- il y a 1 semaine
L'errance du navire humanitaire "Ocean-Viking" et de ses 234 rescapés que l'Italie refusait de recevoir, a mis une nouvelle fois à nu la faillite de l'Union européenne en matière de secours en mer des réfugiés et de procédures d'accueil.
La directrice adjointe des opérations de "SOS Méditerranée" qui affrète l'"Ocean Viking", Louise Guillaumat, et la députée européenne suédois Malin Björk ( La Gauche ) reviennent sur cette dernière crise, et font des propositions pour que l'Europe fasse appliquer le droit international, et mette en place des structures de secours et d'accueil conformes au respect des droits de l'homme.
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NewsTranscription
00:00Bonjour, Louis-Guillaume, merci d'être avec nous. Je rappelle que vous êtes la directrice adjointe des opérations de SOS
00:05Méditerranée.
00:06L'ONG qui s'occupe, dont le navire et le Sandy King, dont il a été question dans la précédente
00:13crise d'il y a quelques jours, qui a duré très très longtemps.
00:17Est-ce que vous pourriez nous redonner, vous, les éléments précis de cette crise par rapport aux autres crises qu
00:27'on a connues,
00:27parce que ce n'est pas la première qu'on connaît en Méditerranée ? Qu'est-ce que vous en
00:30retirez, vous, comme conclusion ?
00:33Comment vous l'avez vécu d'abord ? Et qu'est-ce que vous en tirez comme conclusion de la
00:36situation actuelle de cette question du secours en mer des réfugiés et de leur accueil dans les pays ?
00:44Quels sont les points forts que vous en retenez ?
00:46Les points forts, c'est pour rappel, on a fait six sauvetages au mois d'octobre dans les zones de
00:54sauvetage maltaise et libyenne.
00:57Et on a, comme le droit le prescrit, demandé à la coordination de ces événements de sauvetage au centre de
01:06coordination maritime de Tripoli et de la Vallette.
01:10Face à un silence assourdissant de plusieurs jours, on a ce qu'on appelle escalader la demande aux autorités maritimes
01:16les plus à même,
01:17et c'est comme ça que le droit maritime le formule, les plus à même de nous assister.
01:22Oui, c'est ça.
01:23Qui sont les Italiens. Les Italiens, historiquement, en termes de capacité, sont les plus à même de nous assister.
01:33Mais on propose à ce qu'un navire y aille. Il n'y a aucun problème à ce qu'un
01:36navire, évidemment, débarque en Italie des personnes qui étaient secrées en mer.
01:40Il faut rappeler le droit, quoi.
01:42Ah, mais après, ce n'est pas notre responsabilité.
01:44Bien sûr, bien sûr.
01:45Nous, on a les attributs du capitaine du navire.
01:49Un capitaine de navire, il est obligé, par le droit, de sauver n'importe quelle personne qu'il trouve en
01:56détresse en mer.
01:58Les États sont, eux, dans l'obligation légale de coordonner et de faciliter, dans un temps le plus réduit possible,
02:06le débarquement des personnes secourues dans un port sûr.
02:10Voilà. Cette séquence opérationnelle, c'est pour la première fois des rescapés qui ont passé trois semaines à bord d
02:17'un navire de sauvetage.
02:18– Je vais vous poser la question de la conséquence.
02:20– Trois semaines, 21 jours. C'est 46 demandes de port sûr aux autorités compétentes.
02:28C'est une décision inédite pour nous de, finalement, après 15 jours en face de l'Italie,
02:34de conclure qu'on n'avait plus les moyens d'attendre, que les autorités compétentes italiennes nous octroient un port
02:40sûr
02:40et que la seule option qui s'offrait à nous était d'escalader encore au « next most able to
02:46assist »,
02:46donc la prochaine autorité maritime la plus à même de nous assister, qui était la France, l'Espagne et la
02:54Grèce.
02:56Et là encore, pas de réponse. Et on a pris la décision d'aller au port suivant le plus proche,
03:05le plus accessible,
03:07pour, sans aucune garantie, demander un port sûr à la France directement.
03:12Et finalement, au bout de trois semaines, et après des évacuations médicales au large de la Corse,
03:18on a pu débarquer les personnes à Toulon.
03:21Ce n'est pas une bonne nouvelle du tout. C'est un contexte qui s'est extrêmement aggravé.
03:29On est très inquiets pour l'avenir. Pour autant, on va repartir dans les prochains jours en opération
03:36et on refera et on suivra le droit de la même façon.
03:39C'est-à-dire qu'on demandera aux autorités compétentes de nous coordonner.
03:44On demandera aux autorités compétentes de pouvoir débarquer dans un lieu sûr
03:47et on escaladera en fonction de la situation à bord de notre navire
03:52avec un impératif maritime et humanitaire.
03:55On est dans une spirale qui va de pire en pire.
04:00Et cette dernière expérience-là le prouve, cette dernière crise le prouve.
04:06Et ce qu'on entend dans ce que vous dites, c'est l'absurdité de cette situation,
04:10sachant que derrière, il y a un continent et une institution qui s'appelle l'Union européenne.
04:17Oui, c'est un droit ancestral, le droit maritime, qui est fait d'une histoire de marins
04:28où on ne laisse personne périr en mer sans rien faire.
04:32Aujourd'hui, ce qu'on voit aux portes de l'Europe, c'est des États qui refusent de coordonner,
04:38c'est-à-dire qui refusent de partager des informations sur des embarcations en détresse.
04:42Et ce qu'on voit, c'est les chiffres.
04:44Aujourd'hui, on sait qu'il y a à peu près 2 000 morts déjà depuis le début d'année.
04:47Il y a plus de 25 000 morts sur cette route maritime depuis 2014.
04:50C'est énorme, énorme.
04:52Et on a les moyens, les États ont les moyens de faire baisser ces chiffres,
05:00ont les moyens de répondre à leurs obligations légales.
05:02Et je rappelle que nous, on aimerait bien fermer boutique.
05:05Donc, on est là pour boucher un trou, parce qu'il n'y a plus personne en Méditerranée centrale.
05:12Pour être plus précis, quelle serait la solution pérenne, selon vous ?
05:16Pour nous, et c'est ce qu'on demande depuis la création de la SOS Méditerranée,
05:20on demande plus de navires de sauvetage, mais des navires de sauvetage européens.
05:26Pour l'instant, c'est nos ONG, il y a trois navires actuellement.
05:28Il y a des gardes-côtes, il y a encore des gardes-côtes.
05:31Simplement, dans cette zone de sauvetage et de recherche libyenne, il n'y a plus personne.
05:36Ou alors, il y a des gardes-côtes libyens qui font ce qu'on appelle des interceptions
05:39et qui perpétuent ce cycle de violence.
05:44Et les gens reviennent en Libye alors qu'on sait que ce n'est pas un port sûr.
05:48Donc, légalement, il est absolument illégal de débarquer des personnes rescapées en Libye.
05:53C'est ça. Ça, c'est aussi dans le droit international.
05:56Il faut le rappeler, la notion de port sûr est une notion de droit international.
06:00Absolument. Il n'y a pas de doute là-dessus.
06:03Donc, je reviens à ma question. Qu'est-ce que devrait faire, selon vous, l'Union européenne
06:06si on voulait un peu sortir de cette spirale tout de même infernale ?
06:09Déployer une force, des navires et des avions pour pouvoir couvrir cette zone
06:16où on sait qu'il y a du passage. Il n'y a pas de... On parle d'appel d
06:19'air.
06:20En fait, qu'il y ait des ONG ou non sur zone, ça, ça a été documenté.
06:23Il y a le même nombre de départs. Donc, en fait, c'est simplement soit on décide
06:27de laisser ces gens traverser dans des embarcations qui ne peuvent pas arriver à destination
06:31et on compte les morts par milliers, soit on prend ces responsabilités
06:35qui nous sont octroyées par le droit et les États membres et l'Union européenne
06:39doivent permettre de déployer une force navale et aérienne de sauvetage et de recherche
06:44et à minima de coordonner, de prendre la responsabilité et de coordonner les alertes
06:50qu'elles reçoivent avec les navires qui sont sur zone, dont les navires ONG.
06:56Quel est l'état d'esprit, justement, parmi les ONG qui, à l'heure actuelle,
07:01travaillent au sauvetage en mer en Méditerranée ?
07:03Trois navires, je crois, vous êtes à l'heure actuelle sur la zone, si je ne me trompe pas.
07:07En ce moment, il y a MSF et sur le secteur, il y a un autre Humanity
07:14qui est un autre navire qui est aussi sur le…
07:16Alors, pendant la dernière séquence opérationnelle, la dernière crise qu'il y a eu,
07:19il y avait quatre navires. Il y avait le Géobarrens de Médecins Sans Frontières,
07:23le navire Humanity One de SOS Humanity, le navire de Lifeline et le nôtre.
07:29On était quatre.
07:31Aujourd'hui, il n'y a plus personne en mer, aujourd'hui.
07:33C'est ça. Donc, oui, c'est ça.
07:35Donc, le secours n'est pas assuré à l'heure actuelle. Absolument pas.
07:39Je repose ma question. Par rapport aux autres ONG qui travaillent sur le secteur,
07:43qu'est-ce que vous dites à l'heure actuelle suite à ce qui vient de se passer là, encore
07:47une fois ?
07:47Vous en parlez ? Vous êtes en contact entre vous ? Comment ça se passe ?
07:49Là, on est toute une délégation d'ONG de sauvetage.
07:54On a été invité à venir s'exprimer aujourd'hui et à venir échanger avec les parlementaires.
08:01On travaille de façon coordonnée en mer.
08:04Quand on est en mer, on se parle, on essaye.
08:06Parce qu'il faut savoir que trois ou quatre navires sur cette zone immense ne couvrent absolument pas les besoins.
08:10Alors, c'est pire quand on n'est même pas là.
08:12C'est pire quand les autorités ne nous donnent pas les moyens de travailler,
08:15donc ne nous relaient pas les alertes de façon totalement illégale.
08:18Mais quand il n'y a personne, c'est encore pire.
08:21Donc, nous, on essaye de travailler ensemble avec des approches différentes.
08:24On est très différents.
08:27Tout le monde n'est pas...
08:28Nous, on a fini par débarquer à Toulon.
08:32D'autres ont débarqué en Italie.
08:34Sachant que c'est une solution qui n'est pas pérenne.
08:36Le ministre de l'Intérieur français l'a dit.
08:38Ah non, mais nous, c'est totalement en dehors du cadre légal de faire des milliers de kilomètres.
08:43Voilà.
08:45Il est exclu que ça se reproduise.
08:48C'est juste...
08:50Ça donne à voir l'échec total du mécanisme aujourd'hui.
08:54Et le fait que l'Italie a refusé, Mordicus, d'ouvrir un port de façon totalement illégale.
09:02Merci à vous, Louise Guillaumain.
09:03On continuera bien sûr à suivre, ici, sur le plateau de l'humanité au Parlement européen,
09:08cette question centrale de l'Union européenne.
09:11Surtout quand le Parlement européen fait ses 70 ans et qu'à la base du Parlement européen et de l
09:16'Union européenne,
09:17il y a l'idée des droits de l'homme qui est centrale.
09:19On continuera à suivre cette question, bien sûr, de très très près.
09:21Merci à vous.
09:22Malin Dörg, vous êtes députée européenne, je le rappelle, de la gauche, membre du Parti de gauche en Suède.
09:27Bonjour, merci d'être là.
09:28Le Parlement européen aborde une nouvelle fois cette question de l'accueil du secours en mer
09:34et de l'accueil des réfugiés, une fois qu'ils sont secoués effectivement sur un navire d'une ONG.
09:42Est-ce qu'en quelques mots, vous pourriez nous dire les éléments que vous avez retenus de cette nouvelle crise,
09:48qui a duré encore une fois, dans un contexte où on s'est aperçu une nouvelle fois
09:53qu'il y avait une discorde totale entre les pays européens, entre eux ?
09:59On va rappeler peut-être où on en est au niveau européen, où on en est au niveau du droit
10:04international également.
10:05On rappelle simplement que le droit international dit que le secours aux personnes qui sont en danger en mer est
10:11une obligation internationale.
10:13Ce qui n'est pas une obligation internationale, en tous les cas, ce n'est pas clair,
10:16c'est qu'on ne sait pas, une fois qu'ils sont sur les navires, où est-ce qu'ils
10:20peuvent accoster
10:21et que le débat porte à l'heure actuelle sur ça en Europe,
10:25puisqu'on l'a vu lors de la dernière crise avec l'Océan Viking,
10:29qui avait récupéré effectivement un certain nombre de réfugiés, de demandeurs d'asile.
10:35Le bateau errait sur la mer Méditerranée, encore une fois, ce n'est pas la première fois que ça se
10:39passe,
10:39mais sans trouver de port pour l'accueillir.
10:42Est-ce que vous pourriez nous redonner les éléments de base un petit peu de cette question ?
10:46Puisque ensuite, la question va être bien sûr, comment passer au-dessus de ça ?
10:50Comment inventer quelque chose qui fasse qu'on sorte de cette spirale infernale qu'on connaît depuis les années ?
10:57Ce que je retiens et ce que je vois avec cette situation complètement affreuse,
11:04complètement affreuse pour les gens, et je pense aux gens qui ont été coincés sur ce bateau
11:08pendant si longtemps, c'est que ça s'est encore endurci.
11:15Ça s'est encore endurci, le rejet d'être le pays qui accueille ces migrants, ces réfugiés, ces bateaux.
11:27Et on a vu le nouveau gouvernement d'extrême droite en Italie, qui n'a aucune honte, aucune honte à
11:37faire ce qu'elle a fait maintenant.
11:39Donc ça veut dire qu'ils ont refusé 42 appels de secours, 42 appels d'un appel à un port
11:47où ils pouvaient accoster avec ces gens sauvés en mer.
11:52Avant, on a vu Salvini, on a vu d'autres manifestations de ce genre,
11:58mais jamais aussi humainement et légalement parlant inacceptables.
12:06Donc voilà, on est dans une situation encore endurcie.
12:10Et je pense qu'il faut rappeler que ceci n'est pas une question de « oui, un jour je
12:15fais un gouvernement comme ça, un autre, un autre ».
12:17Il y a la loi internationale, même pas européenne, internationale, de l'ONU.
12:22Le sauvetage en mer, c'est une obligation.
12:25On a des règles pour toute la Méditerranée, comment ça doit fonctionner.
12:29Et donc, jamais on ne peut se dire que moi, ces obligations-là, moi, je n'adhère plus.
12:39Alors, je veux dire, c'est…
12:40L'Italie signe les conventions internationales, comme absolument tout le monde, les conventions de négation.
12:47Et ça, je pense que l'Europe, à la place d'essayer d'accommoder ces pays de l'extrême droite,
12:53ces manifestations, parce que c'est une manifestation, mais qui met en péril des vies des gens.
13:00À la place de juste essayer de les tamponner, je ne sais pas, il faut être plus ferme.
13:08Vous avez une obligation, c'est comme ça qu'on fait.
13:10Évidemment, une fois que les gens sont sauvés en mer, une fois qu'on est arrivé à un port de
13:14« port of safety »,
13:16comme on dit en anglais, là, il faut se poser la question.
13:19Comment on va faire pour partager la responsabilité ?
13:22Et c'est là, là, il y a encore du travail à faire, tout le monde le sait.
13:25Mais on ne peut pas s'arrêter et laisser les gens en mer comme ça.
13:28C'est inacceptable.
13:29Et l'Europe a une responsabilité, l'Italie a une responsabilité, la Suède a une responsabilité, la France, tous les
13:34pays.
13:34Tous les pays, tous les pays.
13:36Alors, rappelons, là, dans cette dernière crise, c'est la France qui a permis, autorisé en tous les cas,
13:43l'Océan de Vikings de venir débarquer à Toulon, à titre tout à fait exceptionnel,
13:49la vie de ministre de l'Intérieur français, Gérald Darmanin.
13:52Donc, c'est tout à fait bâtard.
13:55Ce n'est pas pérenne, ce n'est pas une décision pérenne.
13:58Il y a eu, tout de même, il faut le respecter, il faut le rappeler peut-être,
14:02un arrangement qui a été convenu, selon lequel un certain nombre de pays européens accueilleraient un certain nombre de ces
14:11réfugiés.
14:11Où est-ce qu'on en est de cet arrangement qui devait durer, d'abord, pour une durée très limitée,
14:16je crois que c'était de l'ordre d'un an, et auquel tous les pays européens n'ont pas
14:21répondu.
14:21D'ailleurs, je crois qu'il y a 14 pays qui ont répondu, mais pas les autres.
14:25Entre autres, la mienne, la Suède, n'a pas répondu pressente à ça.
14:28Non, mais ce mécanisme de solidarité, qu'on l'appelle, elle est très limitée,
14:33elle s'applique à 10 000, un peu plus de personnes, et même ça, ça n'a pas été réalisé.
14:42Donc, en fait, il faut juste constater que ça n'a pas très bien fonctionné,
14:45mais je pense que parfois, on ne peut pas dire, on laisse les gens en mer,
14:53parce qu'on ne peut pas ressoudre notre ménage interne en Europe.
14:58Ce n'est pas digne, ce n'est pas humain, et ce n'est pas légal de faire ça.
15:02Donc, on n'a pas de... Ce n'est pas une question.
15:05Il faut laisser ces bateaux arriver en Italie, en France, Malte, Portugal, l'Espagne, etc.
15:13Et puis, c'est à nous de négocier et mettre une pression forte sur les autres pays,
15:19qui sont la Suède, Belgique, les autres, qui ne sont pas les premiers pays d'arriver,
15:27pour ces personnes-là, pour comprendre la responsabilité ensemble.
15:32Mais la solution ne peut jamais être de laisser les gens en mer,
15:35en extrême difficulté, en menace de vie et mort, comme ça.
15:41Alors, soyons bien précis, la loi internationale dit effectivement que c'est le pays dont le port est le plus
15:49proche
15:50du lieu où ont été récupérées les personnes qui ont été en danger, donc en Méditerranée,
15:55qui doit les accueillir, sauf s'il y avait une impossibilité liée au fait que ce pays n'est pas
16:01sûr,
16:01ce qui n'est ni le cas de l'Italie ni de Malte.
16:03Non, justement, c'est pour ça que c'est non seulement inhumain et dangereux et mettre en danger des vies,
16:10c'est illégal aussi.
16:12Et à partir de ça, il faut d'abord constater que l'Europe demande à tous ses États membres
16:16de respecter la loi internationale.
16:19Et à partir de là, on va négocier comment on va résoudre ces problèmes.
16:23Mais si on n'a pas comme une base qu'on respecte la loi internationale,
16:28on est très très mal partis pour faire le reste.
16:31Et pour le reste, on sait toutes et tous qu'il faut avoir des solutions,
16:35on partage la responsabilité pour les demandeurs d'asile et qu'on est très...
16:41Il faut faire ça d'une façon beaucoup plus ambitieuse, beaucoup plus correcte,
16:45parce que c'est vrai qu'évidemment, les pays de première arrivée ne peuvent pas seuls être responsables.
16:51Mais tout le monde sait ça.
16:52Il faut mettre ça en place et il faut un peu forcer.
16:54Mais maintenant, pendant des années, on a dit « Oh non, mais il faut l'unanimité, il faut ceci, il
16:59faut... »
16:59« Ah, qu'est-ce qu'il a dit encore Orban ? Ah, qu'est-ce qu'il a dit
17:02? »
17:02Et puis, en attendant Orban, on a eu l'extrême droite en Italie,
17:06on a l'extrême droite en Suède, ça n'arrange pas les choses.
17:09Donc moi, je pense que maintenant, il faut passer à quelque chose de plus fonctionnel.
17:17Et avec, si on a une coalition, des pays qui veulent faire un projet ensemble,
17:26je trouve que c'est mieux alors.
17:27Et on laisse les autres...
17:29Qu'est-ce que vous allez défendre précisément, concrètement, dans le débat qui aura lieu ce mercredi ?
17:34La gauche, je parle du groupe.
17:37Quelle est exactement la position que vous allez défendre ?
17:40– Absolument, c'est aussi une chose qu'on voit, peut-être qu'on n'a pas vu tellement,
17:46c'est aussi qu'il y a beaucoup de criminalisation de ceux qui aident,
17:50donc les ONG, les SOS Méditerranée et d'autres associations qui aident les migrants.
17:56– La pêcheur a aussi un grand problème.
17:58– Voilà, que ce soit en mer ou en terre, je veux dire, dans les pays qui n'ont pas
18:02de mer.
18:04Donc ça, c'est une demande.
18:06Jamais, on ne peut pas criminaliser la solidarité.
18:09Ça doit être une baseline où on se met d'accord.
18:14Et deuxièmement, évidemment, que légalement, il y a une obligation d'ouvrir ces ports aux gens sauvés en mer.
18:22Et puis troisièmement, évidemment, qu'on aura une solution pour partager la responsabilité.
18:29Mais l'obligation légale de sauver des vies en mer, elle s'applique à tout le monde.
18:35– Tout le monde, même les bateaux commerciaux, même les…
18:39– Bien sûr.
18:40– Donc à tout le monde.
18:41Et ça, on ne peut pas commencer à négocier avec ça.
18:45– Et merci à vous qui nous avez suivis et à bientôt. Au revoir.
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