00:00Entre le 7 octobre et début janvier, 45 000 bombes ont été déversées sur la bande de Gaza
00:05et aujourd'hui, 3 000 d'entre elles n'auraient pas explosé.
00:18Ils sont 1 500 000 Arafa, combinés au fait qu'il y a une pénurie de tout
00:24et que l'aide alimentaire est juste de l'autre côté de la frontière,
00:28des kilomètres de fils de camions qui sont prêts à entrer dans la bande de Gaza
00:32pour leur délivrer l'aide humanitaire dont ils ont tellement besoin.
00:40Trois besoins essentiels ne sont pas couverts aujourd'hui.
00:43L'eau, la nourriture et le toit.
00:45Alors évidemment, tout le reste est à l'avenant.
00:47Seulement un établissement de santé sur trois serait encore opérationnel
00:51et dans quelle situation tout ceci aboutit au fait que notre organisation,
00:56aujourd'hui, milite pour un cessez-le-feu
00:59qui lui seul permettrait de potentiellement organiser, réorganiser
01:04une réponse humanitaire à la hauteur des besoins.
01:13J'ai participé à une séance d'activité récréative pour les enfants
01:16qui est quelque chose aussi qui redonne un peu d'espoir
01:19parce qu'on voit qu'à travers de petites activités,
01:21on arrache des sourires à des enfants
01:24et ça, quelque part, dans le contexte dans lequel on est,
01:26c'est déjà une lueur d'espoir dans cet océan de pénurie, finalement.
01:38Entre le 7 octobre et début janvier, 45 000 bombes ont été déversées
01:42sur la bande de Gaza et aujourd'hui, 3 000 d'entre elles,
01:45c'est une statistique qui a été établie par un organisme indépendant,
01:493 000 d'entre elles n'auraient pas explosé.
01:50Ce qui veut dire qu'aujourd'hui, le chemin du retour sera périlleux.
01:54Et la situation pour ceux qui sont restés,
01:56parce qu'on a parlé du 1 500 000 personnes qui sont à RAFA,
02:00ça veut dire qu'il y en a 700 000 qui s'étirent le long des provinces
02:02plus au nord de la province de RAFA,
02:05ça veut dire que ce sont des gens qui vivent dans une insécurité
02:07au-delà de ce qu'ils ont reçu,
02:09c'est le fait qu'à tout moment, ceux-ci peuvent les atteindre de nouveau
02:12parce que comme il n'y a rien,
02:14ils vont se mettre en situation de rechercher n'importe quoi.
02:17Ce sont les immeubles, ce sont aussi les terres
02:20qui sont incultivables et qui sont un danger permanent pour les civils.
02:30Après cinq mois de guerre, cinq mois de bombardement constant,
02:33ça ne les effleure pas de dire « maintenant je vais partir ».
02:35Peut-être la question se pose pour les enfants en bas âge
02:38et de dire que là, peut-être, il y a quelque chose qui obère leur avenir
02:42et qui fait que je m'interroge, moi, père de famille,
02:46palestinien vivant depuis toujours dans la bande de Gaza,
02:49mais quand même ce qui prédomine, c'est ma terre,
02:52c'est de là où je suis et c'est là que je veux vivre.
02:57Quand on monte sur le toit de notre bureau,
03:00on voit la frontière égyptienne, on voit les lumières de l'Égypte.
03:03Rafale à nuit, c'est le noir complet.
03:05Et on voit cette lumière et au niveau de la lumière,
03:08qui est là, quasi à portée de main,
03:09on sait qu'il y a des centaines, des milliers de camions
03:12qui attendent pour rentrer.
03:13Donc ça, c'est extrêmement frappant
03:14quand dans le même temps, il y a des parachutages de palettes,
03:17de nourriture qui sont faites par les Jordaniens,
03:20les Français et les Américains.
03:21Donc là, il y a quelque chose d'une énorme disproportion
03:23par rapport à un étranglement qu'il faudrait faire cesser.
03:26Un cessez-le-feu garantirait l'accès à l'aide humanitaire
03:31que nous devons à la population palestinienne.