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  • il y a 8 minutes
Alors qu'ils tentaient d'interroger des manifestants, des journalistes Frontières ont été pris à partie et se sont fait suivre durant plusieurs minutes. Anaïs Maréchal, journaliste 100 % Frontières revient sur cette situation en affirmant qu'elle continuerait à faire son travail quoi qu'il arrive. 

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Transcription
00:00Oui, ils ne voulaient pas qu'on filme les cartons.
00:02Et vous avez compris leurs revendications ?
00:04Alors j'en ai compris quelques-unes, c'était surtout des slogans
00:06« Siamututi antifascistique » et « On emmerde le Front National »
00:09et CNews aussi, ils ont parlé de CNews plusieurs fois.
00:12D'accord, donc c'était très constructif.
00:14Oui, exactement, un échange constructif.
00:16Et non, après il y avait une pancarte, il y avait écrit « On ne ferme plus les yeux ».
00:19Il y en a une autre qui a écrit « Soyez résolus à ne plus servir ».
00:21Et quand je leur ai demandé « De quoi est-ce que vous parlez vraiment ? »
00:24Ils m'ont dit « On ne parle pas avec vous ».
00:25Et vous voyez à l'image, là, ils sont en train de mettre leur main à chaque fois
00:28pour pouvoir empêcher le cadreur, lui aussi, de faire son travail.
00:31Mais vous savez, même si c'était impressionnant, dans tous les cas,
00:34j'aime mon travail et je continuerai à le faire quoi qu'il arrive.
00:36J'ai déjà infiltré une manifestation récemment, ce début de semaine.
00:40Je pense que je repartirai sur le terrain dans quelques jours.
00:44Ça a dû être stressant quand même d'être suivi sur plusieurs centaines de mètres.
00:50Je ne vais pas vous le cacher, c'est vrai qu'au début, c'est assez impressionnant,
00:54mais c'est surtout la suite de se dire jusqu'où est-ce qu'ils vont nous suivre.
00:57Oui, exactement, en forme de harcèlement.
00:59C'est oppressant.
00:59Et surtout que les agents de sécurité, heureusement qu'ils étaient là,
01:02parce que vous voyez à chaque fois…
01:03Je pense que je le vivais avec vous en regardant les images, ça me stressait pour vous.
01:06Les cartons, ils essayaient de le mettre sur mon visage vraiment pour m'empêcher de partir.
01:11En fait, c'était très étrange parce que d'un côté, ils disaient « On veut que vous partiez »,
01:14mais ils ne nous laissaient pas partir.
01:15Et quand on leur demandait, du coup, si on reste, est-ce que vous voulez nous donner vos vrais indications
01:19?
01:19Ils nous disaient non.
01:20Donc en fait, c'est une incohérence totale.
01:21Sous-titrage Société Radio-Canada
01:22Sous-titrage Société Radio-Canada

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