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Le 7 octobre, Etienne Pot, candidat à la direction générale de Santé publique France a été auditionné par la commission des affaires sociales du Sénat.
Ce temps d'échange lui a permis de détailler ses ambitions pour Santé Publique France, notamment son désir de rendre accessibles et compréhensibles ses missions. Il est revenu sur les problématiques liées au cadmium - un métal lourd présent dans les sols et nocif pour la santé -, sur la surveillance des arboviroses ou encore sur la présence persistante d'algues sargasses qui représentent un risque sanitaire pour les habitants des Antilles. L'aspirant directeur général de Santé publique France a également été interrogé sur la gestion des stocks stratégiques de médicaments et de masques, dont la responsabilité est partagée avec le ministère de la Santé. Année de Production :
Ce temps d'échange lui a permis de détailler ses ambitions pour Santé Publique France, notamment son désir de rendre accessibles et compréhensibles ses missions. Il est revenu sur les problématiques liées au cadmium - un métal lourd présent dans les sols et nocif pour la santé -, sur la surveillance des arboviroses ou encore sur la présence persistante d'algues sargasses qui représentent un risque sanitaire pour les habitants des Antilles. L'aspirant directeur général de Santé publique France a également été interrogé sur la gestion des stocks stratégiques de médicaments et de masques, dont la responsabilité est partagée avec le ministère de la Santé. Année de Production :
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00:01Générique
00:09Bonjour à tous, bienvenue dans cette nouvelle édition 100% Sénat.
00:13Pour suivre aujourd'hui l'audition de Étienne Pau, mercredi au Sénat, il est le candidat proposé au poste de
00:20directeur général de Santé publique France.
00:22Il était jusque-là délégué interministériel à la stratégie nationale pour les troubles du neurodéveloppement.
00:28Direction la salle de la commission.
00:30Bien mes chers collègues, nous allons débuter notre séance de commission.
00:36Alors, nous sommes réunis cet après-midi en application de l'article L1451.1 du Code de la Santé publique
00:45qui prévoit l'audition par les commissions compétentes du Parlement des présidents, directeurs et directeurs généraux
00:51d'institutions visées à divers articles du même Code avant leur nomination par l'exécutif.
00:57Nous entendons M. Étienne Pau, candidat proposé aux fonctions de directeur général de l'Agence nationale de santé publique,
01:04également dénommée Santé publique France.
01:08J'indique que cette audition fait l'objet d'une captation vidéo retransmise en direct sur le site du Sénat.
01:15M. Pau, depuis la crise sanitaire liée à l'épidémie de Covid-19, Santé publique France est devenue un nom
01:21familier aux Français.
01:22Il s'agit d'un opérateur important qui dispose d'un budget de 685 millions d'euros et compte un
01:28effectif de 595 agents.
01:32Votre nomination interviendrait à un moment où le périmètre des missions de l'Agence est appelé à être réduit, a
01:37priori, à partir de l'année 2027.
01:40Et à un moment où, de manière plus générale, le rôle respectif des agences acteurs à l'indépendance plus marquée
01:47et des services de l'État est revu, voire parfois remis en cause.
01:51Je vais à présent vous laisser la parole, M. Pau, afin que vous puissiez nous présenter votre parcours, les enjeux
01:56que vous identifiez pour l'Agence,
01:58notamment dans le contexte que j'ai rappelé en introduction, et la façon d'où vous entendez répondre.
02:03Les membres de la Commission pourront ensuite vous interroger, nous pourrons lancer le débat.
02:08En complément d'introduction, je voulais simplement indiquer à nos collègues de la Commission que nous nous connaissons.
02:13J'ai eu l'occasion de travailler avec vous, notamment dans vos anciennes fonctions, pour tout ce qui concernait la
02:20délégation intermédiaire à l'autisme et autour du neurodéveloppement.
02:23Et donc vous êtes quelqu'un de connu dans la maison, voilà, tout simplement.
02:27Et donc je vous propose directement maintenant d'intervenir avant que nous puissions lancer les débats.
02:34Merci beaucoup, M. le Président. Mesdames et Messieurs les sénatrices et sénateurs, permettez-moi de vous remercier et de m
02:43'auditionner aujourd'hui
02:43pour le poste de directeur général de l'Agence nationale de santé publique, dite Santé publique France.
02:48Je suis médecin de santé publique, également médecin addictologue, et mon parcours professionnel a oscillé entre ces deux disciplines.
02:55En addictologie, une fonction que j'ai exercée aussi bien à l'hôpital public que dans des structures privées.
03:02Et puis sur l'autre valence santé publique, où j'ai occupé progressivement des fonctions de direction générale dans des
03:08établissements privés à but non lucratif.
03:11Puis plus récemment, dans le cadre des actions et politiques publiques en tant que délégué interministériel à la Stratégie nationale
03:18pour les troubles du neurodéveloppement,
03:19et vous l'évoquiez, M. le Président.
03:21J'ai également travaillé dans le champ du Conseil, sur des thématiques assez précises, dans le champ de la qualité
03:27dans le secteur social et médico-social,
03:29sur lequel bien sûr je pourrais y revenir, tout comme dans celui de la veille sanitaire.
03:34Permettez-moi tout d'abord, Mesdames et Messieurs, de préciser la particularité de mon audition aujourd'hui.
03:40Je suis auditionné alors que je suis directeur général par intérim de l'Agence nationale de santé publique depuis le
03:4617 août dernier.
03:47Vous le savez, l'Agence a traversé des mois difficiles, en raison notamment de la succession de trois missions de
03:53l'IGAS portant sur son organisation,
03:55mais aussi d'une recrudescence de crise sanitaire que notre pays a traversée, particulièrement cet été,
04:02avec aussi bien les vagues de chaleur et les différents épisodes de canicule que nous avons traversés,
04:07mais aussi sur les situations relatives à l'antavirus ou encore à Ebola, que nous avons encore l'occasion de
04:15traiter dans le monde.
04:16Que ce soit dans mes fonctions antérieures de délégués interministériels,
04:19ou dans mes fonctions à venir, si vous l'acceptez, de directeur général de l'Agence nationale de santé publique,
04:25je viens devant vous avec un souhait très clair, celui d'être intelligible sur ce que je souhaite porter pour
04:30cette agence.
04:31Ce n'est que comme ça que je conçois cette mission, rendre parfaitement accessible l'information sur la santé.
04:36Et pour être très clair, et ceux qui ont suivi la façon dont je travaillais dans mes fonctions précédentes,
04:42je continuerai à lutter contre les acronymes multiples et l'effet millefeuille de nos actions dans un certain nombre de
04:49thématiques.
04:49Et donc je continuerai tout autant demain.
04:52L'Agence nationale de santé publique, Santé publique France, a bien sûr démontré son efficacité lors de crise,
04:57mais aussi en dehors.
04:59Pourtant, elle n'est pas encore clairement identifiée par tous les Français.
05:03Trop peu d'entre eux connaissent son activité au long cours, qui permet de veiller sur la santé de tous.
05:09Je le dis très naturellement, très ouvertement, je suis convaincu que cette agence doit être mieux comprise,
05:13y compris dans ses fonctions les plus techniques, et d'abord dans sa fonction de surveillance de l'état de
05:18santé de la population.
05:20L'Agence compte aujourd'hui près de 74 dispositifs de surveillance, majoritairement d'ailleurs dans le champ des maladies infectieuses,
05:26qui observent au quotidien ce qui se passe pour la santé des Français.
05:31Je pense par exemple aux dispositifs portés par l'Agence, qui permettent de suivre ce qui se passe aux urgences
05:35en temps réel,
05:36ce qui se passe dans les urgences de l'ensemble des hôpitaux, mais aussi ce qui se passe en médecine
05:41ambulatoire,
05:42et plus précisément au travers du réseau SOS Médecins, qui remontent aussi des données en temps réel.
05:47Les surveillances ne s'arrêtent pas à notre offre de soins.
05:50Elles concernent aussi l'analyse des eaux usées, ou la surveillance de l'exposition aux pesticides, à la chaleur, à
05:56la pollution,
05:56menées par l'Agence au travers de grandes enquêtes nationales.
06:00Sans être exhaustif, il est fondamental de comprendre que cette agence collecte des données de surveillance au quotidien
06:07pour comprendre ce qui se passe, des données qui sont scrutées, analysées, bien sûr en lien permanent avec sa tutelle,
06:12la Direction générale de la santé.
06:14Voici donc déjà un premier axe fondamental de travail de cette agence, surveillance de l'état de santé de la
06:20population.
06:21L'autre axe fondamental, et sans doute mieux identifié des Français, est bien sûr la prévention et la promotion de
06:27la santé,
06:28c'est-à-dire la capacité de l'agence à produire des contenus visant à prévenir des comportements individuels
06:33qui peuvent avoir des conséquences néfastes pour la santé, et à promouvoir ceux qui y sont favorables.
06:38C'est donc des travaux sur le tabac, sur l'alcool, sur les addictions au sens large, sur la nutrition,
06:43mais aussi sur la santé mentale des Français, l'exposition aux écrans, c'est aussi la promotion de l'activité
06:49physique,
06:50des questionnements sur le logement et les conséquences que peuvent avoir le logement,
06:54y compris dans des périodes de canicule telles qu'on a pu les connaître,
06:57les conditions de travail, l'éducation, l'aménagement des territoires.
07:01Ces thématiques sont traitées à l'aide de différents vecteurs,
07:04et mon objectif à la tête de cette agence sera d'assurer d'une meilleure filiation
07:09de toutes ces productions de l'Agence nationale de santé publique qui sont très nombreuses.
07:13Quand je dis meilleure filiation, cela signifie que l'agence porte en son nom un certain nombre d'outils,
07:19mais qu'elle subventionne aussi nombre d'associations,
07:22et rappeler cette filiation est nécessaire, c'est-à-dire rappeler l'identité de l'Agence nationale de santé publique
07:27pour montrer que l'action publique, c'est aussi une action concrète sur le terrain
07:31qui fait ce chemin du dernier kilomètre en se basant sur ces associations
07:37toujours plus proches des personnes concernées par ces problématiques.
07:41L'agence, c'est aussi des lignes d'écoute qui, au-delà de l'aide apportée,
07:44donnent aussi un aperçu de ce que rencontrent, vivent les Français au quotidien.
07:47Je pense par exemple à Tabat Info Service, qui, je le rappelle, est une ligne d'écoute
07:51et un programme qui a fait ses preuves et fait partie des actions en prévention et promotion de la santé
07:57qui ont montré leur efficacité.
08:00Ces actions complètent les grandes campagnes menées en lien avec le ministère,
08:03y compris dans des contextes plus aigus, et là nous rentrons, vous le savez,
08:06dans un contexte dans le bloc hivernal avec l'arrivée d'infections respiratoires aigües
08:11et qui nous permettent de souligner, bien sûr, l'importance de la vaccination
08:15et avec des compétences partagées entre l'opérateur,
08:18c'est-à-dire l'Agence nationale de santé publique et le ministère de la Santé.
08:21Vous l'avez donc compris, surveillance de l'état de santé de la population,
08:24prévention, promotion de la santé, mais aussi finalement tout ce que l'on peut faire
08:28dans un contexte d'alerte et de crise.
08:31Et c'est fondamental, notre capacité à réagir extrêmement vite sur des situations critiques.
08:36Je vais vous prendre des exemples concrets.
08:38Une Agence nationale de santé publique, l'Agence nationale de santé publique,
08:41par exemple, surveille des infections qui peuvent avoir des noms un peu mystérieux pour tout le monde,
08:45mais qui sont fréquentes par moment dans notre pays.
08:48Par exemple, il peut y avoir des cas groupés de salmonellose, des cas groupés de légionellose
08:51que vous voyez apparaître dans la presse.
08:54Eh bien, lorsque surviennent ces situations,
08:57ou encore des maladies transmises par les moustiques qui, vous savez,
09:00sont plus importantes aujourd'hui dans notre pays,
09:02c'est bien l'Agence et ces 16 cellules régionales qui assurent cette surveillance
09:07et ce qu'on appelle cette épidémiologie de terrain.
09:09C'est-à-dire aller comprendre ces chaînes de transmission
09:11et voir comment stopper ces épidémies en lien étroit avec les agences régionales de santé.
09:16Autrement dit, ces cellules régionales qu'il y a dans toutes les régions
09:20sont les yeux et les oreilles de l'Agence.
09:23Elles devront aussi évoluer avec, bien sûr, une automatisation plus marquée
09:27de la surveillance, des bulletins de surveillance,
09:30pour libérer du temps humain pour la surveillance de terrain.
09:33Sans faire écho à ce que l'on entend parfois sous l'effet d'une mode,
09:38évidemment que l'intelligence artificielle doit jouer un rôle structurant
09:42dans l'automatisation de la surveillance dans notre pays
09:45et dans le maniement de données en grande quantité.
09:48Pour revenir sur ce qui s'est passé ces derniers mois,
09:52M. le Président, et vous l'avez souligné,
09:54concernant les questionnements qu'il y a pu avoir autour de l'Agence
09:57et au sens large sur les agences,
09:58vous mentionnez que ces deux dernières années,
10:01l'Agence a connu une succession de missions
10:03de l'Inspection générale des affaires sociales de l'IGAS.
10:06La première portait sur l'organisation de l'Agence,
10:09la deuxième sur ses missions de communication en santé
10:11et la dernière sur le fonctionnement des cellules régionales
10:14dont les conclusions sont encore attendues.
10:17Je veillerai à ce que les conclusions de ces rapports de l'IGAS
10:19en lien avec la Direction générale de la Santé
10:21servent à la réorganisation de l'Agence
10:23sur laquelle il va falloir se pencher
10:25afin qu'elle soit plus performante,
10:26encore une fois plus lisible,
10:28plus en adéquation avec les enjeux de santé publique de 2026
10:31comme des années à venir,
10:33le vieillissement, le changement climatique
10:35et bien évidemment la santé des jeunes.
10:38Cela devra se faire au travers d'un dialogue social
10:40en interne à l'Agence, exigeant mais respectueux.
10:44Cette réorganisation interne devra inclure
10:46la nécessaire modernisation de nos outils
10:48et je l'ai précisé notamment sur cette question
10:51de la surveillance sanitaire.
10:54Pour continuer sur les priorités stratégiques de l'Agence,
10:59parmi les priorités stratégiques de l'Agence,
11:00je souhaite qu'on puisse identifier des grands objets
11:03parce qu'il y a tellement de production
11:04de l'Agence nationale de santé publique
11:06que je conviens qu'il est parfois difficile de faire un distinguo.
11:09J'évoquerai d'abord la nécessité de poursuivre l'ouverture
11:11de l'accès aux indicateurs de l'Agence nationale de santé publique.
11:15L'Agence s'appuie pour cela sur un portail national
11:18qui est un portail d'open data ou de données ouvertes
11:21qui s'appelle Odyssée.
11:23Le hasard fait que depuis cette semaine,
11:26nous ouvrons les données
11:27et cette agence ouvre les données
11:29pour les infections respiratoires régues.
11:31L'objectif est très simple,
11:33c'est que plutôt que de produire parfois des bulletins
11:35qui font plusieurs pages
11:36et donc que tout le monde ne s'approprie pas,
11:38c'est de faire un bulletin résumé
11:41avec un portail sur lequel tout le monde
11:43peut se saisir des données
11:44et voir une visualisation tout à fait cohérente.
11:48Cela permettra aussi à d'autres chercheurs
11:50de se saisir de ces indicateurs
11:51et de travailler à nos côtés.
11:53Il s'agit bien sûr aussi de renforcer
11:55la surveillance de l'état de santé de la population.
11:57Cela signifie aussi
11:59élargir nos sources de données.
12:01Comment avoir de meilleures données
12:02de médecine ambulatoire
12:03et notamment en médecine générale ?
12:05Ce qui implique bien sûr une réflexion
12:07sur les systèmes d'information
12:08en médecine de ville
12:09qui doivent pouvoir nous faire remonter
12:10plus d'informations.
12:11Comment s'assurer de mieux suivre
12:13l'état de santé des personnes
12:14en situation très vulnérable dans notre pays,
12:16je pense notamment aux personnes
12:18qui vivent dans la rue,
12:19concernées aussi par ces grandes problématiques
12:21de santé publique
12:22et plus particulièrement la canicule
12:24survenue cet été.
12:25Comment assurer une meilleure remontée
12:27des informations pour les personnes
12:28en situation de handicap
12:29dans les établissements sociaux
12:30et médico-sociaux
12:31où là aussi nous avons un sujet
12:32des systèmes d'information
12:33de l'ensemble de ces établissements
12:35pour faire remonter
12:36une donnée structurée ?
12:37Nous devons pouvoir avancer là-dessus.
12:40Et donc, il faudra bien évidemment
12:41que nous puissions faire croiser
12:43ces nouvelles modalités de surveillance
12:44avec des facteurs environnementaux,
12:46d'expositions que nous connaissons
12:48qui doivent nous permettre
12:49d'analyser mieux
12:50et d'analyser plus vite
12:51sans oublier des thématiques prioritaires
12:54pour les Français
12:56et en termes de santé publique.
12:57Je peux par exemple citer
12:57l'exposition au PFAS
12:59qui, en lien avec l'ANSES,
13:02continue à inquiéter nos concitoyens
13:03et sur lequel nous devons pouvoir
13:05amener des réponses
13:06mais qui imposent des réflexions scientifiques
13:08sur quelles sont les valeurs toxicologiques
13:10de référence,
13:11est-ce qu'on a identifié tous les PFAS,
13:13à partir de quel seuil un PFAS
13:14pourrait être toxique pour la santé,
13:16des questions qui, pour un grand nombre d'entre elles,
13:18sont aujourd'hui encore sans réponse
13:19et sur lesquelles nous devons pouvoir
13:21continuer à travailler.
13:23L'ensemble de ces thématiques prioritaires,
13:25apparition de nouveaux risques pour la santé,
13:27prise en compte des facteurs sociaux,
13:28environnementaux,
13:29nous imposent de renforcer
13:31les infrastructures numériques
13:32de cette agence
13:33pour faire progresser bien sûr
13:35sa capacité d'analyse,
13:36renforcer sa sécurité
13:37dans un contexte géopolitique mondial
13:40particulièrement sensible.
13:42Ainsi, la surveillance de l'état de santé
13:44de la population,
13:45elle concerne aussi bien
13:46les maladies non transmissibles,
13:47qu'on appelle souvent les maladies chroniques,
13:50donc ça peut être l'hypertension,
13:52ça peut être le diabète,
13:53ça peut être aussi le cancer,
13:54même si je le précise aussi ici
13:56parce que le docteur Suzette Delaloge
13:57de l'Institut National du Cancer
13:59m'a bien dit
13:59attention, le cancer c'est aussi bien
14:01une maladie chronique
14:02qu'une maladie aiguë
14:03et elle a raison.
14:04Mais nous devons étudier tout cela
14:06en regardant les expositions multiples
14:09que mesure l'agence
14:10au travers de grandes enquêtes.
14:11On peut citer par exemple
14:12l'enquête Albane
14:13qui étudie l'exposition
14:14à un certain nombre de substances chimiques,
14:17les pesticides, les bisphénols
14:18ou encore l'épiphase que j'ai mentionné.
14:22Concernant la prévention,
14:23alors je voudrais aussi mentionner
14:24parce que c'est fondamental
14:25dans ces expositions
14:26qu'il faut aussi qu'on puisse
14:27regarder plus précisément
14:28ce qui se passe
14:29dans les départements
14:31et régions d'outre-mer
14:33et vous savez qu'on a
14:35des études spécifiques
14:36et que l'agence a porté
14:37des études spécifiques.
14:38Je pense par exemple
14:39à l'étude Canary
14:40qui porte sur l'exposition
14:41à la Chlordécone
14:42en Guadeloupe et en Martinique
14:43sur lequel nous devons regarder
14:44de très près
14:45ce qui peut se passer
14:46et y compris sur un sujet
14:48qui me tient à cœur
14:49de mes fonctions précédentes
14:50sur le développement
14:50des enfants à naître
14:52mais aussi
14:54bien évidemment
14:54sur tous les sujets
14:57relatifs
14:57à l'eau
14:58ou aux épidémies
14:59qui peuvent se revenir
14:59sur certains de nos territoires
15:00et je pense par exemple
15:01à la Guyane.
15:03Concernant la prévention
15:04et la promotion
15:04de la santé,
15:05je vous l'ai dit,
15:06je suis très attaché
15:06à la lisibilité
15:07de nos actions,
15:08à l'accessibilité
15:09de nos campagnes
15:10et j'insiste très lourdement
15:12sur ce sujet
15:12car nous avons tous
15:13des niveaux de compréhension
15:14variables
15:14mais je suis convaincu
15:16que nous devons pouvoir
15:17faire des campagnes
15:18accessibles à tous
15:19y compris pour des personnes
15:20qui auraient des troubles cognitifs
15:21d'intensité légère,
15:22modérée à sévère.
15:23Nous devons trouver
15:24le plus grand dénominateur commun
15:26et s'assurer
15:28que ces actions
15:29de prévention,
15:30de promotion
15:31de la santé
15:31aient un bon niveau
15:33de preuve
15:34et c'est une action
15:35remarquable
15:35que développe
15:36l'Agence nationale
15:36de santé publique
15:37et que je souhaite
15:38avoir rendu plus lisible,
15:41un registre
15:42qui répertorie
15:43l'ensemble
15:44des actions
15:44de prévention
15:45et de promotion
15:46de la santé
15:46qui ont un bon
15:47niveau de preuve
15:48et que les opérateurs
15:49régionaux peuvent décliner.
15:51Voilà ce que je pouvais
15:52vous partager
15:53bien sûr
15:54concernant ces éléments-là,
15:56vous dire que bien sûr
15:57on s'appuiera
15:57sur les différentes missions
15:58de l'IGAS
15:59en s'assurant
16:00que l'Agence
16:00entretienne bien sûr
16:01un lien fort
16:02avec sa tutelle
16:02mais tout en préservant
16:04son intégrité scientifique
16:05y compris dans un contexte
16:06politique
16:06qui on le sait
16:07est mouvant
16:07et je crois que
16:09quelles que soient
16:09les évolutions politiques
16:10de demain
16:10l'Agence doit pouvoir
16:12poursuivre ses travaux
16:12avec sérénité,
16:14engagement,
16:14précision,
16:15efficacité
16:17conformément
16:17à l'état
16:18de la science
16:19et par rapport
16:19aux nouvelles potentielles
16:20menaces
16:21y compris celles
16:21que j'ai citées.
16:23Voilà
16:23Monsieur le Président,
16:24Mesdames et Messieurs,
16:25les sénatrices
16:26et les sénateurs
16:26ce que je souhaitais
16:27vous partager.
16:28Merci beaucoup
16:29Monsieur Pau.
16:30Avant d'ouvrir le débat
16:31deux points de précision
16:32que je voulais indiquer.
16:34La première
16:34concernant la date,
16:35le décalage
16:36entre l'entrée
16:37je dirais en fonction
16:38le 17 août
16:39par intérim
16:39et notre audition
16:40aujourd'hui
16:40c'est qu'entre les deux
16:42il y a aussi
16:42les élections sénatoriales
16:43et donc techniquement
16:44nous étions
16:45dans l'incapacité
16:46je voulais préciser
16:47de pouvoir réunir
16:48préalablement
16:50également
16:51notre commission.
16:52Autre point
16:53que je voulais indiquer
16:53c'est une audition
16:54donc ça veut dire
16:55que voilà
16:56il y a une présentation
16:57du candidat
16:58qui pour l'instant
16:59par intérim
17:00mais qui ne le sera plus
17:01par la suite
17:02autour de cette décision
17:03mais nous n'avons pas
17:04de vote
17:05certaines auditions
17:06donnent lieu à un vote
17:07ce n'est pas le cas
17:08l'article qui nous concerne
17:10de la constitution
17:10ne concerne pas
17:11une nomination
17:12après vote
17:13donc voilà
17:13c'est plus
17:14on est plus
17:14dans une démarche
17:15d'information
17:15et donc
17:16pour justement
17:17être bien informé
17:18je donne tout de suite
17:19la parole
17:19à Jean-François Rapin
17:21rapporteur de la branche
17:21maladie
17:23merci
17:23merci monsieur le président
17:24monsieur le directeur
17:25par intérim
17:27encore
17:29quelques points
17:30peut-être
17:30un point d'ordre général
17:32mais peut-être
17:32par rapport à votre exposé
17:34je comprends
17:34qu'il est peut-être
17:35un petit peu tôt
17:36pour vous poser cette question
17:37parce qu'à la fois
17:37il faudra
17:38les retours de l'it de gaz
17:39bien sûr
17:39et des travaux
17:41en cours
17:42mais aussi
17:43de la relation
17:45avec
17:46les salariés
17:47de votre agence
17:50avez-vous une idée
17:51de ce que
17:52finalement
17:53on pourrait parler
17:54de transfert de compétences
17:55que le gouvernement
17:56a repris en main
17:58par rapport
17:59aux missions
18:00de l'agence
18:01de l'impact
18:02que ça pourrait avoir
18:03à la fois
18:04sur votre personnel
18:05bien sûr
18:05mais aussi
18:06sur votre budget
18:07je pense que
18:08il faudrait peut-être
18:09nous le préciser
18:13le deuxième point
18:14vous avez beaucoup
18:16parlé d'information
18:16en santé
18:17et c'est d'abord
18:18le coeur de l'agence
18:19c'est le rôle de l'agence
18:20bien sûr
18:21il y a un point
18:22que je voudrais évoquer
18:23c'est celui de la question
18:23de la désinformation
18:25parce que
18:26veiller sur la santé
18:27de tous
18:27c'est aussi
18:28lutter contre
18:29la désinformation
18:30en santé
18:32observatoire
18:33de la désinformation
18:34en santé
18:35qui aujourd'hui
18:36n'est pas encore
18:36installé
18:37mais dont on pense
18:38peut-être
18:39qu'il serait
18:40plus que jamais
18:41plus que jamais
18:43nécessaire
18:45et là
18:45c'est peut-être
18:46plus le sénateur
18:46mais le médecin
18:47qui parle
18:47quand les gens
18:48se présentent devant vous
18:49et qu'ils ont fait
18:50un diagnostic
18:51quelquefois
18:51très erroné
18:52avec
18:54des notions
18:55qu'ils captent
18:56à droite et à gauche
18:57et puis peut-être
18:58un dernier point
18:59assez précis
19:00parce que
19:01vous avez parlé
19:02de différentes missions
19:04concernant les maladies
19:05vous avez parlé
19:06d'épiphase
19:06bien sûr
19:07il y a un sujet
19:08qui commence
19:10et depuis un certain temps
19:11à pointer le nez
19:12c'est celui
19:12de la question
19:12du cadmium
19:13et je pense
19:14qu'on a besoin
19:16nous politiques
19:16pour prendre
19:17des décisions
19:18de bon sens
19:19d'avoir
19:21une orientation
19:23scientifique
19:23qui soit
19:24à la hauteur
19:25et non pas forcément
19:26simplement basée
19:27sur de l'information
19:28du quotidien
19:29voire de la désinformation
19:30merci
19:32monsieur
19:33je vous laisse
19:34déjà répondre
19:34si vous avez une question
19:35oui
19:37merci beaucoup
19:38monsieur le sénateur
19:38pour ces questions
19:39tout d'abord
19:40concernant le fonctionnement
19:41de l'agence
19:42et bien évidemment
19:43je peux déjà commencer
19:44à amener des éléments
19:46de réponse
19:47concernant
19:48les transferts
19:49d'activité
19:50déjà vous dire
19:50que ça a été acté
19:52notamment par la loi
19:52le fait qu'il y avait
19:53le transfert du service
19:54à compétence nationale
19:55qui donc intègre
19:56l'établissement pharmaceutique
19:58et la réserve sanitaire
19:59qui représente
20:01une trentaine de personnes
20:02de mémoire
20:03qui donc doivent rejoindre
20:04le centre de crise
20:05du ministère de la santé
20:07c'est à dire
20:07c'est centralisé
20:09finalement
20:09la réaction
20:10en cas de crise
20:11et ça c'est quelque chose
20:12qui est déjà avalisé
20:13si vous voulez
20:14qui est en cours
20:15de discussion
20:15et qui je le dis
20:17en plus vraiment
20:18en transparence
20:20hormis bien sûr
20:20les évolutions statutaires
20:21du passage
20:22d'un certain nombre
20:22d'agents
20:23de l'agence nationale
20:24de santé publique
20:25au ministère de la santé
20:26n'est pas ce qui aujourd'hui
20:27fait l'essentiel
20:29de mes échanges
20:30avec les partenaires sociaux
20:32j'ai des échanges
20:33avec les partenaires sociaux
20:34sur le reste
20:34bien sûr
20:35sur les évolutions
20:36y compris dans un contexte
20:37budgétaire contraint
20:39et je le rappelle
20:40parce que ça n'est pas
20:40toujours aussi aisé
20:41je rappelle bien
20:42que l'agence nationale
20:42de santé publique
20:43est financée par le projet
20:45de loi de financement
20:45de la sécurité sociale
20:46et pas par le PLF
20:49comment ?
20:50oui parce que je pense
20:51que c'est important
20:51que tout le monde
20:52l'ait en tête
20:53mais que finalement
20:54l'agence est soumise
20:55comme toutes les autres agences
20:57au questionnement
20:58sur son efficacité
21:00par rapport aux ressources
21:01humaines impliquées
21:02ce que je peux juste préciser
21:04c'est que
21:04évidemment que l'agence
21:06va continuer
21:06à avoir des fonctions
21:08dans le champ
21:08de la prévention
21:09de la promotion
21:09de la santé
21:10y compris au travers
21:10de ce qu'elle maîtrise
21:12très bien
21:12à savoir ce qu'on appelle
21:13le marketing social
21:14qui certes ne parle pas
21:15beaucoup au français
21:15mais une dimension
21:17quand même essentielle
21:17de la santé publique
21:18à savoir grossièrement
21:19appliquer les règles
21:20du marketing
21:21pour changer aussi
21:22les compétences
21:24en santé
21:25ou en tout cas
21:26améliorer la prévention
21:26en santé
21:27donc évidemment
21:28qu'il y a des questionnements
21:29sur
21:30mais qui sont plutôt liés
21:31à la pression budgétaire
21:32qu'on pourrait avoir
21:33et sur lesquels
21:34je rencontre très fréquemment
21:35les partenaires sociaux
21:36et avec lesquels
21:38je crois
21:39nous avons un dialogue
21:40encore une fois
21:41en transparence
21:41c'est à dire que
21:42si à un moment
21:42il y a des transferts
21:44de personnel
21:46ou s'il y a une menace
21:47sur certains emplois
21:48j'en parlerai
21:49en tout cas
21:49pour l'instant
21:50il n'y a rien
21:51de fixé
21:52et donc je souhaite
21:53pouvoir poursuivre
21:54les échanges
21:54et surtout défendre
21:55l'action de l'agence
21:56et montrer à quel point
21:56elle est indispensable
21:59et concernant
22:00pardon
22:00la désinformation en santé
22:01puisque vous m'avez posé
22:02cette question là
22:02c'est évidemment
22:03un sujet
22:05ce sujet
22:05de la désinformation
22:06en santé
22:07pour moi
22:08rejoint
22:08la façon
22:09dont on doit communiquer
22:10vis-à-vis de l'extérieur
22:11ma grande crainte
22:12y compris
22:12comme vous
22:13en tant que professionnel
22:14de santé
22:14c'est finalement
22:16de continuer
22:16à s'exprimer
22:17à communiquer
22:18en ne parvenant
22:19à convaincre
22:20que ceux
22:20qui sont déjà convaincus
22:21et je crois
22:22que c'est quand même
22:23un des plus gros périls
22:24de notre façon
22:25de communiquer
22:25dans le champ
22:26de la santé
22:26c'est à dire
22:27de finalement
22:28et c'est des biais
22:29que l'on a
22:30dans tous les secteurs
22:31finalement
22:31voilà
22:32on s'entoure de personnes
22:33qui nous disent
22:33ah oui
22:33non mais le message
22:34était hyper clair
22:35on était très convaincus
22:35de l'intérêt de la vaccination
22:37sauf que
22:37est-ce que
22:37ceux qui disent
22:38qu'aujourd'hui
22:39ils sont opposés
22:39à la vaccination
22:40ont-ils trouvé
22:41que notre message
22:41était clair
22:42donc ça veut dire
22:42qu'il va falloir
22:43qu'on évalue
22:43beaucoup plus
22:44nos campagnes de prévention
22:45et je l'ai déjà mentionné
22:46aux agents
22:47et bien évidemment
22:48pour finir
22:48très brièvement
22:49sur le cadmium
22:50cela fait partie
22:52évidemment
22:52d'enjeux de santé publique
22:53majeurs
22:54partager avec l'ANSES
22:55parce qu'il y a aussi
22:56un enjeu
22:57j'imagine pour vous tous
22:58de bien identifier
22:58les périmètres des agences
23:00là où globalement
23:01nous avons des agences
23:02qui surveillent
23:03les toxiques
23:04en eux-mêmes
23:05leurs valeurs
23:06leurs concentrations
23:07il y a
23:07du côté de l'agence
23:09de santé publique
23:09la capacité
23:10à évaluer
23:10le retentissement
23:11sur la santé humaine
23:12et c'est bien pour ça
23:13qu'on doit travailler ensemble
23:14et pour ceux
23:14qui se posent régulièrement
23:15la question
23:16mais pourquoi
23:16c'est pas une seule
23:17et même agence
23:17qui fait tout ça
23:18c'est parce qu'il y a aussi
23:19un principe assez élémentaire
23:20malheureusement
23:21pour la science
23:22qui est la minimisation
23:23des données
23:24il faut qu'on soit très prudent
23:25sur le fait
23:26de ne pas concentrer
23:27toutes les mêmes données
23:28au même endroit
23:28c'est préserver aussi
23:30la confidentialité
23:31et la sécurité
23:32des données
23:33de nos concitoyens
23:35très bien
23:36je donne maintenant
23:36la parole
23:37à Justine Guidez
23:39oui merci président
23:41cher Etienne Pau
23:42nous on se connaît
23:42depuis longtemps
23:43puisqu'on travaille
23:44sur les mêmes sujets
23:45enfin avant
23:46sur les TND
23:46en tous les cas
23:47sur les troubles
23:47du neurodéveloppement
23:49on a échangé pas mal
23:50sur les lois
23:51les différentes lois
23:51que j'ai pu déposer
23:53donc tu penses bien
23:54que c'est là dessus
23:55que je vais t'interroger
23:56un petit peu
23:57sur le manque
23:58justement de données
24:00épidémiologiques
24:01tu en as parlé
24:01un petit peu
24:03nous manquons de données
24:04donc solides
24:05et actualisées
24:06sur la prévalence
24:07des TND
24:08les données disponibles
24:09sur l'autisme
24:10sont anciennes
24:11et peu précises
24:12et nous connaissons
24:13encore moins précisément
24:14la situation
24:14concernant le TDAH
24:15les troubles 10
24:17ou le trouble
24:17de développement intellectuel
24:19si vous vous êtes nommé
24:20comptez-vous faire
24:21de la surveillance
24:22épidémiologique
24:23de l'ensemble des TND
24:24un des axes
24:25d'amélioration
24:26de l'agence
24:27au niveau des preuves
24:28scientifiques
24:29dans les actions
24:29de prévention
24:30et de promotion
24:30de la santé
24:31dans un rapport
24:32paru en 2024
24:33sur la prise en compte
24:34des preuves scientifiques
24:36l'IGAS
24:37relevait que nos politiques
24:38de prévention
24:39et de promotion
24:40de la santé
24:40étaient insuffisamment
24:42fondées sur des preuves
24:43d'efficacité
24:44et d'efficience
24:46mieux que quiconque
24:47vous savez que
24:47dans le domaine
24:48des TND
24:48beaucoup de méthodes
24:49infondées
24:50sont largement
24:51pratiquées
24:52et promues
24:52l'IGAS a rappelé
24:53d'ailleurs que
24:54la santé publique
24:55France
24:55a renforcé
24:56l'évaluation
24:57des programmes
24:58et préventions
24:58à mieux caractériser
24:59leur niveau
25:00de preuves
25:01et à favoriser
25:02la diffusion
25:02des interventions
25:03dont l'efficacité
25:05est démontrée
25:05mais du coup
25:06vous en avez
25:06plutôt abordé
25:07le sujet
25:08tout à l'heure
25:09donc je vous en remercie
25:10largement
25:13à Marc Lamenny
25:17oui merci
25:18monsieur le président
25:20monsieur le directeur
25:21merci pour
25:22votre présentation
25:24pédagogique
25:25alors moi j'aurais
25:25juste deux questions
25:26vous avez abordé
25:28le problème
25:28de l'eau potable
25:30l'eau est un bien
25:31précieux
25:31on l'a vu
25:32et mon département
25:33que je présente
25:34ici depuis
25:34de nombreuses années
25:36est sujet
25:37les Ardennes
25:38avec le problème
25:39des PFAS
25:40et là c'est quand même
25:41pour un certain nombre
25:43d'habitants
25:44de villages
25:45en particulier
25:46c'est le secteur rural
25:47qui a été touché
25:48sur l'est du département
25:49des Ardennes
25:50et le sud-est
25:51il y a une bonne vingtaine
25:52de communes
25:53qui ont été concernées
25:54donc le problème
25:55des captages
25:56le problème
25:57l'eau
25:58il faut des bouteilles d'eau
25:59donc il y a un coût
26:01même à l'initiative
26:03du préfet des Ardennes
26:04des partenaires
26:05de l'ARS
26:06des agences de l'eau
26:08etc
26:08certes il y a eu
26:09une mobilisation
26:11mais le problème
26:12n'est pas du tout
26:14réglé complètement
26:15parce qu'il y a
26:16ces implications
26:17alors quel est le rôle
26:18un petit peu
26:19de Santé publique France
26:20à ce niveau là
26:21puisque vous avez abordé
26:22le problème des PFAS
26:24puis ma dernière question
26:26parce qu'il y a beaucoup
26:27de sujets
26:27que vous avez abordés
26:29vous avez parlé
26:29des subventions
26:31aux associations
26:33donc alors
26:34quel type d'association
26:35vous aidez
26:37ou autre
26:37est-ce que c'est
26:38des associations
26:38j'irais
26:40qu'une dimension
26:41départementale
26:42locale
26:42voire nationale
26:44voilà
26:44c'était un petit peu
26:45mes modestes interrogations
26:46je vous remercie beaucoup
26:47merci beaucoup
26:48je donne la parole
26:49à Martin Lévrier
26:51merci monsieur le président
26:52merci monsieur
26:53le directeur par intérim
26:55et probablement
26:55futur directeur
26:57quelques questions
26:58une qui vous concerne
26:59en tant que directeur
27:00par intérim
27:00mais aussi
27:01ensuite
27:02c'est ce transfert
27:03de compétences
27:03et je pense en particulier
27:05je pense en particulier
27:06aux stocks d'urgence
27:07et donc les masques
27:09en particulier
27:09qui vont si j'ai bien compris
27:11être sous la responsabilité
27:12directe du ministère
27:13de la santé
27:13et je me pose une question
27:14qui vient de l'expérience
27:16du Covid
27:16où finalement
27:17deux ministères
27:18se regardaient
27:19et devaient travailler
27:20ensemble
27:20travailler ensemble
27:21ministère de la santé
27:22et ministère de l'intérieur
27:24et sur ces stocks d'urgence
27:26je me pose la question
27:26mais je ne sais pas
27:27si vous pouvez répondre
27:28est-ce qu'il ne faudrait pas
27:28réfléchir à une logique
27:29de décentralisation
27:30avec des compétences
27:32de gens qui dépendent
27:33du ministère de l'intérieur
27:34qui savent gérer les stocks
27:35mais qui travaillent tout le temps
27:36avec le ministère de la santé
27:38ce sont les pompiers
27:39je me pose cette question
27:40d'une logique
27:41d'efficacité
27:42d'économie
27:43derrière
27:43et là vous pouvez
27:44probablement répondre
27:45je pense
27:46c'est quid
27:47de tous les stocks
27:49qui vont être périmés
27:50est-ce qu'il y a bien
27:51des transferts
27:52qui se font
27:52pour éviter de les jeter
27:54est-ce qu'on ne pourrait pas
27:54les donner aux hôpitaux
27:55par exemple
27:56directement les masques
27:57par exemple
27:57parce que c'est quand même
27:58des stocks très très importants
28:00de milliards
28:00c'est 4 milliards de mémoire
28:01le stock de masques
28:04donc un cinquième
28:05de 4 milliards
28:06c'est quand même pas rien
28:06ça ferait l'équivalent
28:08de ce que consomme l'hôpital
28:09en France toute l'année
28:10et ma deuxième question
28:11concerne la surveillance sanitaire
28:13dont vous parliez
28:13vous n'avez pas parlé du tout
28:14des porteurs de virus
28:16je pense aux moustiques
28:17en particulier
28:17est-ce qu'il y a un suivi
28:19sur ce sujet là
28:19et même chose
28:20pour les plantes allergènes
28:22j'ai oublié le nom
28:23de cette plante
28:24mais c'est pas grave
28:25vous le savez aussi bien que moi
28:26voilà c'était mes deux questions
28:27les autres ont déjà été posées
28:29merci beaucoup
28:29merci pour terminer
28:31cette série
28:31Anne-Sophie Romani
28:33merci Président
28:34alors je vais compléter
28:36les propos
28:36de mon collègue
28:38effectivement
28:38ma question première
28:40était de savoir
28:41comment est-ce que
28:42cette évolution
28:43du rôle
28:44de santé publique
28:45France
28:46était possible
28:47dans l'anticipation
28:48de la gestion
28:49des situations
28:50de pénurie
28:50donc Martin Lévrier
28:52a parlé de masques
28:53mais on peut l'ouvrir
28:54à d'autres
28:55à d'autres pénuries
28:56et
28:57monsieur le directeur
28:59dans le cadre
28:59de la proposition
29:00de loi
29:01qui révise
29:02le dispositif
29:02des stocks
29:03de sécurité
29:04des médicaments
29:05qui est prochainement
29:06à l'étude
29:06au Sénat
29:07j'avais déposé
29:08un amendement
29:09qui est tombé ce matin
29:10par un amendement
29:11rapporteur
29:11mais il faut
29:12revoir un petit peu
29:13les choses
29:14j'avais déposé
29:15un amendement
29:16qui visait
29:17en cas d'impossibilité
29:18de reconstituer
29:19un stock de sécurité
29:20dans les délais prévus
29:21à permettre
29:22sous des conditions
29:24strictement encadrées
29:25bien évidemment
29:26l'utilisation
29:27de certains médicaments
29:28au-delà
29:29de leur date
29:30de péremption
29:31lorsque l'efficacité
29:32de leur substance active
29:33demeure suffisante
29:35nous connaissons tous
29:36des produits
29:37réputés stables
29:38l'iode par exemple
29:39mais c'est qu'un exemple
29:40mais effectivement
29:41la gestion
29:42des stocks
29:43et des médicaments
29:45périmés
29:46est une vraie question
29:47au regard
29:49donc
29:49de l'expérience
29:50de votre agence
29:51dans la gestion
29:52des stocks stratégiques
29:53de produits de santé
29:54et des situations
29:55de tension
29:55d'approvisionnement
29:56est-ce que cette proposition
29:58vous paraît pertinente
29:59pourrait-elle selon vous
30:01constituer un outil supplémentaire
30:03pour prévenir
30:03les ruptures
30:04de médicaments
30:05et assurer
30:06la continuité
30:06des traitements
30:07je vous remercie
30:09je vais vous laisser répondre
30:10à cette série
30:11j'ai encore une deuxième série
30:12de questions
30:15je vais essayer
30:16d'être concis
30:17tout d'abord
30:17pour vous répondre
30:18monsieur le sénateur
30:19sur cette question
30:20des PFAS
30:22bien expliquer
30:22que l'agence nationale
30:23de santé publique
30:24elle assure la surveillance
30:25et d'une certaine façon
30:27elle n'instruit pas
30:28les conséquences réglementaires
30:29que pourrait avoir
30:30cette surveillance
30:30quelle qu'elle soit
30:31au niveau local
30:32mais pour répondre
30:32plus précisément
30:33à la problématique
30:34des PFAS
30:35vous dire qu'il y a
30:35plusieurs milliers
30:36de PFAS
30:37à identifier
30:38et qu'en fait
30:38c'est un travail
30:39qui dépasse largement
30:40le cadre de la France
30:40qui est un travail européen
30:42et j'en discutais
30:42avec ma collègue
30:44Elisabeth Claverie
30:44directrice générale
30:45de l'ANSES
30:46donc évidemment
30:47qu'il faut qu'on poursuive
30:49ces travaux là
30:50avec encore une fois
30:51la question
30:53du retentissement
30:53c'est à dire que finalement
30:54quand nous sommes sollicités
30:55ce qui est tout à fait légitime
30:56pour mesurer
30:58si oui ou non
30:59on a dépassé
31:00les seuils
31:00de certains PFAS
31:01la question
31:02et comme n'importe quel citoyen
31:04qui vient derrière
31:04c'est est-ce que ce seuil
31:05dépassé
31:07représente
31:07entraîne une conséquence
31:09pour la santé
31:10et donc c'est bien là
31:11dessus
31:12qu'il faut qu'on arrive
31:13à avancer
31:13donc je suis désolé
31:15d'avoir cette réponse
31:16qui ne peut pas aller plus loin
31:16mais qui montre bien
31:17que nous devons
31:18continuer à étudier
31:19concernant les associations
31:21subventionnées
31:21c'est des associations
31:22qui peuvent avoir
31:23des dimensions
31:23en effet nationales
31:24je pense par exemple
31:25au fil santé jeune
31:26qui permet
31:27d'amener des réponses
31:28à notre jeunesse
31:31sur des problématiques
31:32y compris
31:33de vulnérabilité
31:34de différents ordres
31:36mais ça peut être aussi
31:36des associations
31:37plus locales
31:38qui ont des actions
31:39très opérantes
31:40au sens communautaire
31:41par exemple
31:42dans le champ des addictions
31:42et que nous pouvons
31:43bien évidemment soutenir
31:46donc voilà
31:46de périmètres
31:47assez variables
31:48je le dis d'autant plus
31:49tranquillement
31:49que voyant ces conventions
31:50passées
31:51je suis en effet capable
31:51de voir que c'est
31:52des dimensionnements
31:53très différents
31:54et aussi je regarde
31:55à chaque fois bien sûr
31:56l'objet
31:57et l'action
31:59et l'évaluation
32:00de leur action
32:01concernant
32:02ce qui a été évoqué
32:03sur la question
32:04des masques
32:05alors
32:06pour des raisons
32:06même de confidentialité
32:08stratégique
32:08je ne vais pas rentrer
32:09dans le détail
32:09des nombres
32:11précis
32:13voilà
32:14sur ces questions-là
32:15déjà parce que
32:16je le rappelle
32:17quand bien même
32:17ce service à compétence nationale
32:19est aujourd'hui encore
32:20sous la houlette
32:20de l'agence nationale
32:21de santé publique
32:22son déclenchement
32:23relevait déjà
32:24du ministère de la santé
32:25donc si vous voulez
32:26finalement il y a
32:27une remise à l'équilibre
32:28qui me paraissait
32:29enfin qui nous paraît pas
32:30étonnante
32:31juste résumé
32:32de dire qu'il y a
32:33un établissement
32:33pharmaceutique de référence
32:35il y a en effet
32:36après ce qu'on appelle
32:37des plateformes zonales
32:38qui permettent
32:39une répartition
32:39sur les différents territoires
32:42on ne s'étend pas
32:44sur la localisation
32:44parce que c'est
32:45des sujets en effet sensibles
32:46mais en tout cas
32:47sachez que c'est
32:48raisonné
32:49c'est pensé comme ça
32:51concernant
32:51la question
32:52de la péremption
32:53aussi bien des masques
32:54que des produits
32:56pharmaceutiques
32:58c'est des sujets
32:58en fait qui sont discutés
32:59très fréquemment
33:00y compris même
33:01avec les industriels
33:02qui les produisent
33:02parce qu'en fait
33:03si on commence
33:04à questionner
33:05et ce que l'on fait
33:06est-ce qu'on peut aller
33:07au-delà d'une certaine date
33:08etc
33:09ça implique en effet
33:10qu'il y a un discours
33:12avec un niveau de preuve
33:14assez élevé
33:15est-ce qu'il y a une dégradation
33:16ou non des produits
33:17mais en tout cas
33:17c'est quelque chose
33:18qu'on ne s'interdit pas
33:20et je le précise
33:21parce que je dépasse
33:22un peu mon cadre
33:22et c'est sans doute
33:23beaucoup plus
33:23à la direction générale
33:24de la santé
33:24de répondre là-dessus
33:25et sur le dernier point
33:27parce que c'est fondamental
33:28tout cela interroge
33:29la doctrine de notre pays
33:31mais sur lequel
33:32c'est un questionnement collectif
33:33sur stock stratégique
33:34et stock tactique
33:34c'est-à-dire qu'il y a
33:35le stock stratégique
33:36c'est-à-dire qu'aujourd'hui
33:37l'établissement pharmaceutique
33:38fait du réassort
33:40et on voit bien
33:41que dans des moments
33:43de crise
33:43il peut y avoir d'un coup
33:44un basculement
33:45peut-être sur du stock
33:45plus tactique
33:46c'est-à-dire de se dire
33:47bon ben voilà
33:47là il y a un trou dans la raquette
33:49sur tel ou tel territoire
33:50est-ce que l'établissement
33:51peut venir en soutien
33:52je crois sans le paraphraser
33:55que le directeur général
33:55de la santé
33:56est assez attentif
33:57à ce que globalement
33:57il puisse y avoir
33:58au travers de ce service
33:59à compétence nationale
34:00un peu plus de flexibilité
34:01sur ces questions
34:02de stock stratégique
34:03versus stock tactique
34:05j'espère que je suis
34:05suffisamment clair
34:06concernant la surveillance
34:08sanitaire
34:08des arboviruses
34:09donc des maladies
34:10transmises par le moustique
34:11monsieur le sénateur
34:11c'est bien sûr fondamental
34:13et c'est vrai
34:14que c'est une inquiétude
34:15que nous avons partagée
34:16avec l'ANSES
34:17nous avons eu
34:18cet été
34:19et nous l'avons encore
34:20une augmentation
34:21du nombre de cas
34:22autochtones
34:24de maladies
34:25transmises par le moustique
34:26et plus particulièrement
34:27sur le virus
34:27West Nile
34:29avec des conséquences cliniques
34:31qui pour l'instant
34:32sont contrôlées
34:33je précise
34:33c'est à dire
34:34qu'on n'a pas
34:34une augmentation
34:34de cas sévères
34:35donc pour la faire court
34:36c'est une maladie
34:38transmise par le moustique
34:39qui peut avoir
34:40dans un nombre
34:41de cas limité
34:43bien sûr
34:44des conséquences
34:44pouvant conduire
34:46à aller voir son médecin
34:47et avoir des signes
34:48parfois neuroméningés
34:50mais encore une fois
34:52la surveillance
34:53de ces arboviruses
34:54elle existe depuis
34:54très longtemps
34:55et elle est très programmée
34:57ce qui est sûr
34:58c'est que le changement
34:59climatique
35:01se traduit
35:02dans l'augmentation
35:03de la prévalence
35:04de l'incidence
35:05de ces arboviruses
35:06et donc
35:06il va falloir
35:07qu'on ait une réflexion
35:08progressivement
35:09sur comment on appréhende
35:10cette problématique là
35:11en tout cas
35:12nous on le mesure
35:12c'est certain
35:13nos collègues
35:14de l'ANSES
35:15le mesure
35:15parce que vous le savez
35:16qu'il y a un certain nombre
35:16de ces arboviruses
35:18qui ont un réservoir animal
35:20et donc
35:21nous devons aussi
35:22regarder de ce côté
35:23mais en tout cas
35:24oui
35:24il y a eu une augmentation
35:27et je le dis
35:28d'autant plus tranquillement
35:29que c'est sorti dans la presse
35:30sur un certain nombre
35:31de cas de West Nile
35:31et là aussi
35:32je le précise
35:33ça n'est pas une singularité française
35:34l'augmentation du cas
35:35de West Nile
35:36est connue
35:38en Europe également
35:39et implique d'ailleurs
35:40et c'est la position
35:42de la direction générale
35:43de la santé
35:43de resensibiliser
35:44à chaque fois
35:44les professionnels de santé
35:45parce que
35:45pour être très honnête
35:46moi en tant que médecin
35:47on ne m'a jamais appris
35:48à la fac
35:48qu'il y avait du West Nile
35:50c'est à dire que
35:50parce que j'ai vu
35:51quelques yeux étonnés
35:52sur le West Nile
35:54plus experts du West Nile
35:55mais finalement
35:57c'est des nouvelles maladies
35:58transmises par les moustiques
35:59qui la plupart du temps
36:00bien sûr sont bénignes
36:01mais qu'il va falloir
36:01surveiller de plus près
36:04Merci beaucoup
36:05je donne la parole
36:06maintenant à Dominique Théophile
36:09Bonjour
36:10Alors
36:11vous avez dit
36:13la problématique
36:14de Chlordécone
36:16mais nous avons
36:16un phénomène
36:19aux Antilles
36:21qui risque
36:22de dépasser
36:23le phénomène
36:23de Chlordécone
36:24peut-être pas
36:25la rémanence
36:26mais
36:27la rapidité
36:30mortelle
36:30en fait
36:31de cet événement
36:32depuis plus de 10 ans
36:33nos populations
36:34au Mont-Sinicolo
36:35vivent avec
36:36une menace
36:37permanente
36:38invisible
36:38et nauséabonde
36:39des oeufs
36:39ou moins
36:40de sargasses
36:41sur le littoral
36:43et la décomposition
36:44de ces algues
36:45vous le savez
36:45dégage
36:46de l'ammoniaque
36:49de
36:51de
36:52de la
36:52de l'hydrogène
36:53sulfuré
36:54et donc
36:56ce qui m'inquiète
36:57c'est que le Haut Conseil
36:58de la Santé
37:00lui-même
37:02considère
37:03que c'est une affaire
37:04très très sérieuse
37:05et qu'il faut mettre
37:06un plan
37:06national d'évacuation
37:08des riverains
37:10puisque
37:10nous sommes
37:11entourés d'eau
37:12et à 75
37:14à 80%
37:15du territoire
37:16il y a un bord de mer
37:17à moins de 3 km
37:18donc ce qui fait
37:20que
37:20chez nous
37:21on a dû déplacer
37:23et
37:24et sur les frais
37:25de la commune
37:27pratiquement
37:28toute la population
37:29sur le
37:30le littoral
37:31de Cap-Estère
37:31de Marie-Alente
37:33ça a coûté
37:34à la commune
37:35puisque
37:35les algues
37:36sargasses
37:37sont
37:38de la responsabilité
37:39de la commune
37:40quand il y a
37:41échouement
37:42puisque
37:43les algues
37:44sargasses
37:45constituent
37:46pour l'état
37:46aujourd'hui
37:47français
37:47un déchet
37:49et des tous déchets
37:50venant du
37:52du littoral
37:53sur le rivage
37:54c'est de la responsabilité
37:55des communes
37:57donc vous voyez
37:57qu'il y a là
37:58déjà avant de poser
38:00la question
38:00un sujet majeur
38:02de sortir
38:03les sargasses
38:04dans le code
38:05de l'environnement
38:06des déchets
38:07puisque c'est une pollution
38:08à l'international
38:10ce n'est pas un truc français
38:11c'est l'international
38:12donc là il y a un sujet
38:13législatif
38:14qu'on voit
38:16est-ce que
38:18santé publique
38:20s'est penchée
38:21pour la mise en place
38:23d'un
38:24protocole national
38:25d'évacuation
38:26c'est-à-dire que
38:27pas
38:27une annonce
38:29du maire
38:29qui dit évacuez-vous
38:30mais qu'il y ait
38:32on appelle ça
38:33techniquement
38:33des niveaux
38:34de PPM
38:365 PPM
38:37il faut évacuer
38:38à 50
38:39c'est mortel
38:39donc mettre
38:41un plan national
38:42écrit
38:45proposable à tous
38:46que quand
38:47la mesure
38:48de 5 PPM
38:49est atteinte
38:50et bien on déclenche
38:52comme pour les cyclones
38:53un plan d'évacuation
38:55ça il n'existe pas
38:56c'est dans le plan
38:58sargasse
38:58ils évoquent ça
38:59c'est-à-dire
39:00pour les charger
39:02des
39:02puisque nous avons
39:03ce qu'on appelle
39:06des doseurs
39:07qui sont à proximité
39:08des plages
39:08et qui nous donnent
39:09la quantité
39:10de PPM
39:11mais c'est au bon vouloir
39:13c'est l'agent
39:14ça ne peut pas être
39:15un agent
39:16qui doit
39:18qui devrait déclencher
39:19je veux dire
39:20appeler
39:21les pompiers
39:22dire non
39:22ça devrait être systématique
39:24voilà ma question
39:24est-ce que santé
39:26publique France
39:27qui est de son ressort
39:30peut engager
39:31pour que nous ayons
39:31un plan
39:34très bien
39:34non on continue
39:36je ne parle
39:36à Josua Ochoir
39:40merci monsieur le président
39:42monsieur le directeur
39:42ma question porte sur
39:43la réorganisation
39:44effectivement santé publique
39:45France
39:45que vous avez cité
39:45notamment les transferts
39:46de compétences
39:47ils s'appuient en grande partie
39:48sur les rapports
39:49de l'IGAS
39:50vous l'avez dit
39:51trois depuis
39:522025
39:54aucun n'a été rendu
39:56n'a été rendu
39:57public
39:57pourquoi selon vous
39:59reste-t-il
39:59confidentiel
40:00et qu'est-ce qui justifie
40:02alors qu'ils justifient
40:03eux d'ailleurs
40:03le retrait de mission
40:04à santé publique
40:05santé publique France
40:06qu'est-ce qui empêche
40:07de les rendre publics
40:08aujourd'hui
40:08ou au moins
40:09de les transmettre
40:09aux parlementaires
40:10à l'ensemble des parlementaires
40:11ou au moins
40:12à ceux de la commission
40:12des affaires sociales
40:13de l'Assemblée nationale
40:14et du Sénat
40:16vous qui les avez voulu
40:17seriez-vous
40:18normalement
40:19peut-être
40:19seriez-vous favorable
40:21vous à leur transmission
40:22même si je sais
40:22que ça dépend pas de vous
40:23il est quand même
40:24inconcevable
40:25qu'il y ait des rapports
40:26de l'inspection générale
40:27et que à minima
40:29les parlementaires
40:29puissent pas y avoir accès
40:30voilà c'était ma question
40:32très bien
40:32la parole à Corinne Amber
40:36oui merci
40:37monsieur le président
40:38merci monsieur le directeur
40:39général par intérim
40:41j'ai trois questions
40:42l'une sur la question
40:44de l'indépendance scientifique
40:46des agences publiques
40:47non seulement vis-à-vis
40:48du gouvernement
40:48mais également vis-à-vis
40:50des laboratoires
40:51il y a quelques jours
40:52le docteur Hervé Maisonneuve
40:56qui avait été nommé
40:57au mois de mars
40:59a démissionné
41:00après que des liens
41:01d'intérêt manifeste
41:04aient été mentionnés
41:05alors je suis toujours
41:06interrogative
41:07sur les liens d'intérêt
41:08parce que quand on veut
41:09des experts
41:09forcément à un moment donné
41:11ils ont pu travailler
41:12avec la laboratoire
41:13voilà
41:14mais bon il y a la question
41:15effectivement
41:15de l'indépendance
41:16de l'agence
41:17donc il n'y a pas
41:17de valeur de jugement
41:18dans mon interrogation
41:19mais quels sont
41:20les processus
41:21de contrôle existant
41:22au sein de
41:22Santé publique France
41:23et quelles mesures
41:25entendez-vous prendre
41:25pour les renforcer
41:27si nécessaire
41:30rien à voir
41:31mais le nombre
41:32de décès
41:33occasionnés
41:34par l'épisode
41:34de canicule
41:36on devait avoir
41:36des chiffres
41:37en octobre
41:37nous sommes tout début octobre
41:38mais est-ce que vous avez
41:40des éléments
41:40à nous donner
41:41et quel rôle
41:43Santé publique France
41:43pourrait-elle jouer
41:44dans la préparation
41:45des populations
41:45aux épisodes caniculaires
41:47alors il y a déjà
41:48beaucoup de choses
41:48qui ont été
41:51apportées à connaissance
41:52de nos concitoyens
41:53depuis des années
41:54mais bon
41:54on constate quand même
41:56un chiffre
41:56qui devrait être
41:57autour des 7800 décès
41:59ou pas
42:00vous allez nous éclairer
42:01peut-être
42:02et puis une question
42:05charentaise maritime
42:05si vous le permettez
42:07une surincidence
42:08de cancer pédiatrique
42:09a été observée
42:10en charente maritime
42:12en pleine de Nice
42:14la préfecture
42:15a lancé une étude
42:16qui s'appelle
42:16ExpoScan
42:17et Santé publique France
42:19a émis des réserves
42:20sur la méthodologie
42:21proposée par cette étude
42:24et mon interrogation
42:25c'est d'abord
42:26est-ce que c'est un sujet
42:27dont vous avez connaissance
42:28et surtout
42:28je m'interroge
42:29c'est comment la préfecture
42:30a été accompagnée
42:31pour lancer cette étude
42:33voilà
42:33je vous remercie beaucoup
42:35merci pour terminer
42:36la parole à Jean Sol
42:38oui monsieur le président
42:39mes chers collègues
42:40monsieur
42:40monsieur le directeur
42:41par intérim
42:42alors j'avais deux questions
42:43la première a été
42:44vous a été posée
42:44par mon collègue Théophile
42:46puisque nous arrivons
42:48d'une mission
42:48en Guadeloupe
42:49et hormis la chlordécone
42:50que vous avez exprimée
42:52que vous avez évoquée
42:53c'est vrai que
42:53les sargasses
42:55en tout cas
42:55posent un problème
42:56particulier
42:57en matière de santé
42:58de santé publique
42:59notamment
43:01sur leur impact
43:02sur les irritations
43:04qu'ils peuvent causer
43:06les problèmes respiratoires
43:07et cette problématique
43:08s'amplifie
43:08donc je pense
43:09qu'il faut
43:10s'en préoccuper
43:13en tout cas
43:13c'est ce que
43:14a exprimé mon collègue
43:15et j'adore tout à fait
43:16tu m'as pris la question
43:17au Théophile
43:18mais c'était important
43:19effectivement d'en parler
43:20ma deuxième question
43:21touche à la santé mentale
43:22vous avez évoqué
43:24en tout cas
43:25vos objectifs
43:26en matière de santé mentale
43:27chez les jeunes
43:28les problèmes de santé mentale
43:30touchent tous les âges
43:31de la vie
43:31pas que les jeunes
43:32les personnes âgées
43:33aussi aujourd'hui
43:33toutes les classes
43:34socio-professionnelles
43:35qu'envisagez-vous
43:36en termes
43:36d'indicateurs
43:38à observer
43:39et puis
43:40quelles seront
43:41les mesures
43:42que vous envisagez
43:44de prendre
43:44en la matière
43:45parce qu'on regarde
43:46aujourd'hui
43:47en tout cas
43:47je prends le seul exemple
43:48du protoxyde d'azote
43:49qui est interdit
43:50sur le territoire
43:51et on voit partout
43:53ces bonbonnes
43:55de protoxyde
43:55dont on sait
43:56malheureusement
43:57l'impact
43:59sur la santé
44:01donc
44:02qu'envisagez-vous
44:03en tout cas
44:03en termes
44:04d'indicateurs
44:05à observer
44:06à suivre
44:06les mesures
44:08que vous allez
44:09en tout cas
44:10proposer
44:11et puis
44:13une question
44:14fondamentale
44:15est-ce que
44:15vous aurez
44:15les moyens
44:16de tout cela
44:19voilà
44:19monsieur Pau
44:20je vous laisse
44:20répondre
44:21à cette dernière
44:21série de questions
44:22vous avez
44:23un quart d'heure
44:25merci
44:26beaucoup
44:26mesdames et messieurs
44:27les sénateurs
44:27et je vous remercie
44:28sincèrement
44:29pour
44:30des questions
44:31qui sont
44:31vraiment de fond
44:33qui sont assez techniques
44:34donc il va falloir
44:35que je sois affûté
44:36dans mes réponses
44:37concernant
44:38la problématique
44:39des sargasses
44:39monsieur le sénateur
44:40je m'excuse
44:42en effet
44:42de ne pas l'avoir évoqué
44:43évidemment
44:44que c'est une problématique
44:45centrale
44:45et vous l'avez évoqué
44:46notamment cette problématique
44:47de dégagement
44:48d'hydrogène sulfuré
44:49et des conséquences
44:50que ça peut avoir
44:51y compris au niveau
44:52respiratoire
44:53pour les personnes
44:55directement en proximité
44:56des sargasses
44:57pose beaucoup de questions
44:58nous y travaillons
45:00sur la partie surveillance
45:01pas sur
45:03la construction
45:04de plans
45:05de rapatriement
45:06ou non
45:07enfin de plans
45:07d'évacuation
45:08ou non
45:08des populations
45:09simplement
45:09parce que
45:09ce n'est en effet
45:10pas dans les fonctions
45:10de l'agence nationale
45:11de santé publique
45:12par contre
45:12pour vous préciser
45:13oui on le surveille
45:14on le surveille
45:15très étroitement
45:16déjà avec ces capteurs
45:17que vous avez mentionné
45:17qui sont déployés
45:18que ce soit en Martinique
45:19ou en Guadeloupe
45:20sur globalement
45:21les dégagements
45:22liés
45:23aux sargasses
45:24mais c'est aussi
45:25ce que l'on porte
45:25avec les bases de données
45:26dont je vous ai parlé
45:27sur les urgences hospitalières
45:29donc les admissions
45:29aux urgences hospitalières
45:30pour une exposition
45:31aiguë bien sûr
45:32aux sargasses
45:33mais aussi
45:34sur le flux
45:35SOS médecin
45:36ça nous permet en effet
45:37de mesurer
45:37sur ces territoires
45:39les conséquences
45:40que peuvent avoir
45:41l'exposition
45:42aux sargasses
45:43et plus exactement
45:44aux gaz et sargasses
45:45je pense que ça
45:47ça interroge
45:47plus largement
45:48et c'est des réflexions
45:49que je crois
45:50ont les scientifiques
45:51de l'agence
45:52sur
45:53parce qu'il y a bien sûr
45:54le sujet de l'exposition
45:55en termes de santé
45:55mais il y a aussi
45:56le sujet bien évidemment
45:56de la qualité de vie
45:57pour ceux qui vivent
45:58à proximité des sargasses
46:00et qui est un problème
46:01majeur
46:02donc on a d'un côté
46:04un sujet majeur
46:05lié bien sûr
46:06à la chlordécone
46:06qui est une exposition
46:08silencieuse
46:09mais aux conséquences
46:10sur la santé
46:11dorénavant
46:11très bien identifiée
46:12qui nous inquiète
46:13que l'on doit explorer
46:14et une exposition
46:16plus brillante
46:18entre guillemets
46:19et plus visible
46:19aux sargasses
46:20avec aussi des conséquences
46:21sur la santé
46:21mais aussi
46:22très directement
46:23sur la qualité de vie
46:24sur lequel bien sûr
46:25il faut qu'on puisse intervenir
46:26ce que je peux juste dire
46:27c'est que
46:28nous sommes bien sûr
46:29à la disposition
46:31du gouvernement
46:32et des administrations
46:33dès lors qu'il faut faire remonter
46:34des indicateurs
46:35sur cette thématique
46:36des sargasses
46:37et qui devrait après
46:37justifier d'un plan
46:38quel qu'il soit
46:40qui serait décidé
46:40par les autorités
46:42publiques
46:43concernant
46:43les rapports IGAS
46:45à mon habitude
46:46je vais dire les choses
46:47telles que je les pense
46:48oui
46:48je suis extrêmement favorable
46:49à la publication
46:50de ces rapports
46:52j'ai eu connaissance
46:56il y a eu un rapport
46:57sur l'organisation
46:58de l'IGAS
46:59de 2025
46:59que j'ai lu
47:00un rapport
47:01sur la communication
47:01que j'ai lu
47:02il n'y a pas longtemps
47:03et un troisième rapport
47:04que je n'ai pas encore lu
47:05parce qu'il n'est pas finalisé
47:05sur les cellules régionales
47:07pour ne rien vous cacher
47:09j'ai eu cette discussion
47:10y compris
47:11avec mes collègues
47:12de la direction générale
47:13de la santé
47:14je crois que la situation
47:16et le contexte social
47:17de l'agence
47:18faisait peut-être
47:18que
47:21ça manquait
47:22d'un consensus
47:22collectif
47:23sur la publication
47:23de ces rapports
47:24mais très honnêtement
47:26je ne vois pas
47:27le problème
47:27à publier ces rapports
47:28c'est-à-dire que
47:28évidemment que ça va peut-être
47:29dire des choses
47:30qui ne font pas plaisir
47:31aux agents
47:32sur certains sujets
47:33mais il y a aussi
47:33d'autres sujets
47:34où ça met très clairement
47:35en avant que l'agence
47:36fait un travail exemplaire
47:39et en plus
47:39ça permettra
47:40de faire dégonfler
47:40un peu le fantasme
47:41donc je suis assez au clair
47:43avec ça
47:44je ne peux pas être plus clair
47:45et sachez que bien évidemment
47:46j'en ai discuté
47:47et je crois que
47:49sans
47:51aller plus loin
47:52sur le sujet
47:52que ça va plutôt
47:53dans ce sens-là
47:54et que de la même façon
47:55parce qu'il y a bien sûr
47:56le rendre public
47:56mais il y a je crois aussi
47:58et c'est une question aussi
47:59de transparence
48:00vis-à-vis des agents
48:01pouvoir partager
48:02sur ces rapports
48:03avec les agents directement
48:04qui très clairement
48:06ces derniers mois
48:07se sont sentis
48:08très attaqués
48:09dans leurs fonctions
48:10scientifiques
48:11et qui y mènent
48:12et je le redis ici
48:13qui y mènent un travail
48:14exemplaire
48:15alors oui il y a des modifications
48:16à faire
48:16oui dans un monde
48:17où globalement
48:18on a des contraintes budgétaires
48:19il faut pouvoir
48:20être créatif
48:21être innovant
48:22et donc bien sûr
48:23qu'il y a des choses
48:23à impulser
48:24mais encore une fois
48:24il faut un travail exemplaire
48:26concernant
48:27ce que vous avez mentionné
48:28madame la sénatrice
48:29concernant la situation
48:30d'Hervé Maisonneuve
48:32donc vous précisez
48:33qu'à la suite
48:33d'un article du Monde
48:34qui faisait état
48:36de financement
48:38qui l'avait touché
48:39par le biais
48:39de sa société
48:41qui n'avait donc
48:42pas été déclaré
48:43sur sa déclaration
48:44publique d'intérêt
48:45mais élément
48:46qui figurait
48:47dans la base
48:48transparence
48:48donc ça me permet
48:49de remettre
48:50les choses
48:51donc un
48:51vous dire que
48:52comme vous
48:54j'ai acté
48:55très vite
48:56et sans délai
48:57que c'était incompatible
48:58de continuer
48:59comme référent
48:59à l'intégrité scientifique
49:00au vu de ce manquement
49:01donc ça
49:01ça me permet
49:02de vous le dire
49:02d'emblée
49:02mais je trouve
49:04que j'ai demandé
49:04un rétex
49:05sans délai
49:06sur ce qui s'est passé
49:07à l'agence
49:08et en fait
49:09ça rejoint
49:09quand même
49:10ce sujet
49:10du croisement
49:11aussi des bases
49:11de données
49:12sur les liens d'intérêt
49:12vous savez que
49:13les professionnels
49:13de santé
49:14l'industrie pharmaceutique
49:16dévoile
49:17les liens d'intérêt
49:18ou en tout cas
49:18ce qu'elles financent
49:19au travers
49:19de cette base
49:20transparence
49:20et de l'autre côté
49:22les personnes
49:23remplissent une déclaration
49:24publique d'intérêt
49:24il y a donc
49:25un croisement
49:25nécessaire
49:26de ces bases
49:28sans délai
49:28nous avons repris
49:30le croisement
49:30de ces bases
49:31qui contrairement
49:32je vais même
49:33mettre aux intérêts
49:33avec vous
49:34qui avant l'arrivée
49:34de l'intelligence
49:35artificielle
49:35n'était pas chose aisée
49:36on vérifie 1300 déclarations
49:38qu'il faut croiser
49:39entre deux bases différentes
49:40donc là maintenant
49:40avec l'intelligence artificielle
49:41ça m'a paru assez évident
49:42que c'était amplement faisable
49:44donc bien évidemment
49:45on a refait un tour
49:46de ring
49:47de toutes les déclarations
49:49d'intérêt
49:49de tout ce qui était déclaré
49:50sur la base de transparence
49:51mais donc il y a
49:52évidemment un sujet
49:53de qui cacherait
49:54quelque chose
49:54ça c'est un premier point
49:55et auquel cas
49:56agir sans délai
49:57et la deuxième chose
49:58c'est concernant
49:59les manquements
50:00et ces fameuses zones grises
50:02sur les liens d'intérêt
50:03où c'est déclaré
50:03sur la base de transparence
50:04mais c'est pas déclaré
50:05sur la DPI
50:06est-ce que c'est fait
50:07sciemment, patiemment
50:08moi mon rôle
50:09il n'est pas de déterminer
50:10si c'est fait sciemment, patiemment
50:11mon rôle il est de dire
50:12que dès lors que ça met en jeu
50:13l'image de l'agence
50:14et qu'il y a un doute
50:15on arrête là
50:16par ailleurs
50:17et je finis sur la Réveille Maisonneuve
50:18préciser qu'il avait le titre
50:19de référent intégrité scientifique
50:21mais qu'il n'était pas
50:21le déontologue de l'agence
50:23les agences ont un déontologue
50:25c'est totalement différent
50:26il avait une fonction bénévole
50:28de référent intégrité scientifique
50:29sur nos sujets scientifiques
50:30ce qui ne veut pas dire
50:31que c'est pour autant
50:32plus joyeux comme constat
50:34mais je le précise
50:35il n'avait pas cette fonction
50:37assez cardinale
50:38de déontologue
50:39au sein de l'agence
50:40et par ailleurs
50:41je le dis aussi très tranquillement
50:42évidemment que
50:43ce qui s'est passé là
50:44montre qu'il y a eu
50:45des manquements
50:45y compris au sein de l'agence
50:46sur ces surveillances là
50:47et sur lesquels
50:48je suis revenu
50:49avec les agents concernés
50:51ça c'est ce point là
50:52sur le bilan d'essai
50:53de la canicule
50:54vous dire qu'il y a eu
50:55l'excès de mortalité
50:56à l'issue de chacune
50:57des vagues de canicule
50:58que vous avez connues
50:59ce qui est très compliqué
51:00à chaque fois à réexpliquer
51:01en termes d'épidémiologie
51:02et c'est normal
51:03c'est que
51:03il y a l'excès de mortalité
51:05qu'on mesure
51:06mais après il y a le bilan
51:07à la fin
51:08de tous ces épisodes
51:10de canicule
51:10de la mortalité attribuable
51:12à la canicule
51:13c'est à dire
51:13pour vulgariser
51:14y compris des gens
51:15qui décèderaient
51:16plusieurs semaines
51:16plusieurs mois après
51:18du fait de cette canicule
51:20par exemple
51:20des personnes vulnérables
51:21qui ont un cancer
51:22ou une prédisposition
51:23en santé
51:24nous allons
51:26vraisemblablement
51:26avoir ces chiffres
51:28plutôt courant
51:30début décembre
51:31pour une raison très simple
51:32c'est que les épisodes
51:33de chaleur
51:33ont continué très tard
51:34et que la modélisation
51:36statistique
51:36se décale d'autant
51:38et donc en fait
51:38on a besoin
51:39d'un peu de recul
51:39alors là
51:40je ne vais pas rentrer
51:41dans le détail
51:41parce que mes collègues
51:42statisticiens d'agence
51:43diraient
51:43oulala
51:43ils se lancent
51:44sur un truc
51:44qu'ils ne vont pas maîtriser
51:45mais honnête
51:46il y a vraiment
51:47un besoin là
51:47de modéliser
51:48très proprement
51:49évidemment que ce bilan
51:50va être élevé
51:53aussi parce que
51:53et je le mentionne ici
51:54parce que ça
51:55les scientifiques
51:56de l'agence
51:56l'ont très bien fait remonter
51:58il faut vous dire
51:59que dans les modélisations
52:00statistiques
52:00que nous avons utilisées
52:01pour cet été
52:02qui sont des modélisations
52:03statistiques
52:03qui font appel
52:05à des modèles
52:05utilisés au niveau
52:06international
52:08on n'a jamais eu
52:09une situation
52:10où la température moyenne
52:11était si élevée
52:13ce qui explique
52:13que nous avons même
52:14des modèles statistiques
52:15qui ne fonctionnent plus
52:18donc il faut bien avoir
52:19en tête
52:19que nous devons aussi
52:20réajuster ça
52:21sur le plan scientifique
52:22et c'est pour vous dire
52:23aussi à quel point
52:24même sur les méthodes
52:25de calcul
52:26et l'analyse scientifique
52:27c'est un été
52:28que nous n'avons
52:29jamais vu
52:30et notamment du fait
52:32et vous l'avez compris
52:33de l'absence
52:34de repos
52:36entre les différentes
52:37vagues de canicule
52:38qui là aussi
52:39est quelque chose
52:39qu'on va vraisemblablement
52:40mesurer
52:40dans l'état de santé
52:42de la population
52:42donc je n'ai pas
52:44les chiffres
52:44sur ce chiffre
52:46de la mortalité attribuable
52:47mais oui
52:47je peux déjà dire
52:49que ça sera
52:49un chiffre élevé
52:51concernant le dernier point
52:52sur la méthodologie
52:53d'exploration
52:55de cas groupés
52:56de cancers
52:57chez les enfants
52:58c'est des retours
53:00que nous avons souvent
53:02et des demandes
53:03que nous avons fréquemment
53:04ce que je peux juste dire
53:05c'est que lorsque
53:06l'agence nationale
53:07de santé publique
53:08par le biais
53:08de ces cellules régionales
53:10investigue
53:10ces situations
53:12elle en effet
53:13utilise une très grande rigueur
53:14parce que
53:15ce n'est pas du tout anodin
53:16et il faut être très sûr
53:17de ce que l'on dit
53:19lorsque l'agence dit
53:20je n'ai pas pu montrer
53:23un lien de causalité
53:24ou une surreprésentation
53:27des cancers
53:28chez l'enfant
53:28etc
53:31ça ne conclut pas
53:32qu'il ne faut pas
53:32continuer à chercher
53:34et je pense que
53:35c'est un peu ça le sujet
53:36c'est à dire que
53:37l'absence de preuves
53:39ne signifie pas
53:39qu'il n'y a pas des choses
53:40parfois qu'il faut
53:40continuer à investiguer
53:41mais c'est là
53:42où le sujet est très sensible
53:43quand on parle de science
53:43et je vois bien
53:44que ce qui se retranscrit
53:45dans la presse
53:46c'est oui
53:46l'agence nationale
53:47de santé publique
53:47a dit
53:48circuler
53:48il n'y a rien à voir
53:49ce n'est pas vrai
53:49l'agence nationale
53:50de santé publique
53:50elle ne dit pas
53:51non non
53:51et ce n'est pas du tout
53:52ce que vous avez dit
53:52pardon
53:53la sénatrice
53:54pas du tout
53:54c'était plutôt
53:54pour en profiter
53:55pour rebondir
53:56sur votre propos
53:56parce que j'ai bien compris
53:57votre nuance
53:58mais c'est que
54:00l'agence nationale
54:00de santé publique
54:01son seul rôle
54:01c'est de dire
54:02qu'aujourd'hui
54:03avec ce qu'elle analyse
54:04les méthodes statistiques
54:05qu'elle utilise
54:05elle n'est pas capable
54:06de conclure
54:08et après
54:09évidemment
54:10qu'il y a des nouveaux éléments
54:10elle les étudie
54:11et je crois que ça
54:13c'est ce qui montre
54:13aussi l'indépendance
54:14scientifique
54:14de cette agence
54:15pour finir
54:16sur le sujet
54:16de la santé mentale
54:17et vous mentionnez
54:18aussi le sujet
54:19du protoxyde d'azote
54:20qui pour mes fonctions
54:21antérieures
54:21est un sujet
54:22qui me parle
54:22le sujet
54:23de la santé mentale
54:24est un sujet compliqué
54:25c'est une compétence
54:26que l'on partage
54:27bien sûr
54:27avec le ministère
54:29je crois
54:29qu'il est fondamental
54:30de s'intéresser
54:31aux déterminants
54:31de la santé mentale
54:32c'est à dire que
54:32la difficulté
54:33à parler de la santé mentale
54:34au sens large
54:36implique que nous ayons
54:37aussi une réflexion
54:38en termes de prévention
54:39primaire et secondaire
54:40je le dis aussi
54:41c'est un cap
54:41qui va changer
54:42pour l'agence
54:43historiquement
54:43l'agence
54:43parlait beaucoup
54:44de prévention primaire
54:45c'est à dire
54:45qu'est-ce qu'on fait
54:46pour éviter une maladie
54:48je pense que nous
54:49ne pouvons pas
54:51ne pas faire aussi
54:52de la prévention secondaire
54:53c'est à dire
54:53qu'est-ce qui se passe
54:54pour aujourd'hui
54:55une personne
54:55qui a une schizophrénie
54:56débutante
54:57une personne
54:57qui a un épisode
54:58dépressif débutant
54:59et qui globalement
55:00a des grandes difficultés
55:01quelle action de prévention
55:02on peut mettre en place
55:04et ça je crois
55:05que c'est fondamental
55:06nous devons avoir
55:07une approche en prévention
55:08qui soit nettement
55:09plus intersectorielle
55:10c'est à dire que
55:11de la même phase
55:12et je le dis en plus
55:13très facilement
55:14c'est à dire
55:14qu'on a un discours
55:16très important
55:17y compris à l'agence
55:17de dire
55:18favorisez votre bien-être
55:20psychique
55:21c'est fondamental
55:22etc
55:23reposez-vous
55:23faites de l'activité physique
55:24ok
55:24c'est super important
55:25c'est vrai
55:26mais je suis désolé
55:27il y a le sujet
55:29pourquoi il y a-t-il encore
55:30des personnes
55:30qui sont schizophrènes sévères
55:32qui aujourd'hui
55:32ont encore 7 ans
55:33de retard diagnostique
55:34dans notre pays
55:35quelles conséquences ça
55:36qu'est-ce qu'on fait
55:37en termes de prévention secondaire
55:38et donc ça je l'ai dit aussi
55:40aux agents
55:41il va falloir qu'on s'y penche
55:42et qu'on ne soit pas
55:43dans une pudeur
55:44en se disant
55:45on n'est que cantonné
55:46à la prévention primaire
55:47donc c'est un grand changement
55:48mais j'espère
55:49qu'il ira dans le bon sens
55:55merci beaucoup
55:56en tout cas
55:56pour ces précisions
55:58merci d'informations
55:59et puis
56:00je crois qu'avec votre arrivée
56:02nous avons
56:02vous avez vu
56:03il y a beaucoup de questions
56:04on a
56:05des réponses
56:06ou en tout cas
56:07beaucoup d'intentions
56:08et donc
56:10on aura certainement
56:11un intérêt
56:12au niveau de la commission
56:12de la face sociale
56:13de vous revoir
56:14donc si on pouvait
56:16comme ça
56:16faire en sorte
56:17d'avoir un rendez-vous
56:20qu'ils ont échangé
56:21je sais que c'était
56:21dans vos
56:22de vous le souhaiter
56:23allez
56:24oui oui
56:25j'y suis très attaché
56:27y compris
56:27au vu des questions
56:28que vous posez
56:29moi je suis
56:30tout à fait enclin
56:31de façon annuelle
56:33à venir aussi
56:33rendre compte
56:34de ce que l'on fait
56:35à l'agence
56:36tout ce qui fonctionne
56:36tout ce qui fonctionne
56:37moins bien
56:38je crois aussi
56:39que c'est un sujet
56:40en fait de transparence
56:41qui permet aussi
56:41pour moi
56:42de travailler avec sérénité
56:43et donc c'est avec plaisir
56:45que je viendrai
56:45rendre compte
56:45auprès de vous
56:46mesdames et messieurs
56:47les sénatrices
56:48et les sénateurs
56:50merci beaucoup
56:51et c'est la fin
56:52de cette émission
56:53merci à vous
56:54de l'avoir suivi
56:55n'hésitez pas
56:55à lire les décryptages
56:57de la rédaction
56:57et à voir les replays
56:58de nos émissions
56:59c'est sur publicsénat.fr
57:00très belle suite
57:01des programmes
57:02sur les chaînes parlementaires
57:03et à voir les sous-titrage Société Radio-Canada
57:11et à voir les sous-titrage Société Radio-Canada