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Retrouvez le replay de Hammett Week-end sur BFMTV.
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00:00Le jeune homme atteint par un coup de genou d'un policier au visage à Paris ce jeudi, place de
00:06la Bastille, a déposé plainte.
00:07On est avec son avocat qu'on accueille sur le plateau, maître Yacine Malawi.
00:12Vous êtes l'avocat de ce jeune homme. Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation.
00:16Hélène Lecomte du service Police Justice nous a rejoint également.
00:21Je voulais resituer un petit peu les choses et vous montrer la séquence, puisque tout ça a été filmé. On
00:26regarde.
00:42Voilà ce jeune homme que l'on voit à terre, c'est bien votre client, maître. Comment va-t-il
00:55déjà ?
00:56Écoutez, ça va plutôt bien, mais je l'ai eu il y a quelques minutes, justement, avant de venir sur
01:02votre plateau.
01:03Il est quand même dans un état, il a quand même un certain nombre de vertiges.
01:08Il est chez lui, il est auprès de sa famille, mais c'est vrai qu'il est bien sûr en
01:12état de choc par rapport à ses violences subies, mais aussi, même physiquement, il essaye de faire attention à son
01:18état de santé.
01:19Qu'on comprenne bien, lui est lycéen ?
01:21Il est étudiant en mathématiques et physique.
01:24Et il venait en soutien au mouvement lycéen ?
01:28Exactement.
01:29Sur les circonstances, que pouvez-vous nous dire sur les circonstances de ces images que l'on voit là ?
01:35Les circonstances, écoutez, il y a une enquête IGPN qui a été très rapidement ouverte pour justement pouvoir faire la
01:41lumière sur les circonstances.
01:43Moi, ce que je tiens à dire d'emblée, c'est qu'effectivement, il y a cette idée de dire
01:47qu'il y aurait pu avoir une scène antérieure de violence de la part de mon client.
01:52Non, mais on a les images, justement, et peut-être qu'on peut les commenter aussi avec vous, Hélène Lecomte.
01:56Effectivement, d'autres images nous sont parvenues, tournées un peu avant, Hélène.
02:01Et pour recontextualiser, pourquoi est-ce qu'on vous soumet ces images, maître, ce soir ?
02:04Parce qu'hier, le préfet de police de Paris s'est exprimé et il a été questionné sur les enquêtes
02:10IGPN qui étaient en cours, notamment à Paris, et sur celle-ci.
02:14Puisque cette enquête, il faut le dire, les faits se déroulent jeudi, on est le 6 octobre, en fin de
02:20manifestation.
02:20Il ne fait pas encore nuit, mais on est au moment où la dispersion commence et que l'IGPN est
02:26saisi moins de 24 heures plus tard.
02:28Il est donc interrogé sur ce qui se passe à Paris et Patrick Fort dit hier soir, on l'a
02:33entendu, ça a été diffusé sur BFM TV, qu'il faut regarder, dit-il, aussi ce qui précède.
02:39Et parmi les images qui existent dans les images que nous avons reçues, il y a ce que l'on
02:45va voir, Julie, dans les images qui précèdent.
02:47Alors justement, on les voit là ces images, il était encerclé, est-ce qu'on peut les remettre ? Peut
02:52-être c'est allé un peu vite.
02:56On va le voir ce jeune qui semble mettre un premier coup à un policier.
03:00En fait, on voit un jeune surgir qui envoie un ou deux coups de pied en direction des forces de
03:07l'ordre qui sont devant lui.
03:08La question, évidemment, c'est de savoir s'il s'agit de votre client.
03:12Oui, alors écoutez, moi je trouve que c'est une justification assez inédite, je le dis comme je le pense.
03:16Moi je ne parle pas de justification, je dis simplement que je pense que c'est à cette image-là
03:21que le préfet de police de Paris faisait référence hier.
03:23Moi je me pose ni en juge, ni en procureur.
03:26Vous ne le dites pas, mais je le dis.
03:28Donc si vous voulez, en fait, il y a deux choses.
03:30Moi je suis extrêmement péremptoire sur ce que me dit mon client, il me dit que ça n'est pas
03:32lui.
03:33La question qui se pose ensuite, c'est est-ce qu'une antériorité, c'est de ce que je comprends,
03:37de ce que dit le préfet de police,
03:39c'est de dire finalement une espèce de justification peut-être un peu feutrée, de dire finalement, il y a
03:46eu un épisode de violence.
03:46Ce n'est pas du tout ça, je crois, qui doit aujourd'hui nous attirer notre attention.
03:51L'attention, elle est très claire sur une scène qui est filmée, je tiens à dire aussi, c'est très
03:54important,
03:55s'il n'y avait pas eu de vidéo, il n'y aurait pas de dossier.
03:58Je ne serais pas sur ce plateau pour en discuter, c'est une évidence.
04:00Et je crois qu'il faut être raisonnable juste deux secondes, pas besoin de dix secondes.
04:04Qui filme là, c'est un autre manifestant ?
04:06Écoutez, je ne sais pas qui est-ce qui filme, ce qui est sûr c'est que ces images nous
04:08parviennent.
04:09Moi je vais être très laconique, vous avez un jeune de 18 ans qui est dans une manifestation d'étudiant,
04:15qui presque en signe de réédition, lève la main gauche, un fonctionnaire de police l'encercle, l'étrangle avec le
04:21bras gauche,
04:22un autre quasiment lui porte l'estocade avec un coup de genou.
04:25C'est ça qui doit nous brusquer.
04:26L'idée n'est pas de dire que toute la police est violente ou que les fonctionnaires ne savent pas
04:30faire leur travail.
04:31Ce que je dis, c'est lorsqu'il y a des comportements qui ne sont pas adaptés, il faut être
04:34exemplaire et intransigeant.
04:36Et venir dire et justifier, finalement il y a peut-être un épisode antérieur, c'est déjà je crois mettre
04:41le doigt dans un engrenage qui me dérange.
04:42Même si les circonstances sont malgré tout, et rien ne justifie ce qu'on voit là et la violence de
04:48ces images évidemment,
04:49mais les circonstances sont intéressantes aussi.
04:52Vous vous dites donc que ce jeune homme que l'on voit à l'écran, c'était l'image précédente
04:57en train de mettre une sorte de coup de pied à un policier,
05:00ce n'est pas votre client.
05:03Non, ça vous le confirmez ?
05:05Je le confirme.
05:07Et je précise aussi, je donne une autre précision, qu'on est d'accord que votre client a bien été
05:11placé en garde à vue pour participation à un attroupement.
05:14Oui.
05:15Ça c'est le cas ?
05:16C'est le cas, effectivement, il devra répondre devant ses juges.
05:19Ce que je dis, je vais être très court, vous savez moi je défends, pas tous les jours, mais quand
05:22même un certain nombre de jours de la semaine,
05:24des personnes qui font face à leur juge devant les tribunaux correctionnels.
05:27Lorsqu'on a une vidéo comme ça d'un individu qui frappe un autre, je peux vous dire que tout
05:31ce qui s'est passé avant,
05:33et j'ai envie de dire, les explications un peu sibyllines que les prévenus pourraient donner aux juges,
05:39elles sont très relativement écoutées.
05:42Donc ce que je dis, c'est qu'il ne faut pas faire des exemples, mais il faut que les
05:45gens soient exemplaires.
05:46Et la justice s'est saisie du dossier, ils devront trancher, mais je crois qu'il est évident que face
05:50à ces images,
05:52on peut dire qu'il y a un vrai problème à la fois de proportionnalité et de gestes délibérés.
05:56– La police des polices a effectivement été saisie, c'est l'un des 24 dossiers, vous ne parlez pas
06:01vous de violence policière ?
06:03– Écoutez, moi de violence policière, c'est un policier violent, c'est un policier violent.
06:08Derrière, parler de violence policière, je ne sais pas, moi vous savez, je ne fais pas de la politique,
06:12je suis là juste pour défendre un client qui m'a donné mandat, d'accord ?
06:15Ce qui est sûr, c'est que vous avez deux fonctionnaires de police qui s'achandent sur un gamin de
06:1818 ans
06:19avec deux plaies de 4 cm sur le crâne, il a reçu des coups de matraque et un coup de
06:23genou téléguidé
06:25pour lui mettre plein fer dans le visage.
06:27Je me pose la question, moi, vous savez, on a des remontrances des Nations Unies quand même.
06:33Je ne sais pas si on se rend compte un peu de la situation.
06:35– L'ONU qui demande est-ce que les manifestations soient d'un côté pacifiques
06:38et qui s'inquiètent aussi de la réponse des forces de l'ordre de la gestion du maintien de l
06:44'ordre ?
06:44– C'est assez original.
06:45– Le policier, en l'occurrence, il a été identifié ?
06:48– Alors ça, je ne sais pas parce que moi, je n'ai pas accès à la procédure IGPN.
06:54Ce que je dis, c'est que quand même, vous me parlez de violence policière,
06:57moi je dis qu'à partir du moment où il y a des personnes qui font mal leur boulot,
07:01il faut être intransigeant et commencer à pouvoir dire oui, mais il y a eu,
07:06le mais déjà, il commence déjà à me déranger.
07:07– Alors ça fait beaucoup réagir, mais un dernier point avec vous.
07:09– Un point, et je vous laisse évidemment la parole.
07:12Vous faites référence effectivement à cette plaie,
07:14ces deux plaies au cuir chevelu de 4 cm.
07:17Ces plaies, elles ont été constatées par un médecin,
07:19vous le disiez puisque ce jeune homme a été placé en garde à vue
07:22et qu'il a donc été examiné par un médecin
07:25qui a aussi recensé des douleurs au tibia et au genou droit.
07:29Et vous avez déposé plainte, Julie le disait,
07:32et dans votre plainte, il dit votre client avoir reçu plusieurs coups de matraque.
07:37Il y a ce coup de genou, mais il dit également avoir reçu plusieurs coups de matraque,
07:40notamment sur le crâne et la jambe droite.
07:42Et il y a un autre point, mais on en parlera peut-être après.
07:44Vous dites qu'il évoque également des insultes à caractère raciste
07:47et des menaces de mort.
07:49– Oui, exactement.
07:50Vous avez, j'ai envie de dire que sur la gradation pénale,
07:53les insultes et les menaces viennent vous évidemment après des coups de matraque
07:58sur le crâne et un coup de genou.
07:59Donc après, ce sera effectivement, il y a une enquête qui est ouverte.
08:02Moi, ce que je dis, et je le répète, c'est peut-être un peu redondant de le dire ainsi,
08:05mais à partir du moment où il y a des gens qui font mal leur boulot ou qu'ils ne
08:09le font pas,
08:09il faut être intransigeant.
08:10Les justifications, je crois que ce n'est pas audible.
08:14– Ilan Gabel, vous souhaiteriez ?
08:15– Moi, je suis assez d'accord avec ce que vient de dire Maître,
08:17mais surtout, ce que je veux ajouter, c'est que d'abord, évidemment,
08:19s'il n'y avait pas eu de vidéo, il n'y aurait jamais eu d'enquête,
08:21mais surtout, ce jeune aurait été condamné pour rébellion
08:23parce que les policiers adorent ajouter ça
08:25quand il y a des images de violences et des violences après les manifestations.
08:29Et en fait, moi, ce que je veux dire aussi,
08:31c'est pourquoi est-ce que j'ai défendu l'idée des violences policières ?
08:32Parce que d'abord, ce policier commet une violence,
08:35ensuite, il est défendu par le préfet qui vient expliquer les violences
08:37par un acte qui serait antérieur.
08:38– Mais en l'occurrence, il y a eu l'enquête de l'IGPN.
08:40– Mais l'IGPN, elle est dirigée par un magistrat du parquet.
08:43L'IGPN n'est pas indépendante.
08:44Moi, je ne fais pas confiance à l'IGPN pour gérer les violences policières.
08:46– Alors, elle n'est pas dirigée par un magistrat du parquet,
08:48elle est dirigée par un ancien magistrat qui était procureur de traite.
08:51– Qui était magistrat du parquet.
08:52– Oui, qui était magistrat du parquet, mais qui est aujourd'hui directeur de l'IGPN.
08:55Il n'est pas procureur, il n'est plus cette direction.
08:57– Oui, mais je veux dire qu'il est sous le statut du magistrat du parquet.
08:59– C'est systématiquement toute autorité.
09:01Il y a une enquête IGPN, c'est un magistrat du parquet.
09:03On ne peut pas dire systématiquement que les magistrats ne sont pas indépendants,
09:07que les magistrats seraient dirigés par le préfet de police.
09:09Ce n'est pas possible parce que sinon, il n'y a aucune entente
09:12et aucune possibilité de rendre paisible ou pacifique les choses.
09:17À un moment donné, il y a une enquête IGPN,
09:19il faut respecter le fait qu'il y a une enquête IGPN.
09:21– Vous êtes député Horizon, soutien du gouvernement.
09:24– Non.
09:25– Non ? Vous ne soutenez pas la petite gouvernement ?
09:27– Non, je suis député Horizon indépendant.
09:29– Donc, vous ne soutenez pas non plus la gestion du maintien de l'ordre ?
09:34– Je dis simplement qu'on ne peut pas expliquer tranquillement
09:38qu'une enquête IGPN, c'est rien,
09:41et que le magistrat serait aux ordres de quelqu'un.
09:43– Mais sur la gestion du maintien de l'ordre,
09:45moi c'est ça qui m'intéresse, est-ce qu'il y a des problèmes ?
09:49– Lorsqu'il y a un jeune comme ça qui subit, là, on le voit, un coup de genou.
09:54Il est extrait.
09:55Il n'est pas extrait parce que la police s'est levée ce matin en disant
09:57« Tiens, lui, on va aller l'extraire. »
09:59Il s'est passé quelque chose et donc il y a eu ensuite une succession de faits
10:03qui a conduit à cela.
10:05– Qui justifie.
10:06– L'IGPN donnera…
10:07– Mais la question qui va se poser, c'est effectivement, c'est ce que vous disiez,
10:11il est extrait, est-ce que quoi qu'il se soit passé avant…
10:14– Attends, mais laissez-moi, parce que le maître a quand même pu déroulé
10:17assez largement l'avis de son client.
10:21Mais en fait, c'est l'avis de son client.
10:22– Mais c'est aussi la question qui sera posée pendant l'enquête.
10:24– Est-ce qu'on a entendu l'avis du policier ?
10:26– Mais il y a des vidéos, on n'a pas besoin de l'avis du policier.
10:29– Si on prend les vidéos, à ce moment-là, on prend toutes les vidéos, y compris la précédente.
10:34– Mais rien ne justifie un coup de genou quand il est écrit.
10:36– Rien ne justifie la violence.
10:37Mais rien ne justifie qu'on les jette l'opprobre sur et les policiers et un magistrat indépendant.
10:42– Oui, mais on ne peut pas, avec tout le respect que j'ai pour vous, c'est évident,
10:46mais si vous voulez, à partir du moment où on a une vidéo avec un geste aussi délibéré,
10:50on ne peut pas commencer à expliquer finalement…
10:52Est-ce que le policier, évidemment, il ne s'est pas levé le matin en se disant
10:55« je vais tabasser du lycée ».
10:57Je crois qu'on est tous déjà assez raisonnables pour le penser.
10:59Ce que je dis, c'est que lorsqu'on est face à une vidéo qui est non équivoque,
11:04je trouve regrettable qu'on ne soit pas tous d'accord pour dire que c'est inadmissible, inacceptable.
11:08– Et lorsque la police demande d'obtempérer, on obtempère.
11:10– Mais Guillaume la croit !
11:13– Je pense d'abord que quand on est attaché à l'ordre républicain,
11:16on ne confond pas un plateau de télévision et un tribunal.
11:18La première des choses, c'est que quand on n'est pas là pour décider qui est 8h, qui est
11:21raison,
11:21ces images sont choquantes.
11:23Voilà tout ce qu'on peut dire sur l'ordre de télévision.
11:24– On est là pour poser les choses.
11:25– Très bien, choquantes, et quand on est attaché à l'ordre républicain,
11:28on n'a pas cessé d'être choqué depuis quelques jours.
11:30On est choqué quand on voit des mortiers tirés sur des policiers,
11:33on est choqué quand on voit des charges de hordes de casseurs chargés des policiers,
11:38et on est choqué quand des policiers sortent du cadre républicain qui est le leur.
11:44Quand on est républicain, on n'est pas choqué à moitié.
11:47Et quand on est républicain, il n'y a pas d'impunité.
11:50Il n'y a pas d'impunité pour les casseurs,
11:52il n'y a pas d'impunité si un policier sort du cadre.
11:55Moi j'ai confiance dans les forces de l'ordre de ce pays et dans leur savoir-faire.
11:59Elles font face à des choses extrêmement difficiles,
12:01depuis des années, pas depuis quelques mois, depuis des années.
12:04Et elles ont su, dans la grande globalité, mener des réponses qui étaient proportionnées.
12:08Parfois, ça n'est pas le cas.
12:09Quand ça n'est pas le cas, quand ça n'est pas le cas,
12:12il doit y avoir une absolue impunité, parce que sinon, on desserre.
12:15On desserre tous ceux qui font leur boulot correctement,
12:18et que nous devons saluer.
12:19M. Gabet, quand vous aviez 10 ans,
12:23j'applaudissais dans les rues de ce pays la police qui nous avait protégés pendant les attentats.
12:27Vous ne vous en souvenez pas, moi ?
12:28Non, oui.
12:28Je n'ai pas oublié qu'un jour, vous en aurez peut-être besoin pour vous protéger.
12:31Je n'accepte pas, pas plus que je n'accepte qu'on dise que toute la jeunesse est violente,
12:36pas plus que je n'accepte qu'on dise que toute la jeunesse casse,
12:39je n'accepterai jamais l'idée qu'on dise que toute la police est systémiquement violente ou raciste.
12:44Parce que ça, ceux qui disent ça, ce sont les artisans du chaos de ce pays,
12:48et ce sont ceux qui n'aiment pas la République.
12:49Il y a plusieurs instances internationales.
12:50Ils sont nombreux à le dire pourtant.
12:52Il y a beaucoup d'ennemis de la République aujourd'hui, mais je vous le confirme.
12:54À gauche et à droite, évidemment.
12:55On vit dans un pays où il y a l'IGPN, qui est la police des polices,
13:00qui se saisit à chaque fois des dossiers,
13:02où un policier commet un geste qui sort du cadre légal.
13:05L'acte a eu lieu hier, l'IGPN est déjà saisi.
13:08Donc il faut quand même rappeler le fait que quand il y a un geste
13:11qui constitue, selon vous, une bavure, qui sort du cadre, il est sanctionné.
13:15S'il est filmé ? S'il y a des vidéos ? Sinon, non ?
13:17S'il y a des vidéos, il faut apporter des preuves.
13:20C'est le problème de la justice, il faut apporter des preuves
13:22pour revendiquer la matérialité.
13:24Il y a des caméras.
13:24Ce que je veux juste souligner, et je rebondis par rapport à ce qu'a dit Guillaume Lacroix,
13:29le contexte de tension dans lequel agissent les policiers depuis deux semaines,
13:32il y en a mille qui ont été blessés depuis deux semaines,
13:34il y a eu quasiment 8000 interpellations depuis deux semaines,
13:37donc on est dans un contexte qui est hyper tendu,
13:39il faut aussi prendre en compte ce contexte pour juger le geste qui a été celui de ce policier.
13:43Le mot de la fin pour vous mettre, et après on va...
13:45J'ai écouté monsieur qui a eu des propos salutaires, effectivement.
13:48Ce que je dis quand même, c'est qu'il n'y a pas besoin,
13:50on explique que ce n'est pas un tribunal, c'est une science de l'évidence,
13:54je dis simplement qu'il n'y a pas besoin de la sagesse des juges
13:56pour comprendre que cette vidéo pose problème.
13:59J'ai dit qu'elle était choquante.
14:00Non, non, mais je ne dis pas que vous ne l'avez pas dit,
14:02je vous dis simplement que, vous vous rappelez que ce n'est pas un tribunal,
14:05je vous dis simplement qu'il n'est pas nécessaire d'avoir la sagesse des juges
14:08pour comprendre que c'est une vidéo qui pose problème d'un point de vue pénal.
14:10Et on suivra évidemment les suites de cette enquête.
14:14Merci beaucoup à tous les six.