00:00Justement, depuis deux semaines, on voit une espèce de magma violent, étrange,
00:05où s'entremêlent trois sujets qui dessinent le portrait d'une partie de la jeunesse
00:10qui, en effet, embrasse et embrase la France insoumise.
00:15Alors, déjà, premièrement, il faut juste rappeler que l'université, comme l'école,
00:18est propriété depuis des décennies, des décennies, de la gauche et de l'extrême-gauche.
00:24Alors, ils s'appelaient communistes, rautistes, maoïstes, avant.
00:26Aujourd'hui, ils s'appellent LFistes et ils sont gangrénés aussi bien par le haut, la direction, les profs,
00:30que par le bas, les élèves.
00:31Et les profs, comme les directeurs, ne sont pas, comme je peux l'entendre récemment, des vikings,
00:37puisqu'ils font, pour une grande partie d'entre eux,
00:39ils ont semé les germes de destruction qu'ils récoltent aujourd'hui.
00:43En revanche, il est intéressant de voir que, du côté de la jeunesse intellectuelle,
00:47qui pense, qui écrit et qui est prescriptrice, elle n'est pas à gauche.
00:51Elle est à droite et même plutôt conservatrice.
00:53On peut citer Pierre Valentin, Eugénie Bastier, Maxime Kersana,
00:57Étienne-Alexandre Bourgard, Aziz Lecor, Rémi Carlu et Baptiste de Tombe.
01:01Et ce dernier, justement, offre une lecture intéressante de ce qu'il passe depuis deux semaines.
01:06Il parle de barbares digitaux.
01:08C'est-à-dire que les ados et les jeunes adultes n'ont plus de main,
01:11ils ont un smartphone qui est greffé au bout du bras,
01:13ils ont les yeux rivés dessus.
01:14Et évidemment, ils ne disent pas Montesquieu,
01:15ils sont aspirés par les réseaux sociaux, donc par les algorithmes.
01:19Or, l'algorithme, qu'est-ce qu'il fait ?
01:20Il construit un univers uniquement autour de vos désirs.
01:23C'est-à-dire qu'il n'y a plus d'empathie.
01:25Parce que si c'est autour de vos désirs, c'est de vous,
01:27donc plus autour des autres, donc vous ne vous mettez plus à leur place.
01:29Donc l'empathie n'existe plus, ce qui fait qu'on peut voir des gamins
01:33mettre le feu à un pompier ou tabasser une passante,
01:38sans que ça lui fasse ni chaud ni froid.
01:40Ensuite, les algorithmes privilégient des contenus choquants et violents.
01:44Forcément, ça attire l'attention.
01:45Et donc à force de regarder la violence et la violence,
01:48la violence est banalisée, c'est vieux comme le monde.
01:50Et enfin, le numérique, c'est l'immédiateté.
01:52C'est-à-dire qu'on commande en deux minutes, on reçoit la livraison de soir.
01:54On a une vidéo qui ne nous plaît pas, on passe à celle, à la suivante.
01:58Et puis avec l'IA aujourd'hui, si vous me trouvez une IA qui vous contredit
02:01ou qui vous rend mal à l'aise, vous m'appelez.
02:04Donc le problème, c'est que la vie réelle, ce n'est pas le numérique.
02:07C'est-à-dire que dans la vie réelle, on est frustré,
02:09on rencontre des obstacles.
02:10Le numérique, jamais.
02:11Donc on n'est pas habitué.
02:13Alors ensuite, dès qu'on dit souvent que la jeunesse est révolutionnaire,
02:16vous l'avez dit, c'est vrai.
02:16Et dès qu'on voit une barriquette s'élever,
02:19tout de suite, on fait référence pour certains,
02:21plein de joie à mai 68, pour d'autres en le déplorant.
02:24Mais il y a quand même une petite différence.
02:26Et loin de moi, l'idée de défendre un maoïste.
02:28Mais un maoïste, il savait écrire, il savait lire,
02:31il savait penser, il savait argumenter.
02:32C'est-à-dire qu'il était à milieu du « voilà, j'ai le droit »
02:35qu'on entend « baver les burberies à Keffier de la rue Saint-Guillaume ».
02:39Et donc, ils avaient la possibilité, en grandissant,
02:42de sortir leurs idéaux sanguinaires, d'évoluer.
02:44Si vous écoutez les révolutionnaires d'aujourd'hui,
02:46ils ont le QI d'une poule, et encore, je parle pour le haut du panier.
02:49Donc, c'est-à-dire qu'ils ne pourront jamais évoluer.
02:51Ce n'est pas possible.
02:52Et enfin, dernier point, et non des moindres,
02:54c'est le bouleversement démographique et civilisationnel
02:57que la France vit depuis 40 ans.
02:59Et on en a, étonnamment, peu parlé depuis deux semaines
03:02en regardant les manifs et les émeutes.
03:03C'est-à-dire qu'on a parlé des black box,
03:05on a parlé des antifas de l'extrême-gauche.
03:06Mais il y avait aussi des racailles,
03:08il y avait aussi une jeunesse issue de l'immigration.
03:11Et c'est la nouveauté par rapport à 68,
03:14c'est qu'une partie de la jeunesse,
03:15non seulement rejette notre culture, mais veut la détruire.
03:18On écoute leur discours,
03:22il ressort tout le discours néocolonial,
03:24soit qu'on leur inocule à la maison,
03:26soit qu'on leur inocule à l'école.
03:28Et quand le maire de Saint-Denis,
03:29il va m'ytonner et raconter n'importe quoi,
03:32dans la presse espagnole,
03:33il dit exactement la même chose,
03:35il parle de la jeunesse issue de l'immigration
03:39qui doit renverser la culture d'aujourd'hui.
03:41Et quand on voit derrière ces troupes,
03:43on voit qui derrière les troupes ?
03:44On voit Mélenchon,
03:44qui arrose avec le canon à essence,
03:48il flatte les bas instincts,
03:49et lui, il se fiche éperdument de la jeunesse.
03:51Le seul truc qui l'intéresse,
03:52c'est de préparer la troisième mitran
03:53et préparer les générations futures.
03:55Autre…