dirigé
25:42contre notre pays.
25:43Pour nous
25:44c'est une question
25:45existentielle,
25:46c'est une question
25:46de sécurité fondamentale.
25:48Ces deux conditions,
25:50à savoir
25:51donc
25:52l'engagement
25:55pour chaque pays
25:56signataire
25:56de se prêter,
25:58de ne pas
26:00modifier
26:01ces conditions
26:04de sécurité
26:05au détriment
26:06de ces voisins.
26:08Voilà la question.
26:10Eh bien,
26:10la réponse
26:11de l'Union Européenne
26:12à cette proposition
26:13pour le moment
26:14depuis 2008
26:16n'existe pas.
26:17Il n'y a
26:18aucune réponse.
26:21Il n'y a même
26:21pas eu
26:22de rencontres
26:23pour voir
26:24s'il s'agissait
26:26de l'esprouve
26:26ou d'une fausse
26:27proposition
26:30de la propagande
26:31sur cela.
26:32Même pas.
26:33Il n'y a eu
26:33aucune réponse.
26:34Parce que vraisemblablement,
26:36le téléphone
26:37a sonné
26:37avec Washington
26:38aujourd'hui
26:39n'est pas question
26:40de laisser
26:41à la Russie
26:42un droit de veto
26:42sur
26:46les projets
26:47d'élargissement
26:48de l'OTAN
26:49ou la décision
26:50américaine
26:51d'installer
26:52le bouclier
26:53en témicycle.
26:53Voyez,
26:55diplomatie
26:56ou confrontation,
26:57voilà le choix.
26:58Il y a là
26:59aujourd'hui encore
27:00la possibilité
27:02de sortir
27:03par l'eau
27:04de cette situation
27:06extrêmement dangereuse
27:07qui peut
27:08être pré-explosée
27:10d'un jour
27:11à l'autre
27:12en faveur
27:13au profit
27:14d'une démarche
27:16de diplomatie
27:17de très haut niveau
27:18à savoir
27:19créer les conditions
27:19d'une sécurité
27:20collective
27:21de long terme
27:22pour l'ensemble
27:23du continent.
27:24Au contraire,
27:26qu'est-ce que
27:27nous avons appris
27:28hier
27:28alors que
27:29le cessez-feu
27:30en Ukraine
27:32est tellement fragile
27:33que la plupart
27:34des observateurs
27:35pensaient
27:35qu'il ne tiendrait
27:36pas
27:36plus de 48 heures
27:37qui semblent tenir
27:38qu'elles sont
27:39dans ces conditions,
27:40dans ce contexte fragile,
27:42les deux décisions prises
27:43l'une par les Etats-Unis
27:44l'autre par l'Union Européenne.
27:46Les Etats-Unis
27:47viennent d'inviter
27:48à Washington
27:49pour jeudi prochain
27:50le président ukrainien
27:51Poroshenko
27:52pour discuter
27:54de l'établissement
27:55d'un statut spécial
27:57de l'Ukraine
27:59dans le temps
27:59à savoir
28:00pas rendre
28:00parce que c'est
28:01trop exclusif
28:02mais un statut spécial
28:03de pays non rendre
28:05et l'Union Européenne
28:07en même temps
28:08le même jour
28:08a également invité
28:11les autorités ukrainiennes
28:12à signer
28:13dans la précipitation
28:14le fameux accord
28:15d'association
28:16Union Européenne
28:17qui était
28:18à l'origine
28:19de l'explosion
28:20du Maïdan.
28:21Vous voyez,
28:22il y a vraiment
28:24deux cultures
28:25qui se posent
28:26dans la conception
28:28qu'on a
28:29des relations internationales.
28:30l'Ukraine
28:31c'est de rechercher
28:32à l'ouvrir
28:33par la discussion
28:34et d'ailleurs
28:34par la discussion
28:35au grand jour
28:36parce que ça ne concerne
28:37pas que les diplomates
28:38ça concerne l'ancien
28:39l'ancien
28:39de l'élaboration
28:42d'un compromis
28:44fondé sur le droit
28:45international
28:46et répondant
28:47à l'intérêt
28:49bien compris
28:49de l'ensemble
28:50des protagonistes
28:51ou bien
28:51la confrontation
28:53avec l'idée
28:54on est les plus forts
28:55et on va
28:56mater
28:58notre interlocuteur
28:59notre interlocuteur
29:00de ce point de vue
29:01je rejoins complètement
29:02une idée
29:03qui est très forte
29:04dans un des
29:05tout derniers
29:06ouvrages
29:06de Bertrand Bally
29:07la question
29:08de l'humiliation
29:09je pense qu'en diplomatie
29:11il faut
29:12prostrir
29:13toute forme
29:14d'humiliation
29:14parce que
29:15on risque tous
29:17toujours
29:17de la payer
29:18finalement
29:19au prix fort
29:20donc vive la diplomatie
29:21et abat
29:22la confrontation
29:25je crois qu'en fait
29:26la chute du mur
29:27et la fin
29:28de la bipolarité
29:29ont eu des effets
29:31tout à fait
29:32inattendus
29:32et avec le recul
29:34du temps
29:34on peut dire
29:35en fondément
29:36négatif
29:37et dangereux
29:37c'est à dire
29:39que la fin
29:40de la bipolarité
29:41a conduit
29:42la diplomatie
29:43occidentale
29:43à penser
29:44qu'elle pouvait
29:45prendre seule
29:46en charge
29:47tous les problèmes
29:49du monde
29:49ce qui était
29:51d'autant plus absurde
29:52qu'avec la fin
29:52de la bipolarité
29:53pour la mondialisation
29:54c'était d'autant
29:56plus absurde
29:56que les problèmes
29:58sociaux
29:59liés au développement
30:00donnaient au contraire
30:01aux acteurs locaux
30:03une importance
30:04considérable
30:05or ces acteurs locaux
30:06sont méprisés
30:07donc on pense
30:08aujourd'hui
30:08que sur la question
30:10irakienne
30:10une conférence internationale
30:12va réunir
30:13un certain nombre
30:13d'états
30:14pour décider
30:14de ce que devrait être
30:15l'Irak demain
30:16et que la seule question
30:18c'est comment associer
30:21les différents acteurs
30:22irakiens
30:23à la définition
30:24de leur contrat social
30:25à la définition
30:26de l'état
30:27qui sera de l'oeuvre
30:28et alors
30:29cette pratique
30:31très
30:32très
30:32arredonde
30:33aboutit
30:34à quelque chose
30:35que je tiens
30:35pour dramatique
30:36qui est
30:37la diplomatie
30:38d'exclusion
30:39si vous écoutez
30:41les propos
30:42tenus
30:43dans la plupart
30:44des chancelleries
30:45occidentales
30:46on vous élimait
30:47très longuement
30:48tous ceux
30:49avec lesquels
30:50il ne faut pas parler
30:51on ne doit pas parler
30:52avec le Hamas
30:53on ne doit pas parler
30:54avec l'Escola
30:55on ne doit pas parler
30:56avec l'Iran
30:57on ne doit pas parler
30:58avec la Syrie
30:59on ne doit pas parler
31:00avec les Gialis
31:01bref
31:02on ne doit parler
31:03qu'entre soi
31:04c'est à dire
31:05que la diplomatie
31:06c'est devenu
31:07l'art
31:08de la classe de T
31:09entre personnes
31:10qui partagent
31:11les mêmes goûts
31:12les mêmes valeurs
31:13les mêmes idées
31:13les mêmes intérêts
31:15voilà
31:15qui a complètement
31:16bloqué
31:18le jeu diplomatique
31:19international
31:19pendant
31:20des décennies
31:21et des décennies
31:22quand j'étais étudiant
31:24il n'y a pas si longtemps
31:27que ça
31:27et bien
31:28on m'apprenait
31:29non non
31:30on m'apprenait
31:31que
31:32l'art de la diplomatie
31:34c'était l'art
31:35de gérer
31:36les séparations
31:37de dissiper
31:39les malentendus
31:41de
31:41diminuer
31:42les clivages
31:43et les conflits
31:44c'est à dire
31:45que dans la diplomatie
31:46le principal interlocuteur
31:48ça ne doit pas être
31:48la Ligue
31:49mais
31:50l'Église
31:51et que
31:52réunir une conférence
31:53internationale
31:54sur l'Irak
31:55entre
31:55Amie
31:56donc ça sera le cas
31:57demain à Paris
31:58n'a pas
31:59grand intérêt
32:00sauf un effet
32:01d'affiche
32:02alors que
32:03la réalité
32:04c'est de pouvoir
32:05construire les bases
32:06d'une négociation
32:07avec l'autre
32:08l'autre peut être
32:09profondément
32:10antipatique
32:11et je rejoins ce que disait
32:12Pascal tout à l'heure
32:13ce n'est pas
32:14parce que vous voulez
32:15parler avec l'autre
32:16que vous le trouvez
32:17agréable
32:18radical
32:19sympathique
32:19que vous considérez
32:20partager ces valeurs
32:21pendant que vous faites
32:22votre métier
32:23de diplomate
32:24et cette diplomatie
32:26d'exclusion
32:27qui a dominé
32:29les 20 dernières années
32:31me paraît
32:31extraordinairement
32:33dangereuse
32:33et la meilleure façon
32:35d'envoyer
32:35dans une impasse
32:37à peu près
32:37tous les conflits
32:39que nous connaissons
32:39car après tout
32:41le conflit afghan
32:42il a évolué
32:43faire quelque chose
32:44qui ressemble
32:45à des solutions
32:46le conflit irakien
32:47le conflit chérien
32:48le conflit lignan
32:49le conflit sombrien
32:50le conflit santrafricain
32:52le conflit malien
32:53qui compte à moi
32:54ce que nous dit
32:55n'est pas
32:56substantiellement résolu
32:58donc nous nous trouvons
32:59confrontés
33:00à une question
33:01très simple
33:02c'est à dire
33:03un
33:04il faut négocier
33:05alors qu'aujourd'hui
33:06la mode c'est de négocier
33:07des contrats
33:08et jamais de négocier
33:09la paix
33:10deux
33:10il faut activer
33:12une diplomatie
33:14avec tous les interdits
33:15du peuple
33:15trois
33:16il faut
33:18il faut
33:19réintroduire
33:20les acteurs locaux
33:22dans le jeu
33:24diplomatique
33:25c'est à dire
33:26vous savez
33:26l'Europe
33:28bizarrement
33:29elle ne se remet pas
33:31de l'idée
33:32qu'elle n'ait plus
33:33le champ de bataille
33:33du monde
33:35et donc
33:36elle prétend
33:37maintenant
33:37aller gérer
33:38le champ de bataille
33:39des autres
33:39mais ça
33:41ce n'est pas possible
33:42vous ne pouvez pas
33:43gérer
33:44les conflits
33:44des autres
33:45autrement
33:46qu'en médiatoires
33:47prudents
33:47et autrement
33:48qu'en donnant
33:49aux autres
33:50ceux qui sont
33:50directement concernés
33:52la parole
33:53la capacité
33:54de négocier
33:55de discuter
33:56d'inventer
33:58leur propre
33:58démocratie sociale
34:00leur propre
34:00consensus
34:01c'est ça
34:02la diplomatie
34:03je crois
34:04qu'effectivement
34:05elle est
34:05à reconstruire
34:06totalement
34:06on voit bien
34:07par exemple
34:08par rapport
34:09aux conflits
34:09de l'eau palestinien
34:11l'erreur
34:11tragique
34:12des occidentaux
34:13à la main
34:14d'Israël
34:15et des anglais
34:15des américains
34:16de dire
34:16on veut négocier
34:17avec le masque
34:18parce qu'il est
34:18du caisse
34:19là
34:20parce que
34:21trois mois après
34:22avoir fait une guerre
34:23en Irak
34:24au long de la démocratie
34:25on dit
34:25le peuple
34:26en négocière
34:26que les choses
34:27soient faibles
34:28moi je ne suis pas
34:28pour un masque
34:29contrairement
34:30parce que certains
34:32vont servir
34:33dans les gars
34:34je ne suis pas
34:35pour un masque
34:35mais la réalité
34:36c'est que l'amas
34:36a créé les élections
34:37et que là encore
34:39on a tout le circuit
34:39pourquoi l'amas
34:40a créé les élections
34:41en début de 5
34:42début de 5
34:44un homme de gauche
34:45israélien
34:45dit
34:46si on ne dégouissait pas
34:47avec Mahmoud Abbas
34:49le retrait Gaza
34:50le Hamas
34:51ne devait pas
34:52les élections
34:52donc Charbonne
34:53a pu se retirer
34:54le Gaza seul
34:55et du coup
34:56Mahmoud Abbas
34:57qui disait
34:58par négociation
34:59que quelque chose
34:59était démuni
35:00alors que l'amas
35:01disait
35:02c'est grâce
35:03à notre action armée
35:04qu'il serait
35:05s'est retiré
35:05de Gaza
35:07donc l'amas
35:07a été renforcé
35:08et nous
35:09les occidentaux
35:10m'a dit
35:10ah ce sont
35:11des terroristes
35:12quand on ne négocie pas
35:13avec eux
35:13mais un peu
35:14c'est comme si
35:15le Bollorand
35:16dans les années 60
35:17avait dit
35:17je vais choisir
35:18les algériens
35:19avec qui je négocie
35:20on ne choisit pas
35:21ceux avec qui on négocie
35:23on négocie
35:23avec ceux qui existent
35:24avec ceux qui comptent
35:26avec ceux qui représentent
35:27leur peuple
35:27et même si on peut
35:28le déplorer
35:29et je le déplore
35:30le Hamas
35:31représente
35:32la Palestine
35:33donc on ne pourra pas
35:34choisir
35:34d'autres
35:35pour négocier
35:36avec eux
35:37et le fait de dire
35:38que la diplomatie
35:39doit être là maintenant
35:40et moi je ne comprends pas
35:41et bien ce qu'il y a
35:41tout d'apprendre
35:41le fait que la diplomatie
35:43c'est plutôt
35:44qu'on en reçoit
35:45qu'au contraire
35:47négocier avec l'autre
35:48qu'on fait avec le diable
35:49qu'on comprenne
35:50avec les autres
35:51parce que sinon
35:52on va faire la place
35:53et c'est là
35:54où on voit
35:54que le piège
35:56de la morale
35:57ou du moralisme
35:58dans les relations
36:00avec la France
36:01sous
36:02des questions morales
36:03c'est le terrorisme
36:04on ne peut pas
36:05négocier avec eux
36:06on part
36:07vers des solutions
36:08qui sont
36:08beaucoup plus
36:10que les négociations
36:12parce qu'on empêche
36:14on ne fait toujours
36:16jamais la paix
36:17avec ses élus
36:17on ne fait jamais la paix
36:18avec ses groupes
36:19et donc si on veut
36:20qu'il y ait un jour
36:21la paix entre
36:22Israéliens et Palestiniens
36:23il faut que l'Hamas
36:25qui ouvre
36:26en porte
36:26je me sens qu'on le déploie
36:28moi je le déploie
36:29mais le Hamas
36:31qui représente
36:32une grande partie
36:32des Palestiniens
36:33de l'Assemblée
36:34de l'Assemblée
36:34de l'Assemblée
36:35sauf ou alors
36:37à prendre cela
36:38comme prétexte
36:38pour ne jamais
36:39avoir un accord de paix
36:40à diaboliser l'autre
36:41pour dire
36:42avec l'autre
36:43est un diable
36:43donc on ne peut pas
36:44avoir un accord de paix
36:45avec le diable
36:46même si
36:47au terme du terrorisme
36:48il faudrait voir
36:49une longue histoire
36:50de qui
36:51avec moi
36:52dans cette région
36:53les États
36:53ne sont pas
36:54éclatés en termes
36:55de terrorisme
36:55uniquement unilien
36:56jamais
36:57une alliance militaire
36:58n'est surrécu
36:59de la disparition
37:00de la menace
37:01qu'il a créée
37:03jamais
37:03dans l'histoire
37:04pourquoi l'Otent
37:05existe encore
37:06maintenant ?
37:07et on veut bien
37:07que dans la crise
37:08ukrainienne
37:08qui mène le plus
37:10de ses races musiques
37:11c'est le secrétaire
37:13général Otent
37:13pourquoi ?
37:14parce que
37:14plus la menace
37:15grandit
37:16plus il est justifié
37:16son existence
37:17et donc c'est
37:18un paupier
37:19qui rend compte
37:19le secrétaire
37:20général Otent
37:20d'un premier pirouman
37:21que même
37:23les dirigeants
37:23occidentaux
37:24en privé
37:24le disent
37:25pour demain
37:26les dirigeants
37:27européens
37:28se disent
37:28ils nous en viennent
37:29parce que
37:30ils ne peuvent pas
37:30venir en public
37:31parce que
37:32mais à jeter
37:33des vues sur le feu
37:34il vient
37:36conforter
37:36l'Otan
37:37et il a intérêt
37:39à ce qu'il y ait
37:40une menace
37:40sinon le cancer
37:41ne sert à rien
37:42et donc
37:43parce que
37:44il se réjouit
37:45que la menace
37:46existe
37:46et fait tout
37:47pour l'Otent
37:47Sous-titrage Société Radio-Canada

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