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  • il y a 14 heures
Retrouvez le replay de Fauvelle Week-end sur BFMTV.

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Transcription
00:00Vous êtes bien sur BFM, c'est la suite du grand débat du samedi soir.
00:03On va parler réarmement, réarmement démographique.
00:07A présent avec Alexis Corbière, Nicolas Domenac, Yves Tréhard et Florence Portelli
00:11avec cette proposition d'Edouard Philippe.
00:12Il l'a dit cette semaine dans l'heure de vérité, la nouvelle émission du service public.
00:16Il veut offrir à toutes les familles une allocation de 350 euros par mois dès le premier enfant.
00:22Et en plus, il promet que les familles ne paieront plus d'impôts pendant trois ans
00:26à condition donc d'avoir un enfant.
00:28Yves Tréhard, je vous vois acquiescer.
00:31C'est vrai que je pense que ça a une incidence et on l'avait vu d'ailleurs, ça a
00:37été immédiat.
00:38Quand François Hollande a corrigé les allocations familiales,
00:43il y a eu au même moment une baisse importante de la natalité.
00:49Ça joue vraiment ? Est-ce qu'on fait vraiment des bébés pour de l'argent ?
00:52Je pense que ça joue.
00:52Mais ma réflexion n'était pas tellement sur la générosité de M. Philippe.
00:57Ma réflexion, c'est comment il finance ça ?
00:59Ça coûte une fortune son histoire là.
01:02Parce que moi je veux bien, si on a vraiment une philosophie pour remettre effectivement
01:07la natalité au cœur du jeu, ce qui est absolument capital.
01:11Capital parce que c'est l'état de santé d'un pays qui est en jeu.
01:16Et compte tenu des problèmes de retraite qu'on va avoir, c'est aussi nécessaire de réfléchir à ça.
01:21Mais ça me paraît très, très, très, très généreux.
01:25Alors, sur le financement, je tiens quand même à dire que les candidats de droite en général
01:30expliquent quand même comment ils vont réduire le déficit.
01:33Et pas d'ailleurs à coups de trucs hyper sympathiques pour les gens.
01:38Il parle de la retraite à 65 ans.
01:40Bruno Retailleau aussi des propositions très fortes.
01:42David Disnard aussi.
01:43Enfin, franchement, on ne peut pas les accuser d'être démagogues.
01:46Donc, contrairement d'ailleurs au Parti Socialiste, j'ai lu le programme d'Olivier Faure et du Parti Socialiste.
01:50Il n'y a pas un mot sur le déficit.
01:51J'ai trouvé ça génial.
01:53Tout va très bien, madame la marquise.
01:54Donc, au moins, on sait chez eux où seront les économies.
01:57Et ce n'est pas comme le RN aussi, où ils t'annoncent 120 milliards d'économies.
02:01Où on sait au moins qu'il y a 20 milliards qui sont complètement bidons.
02:03Donc, au moins, il y a des économies d'un côté et des choix dans certains domaines d'autres.
02:08Moi, ce que j'apprécie quand même en tant que femme, c'est que contrairement à Emmanuel Macron,
02:12je ne suis pas considérée uniquement comme un ventre.
02:13Je vous dis ça, la chose la plus belle qui me soit arrivée, c'est d'être maman.
02:17Mais je considère aussi que c'est la liberté de la femme de choisir d'être mère ou pas.
02:20Et quand Emmanuel Macron avait expliqué qu'on était le réarmement démographique,
02:24dire mon coco, moi j'ai fait des enfants, mais ça va.
02:28Je veux dire, il n'a pas expliqué comment je vais utiliser mon ventre.
02:31Donc, au moins, là, il y a une volonté.
02:34Parce que, bah oui, ceux qui sont attachés au système par répartition,
02:37si on ne fait pas d'enfants, ça va devenir compliqué.
02:38Si on ne veut pas que les écoles ferment, ça va devenir compliqué.
02:41Et si on ne veut pas se retrouver dans des zones de France complètement désertées,
02:44en effet, il faut des gosses.
02:46Mais j'apprécie cet équilibre entre la volonté,
02:49et c'est le cas aussi chez d'autres candidats de droite,
02:51et notamment chez Bruno Retailleau,
02:52mais de vouloir réarmer démographiquement,
02:55mais sans utiliser la femme comme un outil.
02:57Est-ce que c'est malin, Alexis Corbière, de la part d'Edouard Philippe ?
03:00Donc, tout le monde, à chaque fois qu'il fait une interview,
03:01on lui dit, votre programme, c'est du sang et des larmes.
03:04Et là, il nous sort le chèque que personne n'avait venu pour les couffins.
03:08– Alors, peut-être que la rédaction a fait le travail.
03:10Là, les lycéens se bagarrent, 10 milliards,
03:13tout le monde dit que ce n'est pas raisonnable.
03:14Lui, je crois que 350 euros pour le programme,
03:16c'est des dizaines de milliards.
03:17C'est extrêmement onéreux.
03:19Mais après tout, pourquoi pas ?
03:20Mais moi, je suis un homme de gauche,
03:21vous le savez, qui porte l'idée qu'il faut de nouvelles recettes.
03:24D'accord ?
03:24On pense notamment, je ne vais pas vous refaire le catéchisme,
03:27que notamment les ultra-riches de ce pays
03:28se sont bien goinfrés depuis 2017, etc.
03:31Lui, Édouard Philippe, n'est pas dans cette philosophie.
03:34Donc là, il y a un sujet.
03:35Mais à la limite, je veux dire, pourquoi pas 350 euros ?
03:37Là où il y a un vrai désaccord de ma part,
03:40c'est 3000 euros de réduction d'impôt.
03:43– Pendant trois ans pour ceux qui font un enfant.
03:45– Alors là, dans ce coup, il faut dire une vérité,
03:46c'est que dans ce pays, il n'y a que 46% des foyers,
03:5054% des foyers ne payent pas d'impôt
03:52parce que c'est des gens modestes.
03:53– Vous avez raison, les 350, c'est pour tout le monde.
03:55– Voilà.
03:56– Et là, du coup, ce qu'il propose, lui,
03:58c'est une réduction d'impôt pour les 46%.
04:01qui ne sont pas peut-être ultra riches,
04:03mais enfin, je veux dire, ils s'adressent à eux.
04:04Ils ne parlent pas aux plus modestes
04:06qui, eux, ont besoin d'être aidés.
04:07Donc, vous voyez, c'est une mesure qui a un côté,
04:09déjà, pas financé, mais après tout,
04:11ayant la discussion.
04:12– Vous savez, il y a de plus d'enfants ?
04:13– Mais ce que je veux dire,
04:15j'invite chacun à se poser le fait
04:16que quand vous dites réduction d'impôt comme ça,
04:19vous vous adressez au cas de la novice supérieure
04:21et pas aux gens de la vie.
04:21– Non, mais les cas de mon avis, c'est ça qu'il faut plus de cof.
04:23– Je suis désaccordé avec mon voisin de gauche
04:25et avec mon voisin de droite parce que…
04:31on adhère à un dessin, quelque chose qui vous fait vibrer
04:33de la collectivité, qui vous donne envie
04:35de faire des enfants.
04:36Je connais la question puisque j'ai un fils
04:38qui est avec une compagne,
04:40il s'entend à merveille, il ne veut pas faire d'enfants.
04:42Il a été cogné par le Covid,
04:45il a envie de vivre, comme il me dit,
04:46puis je ne veux pas de tes dettes,
04:49de ta vie de merde, etc.,
04:50donc je veux rester sans enfants.
04:53On ne donne plus envie
04:54de transmettre et de se projeter
04:56vers l'avenir.
04:57Je veux dire, ce n'est pas 300 euros
04:58ou même 500 ou même 1 000,
05:00peut-être 2 000, 3 000, je ne sais pas,
05:01mais en tout cas, c'est beaucoup plus fort
05:03que ce qui est nécessaire.
05:05C'est d'aller au-delà de la crise écologique,
05:07c'est aller au-delà de la crise sociale,
05:09de la crise économique,
05:10c'est donner envie de construire un avenir.
05:12– Il y a un sujet sur l'enfance
05:14et aussi quel service public de la petite enfance.
05:17Parce que là, je ne veux pas parler
05:18au nom des femmes,
05:19mais moi j'observe aussi,
05:20dans mon entourage,
05:21c'est que aussi les femmes,
05:22on peut le regretter ou l'approuver,
05:25elles veulent avoir,
05:25celles qui veulent avoir des enfants,
05:26mais pourquoi elles ne veulent pas
05:27que leur carrière professionnelle
05:29soit complètement percuté ?
05:30– Vous dites qu'on peut le regretter,
05:31non.
05:31– Non, j'ai dit qu'on peut regretter
05:33ou pas qu'elles veuillent.
05:33– Je ne pense pas qu'il y en ait beaucoup
05:34qui vous regardent ce soir en disant « oui ».
05:35– Vous me faites dire,
05:36je vais me faire massacrer à la maison.
05:37– C'était l'objectif !
05:39– On est d'accord avec l'idée
05:40que de toute manière,
05:41c'est un choix intime et personnel
05:42et toutes les politiques ne marcheront pas.
05:43Par contre, il y a un truc qui est vrai,
05:45je trouve,
05:45c'est que beaucoup,
05:45et là, j'approuve ça moi,
05:47les femmes veulent aussi avoir
05:48une vie professionnelle,
05:50une vie, etc.
05:50– Et le service public
05:51de la petite enfance
05:53change tout.
05:54C'est-à-dire que quand c'est la galère
05:55pour faire garder son gamin
05:56avec les nounous,
05:56avec les machins que ça coûte cher,
05:58ou si vous avez une crèche municipale
05:59qui fait des tarifs sociaux,
06:01je ne sais pas si vous le faites vous,
06:02là, ça change tout.
06:03Et là-dessus,
06:03il faudrait aider.
06:04Le gouvernement doit aider.
06:05On parle souvent de l'Allemagne,
06:06les Kindergarten,
06:07dans beaucoup de pays,
06:09il y a des choses qui ont été faites.
06:10– Et les Allemands font encore moins
06:11d'enfants que je vous prie.
06:11– Je peux vous dire une chose,
06:12c'est que la France,
06:13ce n'est pas si mal loti que ça.
06:15– Ça dépend des communes.
06:16– Je vous invite à aller
06:16en Grande-Bretagne,
06:17vous verrez que c'est une horreur.
06:19Mais effectivement,
06:20vous avez raison,
06:21il y a tout un environnement
06:22qu'il faut considérer,
06:23mais c'est un vrai sujet.
06:25Édouard Philippe met le doigt
06:27sur un sujet…
06:28– C'est un sujet de droite ou pas ?
06:29– Ce n'est pas un sujet de droite,
06:30contrairement.
06:31– Oui, mais c'est oui.
06:31– On veut que la famille
06:34soit une histoire de droite.
06:35Ce n'est pas une histoire de droite.
06:36– Non, mais ça ne devrait pas.
06:37Mais ça reste souvent…
06:39– Non.
06:39– Oui, mais j'ai rarement entendu
06:41un candidat de gauche
06:42faire ce type de profession.
06:43– Certes, mais ça ne devrait pas
06:45l'être tout comme l'écologie.
06:45– Non, mais le vieillissement
06:47d'une nation, c'est un sujet.
06:49C'est un sujet quand même.
06:50– Pourquoi une nation vieillie ?
06:52– C'est un sujet de droite
06:52aujourd'hui, la famille, les enfants.
06:53– Déprime, dépression,
06:54en politique.
06:55– Pour moi, c'est de facto,
06:56je le constate,
06:57un sujet à droite,
06:59mais ce n'est pas un sujet
07:00de droite en soi,
07:00c'est un sujet qui est universel.
07:02Là, je suis d'accord,
07:03c'est que ce n'est pas une…
07:04c'est un moyen qu'il offre.
07:05Ce n'est pas une vision
07:07pour donner envie de transmettre.
07:09Ce n'est pas ça.
07:13Celles qui, aujourd'hui,
07:14parce qu'elles travaillent,
07:15parce qu'elles ont du mal
07:15à tout cumuler, etc.,
07:17ont du mal à faire des enfants.
07:18Et c'est vrai qu'il y a
07:19une question budgétaire
07:20quand même par rapport à ça.
07:21– Et la question budgétaire
07:22s'est posée,
07:23et les analyses l'ont très très bien,
07:25j'ai pu tout ça en mémoire,
07:27mais quand il y a eu l'histoire
07:28de François Hollande
07:29au milieu du quinquennat
07:31de François Hollande…
07:32– Qui divise les allocs
07:33par deux ou par quatre
07:35selon les revenus.
07:36– Oui, alors ça a eu
07:37un effet immédiat quasiment.
07:39– Je vous demande…

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